La mer, les pluies, le besoin, le désir, la lutte contre la mort, voilà ce qui nous réunit tous.

Discours de Suède (réception du prix Nobel 1957)
[ Albert Camus ]

Bonne nuit avec la Merveilleuse pluie!

 

 

La Bohème

 (Vendredi – 06h30 * édit. Dimanche – lundi (oui escargot rachitique encore et toujours!) )

Aya le selfie!
Position selfie assumée et non cachée, la mèche ébouriffée, pas de doute CAPTAIN à l’arrache IS BAAAACK

Yoho Moussaillon

(je viens d’allumer ma cigarette à l’envers, coucou j’essaye d’être discrète à la frégate (car il est encore tôt) et voilà que je vais intoxiquer leurs narines)
(il est 6h30 et le jour se lève à peine, c’est quoi ce délire? comment en un mois ça peut changer autant? :o )

 

Aouhm…

ALOHA!

Euh Ptain Captain y’a moyen de redébarquer comme ça, comme si de rien n’était?
Ben vi, mais t’as vu j’ai dit Yoho et puis Aloha! deubel‘ politesse!

Ouais mais t’étais où? Toujours en hospit? Ils t’ont fait des électrochocs ou quoi? Pourquoi que y’a rien qui est paru alors qu’à l’hôpital y’a que ça à faire?
C’est la rentrée t’as un plan d’attaque bloguesque?

Jahaha toujours en hospit!
Certains vont au club med chaque année, moi chui abonnée hôpital!
Et ici donc, durant trois semaines, du 17 au 07 si tu veux toutes les précisions petit curieux.
Et si t’as pas suivi, avant j’étais une semaine en Bretagne et en Dordogne. (Mais j’avoue que je n’ai pas vraiment eu le temps de vous en parler vu que j’étais admise le lendemain du retour!)
Alors bien que j’ai appris que justement une des unités spécialisées en TCA à Bruxelles (où je ne compte pas foutre les pieds) utilise justement les électrochocs, naaaon je n’en ai pas eu.
Du moins pas des vrais.
Des de la vie ça oui (comme le redoutable, l’affreux jojo qui fout les jetons « syndrome de renutrition » mais qui aurait tendance à te repousser en arrière. …)
Ou des petits déclics (j’ai enfin mes dates de formation et je compte bien avoir un cerveau on the top pour y aller), appelle ça comme tu veux.

Là je suis de retour à la Frégate, après un mois d’absence, et c’est chaud de se sentir chez soi.
Les deux humaines ont avancés, moi dans un autre sens, c’est un peu tendu, oui j’ai peur de perdre le peu de progrès que j’ai fais en restant ici, mais tout va bien madame la marquise, la coque est juste trouée.
(Edit. au bout du 4ème jour : mouais ou pas. ..     il va falloir que je trouve ma frégate à moi de moi pour sauver ma peau et mes os!)

Et alors, pas d’articles, ni finalement de vlog, car
→ 1° La carte SD de mon portable est « frelatée  » beaucoup des images prisent sont inutilisables car à moitié bouffées par un cadre gris ou des couleurs bizarres sur une moitié et je n’avais qu’elle sur place malheureusement ;

→ 2° J’ai profité d’être de nouveau à la Capitale pour La voir, voir les potes, faire des tours car j’avais sortie illimitée tant que je prévenais et donc j’en ai profité, après mille ans sans y être restée vraiment.
Bien que j’aime ma campagne hein mais ça m’a fait du bien de reprendre le tromé et ce genre d’enroules.

→ 3° Chose merveilleuse, je me suis remise à la création avec mes dix petits doigts, alors que l’ancien hôpital (le vilain traumatisant) m’avais complètement coupé net tout idée/envie de création.
Donc encore une fois,  j’en ai profité pour bricoler un petit peu, avec les moyens du bord. C’était drôle (j’ai piqué pas mal de truc, genre je peux me faire un déguisement complet de médecin maintenant! Ou de fou! Merveilleux!)
Et donc, il me restait peu de temps à passer derrière mon écran, et puis, je n’en ai pas eu envie, l’idée de la coupure de tout est venue toute seule et m’a fait du bien.
Vraiment.

Parce que la blogo, même si elle a des côtés géniaux, des gens géniaux (d’ailleurs cassedédi à Aileza qui s’envole vers d’autres aventures! Et les autres mouss que j’aime et qui restent!) (tient faudrait que je fasse une blogroll comme qu’on appelle ça) et tout et tout, y’a un côté un peu casse bonbons.
(dans l’original j’ai mis roubignoles)
Toujours les mêmes sujets, qui reviennent chaque mois, chaque saison, et zyva les freebies et autres planners printables (coucou je déforeste!), alors que le plaisir est de prendre sa latte et de la faire soi même (- « Oui mais j’ai pas le temps », « puis ces ananas c’est trop booooow » et oooh le beau flamand rose-)
Le temps ça se prend.
En lâchant son écran, en arrêtant de poser ses lunettes à côté d’un bord de ton macbook pro pour faire une photo P A R F A I T E, sur ton article parfait, sur les 10 trucs pour réussir le titre de son blog, ACHTUNG au SEO (oui j’ai appris un nouveau mot), et puis puis « look un peu mon Bujo, tient t’as vu j’ai un leuchteusérummachin avec une couleur P A R F A I T E » , « viiiiite mes washiiii tapeeeeee, faut que je note mes matins miracles » (ouais pour une fois j’ai pas gardé l’anglais, question de péjoratif tu vois), et attention c’est la rentréééée! « 10 astuces pour être au top à la rentrée après les vacances! »

(coucou je redécouvre la blogosphère, l’année dernière je n’avais pas internet à cette saison-ci)

( 1. Va te coucher tôt, 2. N’achète rien tu as déjà tout, 3.Non tu n’as pas besoin d’un nouveau outfit, ton armoire déborde, cesse donc ces haul (c’est comme ça qu’on dit hein?) , 4. Pas la peine de préparer des bonnes résolutions (faut arrêter de taper ça à chaque saison), 5. Pareil pour les challenges, 6. Naaaaon on parle pas d’organisation, 7. Pas la peine de nous dire que le blog n’est plus en vacances et qu’il reprend son rythme effréné où tu vas patiemment rédiger et PLANIFIER dix milles articles, 8. CA va on a compris que juillet et août sont passés, 9. Une remâchée que je te laisse imaginer, 10. Ma bucket liste pour l’automne.)etc etc.

(coucou je redécouvre la blogosphère, l’année dernière je n’avais pas internet à cette saison-ci)

Car oui, une fois les premiers jours de septembre passés, on pourri littéralement mon groove avec l’automne.
J’entends par là que c’est ma saison préférée, mais qu’en général c’est toujours avec effroi que je vois les fils d’actus et autres trucsmunch pinterest où c’est la folie avec les feuilles mortes et de nouveau les latte pumpkinisé et autres HEALTHY MACHIN BROLE ADAPTE A LA SAISON, de nouveau des buckets machins avec on the top « sauter dans un tas de feuilles ».

Du coup je suis emmerdée. Je peux pas parler de ma saison. Enfin si je le ferai quand même. Car en 2016, jlai tagué dans mon cerveau « l’automne du renouveau » (cf. Crapuleros) et chui genre archi prête pour faire la fiesta à l’équinoxe le 22, youhouuu.
Si quelqu’un veut venir festoyer avec moi, vous êtes tous les bienvenus dans ma frégate.

Captain tu craques là, ça va?
Mea culpa.Parfois faut que ça sorte.
Et je jette pas de pierres hein, si jamais quelqu’un s’y reconnait ou écrit parfois/souvent des articles du genre, à chacun sa vision du blogging, de son blog, qui reste un endroit où l’on doit se sentir bien dans ses baskets, pardon, dans ses stan smiths.
C’est juste que parfois …  trop c’est trop. Et oui, on craque.

Donc, concernant le plan d’attaque spécial rentrée c’est naaaaon.

Je viens de rouvrir HC, (wé j’ai même pas lu de blog pendant un mois quasiment) mais je viens de vite voir que la blogo tournait folle avec la rentrée. Comme elle tourne folle avec : chaque nouvelle saison, noël, le début de l’année, les grandes vacances, puis que chaque événement à droit à son nouveau planning, to do obligatoire, les mêmes questions existentielles qui reviennent chez tout le monde. Chaque mois voit sa ribambelle de mêmes articles revus et rerevus.
J’ai déjà annulé des brouillons car en un coup y’avait un milliard d’articles sur un sujet. Mais comme je suis du genre à prendre mille ans pour en écrire un, ben j’ai pas envie que ce soit noyé dans la masse.
Et oui moi aussi j’ai des rendez-vous sur le blog, que je loupe une fois sur 4, que ces derniers temps je me rends compte qu’à part les états d’esprits du vendredi ou parler crapule, ça n’a pas vraiment été très varié. Je m’en excuse d’ailleurs.
Mais je me voyais mal te parler de la monotonie de la frégate. Même si j’adore la cat’s tribe, pour le reste c’est très ronron.
Mais cette année ça change, avec ma formation, un job en vue, un atelier multidisciplinaire artistique, mes propres projets qui ont repris, etc etc.
FINIT L ENFERMEMENT DANS L APPARTEMENT.
Bref jvais avoir à causer et à montrer (et non je n’irai pas lire l’article de Tuxedo (? j’ai pas été vérifier son nom sorry) sur « comment bien faire un tuto » taratata.

Puis ouvrir de temps en temps une gueulante pas méchante. Ca fait toujours du bien.
Mais pas sur l’actu, ça c’est toujours hors de ma portée, je m’en éloigne comme de la peste et je vis très bien en mode youkou déconnecté.
Je choisis les contenus que je veux voir et le reste, Khallas comme on dit.
Je n’ai appris que très très récemment, les mots Burkinis, Pokemon Go et consorts.
Oui oui, ma petite planète est un lieu merveilleux préservé de toutes ces conneries et débats stériles.
Ouf.

Alors naon.
Pas de plan.
Pas de prise de tête et je ne pense pas que je saurai rattraper ce mois de retard sur les blogs que j’aime (MILLE FOIS DESOLEE POUR CA) mais reprendre encore une fois à partir de maintenant.
Donc on continue en mode yolo HASHTAG OULA LE VILAIN MOT HASBEEN.

Bon et sinon l’hospit, t’as grossis ouistiti?
Ah zyva, c’est moi qui dit ouistiti.
Et t’as cru lustucru? (je voulais mettre lustucru pardon)
Oui j’ai G R O S S I S.
Je me suis gavée comme un petit cochon afin d’avoir des résultats VISIBLES pour qu’on me foute la paix le temps que je trouve enfin le vrai rythme que je cherche depuis ces trois semaines.

Hein?
Je me suis mise en mode petit robot, je sais pas comment j’ai réussi à le refaire, mais il le fallait pour que le Caporal Maman me foute la paix à mon retour (ÉCHEC ELLE ME PREND LE CHOU QUAND MÊME), donc je risque de reperdre UN PEU, car mes « meal plan » sont vu et revu chaque semaine, adaptés, et encore maintenant je suis en pleine phase de laboratoire.
Mais pour être honnête, je suis passée des portions de moineau, à celle d’un merle (bon si maintenant tu me dis que le merle est vorace, trouve moi un autre volatile).
Bref on dit bravo!
Mais je suis heureuse ceci dit.
La semaine viking et l’hospit successive, m’ont permis de casser des rituels à la con, d’arrêter mes monomanies alimentaires,et d’être un peu plus yolo spontannée sur le miam-miam.
Ce qui, à terme, et qui commence déjà plus ou moins, va me permettre d’être en totale adéquation avec mon éthique profonde, comme manger de saison (hors justement mes monomanies en général me faisaient manger hors saison et énormément culpabiliser, parce que ça vient de loin, que coucou mon empreinte écologique pourtant réduite en prenait un fameux coup avec tout ça. Etc, etc.

Donc on creuse encore un peu, moins, disons qu’on se cherche. On se fait des frayeurs. Mais on y va piano piano car rien ne sert de courir, mieux vaut prendre son temps et installer une base solide que de gonfler en un coup, bader et rechuter encore pire.

Et bref, comme je n’avais que trois semaines en institution, j’ai égoïstement pensé à moi avant tout le reste.
J’ai pas fait les micro capsules (mais ça c’est surtout à cause de cette stupide carte sd :( ) et puis et puis, y’avait du monde partout, aucun endroit où être seule et papoter sans honte devant un selfischtik‘.
Même dans la chambre (où j’étais très peu à part pour le dodo).
Mais maintenant que je suis de retour et que j’ai encore trois semaines libres, je vais pouvoir reprendre tout ça et de manière correcte car le vlog fait à l’hôpital est, je le répète beaucoup trop long!

Et donc, pas d’excuses? C’est pas très blogprosympa tout ça!
Ben non, car c’est mon lieu de plaisir.
L’extension de ma frégate et de mon cerveau et voilà.
Je pense que je ne serai jamais une assidue du post.
Que non je n’ai pas de jour prévu pour publier, que non je n’en programme pas toute une chiée à l’avance.
Je préfère ma casser la binette à écrire pendant trois jours UN article et le publier ou non à ce moment là. Comme celui-ci, commencé vendredi et on est lundi.
Mollo biscotto.
Je devrais rajouter dans l’en tête du blog la phrase leitmotiv de l’état d’esprit de la frégate :

breathe smile and go slowly

Je vis au jour le jour, encore plus maintenant vu que j’ai un peu de lâcher prise alimentaire. Donc certaines choses secondaires et non vitales vont sûrement passer au second plan.Mais ce n’est pas contre toi cher Moussaillon Lecteur, j’ai beaucoup de respect pour toi, merci de lire mes âneries et t’inquiète que j’ai des choses à raconter pour les prochains jours/semaines etc.

Mais je ne t’infligerai pas les posts en retard, peut-être juste à la fin de celui-ci les trucs sympa du mois d’août, car pour la première fois depuis 3 ans le début de ce mois fut passé hors hôpital!
Et alors je te laisse un melting-pot de photo de l’hôpital, celles que ma carte à bien voulu me laisser safe.

Mais pour le reste, ON VA DE L AVANT, PAS LA PEINE DE REVENIR EN ARRIERE.

J’emmerde hier, je dis coucou à l’Heure H et à tout de suite demain. C’est tout.

Et euh, je flash ou tu as changé la mise en page comme ça avant de republier?
Bé oué. J’aime bien changer au rythme de mes propres changements. C’est ainsi.

Un mot pour la fin?
Jvous aime.
Merci du soutien.
Et …

WELCOME BACK IN THE FRIIIIGAAAAAAATE.

 

Bon aller, la carte sd m’a laissé quelques photos non bouffées par des des trucs chelous. Pour les explications, se référer aux légendes. Aya la fégnéasse!

A bientôt pour la capsule vlog crapule et une autre surprise mouahaha.

Tu sais que tu es sensée poser une question afin de faire interagir tes lecteurs?
La petite voix, cesse donc.
Je sais.
Tout comme je devrais référencer et tout.
Mais t’as pas compris qu’ici, on s’en fout un petit peu de tout ça, de pas être le blog in le plus lu de tout les temps?
Au moins pas de pression!
Mais en un sens tu as raison.

COMMENT VAS TU MOUSSAILLON DEPUIS UN MOIS? Dis nous touuuut.

Magie et merveilleux sur toi, et à bientôt petit matelot!

Une vie de moussaillon d’eau douce #2#3

Partager ici votre histoire me dit WordPress. ..

Allons y les mouss, toutes rames dehors!

Et comme j’ai été absente, c’est deux semaines pour le prix d’une!

Par contre, malgré que je sois à l’hôpital et que je n’ai « que » ça à faire, ben figurez vous que j’ai énormément de mal à ouvrir mon pc et blogger où autre. Même ma boîte mail subit des désagréments du styles vingt milliards de messages non lu.

Je pense que c’est dû à mon petit voyage bien loin de toutes ces technologies, avec en plus un retour en arrière dans le temps, donc difficile de revenir et de se reconnecter surtout quand on passe d’un endroit surréaliste (les camps vikings) à un autre (l’hôpital glauque), donc voilà voilà!

Ceci dit, j’ai fait le vlog sur la crapule hier, mais à force de me faire causer avec vos questions qui englobe pas mal la pathologie, ben la vidéo dure plus de 40 minutes, donc c’est inregardable, donc je vais recommencer en scindant et aérant, et faire plutôt alors des micros vlogs, ponctués d’une connerie ou l’autre pour alléger un peu ce truc. Bref, le travail est en route!


Une vie de Moussaillon d’eau douce. #2

Lundi huit août deux mille seize
État de fatigue incommensurable et ce dès le matin. Ma mère qui parle de mon teint pâle et d’un éventuel retour à l’ancien hôpital. Lieu de tous les cauchemars. Ouvrir une saison en enfer au hasard, tomber sur « adieu ». Quid de la semaine? Bretagne -Dordogne ou sonde dans la narine ? M’en fout j’ai fait péter la tente pour les étoiles. Ils ne m’ont pas eu cette année ! J ai gagné! Et attendre ce moment pour lire une lettre colis.

Rimbaud, une lettre colis, les bougies, quand le soir devient bonheur.

Mardi neuf août deux mille seize
Chill devant la tente avec Darwin et puis découvrir l’immense St Luc et ses recoins glauques. On va encore si amuser dans les couloirs. Sortir apaisée de là, « Pouet Pouet » est un super psychiatre, et bonne surprise je vais pouvoir combiner le voyage en France et l’ hôpital APRÈS. Ouf yes ýuppie youhouuuu !

Neuf août deux mille seize.
Yeah les sanitaires bien glauques!

Mercredi dix août deux mille seize
Dernier matin bivouac avant de partir. Entretien de famille qui tourne en Chernobyl, qui fout tout à mal à la frégate; je n’arrive même pas à faire mes valises avant deux heures du matin alors qu’on part à 6h00

Dix août deux mille seize
Jte présente Edgar ma peau de mouton!

Jeudi onze août deux mille seize.
L.I.B.E.R.T.É.   C’est le seul mot.
Liberté pré-enfermement (17 août).

Onze août deux mille seize.
Quel bonheur de s’endormir et de se réveiller dans cet univers si proche du mien!

Vendredi douze août deux mille seize.
SAINT MALO : LA CITE DES CORSAIRES  HELL YEAAAAH.

douze août deux mille seize
Oyé matelot rhino!

Samedi treize août deux mille seize.
Départ nostalgique de la Bretagne. Mais joie et bonheur de partir vers la Dordogne!
Voyage atroce sous la chaleur pour finir avec le début de mon immersion dans le monde viking.

treize août deux mille seize
Le micro ascenseur!

Dimanche quatorze août deux mille seize.
Mon pain a pourri, génial … et mes petits déjeuner restants alors? :( Nuit dans la voiture dans un parking perdu d’Issigeac. Même pas peur!

Quatorze août deux mille seize.
A Issigeac on ne rigole pas avec le jambon pour le banquet. Et ça a cuit dès le matin, jte jure, la journée dans les odeurs de bidoches je m’en souviendrai!

 


Une vie de Moussaillon d’eau douce #3

Lundi quinze août deux mille seize.
Éreintée de ce voyage dans le temps, mais forcément heureuse. L’hôpital commence à entrer dans mes pensées et je me demande comment je vais faire pour combiner le retour et l’admission et les valises à défaire et refaire pour trois semaines.

quinze août deux mille seize
Castrum les Pommiers qui voit débarquer une petite bande de joyeux vikings. (début des installations)

Mardi seize août deux mille seize.
Heureuse de cette escapade, mais là maintenant, tout de suite (12h01 dans la voiture du retour), je me sens comme un bibendum. Dommage que « ça » vienne gâcher tout.

Seize août deux mille seize
Et pour le dernier petit dèj, on fait péter le pique-nique devant le château, à la belle étoile comme d’habitude et lampe frontale!

Mercredi dix sept août deux mille seize.
Même pas le temps de profiter de la frégate, il faut refaire ses valoches pour trois semaines d’hospit’. Admission à 16h à St Luc à Bxhell, départ 15h de la frégate.
Endroit bien glauque.

dix sept août deux mille seize

Jeudi dix huit août deux mille seize.
J’espère vraiment que je vais m’habituer à cet endroit. Il est juste flippant quoi.

Dix huit août deux mille seize

Vendredi dix neuf août deux mille seize
J’ai perdu le chausson de Mimi en chemin entre deux examens rapprochés. La poche de ma ceinture ouverte … j’ai mis tout l’hôpital en branle, j’ai tout fouillé, et je n’ai retrouvé que le sachet avec le bon du magasin.
Ma mimi ..

dix neuf août deux mille seize

Samedi vingt août deux mille seize.
(#starseeds). Aujourd’hui je me sens bien, sereine, c’est chouette. Je déguste cet état là!

Vingt août deux mille seize

Dimanche vingt et un août deux mille seize.
Oh le bad. Alerte au gogole. Mais tout va bien. C’est pas un collapse qui ruine une vie. Ni une hospit, ni une semaine.

Vingt et un août deux mille seize

 

Et en cadeau bonus, si tu te demande à quoi ça ressemble un Captain en mode photographe qui doit suivre des vikings sous la chaleur:

Captain photo reporter!

 

Bon allez, je vous laisse mes petits mouss’, je m’en cogiter à comment vloguer la crapule de manière moins tradi et plus rigolote, car là les 43 minutes ne me conviennent pas!

Que penses-tu de « micros » capsules (ouais je mets des guillemets parce que bon, micro quand il s’agit de causer, tu sais bien que c’est en général pas micro du tout) qui associerait une question et un truc rigolo ou un aspect de l’hôpital? Parce que des trucs marrants ici y’en a, même si ça m’obligera à reprendre mon portable et compagnie (jtavoue que d’avoir fait de la photo de manière intensive pendant 6 jours, j’ai juste envie de faire une pause de ce côté là) => warning captain ne sait plus rien faaaaire.

Une vie de Moussaillon d’eau douce #1

Hey bien l’bonjour Les Moussaillons!

Et ben et ben, quelle matinée je n’en reviens pas. Je viens de terminer le ménage (11h52), alors que j’ai commencé vers 6h00, mais à chaque fois une nouvelle chose se rajoutait, c’était un peu fou, et tout ce que j’avais prévu pour la matinée est fichu par terre. Comme notamment cet article, qui devait être publié bien plus tôt, je n’avais plus qu’à le relire, mettre les liens bien comme il faut, bref quelques babioles.

Mais bon c’est la vie, et encore une fois je pense que c’est un coup de la Crapule qui m’a fait tout poutzer ainsi. Et pourtant, je suis réveillée depuis 3h30 du matin.

D I N G U E.

Et tant que je suis à parler de temps qui court, file, galope, ceci est sûrement mon dernier article avant la semaine prochaine.
Car en plus de subir cette temporalité qui s’évapore je ne sais où, je suis tête en l’air ( narmol, ce sont les nuits des étoiles filantes! ), et ben je me suis rendue compte que je partais mercredi pour la Bretagne et la Dordogne dans le camp viking!
Et qu’avec mon week-end qui a été full, et mes rendez-vous d’aujourd’hui et demain(à préparer) ainsi que mon empaquetage pour l’aventure du mois et deux trois babioles à terminer avant le départ, tout ceci ne me laissera pas beaucoup de temps pour la blogo!

Maaaais ça promet des choses à mon retour.
-Le fameux vlog crapule.
-Un ptit compte rendu d’Esperanzah! quand même.
– Puis ma découverte de la Bretagne
-Et cerise sur le gâteau, une immersion en reconstitution historique !

Breffons mes moussaillons.

Je te présente donc mon nouveau projet, « Une vie de Moussaillon d’eau douce » qui associe mes deux passions communes, mes deux moyens d’expressions les plus évidents pour le moment : l’écriture et la photographie.
(Et quoique qu’avec les vlogs je vais commencer tout doucement à me mettre à parler, oh mon dieu t’es pas sorti de l’auberge, ou plutôt de la frégate) mais aussi ce besoin de garder une trace du passé, ou même juste des instants.

Alors on associe comment?

Il faut malheureusement partir du postulat que je n’ai jamais réussi à tenir un « journal » en tant que tel.
J’écris par-ci par là, sur des bouts éparses de papiers dispersés.
Ou sur mon ordinateur quand le besoin est pressant.

En me baladant sur mon fil d’actu d’Hellocoton, je tombe un jour sur l’article Kairos de d’Angie du blog Le Jolly Roger.
Tient tient, elle y présente son projet remanié du « One line a day » et du 365project (que je n’ai jamais réussi jusqu’au bout!)
Le « One line a day » est à la base un cahier vendu.
J’ai failli l’acheter il y a quelques années, puis le prix m’en a dissuadé, et je n’ai jamais pris le temps de le faire avec mes propres bricoles.
Pour les mouss’ qui ne connaissent pas, il s’agit d’un principe assez chouette, où il faut écrire chaque jour une phrase, et ce durant 5 ans.
A la fin on obtient donc 5 ans de témoignage sur sa vie.
Alors le beau cahier qui te revient à 17,50€ (et qui ne dure pas les 5 ans …) est bien fait, disons que chaque 1er août par exemple, il y a 3 espaces différents, donc sur 3 ans tu peux écrire ta phrase anecdotique du 1er août.
Avec réflexion, je me dis que c’est con. Que finalement je préfère une suite chronologique, jour après jour, années après années, donc l’arranger moi-même me paraît d’un coup plus sympathique, et ça tombe bien, j’ai plein de cahiers qui n’attendent que ça.

J’aime l’idée de conserver une trace, car je viens d’une famille à trous, où l’on ne sait pas grand chose, et je trouve ça dommage, tandis que là, dans quelques années, je pourrai ressortir mes ptites notes et en rire avec qui sera dans ma vie à ce moment là.

Et ce que j’ai aimé chez Jolly Roger, c’est l’association du 365P (projet photographique où il faut faire une photo par jour).
J’avais déjà essayé de le faire, mais je sais pas, la sauce n’a pas pris, et pourtant chaque jour je prend une tonne de photos, souvent liées petits aux évènements de la journée, que ce soit anodin ou non, avec justement ce besoin de capturer les instants pour me souvenir.
Malheureusement je ne sais pas vraiment les imprimer, et ici aussi, pour ce projet, j’aurai bel et bien un cahier, histoire d’avoir un truc palpable dans les mains dans quelques années, mais je ne peux me permettre d’imprimer une photo par jour. C’est que ça coûte ces conneries là!
Et comme je suis une chieuse et que c’est mon blog, et ben tous les lundi tu subiras l’histoire de ma vie version roman photo!

Mais t’inquiète, car justement, le but n’est pas de s’étendre sur sa journée vu qu’il ne faut écrire qu’une phrase, et c’est là que l’exercice devient intéressant pour moi, apprendre à être concise. Donc en plus de ça, c’est un petit challenge, oh yeah.

Et bref, je trouve que je suis dans un moment de vie où c’est intéressant de garder une trace, mais genre vraiment quoi.
Je crois que c’est pour ça que je réécris beaucoup, que je documente tout. Un truc de fou.

 

Bon allez, je te laisse avec ma première semaine (et jvais planter ma tente pour enfin passer une nuit dehors pour les étoiles filantes depuis deux ans! ) :

 


Lundi premier août deux mille seize.
J’aime bien quand le mois commence un lundi. Dans l’après-midi je suis allée voir chez Betty avec mon premier pain d’épices et du lait d’amande fruité. Elle n’était pas là alors j’ai été racheter des fraises et sur le chemin j’ai croisé un chien Billy et sa propriétaire Lucie. Très gentils tous les deux. Et comme convenu sur le mot, je réessaye Betty demain.

Ma vie de moussaillon - Lundi premier août.

Mardi deux août deux mille seize.
Je suis retournée chez Betty, qui n’a pas ouvert. Tant pis, la maison gagne un pain d’épices et du lait fruité que personne ne mangera/boira je parie.
Tout le monde part en vrille ici, heureusement qu’il existe des coins cachés de la Poste pour fumer dehors, seule, loin du tumulte.

Ma vie de moussaillon - Deux août deux mille seize

Mercredi trois août deux mille seize
Malgré que je me sois jurée de ne plus rien organiser en mode magique ou de faire à manger pour leurs fêtes, je me retrouve quand même à tout décorer à six heures du matin de fanions cachés dans les armoires et frigo, préparer des petites surprises, etc.  et à sortir en pyjama pour aller à la boulangerie leur acheter une crasse pour le petit déjeuner. Shame-no-shame!

Mercredi trois août deux mille seize

Jeudi quatre août deux mille seize
Après un réveil à deux heures du matin en mode wtf, je passe trois – quatre heures dans le jardin sous une tonne de couche et ma peau de mouton sous les fesses, pour petit déjeuner tranquillement et enfin réécrire au propre la lettre pour Marie en compagnie de deux limaçons qui ont dégueulassés ma couverture de pique-nique. Mais c’est pas grave, je squatte bien leur spot donc ils sont les bienvenus chez moi!

Jeudi quatre août deux mille seize

Vendredi cinq août deux mille seize
Crapule de merde qui me fait marcher, encore et encore. C’est pas grave, il fait beau, la campagne est belle. Et puis on se ramasse des trombes sur la cabosse le seul jour où on sort sans manteau et capuche! Yuppie :)

Vendredi cinq août deux mille seize

Samedi six août deux mille seize
Petite sortie imprévue mais nécessaire pour décanter de Pierre Richard (-Aka le psy, cherche pas c’est pas son vrai nom -) , trouver le temps de se poser pour commencer le compte rendu pour le rendez-vous de mardi, et se replonger dans deux ans d’horreurs. Aie Caramba!

Samedi six août deux mille seize

Dimanche sept août deux milles seize
S’échappe en dernière minute à Esperanzah! . Très peu de photos pour que ça reste bien ancré dans ma mémoire, mais avec des prises de notes à la volée de ce qui m’entoure. Et une découverte, Borokov, et danser, et les confettis, c’est gai de se sentir en vie.

Sept août deux mille seize

 

Et voilà, c’est là dessus que je te laisse!
A dans approximativement une semaine :)
Que la magie et le Merveilleux soit avec toi !

 

*THE HAPPY MONTHLY LITTLE THINGS*#JULY2016

∴ Le Merveilleux est partout ∴

Les petites choses chouettes de juillet!

Mon pull de grand père – Le pique-nique sur les lits des urgences – En revenir alors qu’on était partie sans savoir pour combien de temps on allait rester -Voir Cassiopée à un moment très dur où j’étais dans l’obligation de boire un peu de fortimel (alors que ça faisait des lustres que je ne l’avais plus vue) (et que je n’avais plus touché à un horrible forti) – Se sentir adulte en remplissant pour la première fois sa déclaration d’impôt seule – Les MYRTILLES (congelées – fraîches – dans des sojades glacées) – ma première crufiture (aux myrtilles évidemment) – Les petits déj’ dehors plus fréquents (avec les campagnoles qui font les cons) – Le 30 D challenge + ressourcement qui va se poursuivre en août et dont je vois quelques bénéfices maintenant – CANNELLE PARTOUT- Mon souper d’anniversaire (aux myrtilles évidemment) – la redécouverte de Spotify et s’offrir le luxe d’un compte premium – Les petits pains au lait découverte du mois- Chillez avec Gucc’ devant les ratous la veille du départ – Redécouvrir les joies de l’écriture – Les ascenseurs de l’hôpital parfaits pour faire des selfies débiles à toute heure du jour ou de la nuit – les matins à l’hôpital – Un jour de chocotte se faire un vrai goûter en y croyant très fort – le couloir des urgences qu’on devait emprunter pour aller fumer tôt le matin et en soirée – les trucs chelous qu’on croise dans les couloirs de l’hôpital – Nurgul et ses fruits (qui m’ont sauvé la vie) – Le spot magique du 24 juillet – faire son café dans la salle de bain pour ne pas réveiller A. – L’aventure humaine extraordinaire de l’hôpital – écrire en buvant du café et en fumant comme un turc – le délire des vlogs – Marie – La barquette de crudités ou le bonheur à 80 centimes du resto de l’hôpital – reboire un lait fraise – Le visuel de la mousse de lait du café de C. – Retrouver les poilus –  Oser retourner chez ceux que je considère comme mes grands-parents – ma montre d’infi – mon sac ours – mes grigris transportables – Darwin et son chou – Une montre comme cadeau en retard d’anniversaire de moi à moi – Les matins tous doux – Prendre son courage à deux mains pour écrire un mot à Betty pour aller lui rendre visite demain avec mon premier pain d’épices – Ne pas gaspiller ses bocaux presque vides mais qu’on ne sait pas avoir le fond en y mettant du lait d’amande – …

Et alors avec cette dernière photo je te présente une solution anti Gaspi.
(Au cas où tu ne la connaîtrais pas/ n’aurai pas encore oser de peur de … )
On bad tous quand on arrive à la fin de son pot de confiture/tartinade.
(encore plus quand il est fait maison mouahahah)
(enfin maintenant tu connais mon amour inconditionnel pour mes petites confiots du matin)
ET que donc pour moi, mais je suis sûre pour toi aussi,  c’est horreur malheur, panique pire que titanic, quand arrive l’heure où le couteau n’arrive plus à choper le précieux sésame sur les parois et/ou dans le fond de ces cavités qui ne servent à rien à part t’énerver, ni la ptite cuillère, ni la grande, ni la fourchette, ni la maryse,ni la truelle ne peuvent faire quoique ce soit et que tes doigts sont trop courts (et que pour tartiner après c’est pas le top)
Ils sont déjà suffisamment collants comme ça même en utilisant le dispositif adéquat.(hashtag: je ne sais pas manger proprement mais c’est pas de ma faute c’est celle du découpage alimentaire et qu’il me faudrait un scalpel pour faire un travail de recouvrement précis).
Bref on a tous vécu ce cauchemar, et comme on est des gentils colibris, on ne veut pas gaspiller parce qu’en plus c’est de l’or en bocal.

Ben la solution elle est toute bête, j’ai pas inventé la poudre, tu l’as peut-être fait avec du Nutberklla, et ben c’est mettre un peu de lait dedans
(végétal, genre amande)
(sans vouloir te commander),
t’es pas obligé d’en mettre jusqu’à ras bord sauf si l’envie t’en pends et que tu es féru de laiterie!
Tu washotes bien le truc en te dandinant sur de l’happy folk,
Tu mets une paille (genre les petites des berlingots comme ça tu peux refermer le bocal avec la paille dedans, pratique quand tu nous tiens) et si t’es un valeureux guerrier tu le bois en entier à la fin de ton petit déjeuner pour faire le plein d’énergie (surtout si t’as choisi l’option lait végétal) et si t’es un escargot rachitique poule mouillée pire que marin d’eau douce, ben tu le mets au frigo et tu le sirotes en deux jours.
Un petit coup par-ci, un petit coup par là.
C’est bon!
Non c’est pas trop sucré dégueu (surtout si ta confiture/curd/gelée est homemade) et c’est meilleur qu’avec de la grenadine et le goût est moins prononcé que de ce faire un vrai lait-fruits.
Ça donne juste la petite nuance délicate à ton lait!
Avec mon kiwicurd c’était juste parfait en tout cas!
Bon, je sais je ne suis pas la première à y avoir pensé, mais je partage quand même!

T’avais déjà essayé moussaillon?

Bon et sinon nous voilà donc en Août!
Et merveilleux il commence un LUNDI, j’adore, c’est plein de bonne augure tout ça!


Pour ce mois-ci, je décide, sans me mettre de pression, on reste dans le keep cool, khallas si ça ne fonctionne pas on ne force pas :

  • Reprendre le 30DMC, que j’ai stoppé avec l’hospit.
  • Continuer mon voyage au pays du « je me ressource chez moi » qui commence à devenir intéressant (mais qui n’a pas fonctionné du tout à l’hôpital alors qu’à la base j’y allais pour ça)
  • Un nouveau type d’article va faire son apparition, mais pour ça faut attendre lundi prochain!
  • Supprimer ce brouillon sur l’introspection, parce que a) j’ai vu que y’en avait eu à foison depuis que j’ai le brouillon (avant mi-juillet wesh le poids de la honte sur les épaules), b) que je l’ai recommencé 5 fois, donc faut pas pousser bobonne dans les orties (surtout si elle est en short), il viendra quand son heure sera voulue, quand j’aurai une transcendance de style eucharistie sur le bazar.
  • Mettre à jour le menu et les widgets (hum objectif sensé être fait à l’hôpital … mais bon tu vois, pas de pression, on ne se tord plus la rate au court bouillon pour des bêtises, tout ceci doit rester un plaisir!) et la mise en page avec peut-être encore un changement de thème jusqu’à ce je sois satisfaite nondidju.
  • M’inscrire à UN cours (le choix va être dur) sur le site de cours en ligne gratuits Alison
  • Donnez un coup de pieds au cul de la Crapule avec sûrement une hospitalisation d’un mois, mais rien n’est décidé, je te parlerai des tenants et aboutissants de cette prise de décision qui contrecarre complètement ce que je pensais il y a un mois d’ici, mais disons qu’à la frégate les choses humaines ont beaucoup changé aussi malheureusement.
  • Accepter l’offre d’un ami et partir dans son appart à la MER pour une petite retraite toute seule.

Et voilà, c’est déjà pas mal, j’arriverai sûrement pas au bout, mais j’y crois!

Et toi, t’as prévu quoi pour août?

Bon et comme on est dans un esprit « on apprend à bien s’aimer« , jte partage une photo de ma tronche (quoi encooooore???)

oui mais celle ci,
Je sais pas pourquoi,
Je l’aime bien.

31 juillet 2016

 

Sur ce, je te souhaite un excellent mois d’août mon petit moussaillon ouvre bien les yeux, le Merveilleux est P  A  R  T  O  U  T !

Ode à toi mon petit-déjeuner d’amour.

Jeudi 07 juillet 2016.

Coucou les Mouss’ Pagaillous!

C’est rigolo mais vu le nombre de brouillons que j’ai et auxquels je tiens, et la mise en page du blog qui commence à apercevoir le bout,  je ne pensais pas écrire cet article de si tôt.
Et pourtant tout un tas de raisons me pousse à le faire.

Oui j’ai mis la date, au cas où je devrais le publier demain si mon état m’empêche de l’écrire jusqu’au bout aujourd’hui. (et là je me rends compte qu’on est déjà le 12 ahaha, mais c’est pas de la procrastination je te le promet)

Donc disais-je, un tout petit tas de raison en fait :
Nous sommes le 07 juillet (édit. enfin le 12 juillet c’est aussi une « date ») * j’ai enfin re-bravé le froid matinal pour pouvoir le prendre en pique-nique dans le jardin * par pur hasard après je me suis rendue compte que le défi du jour du 30DMC était « suivre une routine matinale » * et que j’ai besoin de me ressourcer chez moi, et qu’il n’y a que ça qui me fait vibrer vraiment.

DONC PETIT DÉJEUNER MON AMOUR.

 

Oh mais ce ne fut pas toujours le cas, au début on n’était pas très pote, voir même intimes ennemis.
Enfant c’était sous la torture quand ma mère arrivait à me faire manger quelque chose le matin (en fait j’ai des tca depuis toujours) et elle à lâché l’affaire le jour où elle m’a vraiment forcée à balle de guerre et que j’ai littéralement remis cette tartoche en classe, devant les copains, ouais la honte (surtout qu’elle était au choco, je te parle pas de l’aspect!)  mais au moins j’ai eu la « paix » après. Ahaha)

Donc pendant des années, mon matin fut strictement réduit à un des bons cafés noir sans sucre et par après par l’ajout d’une clope ou deux, ou trois . . .  enfin bref, t’as compris le truc, super pas banana healthy comme on dit maintenant si on veut être in. (j’en reviens pas j’ai inséré le mot healthy dans le blog, vite flagellez-moi!)

Va nu pied
(02 juillet 2015 – 05h35) Va Nu Pieds (poil au nez)

 

Enfin rassure toi mon petit moussaillon papillon, cet article n’a pas pour but de te jeter la pierre si tu ne déjeunes pas, ou de te raconter tous les bienfaits que ça engendre point de vue énergie/concentration, qu’il faut prendre des eaux détox et faire 10 000 minutes de yoga et compagnie.
La méga-blogosphère déborde de sites là dessus. (et je ne leur jette pas la pierre non plus hein!)
Mais je pense que l’on est suffisamment bassiné comme ça durant nos journées, j’ai pas envie d’en rajouter une couche.
Non, mon blog se veut être un endroit où l’on se sent bien et où tout le monde est accepté. (haaan c’est beau la diversité!)

Je veux juste égoïstement partager avec toi, ce petit « moment plaisir »

Mais je te disais donc, notre histoire a très mal commencé.
Pour moi c’était le diable en personne.
Berk, rien ne pouvait entrer dans mon estomac tout barbouillé. L’idée même me rendait vaseuse.

Et ce pendant des annéééééées. (23 si on veut être dans la précision!)

Je ne suis véritablement devenue un hobbit membre du Breakfast Club qu’à la fac, lors de mon premier chantier de fouilles.
Bon maintenant ça remonte à 3 ans.
En fait, c’est parti de la constatation que c’était juste impossible d’aller bosser une matinée complète dans une grotte humide et froide sans rien avoir dans le coco.
C’est là que j’ai commencé.
Que j’ai attrapé le virus.
Au début avec des céréales crunchy machins choses.
C’était croquant, pas mauvais (je ne mettais pas de lait dedans).

12 juillet 2013
Et puis grâce à Laura je meurs pas. (édit, je tiens trop à cette photo que pour changer la légende!)

Et les copains de la grotte ils avaient bien compris que j’étais malade, alors comme y’avait quand même des matins chagrins point de vue estomac, ils (enfin en l’occurrence Elle) m’apportait au pied de ma tente de la safe food pour Captain, c’est à dire des ptits fruits
Et pour l’anecdote, cette photo a pile 3 ans aujourd’hui.
Puis j’ai eu la phase lait et où on le termine en mode choco froid (puisque les céréales avaient ces horribles pépites de chocolats) (je dis horribles car maintenant je suis en grand froid avec toute cette bouffe industrielle, j’ai rien contre un vrai muesli croquant fait maison, avec des vrais noix, du vrais chocolat etc.).

Mais bon faut un début à tout, et voilà.

Nous (le ptit dèj et moi) ce fut comme ça.

Et une fois le chantier terminé (snif), j’ai continué au kot (= maison étudiante en belch’), avec les mêmes céréales, et une autre sorte (de pétales de blé toutes simples si tu veux les détails)  et je variais d’un jour à l’autre, histoire d’en avoir des que j’aime plus et qui donc rendent ces matins là encore plus joyeux.

C’était bizarre, un repas que je ne « supportais » pas, devenait alors indispensable, alors que les autres repas c’était badtrip (#crapule) (même sur les autres chantiers au final, je misais tout sur le ptit dèj vu que les autres repas c’étaient vraiment la cata, mais à la grotte pour le fun fact, parfois le soir, je mangeais les céréales, genre en mode mono diète quoi, et personne ne disaient rien vu qu’ils étaient contents de me voir grailler quelque chose)

 

Et faut pas croire hein, moi qui était du genre à ce moment là à tout peser et compagnie, ben jte jure que leur portion de 30gr. de lilliputiens là,  ils pouvaient aller voir ailleurs si j’y étais. Je me servais un vrai bol. Ehehe.
Puis j’ai eu des prises de consciences alimentaires, à grandir, j’ai commencé à faire mon muesli moi-même, faire des porridge et tout. (mais je craquais quand même encore de temps en temps pour mon premier amour avec ces céréales, parce qu’en plus ça faisait Madeleine de Proust de la Grotte).

Malheureusement, y’a eu un petit hiatus à cause de la Crapule et on s’est retrouvé comme avec les autres repas en mode plus potes du tout.

Mais ça n’a pas duré très très longtemps car je me suis faite hospitaliser pour la première fois pour la Crapule à ce moment là.

C EST LÀ QUE SURVIENT ALORS LA RÉVÉLATION ULTIME DE MA VIE ET QUE LE PETIT DÉJEUNER A VIRÉ AU PAROXYSME DE LA JUBILATION QUOTIDIENNE.

Enfin pas directement.
( ahaha y’a toujours un « mais » dans ces histoires.)

C’est qu’à l’hôpital, tu peux toujours rêver pour avoir ton muesli.
Quedal c’est des tartoches.
DES TARTINES, t’imagines?Et pour moi le pain c’était de la bouffe de gallinacés.
Et bon, chui pas une poule quoi.
Et le choco et tout c’était genre de l’aberration totale, et le beurre aussi, non mais l’horreur quoi.
Il m’a fallu quelques semaines.
Puis j’ai découvert la confiture framboises.
Et là on sort le gros hashtag: bonheur dans le coeur.

Et à force de travail thérapeuthique, je suis arrivée à une structure alimentaire qui comportait TROIS tartines le matin.
Et fallait pas essayer de te mettre entre le petit dej et moi hein, on peut vraiment dire que c’est à cette hospit là que la véritable histoire d’amour a commencé, avant c’était que de l’amitié.
C’est la seule chose que l’hôpital m’aura amené.
Et des deux hospitalisations c’est la seule chose qui est restée.

Car oui, ça choque souvent beaucoup de monde, mais je continue à manger mes trois tartines le matin – en fait je choque systématiquement, en disant que « non mais je mange mes trois repas hein« , mais quand je dis trois tartines ils sont vraiment choqués, et du coup c’est vrai que parfois je me sens comme un petit monstre gargantuesque à manger autant).
Enfin breffons.

Et après la confiture framboises, c’est le gouda au matin que j’ai découvert.
(je souffrais/souffre de néophobie alimentaire entre autre, terme barbare signifiant simplement que ce que je ne connais pas = pas bon,  donc quand je dis découvrir c’est vraiment ça).
Enfin maintenant c’est va mieux de ce côté là avec le végétarisme limite végétalisme (« foutu en l’air » à cause de la tranche de gouda du matin justement),  j’ai outrepassé plus ou moins le truc et suis moins réfractaire de ce côté là, enfin soit, CAPTAIN TU T’ÉGARES ENCORE.

Donc confiture, gouda, et surtout surtout, l’association des deux.
(puis après j’ai découvert la pâte à tartiner spéculoos qui se marie aussi avec le gouda (et la confiot framboise! sisi je te jure! ), mais le spéculoos et moi pour le moment c’est redevenu la guerre).

9 octobre 2015 - en réserve.
Les petits bateaux du matin.

 

Et voilà.

Maintenant, mon méga trip c’est l’amélioration de ce moment de pure bonheur.
Mais avant de parler de cette amélioration, faisons une toute petite parenthèse

Au final, pourquoi bonheur? Pourquoi autant d’amour ?

  • Psychologiquement ça me fait du bien de me dire que je suis un peu comme une personne normale qui arrive à profiter d’un moment à table.
  • Je le passe égoïstement seule et il me permet de vraiment faire le vide et de m’apprêter pour la journée de manière sereine, en mode pleine conscience et tout.
  • C’est le seule moment qui peut durer longtemps et où de surcroit je mange et où je ne culpabilise pas de ne pas faire quelque chose de « productif » (bien que se nourrir le soit)
  • Parce que je mange des choses bonnes
  • Parce que quand je me lève c’est le seul moment où je ressens la faim et où donc je me dit que tout n’est pas perdu dans mon combat.
  • Et puis pour tout ça :

Quand tu le prends en mode pique-nique dans ton jardin (ou devant la fenêtre si t’as pas de jardin à proximité mais toujours en mode pique-nique hein)  entouré de la nature, sans un bruit, source ultime de ressourcement (je suis une lève très très tôt donc j’ai droit à ça) :

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Les compagnons

Les matins
Que la magie opère.
Ce ciel
2 juillet 2015 05h02

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Mon ciel, mon arbre, mon oiseau, au travers du carreau.

Un petit bonheur quand même

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Les piques-nique petit dej < 3 je ne vis que pour ça. Voir ta petite maison encore tout endormie.

Et encore, si je te montrais tout tu m’en voudrais de tant de beauté.

Et alors, just for fun, quelques « insta-moment » d’ici, de mon ancienne chaloupe, de l’hôpital, et d’ailleurs et puis je t’explique ma recherche d’amélioration éternelle:

 

Et je terminerai les photos avec une qui me tient particulièrement à cœur, celle-ci,
d’une certes très moche porte, mais c’est elle qui m’amène dans mon petit paradis de jardin pour bénéficier de toutes ces bonnes vibes que m’apportent la Terre lors de ces petits déjeuners au grand air. (avoue que ça fait un peu « Jardin Secret non? )

La porte du paradis.

 

Mais au final, comme je l’ai déjà dit quelque part sur ce blog, c’est un peu triste car une fois qu’il est fini je me retrouve toute chagrine
– sauf en cas de bad day (genre comme ces dernières semaines) , et où j’ai du mal à manger même au petit déj ce qui me rend toujours très triste car je perds mon seul moment où je me sens en vie-
et donc, chagrine car je passe à attendre que la journée se passe pour aller dormir et me dire « chouette c’est bientôt le petit dèj' »

Et aussi – et ça rajoute du bonheur à ce moment – je commence la journée non pas par ce sacro-saint petit déjeuner, mais par m’occuper de la tribe, ce qui est très gratifiant d’apporter du bien à mes petits compagnons, et donc, quand je passe à table, c’est en me sentant ivre de joie d’avoir rendu la smala heureuse pour une bouchée de thon ou de carotte.
C’est le bonheur de se sentir être quelqu’un de bien alors que c’est constamment la guerre dans ma tête à cause de la Crapule et que le restant de la journée je me sens minable d’être une bombe à fragmentation qui fait du mal à son entourage…

 

MAIS ET DONC, QU’ELLE EST CETTE RECHERCHE D AMÉLIORATION?

 

Et ben mon petit Moussaillon, c’est tout simplement ma folie obsessionnelle des tartinades!
Crème de noix (les fauxmages quoi), Curds (vegan) , confitures, CRAMAILLOTTE (oh mon dieu c’est la découverte de ma vie ça) et maintenant les crufitures (deuxième découverte de ma vie)!

Rien ne m’arrête je réinvente sans cesse les goûts et les combinaisons.
C’est un plaisir constant et une recherche permanente. (je te jure essaye du kiwicurd sur de la confiture framboise!).
Et comme je découpe en mille et un morceaux mes tartines, ça me fait mille et un petit bouts sur lesquels je peux changer de tartinade.
M E R V E I L L E U X n’est-il pas?
(enfin ceci dit le chipotage alimentaire n’est vraiment pas le must non plus c’est même plutôt emmerdant la plupart du temps, je n’en fais pas l’apologie c’est un truc typique de la maladie que je ne contrôle pas encore!!)

Et le tout homemade pour un plaisir inégalé.
Je ne te révèle pas tout maintenant sinon je m’autospoile pour des futures vidéos de Captain les bons Tuyaux! (si si rappelle toi ceci , et t’inquiète la suite arrive bientôt)
Mais je te jure que y’a pas un jour où je ne réfléchis pas, tel Jean Baptiste Grenouille, à l’association que je pourrai faire.

Et enfin, je terminerai là dessus, le petit-déjeuner, est entre autre, l’un des moments où je pratique la PLEINE CONSCIENCE. (c’est pour ça que j’aime le fait de le passer seule ou juste avec la tribe)
Où je prends le temps, en silence, de redécouvrir chaque matin, chaque saveur de chaque fruit/fleur/etc.
Où je retrace son cheminement jusqu’à moi, et me permettre de m’apporter du bien. (à moi qui ne sait me faire que du mal )

Moment où je dis merci à la vie, à la terre pour ce qu’elle nous offre.

Et pour ma tranche de gouda, qui, du coup ne fait pas de moi une « vraie » végétalienne(m’en fout j’aime pas les cases), je pense à la vache et tout ce qu’elle a enduré pour me la donner, cette fichue tranche.
Ce qui en fait un cadeau encore plus précieux, que je mange en connaissance de cause et TOUS les jours, j’ai une pensée pour cet animal.
De gratitude.
Et je m’excuse aussi.
D’être la cause finale de tous ses soucis.

Malheureusement, avec la Crapule, pour le moment je ne peux m’en passer.
Un jour je lui dirai adieu, mais là c’est pas le bon plan de continuer mes restrictions à la con.
Mais au moins, je ne suis pas dupe, et je savoure chaque centimètre carré de cette unique tranche que je m’octroie.
(et entre nous, tant mieux que je m’apporte un peu de « graisse »).

Alors voilà, mon petit déjeuner, en ce jour spécial du 12 juillet, je te dis merci de me faire sentir un peu en vie, un peu normale, de me faire oublier le temps d’un instant toutes ces crapuleries pour vivre un instant de Merveilleux.

(oui c’est une mini conclusion pour un si gros pavé!)

Sur ce les mouss, je vous souhaite un excellent petit déjeuner demain matin!