L’activisme du petit colibri. (PARTIE 1)

Yooo les camarades moussaillons en manque d’action!

Maintenant que je suis reviendue, je ne voulais pas trop tarder pour vous parler d’activisme.
Je ne pense pas qu’un seul article pourra englober toutes les choses à dire dessus, donc ça va se faire par série.

Aujourd’hui, je vais vous faire ma petite anamnèse dans tout ça, et après quelques réflexions sur ma façon de voir les choses.
Les autres articles seront peut-être un peu plus pratico-pratique comme je vous l’avais annoncé, mais je trouve important de d’abord émettre quelques réflexions (qui seront approfondies en fonction des sujets dans d’autres articles).

C’est rigolo parce qu’à l’heure où j’écris ces lignes, je nage au milieu de pochoirs, de peinture, d’affiches faites maison car je suis assaillie par des actions, dont deux imprévues (merci chers dirigeants politique!), et je me demande si j’arriverai à bouclerl’article en temps et en heure avant la fin de la semaine. (et je dois trouver des viscères pour samedi) (comme ça tu sais tout aha)

Piquet de grève

Bon je vais essayer de ne pas vous saouler avec mon JteRaconteMaLife donc je vais tenter d’être brève.
J’ai débuté lors de ma terminale – oups c’était il y a 8 ans – . Avec une manif anti-nucléaire. Une bonne ambiance, des gens sympa. Ça y est j’avais mordu « à la rue ».
Par après l’université. Lors de ma première année, j’ai beaucoup marché, pour diverses causes : toujours contre le nucléaire, avec les Indignés, contre les violences policières, pour des actions au sein de mon université etc.
J’étais animée par un besoin de justice. J’aimais bouger *littéralement*. Ça me donnait une certaine ivresse de faire des choses bien. Peut-être que ça n’aboutissait pas, mais au moins, j’avais cette satisfaction, qu’au moins je faisais partie de ceux qui essayent de faire avancer les choses.
L’année d’après, alors que j’aimais mon statut d’électron libre –non affiliée à une quelconque mouvance politique réelle-, j’ai décidé de m’inscrire à un cercle politique de mon Alma mater. On peut dire qu’il y en a pas mal. Mais mon choix c’est porté avant tout sur le fond politique (quand même), mais aussi sur la réflexion et les actions. Ce que j’aimais chez eux, c’est qu’ils ne fonçaient pas dans le lard comme certains, mais se posaient 5 minutes avant de bouger. Car je ne voyais pas l’utilité de se précipiter tête baissée pour bloquer un C.A par exemple et s’y retrouver sans avoir une revendication claire et nette à avancer. Ce qui arrive plus souvent qu’on ne le pense.
Comme j’avais un peu d’expérience, on m’a proposé la place de coresponsable du groupe auquel j’avais été intégrée.
Ce fut plutôt salvateur.
J’ai appris à aiguiser mon regard critique sur l’actualité: de l’unif, de la Belgique mais aussi du monde. J’ai fais mes premiers tractages, envahi/bloqué, été en soutien aux piquets de grève et puis toujours les manifs. Le rôle de coresponsable m’a permit de voir comment ça fonctionnait de l’intérieur, à préparer des actions du début à la fin, quel message veut on faire passer? De quelle manière? Imaginer tous les scénarios possibles et inimaginables pour une campagne.
Dans le même élan, je suis devenue déléguée de filière, puis facultaire. Afin d’être sûre qu’il y ait un pont entre les autorités de l’université et les étudiants, qui malheureusement sont rarement tenu au courant de décisions odieuses prises dans leur dos.

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Allez, cours!

Tracter, coller, peindre, parler, expliquer. Toujours dans le respect de l’autre.
Rien que pour ça je ne regrette pas d’avoir fait un petit bout avec eux.
Après, mes revendications d’électron libre ont repris le dessus et j’en ai eu ras le bol de la hiérarchisation de ce groupe.
Donc j’ai repris mes bonnes vieilles habitudes. Dès qu’une cause/action me touchait, j’y allais, seule (on ne le reste jamais bien longtemps) ou bien avec des potes.
Je me suis faite arrêtée. Eu les poignets lacérés par les colsons que les flics avaient trop serré et refusaient d’enlever. J’ai eu des lacrymo dans la tronche. Plusieurs fois j’ai réussi à courir pour éviter d’autres arrestations.  Ah et j’ai planté des patates aussi. Comme quoi, parfois, on ne peut imaginer ce à quoi peut ressembler l’activisme.
J’ai aussi passé une semaine de workshop à la montagne avec des militants, où j’ai appris énormément de choses sur l’altermondialisme, la non-violence, le fauchage d’ogm, comment utiliser des matériaux pour l’activisme etc etc. Le tout saupoudré d’entraînements aux techniques de blocages et d’une ambiance bon enfant où tout le monde s’échange ses bons conseils et les succulentes anecdotes que l’on peut amasser avec ce genre d’activités.
Puis les hôpitaux sont arrivés, j’ai un peu suspendu tout ça, essayant de rattraper le retard de l’unif une fois sortie, ou alors juste complétement « plus à tout ça » à cause du retour un peu forcé chez ma mère.

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coucou je me cache sur cette photo

Un point important pour moi c’est la différence entre le militantisme et l’activisme. Je ne suis pas Larousse ou Robert mais, voici ma différenciation :
Militer c’est faire le « stricte minimum ». Marcher en groupe, scander quelques slogans, s’enrager un peu et puis rentrer chez soi. L’activisme est un cran au dessus en terme d’engagement. C’est presque un mode de vie, une fois qu’on est dedans on n’en sort pas et quoi que l’on fasse on agit souvent pour les causes défendues dès que l’on sort de chez soi : ça peut se percevoir par le discours que l’on tient, mais aussi par les actions faites, plus nombreuses et peut-être plus ciblées que lorsqu’on est militant.
Ceci étant dit, je n’ai rien contre le militantisme au sens où je l’entend. Je l’ai moi même été, et si on débute c’est normal de passer par là et même si je trouve que l‘activisme est quelque chose d’essentiel de nos jours, je ne jetterai pas la pierre à quelqu’un qui ne veut se jeter corps et âme dans les actions, risquer de lourdes peines pour des causes. Chacun fais ses choix, j’ai personnellement décidé d’aller au bout des choses et d’allier ma pensée et mes actes h24 et non pas mettre ma casquette en manif et l’enlever une fois qu’elle est finie. Nope.

Je reviendrai dans un article sur la désobéissance civile, l’historique et tout parce que c’est important et intéressant, mais c’est un trop gros morceau que pour le cerner complètement ici.
De nouveau pour moi, la désobéissance civile est un moyen qu’ont les citoyens de faire valoir leurs droits, leur voix, de manière peut-être illégale, mais c’est le dernier recours lorsqu’on a tenté autrement (ou le premier lorsque l’on sait que le chemin légal n’amènera à rien). Ce sont donc pour moi  des actes légitimes.
Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que l’on ne peut parler de désobéissance civile en démocratie. Certes, ce n’est pas la même chose que les résistants des dictatures, mais c’est kiff kiff pareil. Il n’y a pas de gradation dans l’injustice. Il y a abus dans les décisions des politicards et la désobéissance civile n’en est que la réponse. Ce sont en général des actions pacifistes, prônant la réflexion des concitoyens. Par tel ou tel geste, on espère simplement que ça en réveillera plus d’un.
C’est là que les choix des messages sont importants.
Ce sont donc aussi bien souvent des actions illégales.
Mais pas que. Vous savez ce que j’englobe dans la désobéissance civile? Faire son potager par exemple! Qui a t’il de plus merveilleux que de niquer l’état en détournant ses pièges de consommation? Car ça s’applique aussi à ceux qui font tout eux même, qui choisissent des alternatives, etc. et qui ainsi ne vont pas nourrir les poches de ceux qui tentent de nous empoisonner (et nous piquer du fric).

Voilà pour la désobéissance civile se sera tout, sinon je risque de ne pas m’arrêter! (c’est horrible j’ai tellement de choses à dire)

Centre fermé

Puis viens la notion de colibrisme.
Moussaillon, enfile ton plus beau plumage, il est temps de devenir un petit colibri.
Le colibrisme est initié par Pierre Rabhi.
On pourrait dire, que ce mouvement tire sa base, où du moins son concept, d’une vieille légende amérindienne:

Un feu de forêt décime une colonie d’animaux. Évidement ceux-ci s’échappent et contemplent de loin le désastre. Tous, sauf le petit colibri qui s’esquinte à faire des allers-retours entre la rivière et la forêt, prenant avec lui quelques gouttes d’eau à chaque fois.
A un moment donné, les autres animaux ne purent s’empêcher de se moquer de lui, et des ses quelques gouttes qui n’allaient jamais éteindre le feu. Ce à quoi notre valeureux oiseau répondit : « Peut-être, mais je fais ma part« .

Ce mouvement jouit depuis quelques temps d’une certaine notoriété et tant mieux.
Je trouve que c’est un principe à appliquer dans sa vie de tous les jours.
Dans mon activisme, c’est la base même de mes pensées. Surtout lorsque j’agis seule et que j’apparais comme un Don Quichotte pour les autres qui n’hésitent pas à me le faire remarquer.
Combien de fois je n’entends pas « ça ne sert à rien« , « faut voir plus grand » , « faut faire ci, faut faire ça ». Tout ça venant la plupart du temps de personnes, confortablement installées dans leur petit divan et pestant envers et contre tout, que ce soit les problèmes de la société mais aussi contre ceux qui essayent de changer les choses. Ce ne sont pas eux qui iront dans la rue, qui iront à la rencontre des gens pour essayer de leur ouvrir les yeux.
Ces gens là, honnêtement m’énerve, me sorte par tous les trous, m’exaspère.
Heureusement, l’écrivain Frisch, nous a pondu une phrase merveilleuse :
« Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles ». Pan dans tes dents.

Bon, ce n’est pas le sujet ici, revenons-en à nos oiseaux. Tout ça pour dire, qu’il n’y a pas de petites actions. Ni une cause plus grande qu’une autre. Et même si on ne touche qu’une personne, alors on a gagné. Car cette personne à son tour en parlera, conscientisera, touchera à son tour une autre personne et hop l’éveil s’agrandit.
Alors oui on peut faire des petites actions tout seul. Que ce soit coller quelques affiches, écrire une petite phrase sur un mur, coller des stickers, laisser des mots dans les magasins. Évidemment avec ce type d’action on a pas de réel retour. Bien que bien que … c’est toujours gratifiant de voir son travail relayer par la « presse » locale :)
Dans un prochain article je vous donnerai quelques filons pour vous lancer seul, de façon à ne pas vous cramer directement les ailes.
Mais donc retenez vraiment ceci : il n’y a pas de petites actions, aucune cause n’est perdue d’avance : il suffit d’un grain de sable pour enrayer une grosse machine.

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La violence.
Quand j’avais bien commencé l’ébauche de cet article, je suis tombée sur un article du blog Tribulations d’une quinqua, relatant des appels à la haine concernant l’affaire Théo. Qu’on réclame justice, oui. Qu’on se rassemble pour dénoncer les violences policières, mille fois oui. Mais appeler au « foutre le boxon« , non.
Il ne va pas s’en dire que je condamne ce genre d’actes. De un car je suis quelqu’un de foncièrement pacifiste. Même si je participe à des actions qui sont plus « chocs », avec un côté visuel « violent » ou quoi, ça reste de l’action directe non violente.
Bien souvent nos manifestations sont assaillies de membres des « black block » et consorts qui ne cherchent qu’une chose : foutre la merde, cramer des bagnoles, péter du flic,etc.
Ça a le malheur de décrédibiliser la manifestation et son message, ça nous fait mal voir de la population qui ne peut scinder les différents groupes et met tout le monde dans le même paquet.
Alors certes il y en a qui font ça d’eux mêmes. Ayant bossé dans une maison de jeunes, je sais que certaines personnes aiment tout simplement casser la gueule à d’autres, choisies … au hasard.
Après, faut pas se leurrer non plus. Je ne fais pas partie de complotistes, mais, il y a énormément de politique là derrière. Faut pas croire, certains partis (en général des bons gros nationalistes), aidés par nos bons et braves flics, envoient leurs cohortes foutre le boxon dans le seul but de décrédibiliser, que les gens aient peur, et finissent par voter l’innommable.
A prendre ou à laisser, ce n’est que mon avis.

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Photo de famille. (et alors, honnêtement, cette « tortue » ne sers à rien, on est bien trop nombreux ahaha). (crédit photo: agence Belga)

Et quid de maintenant pour ma part?
J’ai décidé de me consacrer essentiellement à une cause et arrêter de m’éparpiller et courir dans tous les sens à toutes les actions. Déjà rien qu’avec une, on est pas mal occupé.
Même si je reste proche de certaines causes qui me feront encore bouger (antifa, contre les violences policières, le ttip/ceta, les squats et le droit au logement pour tous, l’écologie de manière générale, l’alimentaire, la réappropriation des espaces publics, l’artivisme, anti prison/centre fermé, les zad, l’abolition des frontières,etc.)
Alors pourquoi une? Tout simplement car, je ne suis pas une encyclopédie sur pattes. Je ne peux me spécialiser dans tout. Or, je trouve important que lorsqu’on manifeste, on ait de la suite dans les idées, ne pas faire le mouton (car y’en a dans ce genre de milieu hein!) et ne pas savoir pourquoi on est là. C’est essentiel, il faut se parer à toutes les questions possibles et inimaginables, et même si on est pas omniscient, ça la fout mal quand même de ne pas savoir répondre concrètement à l’une ou l’autre question. Donc oui, il faut potasser. Bien ingérer le sujet pour mieux le rendre accessible. Devenir spécialiste, pour mieux le vulgariser. Car bien souvent, ça concerne aussi des causes aux jargons et enjeux alambiqués, où beaucoup de gens décident de ne pas donner suite, car c’est compliqué.
Et puis, comment rallier les gens à notre cause si on ne sait pas l’expliquer de manière claire et concise? Il faut de l’assurance (et pas la feindre par pitié), et pour l’avoir, c’est simple, il faut simplement connaître.
Et donc ma cause à moi, c’est tout simplement l’antispécisme. J’y suis venue naturellement, d’abord car ça a toujours été une cause qui me tenait particulièrement à cœur, mais aussi car je me suis fortement éloignée de la politique pendant un an et demi. Et quand j’ai voulu revenir dans le jeu de quilles, j’ai eu envie d’avancer, de changer aussi d’entourage et de m’entourer de gens qui pensent comme moi (aka le véganisme et compagnie, car c’est pas toujours évident de vivre avec des omni-carnistes) et qui surtout ont le même sens de justice et d’égalité que moi. Qui a t’il de plus noble que d’entrer en guerre pour ceux qui ne peuvent malheureusement se défendre seuls, car la société les a tout simplement réduits au statut d’esclaves, de choses inférieures et juste bonnes à n’être que de la marchandise?
Et puis derrière le côté « gnangan » que beaucoup ont comme vision de l’antispécisme (« coucou je défends les zanimo cro mignon kikooloool« ) (ce qui n’est absolument pas le cas) c’est finalement aussi la cause qui englobe pas mal de choses, d’un point de vue écologie, mais aussi avancées sociales.
Bref, ceci aussi mérite un article à part entière.

Bon, je pense avoir fait le tour pour ce qui est du préambule! Eh ouais, je reviens vous expliquer tout ça en profondeur dans les semaines à venir!

Piège à flics en garde à vue. Astuce numéro 1 : TOUJOURS AVOIR DES BANANES!


N’hésitez pas à me faire part de tel ou tel sujet que vous voudriez voir développés, car forcément je ne pense pas à tout non plus, certaines choses vont me paraître évidentes et sont donc peut-être passées à la trappe!

Au programme pour la suite de cette série:
Agir seul (colibrisme) ou en groupe(« l’union fait la force ») ?
Quelques idées pour faire le colibri
Actions directes non violentes
Désobéissance, incivilité?
L’abolitionnisme

Camarade Moussaillon, je te laisse, j’ai des affiches à coller (et un cheesecake à préparer).
Ceci dit, je serai ravie de lire tes expériences sur le sujet!!
Salutation Moussaillon!

Vue depuis l’intérieur d’un cachot.

 

(hourra j’ai réussi à tout concilier!)

ohééé ohééé capitaaaaine (qui a) abandooonnééé (ok elle est facile celle là!)

Congeliture
Congeliture nature

Ceci n’est pas une bonne résolution.
(même si ça en a l’air vu que nous sommes début janvier)
(mais je n’aime pas les résolutions)
(comme tout le monde)
(bon ok, le temps à passé nous sommes presque mi février)
(mais faisons comme si 6 mois ne s’étaient pas déroulés)

Oy Oy la frégate!

Quelle étrange sensation d’enfin pouvoir revenir ici.
Avec délectation c’est certain.

Ouais ouais arrête de nous bassiner, t’étais où?

A la campagne. Encore et toujours.
En fait il s’est passé quelque chose d’étrange, une force contre laquelle je n’ai pu résister, c’est celle de profiter du temps.

De l’automne.

Je vous l’avais annoncé, c’est ma saison préférée, et pour la première fois j’étais LIBRE alors j’étais tout simplement dehors.
Mais vraiment hein.

Et petit à petit j’ai lâché l’ordi.

Pourtant la capsule du vlog était prête à être mise en ligne, elle ne nécessitait qu’une parenthèse à tourner (ça m’apprendra à tourner des vlogs à 06h30 du matin, on oublie des choses ahaha!)

Donc dehors.

A vagabonder dans les champs. A essayer de me battre contre mon hyperactivité, à vomir la haine de la frégate qui est devenue un véritable chaos bipèdement parlant.

Je vous ai abandonné avec le décès de mon amie.
Je pense que ça a joué aussi.
Ce n’est pas évident d’accepter un suicide d’une compagne de route, de maladie.
Ca aurait put être moi. Ou une autre.
Toujours est-il que je ne réalise toujours pas.

J’étais dehors.

Mes cours de guide nature ont commencé. Une raison de plus d’être à l’extérieur. Mettre en pratique ce que j’apprends.

Puis il y a eu Georgios.

Georgios l'extra-terrestre.

Vous savez, cet extra terrestre grec que j’ai rencontré lors de ma dernière hospitalisation.

Aujourd’hui Georges n’est plus.

Mais il y eu Georgios.

Il faut que je vous raconte quand même un peu.

(je pensais vous en avoir parlé un peu maiiis après avoir parcouru les articles depuis août, rien mis à part cette photo et une autre du Mabon lors d’Une vie de Moussaillon :o effroi effroi. Mais je me rappelle que je voulais faire un article spécial août sous forme de capsule rémusé rigolo mais manque de temps, de place sur le disque dur, l’ordi qui peine avec adobe première -_- )

Ma dernière hospitalisation, était dans une unité de psychiatrie générale, d’un gigantesque hôpital bruxeleer.
J’étais dans une unité de cinglés. Des gens gentils, adorables, le mot cinglé n’est pas péjoratif puisque j’en fais(ai) partie.
Mais je souffrais réellement de ne pas pouvoir avoir de réelle discussion.
Sous médicaments (moi pas), la mémoire vacillante … en faite, avec eux c’était systématiquement la MÊME conversation en fonction de l’individu.
Dory qui oubliait ses clopes, Yvan qui me parlait de ses peintures et de son métier de publicitaire dans les années 70 (COEUR COEUR COEUR), Franco qui voulait littéralement s’arracher les yeux et qu’il fallait rassurer, Mimi la vieille bourgeoise qui ne parlait que d’elle, refusait de s’hydrater et finissait par ressembler à un hareng séché près de la fenêtre grillagée, Pierre un peu moins à l’ouest mais fort depressif et qui racontait les mêmes anecdotes bref honnêtement ne me restait que Mr. JB le Belge (assistant psychiatre avec qui on parlait art et littérature aha), Anne et Cédric des infis, Kevin le psychologue (qui m’a fait une séance très rigolote en mode péripatéticien quand je me suis faite éjectée par «  » » »mon » » » psychiatre qui revenait de vacances et d’un coup ne voulait pas me suivre) Marie l’art thérapeute, bref que des membres du personnel.

Puis il y a eu Georgios.

Il avait 75 ans, moi 26.
On devait lui enlever la vessie et moi manger.

See u pirate
No more buddy

On s’est rencontré sur un banc, dehors, là où on fume.

On a parlé. J’étais avec « Dory », qui perdait toujours son matos à cigarette, ressassait les mêmes paroles.

Alors pour la première, après quelques jours, j’ai eu une vraie discussion.

Avec ce sacré Georgios.

« Mais tu viens d’où? »
« De la Haut » en pointant le ciel du doigt.
« Ahaha, de Mars »
« Exactement, je suis un extra terrestre »
« Ca me va, bon allez désolée je dois y aller, ils nous surveillent on en obligé d’être présent à l’heure des repas. Au revoir ».

A ce moment je ne savais si ce serait une rencontre ponctuelle, ou si comme Cougar l’ancien Scout, j’allais le recroiser.

De fait.

Le même banc, un autre jour.
Georgios était là.
On a causé.
De tout, de rien.
Du pognon grand roi de la société.

De ma maladie qu’il essayait de comprendre, lui.
« Mais tu vas voir, on va sortir, tu viendras, je vais te faire manger, tout doucement, ce que tu veux, t’es sûre que tu ne manges pas de poisson? »
« Non Georgios c’est de la viande »
« ouais, bon, ce que tu veux et tu verras, ce sera progressif »
« ça marche!! ».

A la fin nos discussions se terminaient ainsi
« Et une bouchée pour Georgios hein!! »
« ouais promis! »

Et bizarrement, il y avait la bouchée pour Georgios, le test de tel aliment pour Georgios, comme si j’avais enfin quelqu’un à qui me raccrocher, qui m’aidait (ceci exclu ma très chère amie S. qui est présente depuis le début à mes côtés)

Mais bref.

Puis y’a eu son opération.
Il s’en est sorti, je lui ai rendu visite, j’ai rencontré sa soeur, Natasa, et son frère, qui eux habitent toujours en Grèce.
De son lit, ce jour là, quatre jours après son opération, voilà que mon extra terrestre me parle de Théodora et l’empereur Justinien.
C’est ça que j’aimais chez Georgios, sa culture, autodidacte.
Il en avait dans le crâne, et ça moi j’aime bien. Ce jour là, on a parlé pirates et dinosaures aussi.
Ses connaissances il a continué à m’en faire part.

Il s’est rétablit et est sorti avant moi de l’hôpital.
Et on a gardé contact.

Je fais partie de ceux qui pensent que l’amitié n’a pas de frontière, ni d’âge, ni de sexe, ni d’opinion, ni de quoi que soit.

Il y a rencontre.

Un peu après sa mort je suis tombée sur cette phrase de Coelho:

Il n’y a pas de hasard dans les rencontres….elles ont lieu quand nous atteignons une limite, quand nous avons besoin de mourir pour renaître, les rencontres nous attendent mais parfois nous les empêchons d avoir lieu…si nous sommes désespérés et si nous n’avons plus rien à perdre, ou au contraire enthousiasmés par la vie, l’inconnu se manifeste et notre univers change.
Les rencontres les plus importantes ont été préparée par les âmes bien avant que les corps ne se voient..

C’est tout à fait ça.

Le repos en maraude
En maraude!

Et donc un beau jour, alors que j’étais partie en maraude dans les champs, un appel de Georgios, qui m’invite chez lui.

Ni une ni deux, c’est le Mabon allons-y.
Sa soeur Natasa était là.
Il faisait bon, c’était gai.

Je l’ai revu une autre fois chez lui.

A me raconter ses petites histoires d’antiquaire qu’il était.
Il se projetait plus dans l’avenir que moi
« tu viendras avec moi aux ventes aux enchères »

A ce moment là il recommença à avoir mal.
Il a du être réhospitalisé.
Des métastases étaient revenues.
Ca y est on parlait chimio.
Fin octobre, retour à St Luc régulièrement pour rendre visite à mon extra terrestre radioactif.

Au début il gardait son moral d’acier et continuait à me parler de son magasin et toutes ces choses qu’il ferait quand il serait sortit.
On a continué à ses chamailler sur des sujets politiques ou ridicules.
A lâcher des phrases cultisimes dont je reste l’unique témoin, du genre « Mais, si on va à la mer, même les requins ne voudront pas de nous tellement on est maigre! »

Puis il a lâché prise.
Il a perdu son indépendance. Il ne pouvait plus bouger. Même aller fumer son chtar était devenu impossible.
Alité. Langé
Il ne lui restait rien.
Mes visites ont décuplé, je ne pouvais pas le laisser comme ça.
J’ai cru qu’il allait reprendre du poil de la bête, que c’était l’un des effets de la chimio, d’être un peu abattu et dépressif.
Affaiblit ça s’est sûr.

Il y avait un monde entre le Georgios d’août et celui de novembre.

Même chose pour moi, j’ai continué mes tests.
J’ai repris du poids. Avec un certain côté machiavélique comme je vous l’avais dit. Je m’étais donné plus ou moins une saison pour reprendre un bmi plus ou moins normal pour qu’on arrête de me faire chier avec ça, pour après reprendre mes schémas alimentaires.
Oui c’est bas, non je ne suis pas guérie, et la date limite étant passée je reviens à d’anciens schémas alimentaire.

Mais bref.

Georgios m’aura appris beaucoup de choses, et je suis plutôt contente qu’il ne me revoit pas remaigrir. Il était content de me voir me remplumer, et c’était le seul qui trouvait les mots justes pour me le dire sans que ça ne blesse de trop. Ce fut aussi le seul à me connaître du haut de mes 39 kilos et a m’accepter telle que j’étais, à me considérer comme individu à part entière avec ses facultés et non comme une chose inapte à être et qui perd de ses droits.

Mais il a abandonné. Il a décidé d’arrêter son traitement et de laisser la vie s’en aller.

Je l’ai traité de con, de laisser une chance à la chimio, que si lui arrêtait alors d’office j’allais lâcher prise, j’aurai plus mon copain de guérison.

Mais cette tête de mule avait pris sa décision. Et au vu de ce qu’il endurait, jamais je ne pourrai lui en vouloir.

Et s’en est suivi une semaine intense de veillée.
Avec sa soeur revenue d’urgence de Grèce.
Et un samedi de décembre, le dix,  alors qu’on discutait de ses frasques de jeunesse, il a commencé à suffoquer et s’en est allé.

Un quart d’heure atroce, à se demander si ce sursaut était le dernier.

Il arriva.
C’était finit.
Je venais de voir mon ami mourir.

Mon copain de guérison.

Il l’avait prédit.
Le mercredi, il était encore un peu conscient, il me demanda la date et le jour. Il compta.
« Ah se sera samedi ».
J’ai pas compris sur le coup, car après il a parlé bateau et je lui ai mis le son de la mer.
« Avec les bateaux? »
« Oui avec les bateaux »

Ce fut le dernier échange conscient que j’ai eu avec mon ami.

Après ce fut coma, quelques serrage de mains, de yeux ouverts, mais plus de mots.
Ou en grec.
Grand con, je  ne parle pas grec moi!

Trois jours plus tard il mourrait.

Sacré Georgios, il m’en aura appris des trucs.

Dont voir la mort emporter un être aimé, de visu j’entend.
De voir la carnation virer jaune avant de devenir blanche.
De sentir peu à peu le froid, la rigidité.
Et cette odeur. De mort …

Ce matin là, du 10 décembre, je ne sais pas, mais sans raison aucune j’avais pris mon nécessaire de toilette avec.
Une connexion étrange, car, après avoir vidé sa chambre, j’ai accompagné sa soeur Natasa chez lui, pour y passer une dernière nuit avant qu’elle ne soit hébergée chez quelqu’un d’autre.

Ce fut un honneur pour moi, quand elle m’a demandé de l’accompagner.
C’est vrai, au final, je ne le connaissais que depuis août, uniquement de l’hôpital, mais c’est à moi qu’elle a demandé.

J’y suis donc allée.
Dans son petit chez lui plein de bric à brac d’antiquités qu’il envoyait en Grèce.
J’ai ri de voir qu’il avait la même manie que moi, de garder les bocaux pour les utiliser à autre chose.

On s’est rencontré trop tard. C’est dommage.

Je n’ai quasiment pas de regret.

wp-1486777559865.jpgCar lors de son coma, je lui ai parlé (en plus de lui lire mes enroules sur Schliemann qu’il connaissait -ce qui est très rare hors milieu archéo que quelqu’un mentionne Schliemann- alors je lui lisais sa vie qui avait des similitudes avec la sienne
; je lui ai lu Océan Mer que je lui avait offert
; je l’ai remercié de tout ce qu’il m’avait appris
; même si j’ai aucun statut je lui ai pardonné car il culpabilisais énormément , pensais que tout ce qui lui arrivait était de sa faute, à cause de sa vie de petit voyou, mais non, c’est juste que la vie est une Pute Georgios,
il était dans le coma mais il entendait. Il serrait la main, ou fronçait les sourcils  si je disais une connerie (j’ai testé, je vous jure qu’il comprenait!).
Je lui ai dit au revoir ainsi, avant qu’il parte
; j’ai quand même essayé de le convaincre de revenir sur sa décision que rien n’était joué.

Le seul regret que j’ai, c’est que la dernière fois que je l’ai vu, en dehors de l’hôpital, je lui avais promis de manger avec lui (chose que je ne fais avec personne, même pas ma mère ou ma soeur),
« Quand tu seras revenu de ta semaine en Grèce! »
Mouais. De la Grèce, il est directement parti à l’hôpital pour ne jamais en sortir.
Donc ouais, si j’avais su, je lui aurait organisé un picnique à l’hôpital, je n’avais pas prévu tout ça, du moins comme ça.

Enfin bon.

Je lui ai demandé un signe quand il serait arrivé.

Et depuis son petit appartement, assise sur son divan, UN feu d’artifice, UN seul, vert (ma couleur préférée).
Ca va, mon pirate était bien arrivé.

Bref. Puis la crémation, les au revoir avec Natasa avec qui j’ai toujours des contacts.

Cette fin 2016 fut donc pénible.

A rajouter l’ambiance chaotique de la maison.
En plus de perdre mon ami, je perdais une raison de sortir et de me changer les idées.
Mon corps et sa transformation me bousille le cerveau.
C’est limite si j’ose encore me montrer.
Puis j’ai droits aux conneries, « ah mais ça va mieux maintenant »
‘oui oui’ …

Bref.

Quoi d’autres?

J’ai décidé de me relancer dans l’activisme.
Car au final ça m’a toujours fait me sentir en vie.
Les manifs, les blocages et consorts.
Je pense que je n’en ai jamais parlé, mais ça fait des années que je milite. Certe un peu moins avec les hospitalisations.

Mais au lieu de me disperser dans plusieurs causes sociales j’ai décidé de me concentrer sur une.

L’antispécisme. L’abolitionisme. Avec bien évidemment de la désobéissance civile.

Le droit des animaux de ne pas être exploité, torturé, par les êtres humains.
Ceci fera le sujet d’un article à part entière.

Mais c’est parce que s’est opéré un changement radical:

Je vous avais déjà fait part, que pour mon bien être mental, je ne pouvais pas devenir végétalienne stricte. Que les restrictions qu’elles quelle soient ne font pas bon ménage avec quelqu’un qui souffre de troubles alimentaires.
Même si mon choix est purement éthique. Depuis longtemps.

Mais bien que je tendais à un végétalisme très proche, il restait ma fameuse tranche de gouda du matin.
Puis aussi, question d’argent, comme j’avais réintroduit certain produit laitier, j’avais décidé de m’acheter du lait écrémé de vache et du yaourt car les bonnes alternatives végétales sont plus cher et je n’ai pas de blender puissant que pour faire mes propres mixtures.

Puis j’ai eu un élan d’effroi, d’horreur.

J’étais un monstre.

Ni une ni deux bye bye le gouda, bye bye le lait de vache de toute façon donneur de crasse.

Et tant pis si ce n’est pas bon pour mes tca.
Même si au final, en y réfléchissant, je suis dans la même panique que si l’on me propose, par exemple, un cookie végétélien ou non veggie. Donc kifkif pareil hein. Je reste handicapée de l’assiette.

Et quel sentiment de libération d’être en adéquation avec mes valeurs.

Alors tant pis si c’est plus cher, suffit d’en consommer moins, et il reste des alternatives vraiment peu cher aux substituts de fromage (celui aux cajous notamment qui tient longtemps; puis un philadelphia végétal qui coûte 80 centimes et une demi heure dans la cuisine)

Bref on y reviendra, mais je ne vais pas tourner ce blog en tribunal des accusations, je ne me sens pas en position que pour, car comme on me l’a déjà dit, vu ma façon de m’alimenter, « ce serait l’hôpital qui se fout de la charité ».

Donc pas d’images chocs ici, des petites conscientisations mais c’est tout.

FOURRURE TORTURE. Action collage.

Le vrai combat je le garde dans la vie de tout les jours (ou plutôt nuit aha), avec mes potes de la PA, ou bien seule (car oui on peut faire de l’activisme seule! ARTICLE ARTICLE!!) (SPOIL : il n’y a pas de petites actions mes chers moussaillons)

Bref je suis contente de me recréer un réseau de militants qui pensent comme moi et qui sont à milles lieues des bipèdes de la frégate dont une ne cesse de faire la girouette ce qui a tendance à m’exaspérer au plus haut point.

Un nouveau réseau d’amis humains.

(Une page Facebook est en cours de cogitation pour tout ça – mes actions -. On verra bien.)

Bizarrement Facebook a été le premier réseau avec lequel j’ai renoué. Pourtant je l’exècre. Mais ça reste un bon moyen de voir ce que les copains font.
J’ai déserté instagram aussi, question de manque de place pour des photos.
Mais mais, je reviens.

Me restait ici.
Ma petite frégate.

Léon la grande évasion.

Et puis et puis.

Arrivée de deux nouveaux amis récemment, Lulu(stucru) et Eugène(Polpot), deux cochons d’inde.

Là j’ai été prise à l’envers de mes convictions. (attention, vous pouvez appelez la police vegan!)

Moi qui hurlait à ma soeur d’arrêter d’acheter des rats en animalerie, de plutôt se tourner vers des particuliers, des refuges, car toute cette machinerie fonctionne à l’offre et la demande et c’est de l’exploitation pure et simple car les éleveurs fournissant lesdites animaleries font de l’élevage intensif et ne laisse pas de repos aux femelles.

Et puis … pour ceux qui restent « trop longtemps », plusieurs sorts sont possible, soit donné à becqueter aux reptiles de l’animalerie, soit, explosé contre un mur par un employé sans vergogne.

Mais bref, c’était peu de jours après la mort de Georgios, et j’étais partie acheter le cadeau de Noël des chats, des rats et du lapin.
Et j’ai vu ces deux machins.
Dans leur plexiglas au ras du sol.
Forcément ça a fait coeur coeur dans la poitrine, mais je n’étais pas là pour ça.
Puis une employée était là, j’entame la discussion, en lui disant « avec cette période de Noël, ça doit vite partir non? «  (Pour rappel un animal n’est pas un jouet à offrir -_- mais malheureusement c’est encore trop souvent le cas) mais bref ce à quoi elle me répond, « oui, mais ces deux là ça fait longtemps qu’ils sont là ».

Bref, l’image du mur explosé et boum ça va, je les prends.

Tant pis, j’essaye de me donner bonne conscience en me disant qu’ils sont sauvés mais je m’en veux quand même.
Cet horrible dilemme.

Mais bref Lulu et Eugène sont là, dans leur parc (pas question de cage à la frégate) ouvert en journée pour qu’il puisse circuler librement, d’abord dans « ma » chambre et quand ils auront grandis un peu, un plus grand champ d’exploration.
Et j’ai dû revoir totalement l’organisation de ma chambre et devoir abandonner la disposition des meubles, afin de leur offrir un terrain sécurisé. Aucun regret, que du bonheur d’entendre ces deux là vagabonder à leur aise dans notre pièce.

Ca me rappel qu’au début du blog je voulais faire des capsule sur la tribe, j’en avais faite une de présentation générale, mais ma mère n’a pas voulu que je montre « l’appartement dans cet état », pourtant elle était rigolote, mais ça a pourri mon groove comme dirait Kuzco.

Mais elles sont bien au futur programme.

Donc voilà reprendre les vlogs (lentement pour la Crapule, car ça retourne énormément le cervelet en faite, je m’en suis rendue compte après avoir tourné la deuxième) et les copains poilus qui méritent une plus grande place ici car le meilleur soutien c’est quand même de leur part à la maison.

Bon et sinon, non je ne reprendrai pas le retard pris, tant pis, je ne saurai pas toutes vous lire de A à Z, je ne suis revenue qu’une fois sur HC depuis que j’avais quitté, et d’ailleurs j’ai vu avec plaisir que notre cacahuète cosmique était revenue (et a fait un super article sur les violences policières!!!), yuppie,  et que Gladwood, ben, elle milite aussi! Et puis les autres, je vais quand même aller vous relire un peu hein, Betta, Zenopia, Maud, Ophelie, etc etc (m’en voulez pas de ne pas mettre de lien, ce fut pénible pour les deux du dessus mon ordi commence à perdre pieds et celles que j’aurai oubliée m’en voulez pas non plus il est tard et de nouveau, ouvrir HC maintenant hors de question) *pas tappeeeeey*

Et qu’aussi apparement la plate-forme avait changé (j’étais sur mon téléphone donc l’appli n’a pas montré vraiment les changements) donc ça je verrais bien.
J’espère juste que ça n’a pas changé comme Instagram et Facebook.

Saluuuuuut!

Donc voilà.
Nous y sommes un article qui ne sert à rien pour ne pas changer mais qui a son importance histoire de dépoussiérer un petit peu le navire.

Allez, on met son gilet de sauvetage, on va essayer de swinguer un peu!

Reprendre les pinceaux

Pas de pression sinon ça va partir en cacahuète, mais :

Avant de pouvoir me remettre au vlog (hashtag problème technique disque dur) ainsi qu’au ‘une vie de moussaillon’, le poétartek multimédia, nous allons faire au mieux pour:

(warning édit. fin de journée du 11 février, je me suis rachetée une carte sd ahaha!)

Partager les découvertes Spotify (jvous ai parlé de mon amour pour Spotify??)

Parler copains quadrupèdes.

Parler colibrisme avec en option des partages de ressources pour s’activer dans son coin (autant que les productions que je fais pour mes groupes ou moi même servent à d’autres)

Un soupçon de cuisine (hashtag MonDieuLePorridge SPOIL SPOIL SPOIL).
En fait, comme moi mon alimentation est toujours un chantier chernobylien pas du tout représentatif du végétalisme, je ne peux donc pas proposer mes propres plats (à part pour le petit-dèj’, maaaais je vais systématiquement faire un compte rendu de « Troll les omnis » (hahaha ça va faire un bon titre de rubrique ça), c’est à dire partager les expériences culinaires végétaLiennes (ou limite végétariennes) à mes deux omis-carni d’humaines qui cohabitent avec moi.
Je veux juste leur montrer par des plats simples, traditionnels aussi, que le végétal ça tue. Bref que du bonheur et déjà des réussites avec un brownie, un Kouign amann, des pancakes, des tortillas, et encore plein de choses que je ne me souviens plus. Théoriquement pour la cadence, ce sera du deux fois par semaine pour les plats et le dimanche des pâtisseries. Maintenant je ne sais pas si tout nécessitera des articles mouahaha.
INFO IMPORTANTE : le but du jeu ce n’est pas de faire des trucs de oufs avec des ingrédients qui coûtent deux reins et qu’on ne trouve pas facilement, bien au contraire je voudrais axer tout ça sur la simplicité et … vu mes banqueroutes de portefeuille : cheap friendly! De plus, sachez, que je n’ai pas de blender, ni de robot, ni de déshydrateur, ni de machine à pain, ou quoi que ce soit JUSTE un mixer plongeant et quelques systèmes D!

Ah oui je me suis inscrite à un cours de philo en ligne, ça peut être rigolo.

Puis je me suis remise tout doucement à lire, yuppie.

Trouver d’autres moyens pour le poétartek, mettre un peu plus de poésie et merveilleux nondidju.

Et … yolo trololo.

See you soon lil’pirates!

Aller photos bonus!

Jouer aux fléchettes la première fois de sa vie. (et réussir des trucs improbables!)
Nouveau grigri.
Les courses de la honte. (on ne change pas une équipe qui gagne) Mes Docs ont rendu l’âme, et tomber par hasard sur des shoes vegan pas trop chères!

Captain Fracass(é)e au nom de la bienséance collective.

 

27 Juillet 2016

06h30.

Il pleut.

La claque ; le coup fourré ; l’escarmouche .
J’ai l’impression d’être dans un mauvais remake de Peter Pan.

Je vais devoir porter un masque chez moi.J’ai 26 ans. Je suis une adulte responsable, apte à prendre des décisions, gérer sa vie administrative, ayant un minimum de réflexion, sachant tenir un discours avec vocabulaire adapté en fonction de la situation.

J’ai 26 ans. Je suis adulte. Je le sais et je le vis pleinement. Sans me plaindre des inconvénients que cela engendre car à côté il y a moult avantages : normalement, être prise en considération en tant qu’individu, avoir un certain libre arbitre, …

Malheureusement le monde n’est pas très beau. Il suffit de consulter n’importe quel média en ce moment.
Alors c’est vrai, que pour survivre dans ce monde hostile et gris où l’égoïsme et l’individualité règnent en maîtres, je me suis forgée une carapace.
Dit comme ça, ça fait très guerrier lourd de métal.
Mais ma carapace n’est pas une chape de plomb contrairement à la société.

Non, elle est toute légère, comme cette ritournelle, où le Merveilleux, la poésie et le magique se rencontre chaque jour.
Je me lève chaque matin en sachant que c’est un jour nouveau et tente de découvrir les choses comme si c’était la première fois.

Depuis que je suis rentrée ici fin janvier, j’ai décidé de vivre en parfaite transparence avec les deux bipèdes qui m’accompagnent. De leur ouvrir ma bulle, sans faux semblant, en espérant que cet air frais leur apporterai quelques petits bonheurs quotidien (sans prétention aucune ceci dit).
J’ai essayé tant que j’ai pu de rendre la routine festive pour que justement l’ordinaire devienne un peu extraordinaire.

Mais Boum.

Collapse.

La bulle a éclaté hier.

Ce petit monde magique n’est pas convenable pour mon âge.
Ce côté enfantin émerveillé pour un rien n’est pas adéquat et jugé comme maladif.

Il le serait si je n’en avais pas conscience. Mais autant pisser dans un violon que d’essayer de le faire comprendre. Que c’est juste une façon plus simple d’avancer et de me relever quand je trébuche, surtout en ce moment avec la crapule.
De toute façon, en tant que malade, ma capacité de jugement s’est nettement amoindrie à leurs yeux.
D’autant plus qu’on parle de maladie mentale.
Voilà le beau raccourci dans leur tête équivalent au truisme 1+1=2.

Tout à commencé le jour du coiffeur. Et la joute s’est terminée en beauté hier.
Collision à son paroxysme.

Boum Boum Chernobyl.

Allez, soyez sérieuse Mademoiselle. Présentable et Responsable.

Alors je leur ferme à quadruple tours ma bulle. Port du masque (de plomb ce coup-ci) obligatoire à la frégate. Redevenir comme avant. Une étrangère chez soi et se plier aux bonnes mœurs de la sororité.
Reporter ce masque qu’on avait été heureuse d’enlever.Et qu’on pensait ne jamais devoir remettre.

En route mouton pantin. Et souris.

14 juillet 2016.

Adieu magie
Adieu poésie
Adieu écoute des cinq sens
Adieu Ubu
Adieu clochettes et carillons
Adieu baleines et libellules
Adieu malice
Adieu morphée
Adieu étoiles filantes et pirates fous
Adieu technicolor
Adieu odeur fraises des bois
Adieu bateau de papier
Adieu collection de plumes et de cailloux
Adieu monde enchanté
Adieu égalité entre tous
Adieu musique perpétuelle
Adieu lait fraises
Adieu aventure au coin de la rue
Adieu va-nu-pied
Adieu spontanéité
Adieu joyeux désordre
Adieu lutin
Adieu dino
Adieu Rawr
Adieu Capucine
Adieu nuages et oiseaux

Il va falloir descendre l’escalier. Mais plus par la rampe. Par les marches.

Tout est parti d’une phrase banale.D’un stupide « quand je serai grande ⌊ … ⌋ » un peu trop souvent répété.
Une phrase.
Une conclusion.
Logique imparable des suivistes d’aujourd’hui.

Adieu forêt et manège. Océan et trésor de perles de bois.

Mais non Peter et vous mes Moussaillons. Rassurez-vous. Je reste là. Derrière le masque. Ma bulle reste ouverte à quiconque. Sauf à ces personnes, pour qui ça restera scellé.

Je garde mes plumes et ma liberté. Mon grand air et ma soif de vivre.
Il me reste ma tête, mon petit monde, il me reste ces pages.
Je n’ai pas besoin de ce troupeau.
Elles ne m’auront pas.

Mais je ferai semblant, pour la paix des peuples.
Et on me reprochera mon sérieux, mon sourire absent et le néant émotionnel.
Dans le stoïcisme je suis passée ceinture noire.
Pas de bol pour vous, petits oignons bien rangés

C’est triste quand même de devoir se cacher chez soi.

Ce matin se sera

« -Bonjour.
Il pleut. »

Mais dans ma tête résonnera le « il mouille c’est la fête à la grenouille« .

Mais aujourd’hui je grandis alors.
Double Je.

Ça va être drôle.

Mais rassure-toi, ici c’est toujours Moi.
Je ne lâche pas l’affaire comme ça. La musique et les lanternes sont toujours allumée. Regarde juste le fond de mes yeux et tend l’oreille.
Derrière cet hideux masque trop lourd les étoiles et les ritournelles sont toujours là.

 

 

Je ne peux pas garder ça pour moi. Le partage est plus fort que moi.

 

Dimanche 24 juillet 2016.
CHU – Dinant Godinne
Sur un banc.

 

24-07-16

Morning Pages : 06h50

Quel bonheur je suis dehors. Un oiseau pépille, l’air est doux, j’écoute la découverte du siècle J. Tillman, mon café, ma clope.
Putain je suis bien.Surtout que je suis dans un endroit magique.
On dirait vraiment Alice aux Pays des Merveilles.
Le titre « Lilac Hem » est merveilleux.

En fait, tout concorde là maintenant tout de suite.
Je suis en train de vivre une parfaite harmonie.

Respirer – fermer les yeux – écouter – être attentive.

Ça sent bon le petit matin, les arbres mouillés et le bois humide. Ce n’est que quiétude.
La perfection à son paroxysme vu l’endroit où je me trouve.
J’en oublie le mal de ventre du petit déjeuner (et le fait que A. se soit réveillée sur la fin pourrissant mon état de pleine conscience en allumant sa télévision, mais bon c’est la vie).

Là maintenant tout de suite je fais l’expérience d’une connexion totale avec ce qui m’entoure. C’est magique. Ça me rend bien.

Venez good vibes.

Yeux fermés et sourire béat. C’est ça le bonheur de l’instant présent.
Un peu de frisson de froid pour rappeler que le corps est là aussi.
En vie.

Dieu que j’aime les matins pour me sentir en vie.

24 juillet 2016 j’aime ton aurore.
Nous sommes ensemble depuis 03H30.

24 juillet 2016

Il y a un noisetier et des haies. On se sent protégé par cet amas de verdure.
J’aimerai que ce moment ne s’arrête jamais.

Il faut que je l’imprime de tout mon être, de chaque partie interne et externe me constituant, pour y puiser la force quand ça n’ira pas.

Fermer les yeux – respirer – ressentir – imprimer.

Pour ne pas oublier.
Cet instant de vie.
Cet instant d’harmonie.
Cet instant hors du temps.
Cet instant hors contexte.

Voilà le Merveilleux.
Nous y sommes.
C’est ça ma bulle magique. Dans laquelle je vis. C’est ce que mon psy dit. Que je vis dans une bulle magique et poétique.
Oui.
J’avoue.
Je plaide coupable.
De ce crime merveilleux.
N’importe qui voudrait porter ce cadavre là avec moi en ce 24 juillet 2016. Dans les alentours de 07h00.

MERCI POUR CE MOMENT.

Je suis bien.
Là maintenant.
Et c’est ce qui compte.
Comme quoi il en faut peu.
Pour vraiment être heureux.Un cahier.
Des pensées.
Un matin pas chagrin.
Une couverture verte protectrice.
Un café
Une clope
Un peu de conscience
Beaucoup de bienveillance.
Et de la reconnaissance.

Et la magie de l’harmonie opère.

J’aimerai que quiconque qui se sent mal, là maintenant tout de suite, puisse ressentir ça.
Alors je referme les yeux.
Et j’envoie tout ça. Toutes ces bonnes ondes à ce monde qui va mal.
Pour partager.
C’est trop précieux que pour le garder pour soi.

Fermer les yeux. Le diffuser.
En espérant que ça touche quelqu’un.
Mais ça fonctionnera. C’est ça la magie du Merveilleux.

Puissance éphémère de l’instant présent. Oublier pour un instant.

Je ne suis que gratitude.

Et tout doucement se préparer. – Respirer, fermer les yeux- Pour le reste.

Peut-être que les problèmes reviendront. Mais ce n’est pas grave. C’est imprimé.

J’espère que ça a marché. En tout cas c’est envoyé. L’attrape qui pourra.

Une clope-un café-un cahier-des pensées-une haie protectrice-un matin clément.

Merci la Vie pour ce cadeau. Qu’il est beau.

 

Soyons des pissenlits – Un peu de bienveillance (#defilistesdezenopia) et de paradoxe ( #AssumeTonParadoxe ) – La solution introspective.

13 juillet 2016 (j’aime bien mettre les dates,  surtout ici c’est important dans le discours que je voulais tenir et les évènements qui se sont passés par la suite )
Nous sommes le 16 quand j’ai enfin le temps de reprendre ce brouillon, et je ne suis même pas sûre si il sera publié aujourd’hui!

Quel drôle de titre mon petit moussaillon!

Je l’ai écrit le 13, le, « soyons des pissenlits » (tu verras par la suite) et ce qu’il y a de drôle c’est qu’aujourd’hui le 16, « Yes we blog » vient de publier un article sur les succulentes et autres plantes grasses qui pullulent les design photographiques de la blogosphère.
Et moi je mets « pissenlit ». Cette « mauvaise herbe » tellement dédaignée aux yeux d’un grand nombre … et pourtant son deuxième nom (histoire de lui rendre son vrai titre de noblesse) c’est aussi Dent de Lion (d’où dandelion en English ehehe).
Bref elle vante le côté graphique des plantes grasses et autres tulipes, qu’elles sont peu coûteuses, simples à entretenir etc.  » et le pissenlit? Gratuit, libre volontaire.

Mais attend un peu plus loin pour voir où je veux en venir avec tout ça.

Dandelion
« No creature is fully itself till it is, like the dandelion, opened in the bloom of pure relationship to the sun, the entire living cosmos. » – D.H. Lawrence

Et quoi il est pas graphique mon Dandelion? :p

 (nous sommes de retour au 13 juillet, ça va tu suis? désolée c’est encore le bazars ahaha!)

La première partie fait référence au dernier défi où je suis « en retard » chez Zenopia qui s’intitule « un peu de bienveillance« , et c’est pas des moindre défi car il consiste à dresser une liste de 11 choses POSITIVES sur nous.
Exercice que je trouve peu aisé mais tout de fois intéressant car devoir prendre un peu soin de soi, devrait faire plus partie de nos vies. (Et rejoint mon défi du mois yuppieeee)

Je sais que l’on est nombreux dans la même situation: vouloir aider quiconque, la chèvre et le chou (comme on me le dit souvent ahaha) mais au détriment de sa propre personne.
On se zappe, on s’amoindrit, et … chose horrible on finit par s’oublier.
Oublier qui l’on est, oublier ce que l’on vaut et surtout oublier qu’on a autant le droit d’être là et de s’aimer.

Alors j ai pas mal tergiversé depuis un mois dessus, car au point où je me suis enterrée toute seule (et avec la Crapule soyons honnête) ,  ça s’annonce difficile pour moi de fouiller aussi loin dans mon petit être de marin d’eau douce.

La deuxième partie, là, fait écho à un article de Mylia, du blog « Carnet et cetera » qui, elle même l’a trouvé chez Lilas Gisel et qui mérite, je trouve d’être diffusé.

→ ASSUME TON PARADOXE←

Car en tant que terrien aucun de nous n’est perfection, nous sommes bourrés de paradoxes que l’on tente de planquer aux yeux d’une société jugeante et malfaisante.

Alors dresser la liste de ses propres paradoxes n’est pas à l’encontre de la bienveillance envers soi. Je trouve plutôt que ça le complète.
JE SUIS MOI ET JE M ASSUME ET TU SAIS QUOI LE MONDE FAUX? Va voir ailleurs si j y suis tient. (ehehe t’as vu hein je suis restée correcte dans mes propos)

Je dois apprendre à m’aimer, trouver mes propres beautés intérieures et extérieures (après tout ça compte aussi quand même de se plaire à soi!).
Et assumer ma partie manichéenne sans faux semblants.
Exercice un peu moins délicat car j’assume beaucoup au final.
Depuis que je suis ado, j’ai l’habitude du regard parfois malfaisant sur moi des autres, à cause de mon allure par exemple (comme quoi ce monde à tendance à ne pas regarder plus loin que l’ensemble du bout de son nez), mais donc ça forge. Ça durcit.
Et tu finis par t’en foutre (je te jure, Maud crois moi, ça prend du temps mais on finit par se détacher de ces faux paradigmes institués par cette société malade).

Aller je reviens  sur l’anecdote déjà citée, quand on me klaxonne en rue en me faisant le salut nazi parce que j’ai mon aspect crevette.
Certes sur le coup je suis choquées. Mais j’ai surtout des envies d’insultes et de gros fuck – mais mes mains sont dans mes poches j’ai pas le temps de dégainer assez vite-  que de honte qui me viennent en tête.
Je te dérange? Ben regarde ailleurs.
Personnellement j’ai continué mon chemin contente de pouvoir enfin être dehors en t shirt sans mes trois pulls.

Quand ma mère hier me dit que je me rend moche avec mes fringues « alors que tu en as de si jolies« , j ai juste envie de lui dire « Ben oui je sais, merci ce sont mes fringues, et je les mets, QUAND J’EN AI ENVIE, ça peut être demain, ça dépend c’est du jour le jour »
Si aujourd’hui je me sens bien dans mes vieilles fripes et si j ai envie d’être ainsi je ne vois pas pourquoi je changerai pour toi ou quiconque.

La vie est bien suffisamment chienne comme ça que pour en plus se rajouter cet ennui là en plus.


Et là je fais une grosse parenthèse 16 juilletet oui encore un pavé

Car oui, le 14, c’est passé une bonne grosse claque dans la gueule.
De laquelle j’ai quand même dû décanter une grosse soirée et nuit avant de me reprendre et rebondir (d’habitude ce genre de discours glisse sur mon parapluie d’indifférence).
Mais là ce fut l’attaque du siècle.

Je ne rentrerai pas dans les détails profonds, tout est parti d’une histoire de mes dreads synthétiques qu’on enlevait le temps d’une soirée, et par après gros débat quant à mes cheveux fragilisés tant par la dénutrition mais aussi mes pointes par mes frasques de jeunesse.
Et justement mes dreads servaient à masquer l’état lamentable de ma « crinière ». D’ailleurs le jour où on me les a posées, j’ai ressenti un bien être, j’étais de nouveau en phase avec ma tête, je me ré acceptais un peu, enfin soit, mes dreads, c’est con, mais jouaient au fait que je me sentais un poil bien dans ma peau.

Et donc gros débat sur la repose de mon poulpe … et ce soir là et le lendemain  j’ai eu droit à un laïus acerbe quant à mon apparence – de malade – que j’IMPOSAI à la société.
Et que d’une certaine manière c’était inacceptable.
Qu’il fallait que je me maquille (hors le make up je n’en veux plus, question éthique, mais aussi simplement parce que je n’en ressens pas le besoin), que je mette telle ou telle couleurs, que j’arrête de me « cacher » sous des couches (je ne me cache pas je souffre juste d’hypothermie liée à l’anorexie … ça ne me fait pas rire de devoir mettre pulls et manteaux d’hiver quand il fait 20° … ).
Mais donc en gros je n’avais PAS LE DROIT d’être moi, de « m’exposer » malade aux yeux de la société.

Pour faire un rapide raccourci, je manquais de respect à la société à m’imposer avec mes airs de malade famélique.

WHAT THE FUCK?

J’ai été tellement paf qu’à un moment je n’ai plus su me défendre, tellement ces propos étaient durs et brisants.
Et que je reste humaine, trop c’est trop, je n’ai plus su résister.

Alors, je me suis changée, de la tête aux pieds, certes avec des choses que j’aime bien mais je crevais de froid, et le pire, c’est que je me suis maquillée.
J’ai été ce que j’exècre le plus au monde, un mouton pantin.
Quand je l’ai réalisé j’ai craqué.

Car dans tout ce charivari, 5 cm de mes tifs furent coupés à l’arrache (le temps d’un instant on allait reposer les dreads mais avant ça juste couper les pointes mortes, ce qui ne me dérangeait absolument pas) mais qui ont donc fichu l’arrière de ma tête en l’air, et par après –de nouveau débat et laïus–  il n’a plus été question remettre les dreads, donc passage obligé chez le coiffeur pour une coupe très courte.

J’ai déjà eu cette coupe y’a quelques années, en mode mohawk ahahah, et je savais que je devrais y repasser, mais pas tant que je ne reprenais pas un peu de poids (pour éviter l’effet camp concentrationnaire tu vois … ) donc je me disais, mes cheveux, foutus pour foutus, autant laisser le poulpe et que je me sente un peu jolie quand même, moi qui n’arrive plus à me regarder dans le miroir.

Et voilà pour l’histoire de Captain Mouton Pantin. Bêêêêêêh (ou Mêêêêêêh? ) (c’est une éternelle  question que je me pose depuis toujours) (pour de vrai)(aide-moi, bêêêh ou mêêêh? Qui de la chèvre ou du mouton?)
Qui dès le lendemain a relativisé.
Ce qu’il y a de merveilleux c’est que ça repousse – et dès qu’il y a assez croyez-moi ce sera le come back de Captain Poulpy!
En attendant, jvais mla jouer petit lutin dans sa forêt magique, c’est cool aussi.
Après tout y’a forest dans le nom de la frégate, donc nous y sommes, dans une magnifique forêt MAGIQUE.

Et que je ne me suis pas remaquillée depuis et que je mets ce que je veux pour avoir bien chaud et j’ai des casquettes et bonnets top moumouth QUE LA SOCIÉTÉ ne va pas apprécier mais je m’en fou, ils me font rire et plaisir à moi.

Tu vois, aussi, pour dire, et conclure cette farce ubuesque (durant laquelle je n’arrêtais pas de penser à ce brouillon)  :

S A V O I R   R E B O N D I R

R E M O N T E R  E N  S E L L E

P O U R  R E T R O U V E R  L E

P O S I T I F.

Et là on peut sortir l’un de mes mots préférés.

R E S I L I E N C E .

Faire son pissenlit, sa fleur sauvage. (si j’avais su le 13 que ça virerai ainsi ahaha)

(le pissenlit étant ma fleur préférée de tout le temps.)
Et y’a pas si longtemps je suis tombée sur une citation tirée d’un film qui m’a choquée tellement c’est ce que je pensais, et comme je suis gentille la voilà :

– What’s your favorite flower?

-Dandelions.

-Okay. Why?

-‘Cause they’re free, wild, and you can’t buy them.

– I origins-

03 mai 2016

( ce sera un des objectifs de ma semaine d'hospit', regarder ce film moi qui suis incapable de regarder un film/série/docu/etc. depuis des mois et des mois)

Voilà et si j’ai envie de faire péter mon pull Frankenstein avec mon bonnet Bisounours, ben enjoy! Ca me donne même l’idée de ressortir la rubrique de l’ancienne chaloupe « l’anti-outfit » of the day!
Te voilà prévenu!.


Revenons à nous moutons (bêêh? Mêêêh?)

  • Donc apprendre à s’aimer et s’affirmer en tant que soi (face à tout le monde étant la phase ultime) mais rien que le reconnaître intra blogo c’est déjà pas mal alors je t’incite à sortir le gros hashtag #AssumeTonParadoxe et de te lancer aussi!

SUS À LA HONTE ET SHAME NO SHAME!
VIVRE LIBRE D’ÊTRE SOI.

Et si ça dérange, tant pis les ouistitis.
Mieux vaut être bien avec soi dans ce monde de fous que d’être oppressé dans ce même monde.
Car en étant bien dans ses baskets (qu’elles soient neuves ou vieilles), on est d’autant plus d’attaque que pour  l’affronter! (le vilain monde)

∴ ONZE CHOSES POSITIVES SUR MOI, CAPTAIN RAWR ∴

  1. (Hors Crapule ) je suis quelqu’un d’entier, d’intègre, altruiste.
  2. Je suis ouverte d’esprit.
  3. J’ai de la culture.
  4. Je suis autodidacte dans beaucoup de choses.
  5. J’ai des jolies mains et des jolis pieds.
  6. Je suis la pro de l’organisation.
  7. Je sais garder mon sang froid et mon stoïcisme.
  8. Je suis profondément gentille.
  9. Je vois le positif partout.
  10. Je suis unique.
  11. Je ne dois rien à personne.

 

∴ ASSUME TON PARADOXE ∴

  • Je suis hyper sensible à la nourriture « saine » , la moins raffinée possible, la moins transformée quoi, le vrai, le naturel MAIS je me bourre de Coca Zéro et de chewing-gum sugar free plein de crasses dégueulasses dedans dont sûrement de la gélatine de merde dedans. (mais le coca je compte bien entrer en cure un jour! Mais pour le moment SHAME NO SHAME).
  • Je ne SUPPORTE PAS LE GASPILLAGE (rappelle toi) MAIS je jette la moitié de mon maigre repas fruits de midi et du soir si j’en ai l’occasion depuis quelques semaines de nouveau, tellement j’ai la haine sur la nourriture (#crapule)
  • D’ailleurs, et pour clore le sujet Crapule, je déteste le mensonge. Que ce soit moi mentir, ou que l’on me mente, MAIS concernant ce que j’ai ingéré ou non je peux mentir comme un arracheur de dents.
  • Je suis un garçon manqué MAIS PUTAIN QU EST CE QUE JE KIFFE LES PAILLETTES!
  • Je suis profondément antimilitariste MAIS j’adore leur matos/fringues.
  • (déjà cité) Je suis végétalienne MAIS je mange une tranche de gouda le matin, et tu sais quoi? J’aime bien. Je la kiffe ma tranche de fromage.
  • Je favorise le durable, l’utile MAIS j’adore les ptits gadgets inutiles, et les beaux cahiers que j’ose pas utiliser, et les agendas alors que j’ai construit le mien, je peux pas m’en empêcher d’en acheter un ‘tient un agenda rien que pour le blog il est cool
  • Je ne suis pas du genre à m’encombrer du superflu MAIS mes valises sont toujours les plus grandes et les plus lourdes (bon y’a les livres aussi).
  • J’ai 26 ans MAIS j’assume dormir sur mon Doudou Phoque qui me sert d’oreiller et mon plaid doudou, qui me suivent partout, même en chantier.

Etc etc, si j’en ai d’autres qui me viennent en tête je n’hésiterai pas à te les partager, là il me faut terminer mon bagage (ahaha tient, justement!) pour la semaine à l’hôpital.

 

EHHH WAIIIIT dans le titre tu parles d’introspection machin???!!!!

Ouais, ben l’article à pris des tournures plus longues que prévues alors je ne vais pas t’infliger ça aujourd’hui, j’essaye de le planifier pour demain, je dis bien j’essaye! Sinon c’est pour la semaine, peut-être!
Mais je le laisse dans le titre, pour t’appâter mon petit moussaillon papillon pailleté!

Ah très viiiite!

 MAY YOUR LIFE
BE LIKE A WILDFLOWER
GROWING FREELY IN THE BEAUTY
AND JOY OF EACH DAY

– Native american proverb –

 

1er mai 2016
1er mai 2016, au diable le muguet fêtons les dents de lions! (galette post cramaillotte <3)

Ode à toi mon petit-déjeuner d’amour.

Jeudi 07 juillet 2016.

Coucou les Mouss’ Pagaillous!

C’est rigolo mais vu le nombre de brouillons que j’ai et auxquels je tiens, et la mise en page du blog qui commence à apercevoir le bout,  je ne pensais pas écrire cet article de si tôt.
Et pourtant tout un tas de raisons me pousse à le faire.

Oui j’ai mis la date, au cas où je devrais le publier demain si mon état m’empêche de l’écrire jusqu’au bout aujourd’hui. (et là je me rends compte qu’on est déjà le 12 ahaha, mais c’est pas de la procrastination je te le promet)

Donc disais-je, un tout petit tas de raison en fait :
Nous sommes le 07 juillet (édit. enfin le 12 juillet c’est aussi une « date ») * j’ai enfin re-bravé le froid matinal pour pouvoir le prendre en pique-nique dans le jardin * par pur hasard après je me suis rendue compte que le défi du jour du 30DMC était « suivre une routine matinale » * et que j’ai besoin de me ressourcer chez moi, et qu’il n’y a que ça qui me fait vibrer vraiment.

DONC PETIT DÉJEUNER MON AMOUR.

 

Oh mais ce ne fut pas toujours le cas, au début on n’était pas très pote, voir même intimes ennemis.
Enfant c’était sous la torture quand ma mère arrivait à me faire manger quelque chose le matin (en fait j’ai des tca depuis toujours) et elle à lâché l’affaire le jour où elle m’a vraiment forcée à balle de guerre et que j’ai littéralement remis cette tartoche en classe, devant les copains, ouais la honte (surtout qu’elle était au choco, je te parle pas de l’aspect!)  mais au moins j’ai eu la « paix » après. Ahaha)

Donc pendant des années, mon matin fut strictement réduit à un des bons cafés noir sans sucre et par après par l’ajout d’une clope ou deux, ou trois . . .  enfin bref, t’as compris le truc, super pas banana healthy comme on dit maintenant si on veut être in. (j’en reviens pas j’ai inséré le mot healthy dans le blog, vite flagellez-moi!)

Va nu pied
(02 juillet 2015 – 05h35) Va Nu Pieds (poil au nez)

 

Enfin rassure toi mon petit moussaillon papillon, cet article n’a pas pour but de te jeter la pierre si tu ne déjeunes pas, ou de te raconter tous les bienfaits que ça engendre point de vue énergie/concentration, qu’il faut prendre des eaux détox et faire 10 000 minutes de yoga et compagnie.
La méga-blogosphère déborde de sites là dessus. (et je ne leur jette pas la pierre non plus hein!)
Mais je pense que l’on est suffisamment bassiné comme ça durant nos journées, j’ai pas envie d’en rajouter une couche.
Non, mon blog se veut être un endroit où l’on se sent bien et où tout le monde est accepté. (haaan c’est beau la diversité!)

Je veux juste égoïstement partager avec toi, ce petit « moment plaisir »

Mais je te disais donc, notre histoire a très mal commencé.
Pour moi c’était le diable en personne.
Berk, rien ne pouvait entrer dans mon estomac tout barbouillé. L’idée même me rendait vaseuse.

Et ce pendant des annéééééées. (23 si on veut être dans la précision!)

Je ne suis véritablement devenue un hobbit membre du Breakfast Club qu’à la fac, lors de mon premier chantier de fouilles.
Bon maintenant ça remonte à 3 ans.
En fait, c’est parti de la constatation que c’était juste impossible d’aller bosser une matinée complète dans une grotte humide et froide sans rien avoir dans le coco.
C’est là que j’ai commencé.
Que j’ai attrapé le virus.
Au début avec des céréales crunchy machins choses.
C’était croquant, pas mauvais (je ne mettais pas de lait dedans).

12 juillet 2013
Et puis grâce à Laura je meurs pas. (édit, je tiens trop à cette photo que pour changer la légende!)

Et les copains de la grotte ils avaient bien compris que j’étais malade, alors comme y’avait quand même des matins chagrins point de vue estomac, ils (enfin en l’occurrence Elle) m’apportait au pied de ma tente de la safe food pour Captain, c’est à dire des ptits fruits
Et pour l’anecdote, cette photo a pile 3 ans aujourd’hui.
Puis j’ai eu la phase lait et où on le termine en mode choco froid (puisque les céréales avaient ces horribles pépites de chocolats) (je dis horribles car maintenant je suis en grand froid avec toute cette bouffe industrielle, j’ai rien contre un vrai muesli croquant fait maison, avec des vrais noix, du vrais chocolat etc.).

Mais bon faut un début à tout, et voilà.

Nous (le ptit dèj et moi) ce fut comme ça.

Et une fois le chantier terminé (snif), j’ai continué au kot (= maison étudiante en belch’), avec les mêmes céréales, et une autre sorte (de pétales de blé toutes simples si tu veux les détails)  et je variais d’un jour à l’autre, histoire d’en avoir des que j’aime plus et qui donc rendent ces matins là encore plus joyeux.

C’était bizarre, un repas que je ne « supportais » pas, devenait alors indispensable, alors que les autres repas c’était badtrip (#crapule) (même sur les autres chantiers au final, je misais tout sur le ptit dèj vu que les autres repas c’étaient vraiment la cata, mais à la grotte pour le fun fact, parfois le soir, je mangeais les céréales, genre en mode mono diète quoi, et personne ne disaient rien vu qu’ils étaient contents de me voir grailler quelque chose)

 

Et faut pas croire hein, moi qui était du genre à ce moment là à tout peser et compagnie, ben jte jure que leur portion de 30gr. de lilliputiens là,  ils pouvaient aller voir ailleurs si j’y étais. Je me servais un vrai bol. Ehehe.
Puis j’ai eu des prises de consciences alimentaires, à grandir, j’ai commencé à faire mon muesli moi-même, faire des porridge et tout. (mais je craquais quand même encore de temps en temps pour mon premier amour avec ces céréales, parce qu’en plus ça faisait Madeleine de Proust de la Grotte).

Malheureusement, y’a eu un petit hiatus à cause de la Crapule et on s’est retrouvé comme avec les autres repas en mode plus potes du tout.

Mais ça n’a pas duré très très longtemps car je me suis faite hospitaliser pour la première fois pour la Crapule à ce moment là.

C EST LÀ QUE SURVIENT ALORS LA RÉVÉLATION ULTIME DE MA VIE ET QUE LE PETIT DÉJEUNER A VIRÉ AU PAROXYSME DE LA JUBILATION QUOTIDIENNE.

Enfin pas directement.
( ahaha y’a toujours un « mais » dans ces histoires.)

C’est qu’à l’hôpital, tu peux toujours rêver pour avoir ton muesli.
Quedal c’est des tartoches.
DES TARTINES, t’imagines?Et pour moi le pain c’était de la bouffe de gallinacés.
Et bon, chui pas une poule quoi.
Et le choco et tout c’était genre de l’aberration totale, et le beurre aussi, non mais l’horreur quoi.
Il m’a fallu quelques semaines.
Puis j’ai découvert la confiture framboises.
Et là on sort le gros hashtag: bonheur dans le coeur.

Et à force de travail thérapeuthique, je suis arrivée à une structure alimentaire qui comportait TROIS tartines le matin.
Et fallait pas essayer de te mettre entre le petit dej et moi hein, on peut vraiment dire que c’est à cette hospit là que la véritable histoire d’amour a commencé, avant c’était que de l’amitié.
C’est la seule chose que l’hôpital m’aura amené.
Et des deux hospitalisations c’est la seule chose qui est restée.

Car oui, ça choque souvent beaucoup de monde, mais je continue à manger mes trois tartines le matin – en fait je choque systématiquement, en disant que « non mais je mange mes trois repas hein« , mais quand je dis trois tartines ils sont vraiment choqués, et du coup c’est vrai que parfois je me sens comme un petit monstre gargantuesque à manger autant).
Enfin breffons.

Et après la confiture framboises, c’est le gouda au matin que j’ai découvert.
(je souffrais/souffre de néophobie alimentaire entre autre, terme barbare signifiant simplement que ce que je ne connais pas = pas bon,  donc quand je dis découvrir c’est vraiment ça).
Enfin maintenant c’est va mieux de ce côté là avec le végétarisme limite végétalisme (« foutu en l’air » à cause de la tranche de gouda du matin justement),  j’ai outrepassé plus ou moins le truc et suis moins réfractaire de ce côté là, enfin soit, CAPTAIN TU T’ÉGARES ENCORE.

Donc confiture, gouda, et surtout surtout, l’association des deux.
(puis après j’ai découvert la pâte à tartiner spéculoos qui se marie aussi avec le gouda (et la confiot framboise! sisi je te jure! ), mais le spéculoos et moi pour le moment c’est redevenu la guerre).

9 octobre 2015 - en réserve.
Les petits bateaux du matin.

 

Et voilà.

Maintenant, mon méga trip c’est l’amélioration de ce moment de pure bonheur.
Mais avant de parler de cette amélioration, faisons une toute petite parenthèse

Au final, pourquoi bonheur? Pourquoi autant d’amour ?

  • Psychologiquement ça me fait du bien de me dire que je suis un peu comme une personne normale qui arrive à profiter d’un moment à table.
  • Je le passe égoïstement seule et il me permet de vraiment faire le vide et de m’apprêter pour la journée de manière sereine, en mode pleine conscience et tout.
  • C’est le seule moment qui peut durer longtemps et où de surcroit je mange et où je ne culpabilise pas de ne pas faire quelque chose de « productif » (bien que se nourrir le soit)
  • Parce que je mange des choses bonnes
  • Parce que quand je me lève c’est le seul moment où je ressens la faim et où donc je me dit que tout n’est pas perdu dans mon combat.
  • Et puis pour tout ça :

Quand tu le prends en mode pique-nique dans ton jardin (ou devant la fenêtre si t’as pas de jardin à proximité mais toujours en mode pique-nique hein)  entouré de la nature, sans un bruit, source ultime de ressourcement (je suis une lève très très tôt donc j’ai droit à ça) :

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Les compagnons

Les matins
Que la magie opère.
Ce ciel
2 juillet 2015 05h02

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Mon ciel, mon arbre, mon oiseau, au travers du carreau.

Un petit bonheur quand même

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Les piques-nique petit dej < 3 je ne vis que pour ça. Voir ta petite maison encore tout endormie.

Et encore, si je te montrais tout tu m’en voudrais de tant de beauté.

Et alors, just for fun, quelques « insta-moment » d’ici, de mon ancienne chaloupe, de l’hôpital, et d’ailleurs et puis je t’explique ma recherche d’amélioration éternelle:

 

Et je terminerai les photos avec une qui me tient particulièrement à cœur, celle-ci,
d’une certes très moche porte, mais c’est elle qui m’amène dans mon petit paradis de jardin pour bénéficier de toutes ces bonnes vibes que m’apportent la Terre lors de ces petits déjeuners au grand air. (avoue que ça fait un peu « Jardin Secret non? )

La porte du paradis.

 

Mais au final, comme je l’ai déjà dit quelque part sur ce blog, c’est un peu triste car une fois qu’il est fini je me retrouve toute chagrine
– sauf en cas de bad day (genre comme ces dernières semaines) , et où j’ai du mal à manger même au petit déj ce qui me rend toujours très triste car je perds mon seul moment où je me sens en vie-
et donc, chagrine car je passe à attendre que la journée se passe pour aller dormir et me dire « chouette c’est bientôt le petit dèj' »

Et aussi – et ça rajoute du bonheur à ce moment – je commence la journée non pas par ce sacro-saint petit déjeuner, mais par m’occuper de la tribe, ce qui est très gratifiant d’apporter du bien à mes petits compagnons, et donc, quand je passe à table, c’est en me sentant ivre de joie d’avoir rendu la smala heureuse pour une bouchée de thon ou de carotte.
C’est le bonheur de se sentir être quelqu’un de bien alors que c’est constamment la guerre dans ma tête à cause de la Crapule et que le restant de la journée je me sens minable d’être une bombe à fragmentation qui fait du mal à son entourage…

 

MAIS ET DONC, QU’ELLE EST CETTE RECHERCHE D AMÉLIORATION?

 

Et ben mon petit Moussaillon, c’est tout simplement ma folie obsessionnelle des tartinades!
Crème de noix (les fauxmages quoi), Curds (vegan) , confitures, CRAMAILLOTTE (oh mon dieu c’est la découverte de ma vie ça) et maintenant les crufitures (deuxième découverte de ma vie)!

Rien ne m’arrête je réinvente sans cesse les goûts et les combinaisons.
C’est un plaisir constant et une recherche permanente. (je te jure essaye du kiwicurd sur de la confiture framboise!).
Et comme je découpe en mille et un morceaux mes tartines, ça me fait mille et un petit bouts sur lesquels je peux changer de tartinade.
M E R V E I L L E U X n’est-il pas?
(enfin ceci dit le chipotage alimentaire n’est vraiment pas le must non plus c’est même plutôt emmerdant la plupart du temps, je n’en fais pas l’apologie c’est un truc typique de la maladie que je ne contrôle pas encore!!)

Et le tout homemade pour un plaisir inégalé.
Je ne te révèle pas tout maintenant sinon je m’autospoile pour des futures vidéos de Captain les bons Tuyaux! (si si rappelle toi ceci , et t’inquiète la suite arrive bientôt)
Mais je te jure que y’a pas un jour où je ne réfléchis pas, tel Jean Baptiste Grenouille, à l’association que je pourrai faire.

Et enfin, je terminerai là dessus, le petit-déjeuner, est entre autre, l’un des moments où je pratique la PLEINE CONSCIENCE. (c’est pour ça que j’aime le fait de le passer seule ou juste avec la tribe)
Où je prends le temps, en silence, de redécouvrir chaque matin, chaque saveur de chaque fruit/fleur/etc.
Où je retrace son cheminement jusqu’à moi, et me permettre de m’apporter du bien. (à moi qui ne sait me faire que du mal )

Moment où je dis merci à la vie, à la terre pour ce qu’elle nous offre.

Et pour ma tranche de gouda, qui, du coup ne fait pas de moi une « vraie » végétalienne(m’en fout j’aime pas les cases), je pense à la vache et tout ce qu’elle a enduré pour me la donner, cette fichue tranche.
Ce qui en fait un cadeau encore plus précieux, que je mange en connaissance de cause et TOUS les jours, j’ai une pensée pour cet animal.
De gratitude.
Et je m’excuse aussi.
D’être la cause finale de tous ses soucis.

Malheureusement, avec la Crapule, pour le moment je ne peux m’en passer.
Un jour je lui dirai adieu, mais là c’est pas le bon plan de continuer mes restrictions à la con.
Mais au moins, je ne suis pas dupe, et je savoure chaque centimètre carré de cette unique tranche que je m’octroie.
(et entre nous, tant mieux que je m’apporte un peu de « graisse »).

Alors voilà, mon petit déjeuner, en ce jour spécial du 12 juillet, je te dis merci de me faire sentir un peu en vie, un peu normale, de me faire oublier le temps d’un instant toutes ces crapuleries pour vivre un instant de Merveilleux.

(oui c’est une mini conclusion pour un si gros pavé!)

Sur ce les mouss, je vous souhaite un excellent petit déjeuner demain matin!