La mer, les pluies, le besoin, le désir, la lutte contre la mort, voilà ce qui nous réunit tous.

Discours de Suède (réception du prix Nobel 1957)
[ Albert Camus ]

Bonne nuit avec la Merveilleuse pluie!

 

 

.: Poétartek’ project :. (1)

Poétartek’ ?
T’es sérieuse là? On se met au néologisme maintenant? T’es sûre pour les électrochocs que t’en a pas eu?
Ah la petite voix, tu m’avais manquée tu sais, deux articles et te revoilà.
Alors oui Poétartek, c’est plus rigolo que poésie aléatoire.
Mouais t’essaye d’être dans le vent djeuns et tout quoi!
Ouais ben pour un moussaillon, même d’eau douce, le vent s’est important. Mais tu vois tu me fais m’égarer. Ouste.

Alors très cher moussaillon, je te présente le « Poétartek’ project »

le laboratoire poético artistique.

Oula rien que ça.
Oh ça va hein.

Laisse moi te raconter le principe,comment ça m’est venu, et rassure toi, pour une fois ce sera court.
Ben c’est tombé hier milieu d’après midi
journée un peu morne, enfermée à l’appart.
Je n’ai plus que deux trajets de bus -donc à garder précieusement-,
Je n’avais pas l’allant nécessaire que pour capsuler le vlog (ni le matos)
Mais une chose est sûre, il fallait que je trouve un petit truc, qui ne nécessite pas grand chose, juste de se laisser inspirer au fil du restant de la journée.
Mais aussi qui ne demande pas une assiduité constante, qui est là pour qu’en j’en ai envie ou besoin.
Ou les deux.

Je suis une friande de poésie. Miam-miam pour le cerveau.
J’ai une pile digne d’une barricade du XVIe rien qu’avec ça, chiné à gauche à droite et impossible de m’en défaire.
Puis je t’ai dit que j’me suis remise à la bricole alors boum une idée à germé milieu d’après midi.

Le principe? ‘Tention, on a pas inventé la poudre.
Prendre un livre de poésie, peu importe, choisi ou non au hasard et l’ouvrir comme ça bim et tomber sur un texte à illustrer de n’importe quelle manière possible et inimaginable.
Ça peut être un projet réalisé très vite (comme aujourd’hui) ou bien, selon l inspiration prendre un peu plus de temps.

Laboratoire ouvert à tout un chacun bien évidemment.
Si le coeur t’en dis!
(Mais je veux voir les productions, c’est trop génial le partage :D)

Et donc pour ce premier test, mes petites mains et mes yeux fermés ont pris ce bon vieux bouquin d’enfance Le temps et les saisons en poésie (J.O HERON, P. Marchand, Folio Junior,édition Gallimard, 1980), petite anthologie rassemblant de l’Aragon, du Cocteau en passant en autre par Prévert, Queneau etc.
Et le hasard m’a fait tomber sur ce bon vieux Paul et son cœur d’une langueur monotone.

Challenge accepté, faire ressortir l’automne en pleine journée caniculaire yuppie.

Pour le contexte, je devais aller faire des courses et ramasser des feuilles et des plumes pour la carte de Marie, alors j’me suis dit qu’on verrait en chemin si la divine providence et mes détours m’entrainent un peu plus loin que cet fin d’été qui ne finit pas.

Et pour le coup c’est la photo que j ai choisi. (ouais tu t’es pas foulée quoi)

Et hopla, au détour de la carrière un jeu d’ombres parfait.

Paul Verlaine.
Chanson d’Automne.

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone

Tout est suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure;

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Poétartek - 1 - 12/09/16
Poétartek – 1 – 12/09/16. Paul VERLAINE – Chanson d’automne.

Pour la suite, je pense continuer avec le même bouquin, c’est plus rigolo de faire un bouquin à la fois, enfin je verrai ça, si je tient, si je n’ai pas envie de varier, mais j’ai déjà fait jouer le hasard pour la prochaine édition et se sera Le temps qui passe – Andrée HYVERNAUD

Des bisous, le jour se lève, bon mardi les ouistitis!

Et pour un réveil en douceur zou, cadeau :

La Bohème

 (Vendredi – 06h30 * édit. Dimanche – lundi (oui escargot rachitique encore et toujours!) )

Aya le selfie!
Position selfie assumée et non cachée, la mèche ébouriffée, pas de doute CAPTAIN à l’arrache IS BAAAACK

Yoho Moussaillon

(je viens d’allumer ma cigarette à l’envers, coucou j’essaye d’être discrète à la frégate (car il est encore tôt) et voilà que je vais intoxiquer leurs narines)
(il est 6h30 et le jour se lève à peine, c’est quoi ce délire? comment en un mois ça peut changer autant? :o )

 

Aouhm…

ALOHA!

Euh Ptain Captain y’a moyen de redébarquer comme ça, comme si de rien n’était?
Ben vi, mais t’as vu j’ai dit Yoho et puis Aloha! deubel‘ politesse!

Ouais mais t’étais où? Toujours en hospit? Ils t’ont fait des électrochocs ou quoi? Pourquoi que y’a rien qui est paru alors qu’à l’hôpital y’a que ça à faire?
C’est la rentrée t’as un plan d’attaque bloguesque?

Jahaha toujours en hospit!
Certains vont au club med chaque année, moi chui abonnée hôpital!
Et ici donc, durant trois semaines, du 17 au 07 si tu veux toutes les précisions petit curieux.
Et si t’as pas suivi, avant j’étais une semaine en Bretagne et en Dordogne. (Mais j’avoue que je n’ai pas vraiment eu le temps de vous en parler vu que j’étais admise le lendemain du retour!)
Alors bien que j’ai appris que justement une des unités spécialisées en TCA à Bruxelles (où je ne compte pas foutre les pieds) utilise justement les électrochocs, naaaon je n’en ai pas eu.
Du moins pas des vrais.
Des de la vie ça oui (comme le redoutable, l’affreux jojo qui fout les jetons « syndrome de renutrition » mais qui aurait tendance à te repousser en arrière. …)
Ou des petits déclics (j’ai enfin mes dates de formation et je compte bien avoir un cerveau on the top pour y aller), appelle ça comme tu veux.

Là je suis de retour à la Frégate, après un mois d’absence, et c’est chaud de se sentir chez soi.
Les deux humaines ont avancés, moi dans un autre sens, c’est un peu tendu, oui j’ai peur de perdre le peu de progrès que j’ai fais en restant ici, mais tout va bien madame la marquise, la coque est juste trouée.
(Edit. au bout du 4ème jour : mouais ou pas. ..     il va falloir que je trouve ma frégate à moi de moi pour sauver ma peau et mes os!)

Et alors, pas d’articles, ni finalement de vlog, car
→ 1° La carte SD de mon portable est « frelatée  » beaucoup des images prisent sont inutilisables car à moitié bouffées par un cadre gris ou des couleurs bizarres sur une moitié et je n’avais qu’elle sur place malheureusement ;

→ 2° J’ai profité d’être de nouveau à la Capitale pour La voir, voir les potes, faire des tours car j’avais sortie illimitée tant que je prévenais et donc j’en ai profité, après mille ans sans y être restée vraiment.
Bien que j’aime ma campagne hein mais ça m’a fait du bien de reprendre le tromé et ce genre d’enroules.

→ 3° Chose merveilleuse, je me suis remise à la création avec mes dix petits doigts, alors que l’ancien hôpital (le vilain traumatisant) m’avais complètement coupé net tout idée/envie de création.
Donc encore une fois,  j’en ai profité pour bricoler un petit peu, avec les moyens du bord. C’était drôle (j’ai piqué pas mal de truc, genre je peux me faire un déguisement complet de médecin maintenant! Ou de fou! Merveilleux!)
Et donc, il me restait peu de temps à passer derrière mon écran, et puis, je n’en ai pas eu envie, l’idée de la coupure de tout est venue toute seule et m’a fait du bien.
Vraiment.

Parce que la blogo, même si elle a des côtés géniaux, des gens géniaux (d’ailleurs cassedédi à Aileza qui s’envole vers d’autres aventures! Et les autres mouss que j’aime et qui restent!) (tient faudrait que je fasse une blogroll comme qu’on appelle ça) et tout et tout, y’a un côté un peu casse bonbons.
(dans l’original j’ai mis roubignoles)
Toujours les mêmes sujets, qui reviennent chaque mois, chaque saison, et zyva les freebies et autres planners printables (coucou je déforeste!), alors que le plaisir est de prendre sa latte et de la faire soi même (- « Oui mais j’ai pas le temps », « puis ces ananas c’est trop booooow » et oooh le beau flamand rose-)
Le temps ça se prend.
En lâchant son écran, en arrêtant de poser ses lunettes à côté d’un bord de ton macbook pro pour faire une photo P A R F A I T E, sur ton article parfait, sur les 10 trucs pour réussir le titre de son blog, ACHTUNG au SEO (oui j’ai appris un nouveau mot), et puis puis « look un peu mon Bujo, tient t’as vu j’ai un leuchteusérummachin avec une couleur P A R F A I T E » , « viiiiite mes washiiii tapeeeeee, faut que je note mes matins miracles » (ouais pour une fois j’ai pas gardé l’anglais, question de péjoratif tu vois), et attention c’est la rentréééée! « 10 astuces pour être au top à la rentrée après les vacances! »

(coucou je redécouvre la blogosphère, l’année dernière je n’avais pas internet à cette saison-ci)

( 1. Va te coucher tôt, 2. N’achète rien tu as déjà tout, 3.Non tu n’as pas besoin d’un nouveau outfit, ton armoire déborde, cesse donc ces haul (c’est comme ça qu’on dit hein?) , 4. Pas la peine de préparer des bonnes résolutions (faut arrêter de taper ça à chaque saison), 5. Pareil pour les challenges, 6. Naaaaon on parle pas d’organisation, 7. Pas la peine de nous dire que le blog n’est plus en vacances et qu’il reprend son rythme effréné où tu vas patiemment rédiger et PLANIFIER dix milles articles, 8. CA va on a compris que juillet et août sont passés, 9. Une remâchée que je te laisse imaginer, 10. Ma bucket liste pour l’automne.)etc etc.

(coucou je redécouvre la blogosphère, l’année dernière je n’avais pas internet à cette saison-ci)

Car oui, une fois les premiers jours de septembre passés, on pourri littéralement mon groove avec l’automne.
J’entends par là que c’est ma saison préférée, mais qu’en général c’est toujours avec effroi que je vois les fils d’actus et autres trucsmunch pinterest où c’est la folie avec les feuilles mortes et de nouveau les latte pumpkinisé et autres HEALTHY MACHIN BROLE ADAPTE A LA SAISON, de nouveau des buckets machins avec on the top « sauter dans un tas de feuilles ».

Du coup je suis emmerdée. Je peux pas parler de ma saison. Enfin si je le ferai quand même. Car en 2016, jlai tagué dans mon cerveau « l’automne du renouveau » (cf. Crapuleros) et chui genre archi prête pour faire la fiesta à l’équinoxe le 22, youhouuu.
Si quelqu’un veut venir festoyer avec moi, vous êtes tous les bienvenus dans ma frégate.

Captain tu craques là, ça va?
Mea culpa.Parfois faut que ça sorte.
Et je jette pas de pierres hein, si jamais quelqu’un s’y reconnait ou écrit parfois/souvent des articles du genre, à chacun sa vision du blogging, de son blog, qui reste un endroit où l’on doit se sentir bien dans ses baskets, pardon, dans ses stan smiths.
C’est juste que parfois …  trop c’est trop. Et oui, on craque.

Donc, concernant le plan d’attaque spécial rentrée c’est naaaaon.

Je viens de rouvrir HC, (wé j’ai même pas lu de blog pendant un mois quasiment) mais je viens de vite voir que la blogo tournait folle avec la rentrée. Comme elle tourne folle avec : chaque nouvelle saison, noël, le début de l’année, les grandes vacances, puis que chaque événement à droit à son nouveau planning, to do obligatoire, les mêmes questions existentielles qui reviennent chez tout le monde. Chaque mois voit sa ribambelle de mêmes articles revus et rerevus.
J’ai déjà annulé des brouillons car en un coup y’avait un milliard d’articles sur un sujet. Mais comme je suis du genre à prendre mille ans pour en écrire un, ben j’ai pas envie que ce soit noyé dans la masse.
Et oui moi aussi j’ai des rendez-vous sur le blog, que je loupe une fois sur 4, que ces derniers temps je me rends compte qu’à part les états d’esprits du vendredi ou parler crapule, ça n’a pas vraiment été très varié. Je m’en excuse d’ailleurs.
Mais je me voyais mal te parler de la monotonie de la frégate. Même si j’adore la cat’s tribe, pour le reste c’est très ronron.
Mais cette année ça change, avec ma formation, un job en vue, un atelier multidisciplinaire artistique, mes propres projets qui ont repris, etc etc.
FINIT L ENFERMEMENT DANS L APPARTEMENT.
Bref jvais avoir à causer et à montrer (et non je n’irai pas lire l’article de Tuxedo (? j’ai pas été vérifier son nom sorry) sur « comment bien faire un tuto » taratata.

Puis ouvrir de temps en temps une gueulante pas méchante. Ca fait toujours du bien.
Mais pas sur l’actu, ça c’est toujours hors de ma portée, je m’en éloigne comme de la peste et je vis très bien en mode youkou déconnecté.
Je choisis les contenus que je veux voir et le reste, Khallas comme on dit.
Je n’ai appris que très très récemment, les mots Burkinis, Pokemon Go et consorts.
Oui oui, ma petite planète est un lieu merveilleux préservé de toutes ces conneries et débats stériles.
Ouf.

Alors naon.
Pas de plan.
Pas de prise de tête et je ne pense pas que je saurai rattraper ce mois de retard sur les blogs que j’aime (MILLE FOIS DESOLEE POUR CA) mais reprendre encore une fois à partir de maintenant.
Donc on continue en mode yolo HASHTAG OULA LE VILAIN MOT HASBEEN.

Bon et sinon l’hospit, t’as grossis ouistiti?
Ah zyva, c’est moi qui dit ouistiti.
Et t’as cru lustucru? (je voulais mettre lustucru pardon)
Oui j’ai G R O S S I S.
Je me suis gavée comme un petit cochon afin d’avoir des résultats VISIBLES pour qu’on me foute la paix le temps que je trouve enfin le vrai rythme que je cherche depuis ces trois semaines.

Hein?
Je me suis mise en mode petit robot, je sais pas comment j’ai réussi à le refaire, mais il le fallait pour que le Caporal Maman me foute la paix à mon retour (ÉCHEC ELLE ME PREND LE CHOU QUAND MÊME), donc je risque de reperdre UN PEU, car mes « meal plan » sont vu et revu chaque semaine, adaptés, et encore maintenant je suis en pleine phase de laboratoire.
Mais pour être honnête, je suis passée des portions de moineau, à celle d’un merle (bon si maintenant tu me dis que le merle est vorace, trouve moi un autre volatile).
Bref on dit bravo!
Mais je suis heureuse ceci dit.
La semaine viking et l’hospit successive, m’ont permis de casser des rituels à la con, d’arrêter mes monomanies alimentaires,et d’être un peu plus yolo spontannée sur le miam-miam.
Ce qui, à terme, et qui commence déjà plus ou moins, va me permettre d’être en totale adéquation avec mon éthique profonde, comme manger de saison (hors justement mes monomanies en général me faisaient manger hors saison et énormément culpabiliser, parce que ça vient de loin, que coucou mon empreinte écologique pourtant réduite en prenait un fameux coup avec tout ça. Etc, etc.

Donc on creuse encore un peu, moins, disons qu’on se cherche. On se fait des frayeurs. Mais on y va piano piano car rien ne sert de courir, mieux vaut prendre son temps et installer une base solide que de gonfler en un coup, bader et rechuter encore pire.

Et bref, comme je n’avais que trois semaines en institution, j’ai égoïstement pensé à moi avant tout le reste.
J’ai pas fait les micro capsules (mais ça c’est surtout à cause de cette stupide carte sd :( ) et puis et puis, y’avait du monde partout, aucun endroit où être seule et papoter sans honte devant un selfischtik‘.
Même dans la chambre (où j’étais très peu à part pour le dodo).
Mais maintenant que je suis de retour et que j’ai encore trois semaines libres, je vais pouvoir reprendre tout ça et de manière correcte car le vlog fait à l’hôpital est, je le répète beaucoup trop long!

Et donc, pas d’excuses? C’est pas très blogprosympa tout ça!
Ben non, car c’est mon lieu de plaisir.
L’extension de ma frégate et de mon cerveau et voilà.
Je pense que je ne serai jamais une assidue du post.
Que non je n’ai pas de jour prévu pour publier, que non je n’en programme pas toute une chiée à l’avance.
Je préfère ma casser la binette à écrire pendant trois jours UN article et le publier ou non à ce moment là. Comme celui-ci, commencé vendredi et on est lundi.
Mollo biscotto.
Je devrais rajouter dans l’en tête du blog la phrase leitmotiv de l’état d’esprit de la frégate :

breathe smile and go slowly

Je vis au jour le jour, encore plus maintenant vu que j’ai un peu de lâcher prise alimentaire. Donc certaines choses secondaires et non vitales vont sûrement passer au second plan.Mais ce n’est pas contre toi cher Moussaillon Lecteur, j’ai beaucoup de respect pour toi, merci de lire mes âneries et t’inquiète que j’ai des choses à raconter pour les prochains jours/semaines etc.

Mais je ne t’infligerai pas les posts en retard, peut-être juste à la fin de celui-ci les trucs sympa du mois d’août, car pour la première fois depuis 3 ans le début de ce mois fut passé hors hôpital!
Et alors je te laisse un melting-pot de photo de l’hôpital, celles que ma carte à bien voulu me laisser safe.

Mais pour le reste, ON VA DE L AVANT, PAS LA PEINE DE REVENIR EN ARRIERE.

J’emmerde hier, je dis coucou à l’Heure H et à tout de suite demain. C’est tout.

Et euh, je flash ou tu as changé la mise en page comme ça avant de republier?
Bé oué. J’aime bien changer au rythme de mes propres changements. C’est ainsi.

Un mot pour la fin?
Jvous aime.
Merci du soutien.
Et …

WELCOME BACK IN THE FRIIIIGAAAAAAATE.

 

Bon aller, la carte sd m’a laissé quelques photos non bouffées par des des trucs chelous. Pour les explications, se référer aux légendes. Aya la fégnéasse!

A bientôt pour la capsule vlog crapule et une autre surprise mouahaha.

Tu sais que tu es sensée poser une question afin de faire interagir tes lecteurs?
La petite voix, cesse donc.
Je sais.
Tout comme je devrais référencer et tout.
Mais t’as pas compris qu’ici, on s’en fout un petit peu de tout ça, de pas être le blog in le plus lu de tout les temps?
Au moins pas de pression!
Mais en un sens tu as raison.

COMMENT VAS TU MOUSSAILLON DEPUIS UN MOIS? Dis nous touuuut.

Magie et merveilleux sur toi, et à bientôt petit matelot!

Une vie de Moussaillon d’eau douce #1

Hey bien l’bonjour Les Moussaillons!

Et ben et ben, quelle matinée je n’en reviens pas. Je viens de terminer le ménage (11h52), alors que j’ai commencé vers 6h00, mais à chaque fois une nouvelle chose se rajoutait, c’était un peu fou, et tout ce que j’avais prévu pour la matinée est fichu par terre. Comme notamment cet article, qui devait être publié bien plus tôt, je n’avais plus qu’à le relire, mettre les liens bien comme il faut, bref quelques babioles.

Mais bon c’est la vie, et encore une fois je pense que c’est un coup de la Crapule qui m’a fait tout poutzer ainsi. Et pourtant, je suis réveillée depuis 3h30 du matin.

D I N G U E.

Et tant que je suis à parler de temps qui court, file, galope, ceci est sûrement mon dernier article avant la semaine prochaine.
Car en plus de subir cette temporalité qui s’évapore je ne sais où, je suis tête en l’air ( narmol, ce sont les nuits des étoiles filantes! ), et ben je me suis rendue compte que je partais mercredi pour la Bretagne et la Dordogne dans le camp viking!
Et qu’avec mon week-end qui a été full, et mes rendez-vous d’aujourd’hui et demain(à préparer) ainsi que mon empaquetage pour l’aventure du mois et deux trois babioles à terminer avant le départ, tout ceci ne me laissera pas beaucoup de temps pour la blogo!

Maaaais ça promet des choses à mon retour.
-Le fameux vlog crapule.
-Un ptit compte rendu d’Esperanzah! quand même.
– Puis ma découverte de la Bretagne
-Et cerise sur le gâteau, une immersion en reconstitution historique !

Breffons mes moussaillons.

Je te présente donc mon nouveau projet, « Une vie de Moussaillon d’eau douce » qui associe mes deux passions communes, mes deux moyens d’expressions les plus évidents pour le moment : l’écriture et la photographie.
(Et quoique qu’avec les vlogs je vais commencer tout doucement à me mettre à parler, oh mon dieu t’es pas sorti de l’auberge, ou plutôt de la frégate) mais aussi ce besoin de garder une trace du passé, ou même juste des instants.

Alors on associe comment?

Il faut malheureusement partir du postulat que je n’ai jamais réussi à tenir un « journal » en tant que tel.
J’écris par-ci par là, sur des bouts éparses de papiers dispersés.
Ou sur mon ordinateur quand le besoin est pressant.

En me baladant sur mon fil d’actu d’Hellocoton, je tombe un jour sur l’article Kairos de d’Angie du blog Le Jolly Roger.
Tient tient, elle y présente son projet remanié du « One line a day » et du 365project (que je n’ai jamais réussi jusqu’au bout!)
Le « One line a day » est à la base un cahier vendu.
J’ai failli l’acheter il y a quelques années, puis le prix m’en a dissuadé, et je n’ai jamais pris le temps de le faire avec mes propres bricoles.
Pour les mouss’ qui ne connaissent pas, il s’agit d’un principe assez chouette, où il faut écrire chaque jour une phrase, et ce durant 5 ans.
A la fin on obtient donc 5 ans de témoignage sur sa vie.
Alors le beau cahier qui te revient à 17,50€ (et qui ne dure pas les 5 ans …) est bien fait, disons que chaque 1er août par exemple, il y a 3 espaces différents, donc sur 3 ans tu peux écrire ta phrase anecdotique du 1er août.
Avec réflexion, je me dis que c’est con. Que finalement je préfère une suite chronologique, jour après jour, années après années, donc l’arranger moi-même me paraît d’un coup plus sympathique, et ça tombe bien, j’ai plein de cahiers qui n’attendent que ça.

J’aime l’idée de conserver une trace, car je viens d’une famille à trous, où l’on ne sait pas grand chose, et je trouve ça dommage, tandis que là, dans quelques années, je pourrai ressortir mes ptites notes et en rire avec qui sera dans ma vie à ce moment là.

Et ce que j’ai aimé chez Jolly Roger, c’est l’association du 365P (projet photographique où il faut faire une photo par jour).
J’avais déjà essayé de le faire, mais je sais pas, la sauce n’a pas pris, et pourtant chaque jour je prend une tonne de photos, souvent liées petits aux évènements de la journée, que ce soit anodin ou non, avec justement ce besoin de capturer les instants pour me souvenir.
Malheureusement je ne sais pas vraiment les imprimer, et ici aussi, pour ce projet, j’aurai bel et bien un cahier, histoire d’avoir un truc palpable dans les mains dans quelques années, mais je ne peux me permettre d’imprimer une photo par jour. C’est que ça coûte ces conneries là!
Et comme je suis une chieuse et que c’est mon blog, et ben tous les lundi tu subiras l’histoire de ma vie version roman photo!

Mais t’inquiète, car justement, le but n’est pas de s’étendre sur sa journée vu qu’il ne faut écrire qu’une phrase, et c’est là que l’exercice devient intéressant pour moi, apprendre à être concise. Donc en plus de ça, c’est un petit challenge, oh yeah.

Et bref, je trouve que je suis dans un moment de vie où c’est intéressant de garder une trace, mais genre vraiment quoi.
Je crois que c’est pour ça que je réécris beaucoup, que je documente tout. Un truc de fou.

 

Bon allez, je te laisse avec ma première semaine (et jvais planter ma tente pour enfin passer une nuit dehors pour les étoiles filantes depuis deux ans! ) :

 


Lundi premier août deux mille seize.
J’aime bien quand le mois commence un lundi. Dans l’après-midi je suis allée voir chez Betty avec mon premier pain d’épices et du lait d’amande fruité. Elle n’était pas là alors j’ai été racheter des fraises et sur le chemin j’ai croisé un chien Billy et sa propriétaire Lucie. Très gentils tous les deux. Et comme convenu sur le mot, je réessaye Betty demain.

Ma vie de moussaillon - Lundi premier août.

Mardi deux août deux mille seize.
Je suis retournée chez Betty, qui n’a pas ouvert. Tant pis, la maison gagne un pain d’épices et du lait fruité que personne ne mangera/boira je parie.
Tout le monde part en vrille ici, heureusement qu’il existe des coins cachés de la Poste pour fumer dehors, seule, loin du tumulte.

Ma vie de moussaillon - Deux août deux mille seize

Mercredi trois août deux mille seize
Malgré que je me sois jurée de ne plus rien organiser en mode magique ou de faire à manger pour leurs fêtes, je me retrouve quand même à tout décorer à six heures du matin de fanions cachés dans les armoires et frigo, préparer des petites surprises, etc.  et à sortir en pyjama pour aller à la boulangerie leur acheter une crasse pour le petit déjeuner. Shame-no-shame!

Mercredi trois août deux mille seize

Jeudi quatre août deux mille seize
Après un réveil à deux heures du matin en mode wtf, je passe trois – quatre heures dans le jardin sous une tonne de couche et ma peau de mouton sous les fesses, pour petit déjeuner tranquillement et enfin réécrire au propre la lettre pour Marie en compagnie de deux limaçons qui ont dégueulassés ma couverture de pique-nique. Mais c’est pas grave, je squatte bien leur spot donc ils sont les bienvenus chez moi!

Jeudi quatre août deux mille seize

Vendredi cinq août deux mille seize
Crapule de merde qui me fait marcher, encore et encore. C’est pas grave, il fait beau, la campagne est belle. Et puis on se ramasse des trombes sur la cabosse le seul jour où on sort sans manteau et capuche! Yuppie :)

Vendredi cinq août deux mille seize

Samedi six août deux mille seize
Petite sortie imprévue mais nécessaire pour décanter de Pierre Richard (-Aka le psy, cherche pas c’est pas son vrai nom -) , trouver le temps de se poser pour commencer le compte rendu pour le rendez-vous de mardi, et se replonger dans deux ans d’horreurs. Aie Caramba!

Samedi six août deux mille seize

Dimanche sept août deux milles seize
S’échappe en dernière minute à Esperanzah! . Très peu de photos pour que ça reste bien ancré dans ma mémoire, mais avec des prises de notes à la volée de ce qui m’entoure. Et une découverte, Borokov, et danser, et les confettis, c’est gai de se sentir en vie.

Sept août deux mille seize

 

Et voilà, c’est là dessus que je te laisse!
A dans approximativement une semaine :)
Que la magie et le Merveilleux soit avec toi !

 

Captain Fracass(é)e au nom de la bienséance collective.

 

27 Juillet 2016

06h30.

Il pleut.

La claque ; le coup fourré ; l’escarmouche .
J’ai l’impression d’être dans un mauvais remake de Peter Pan.

Je vais devoir porter un masque chez moi.J’ai 26 ans. Je suis une adulte responsable, apte à prendre des décisions, gérer sa vie administrative, ayant un minimum de réflexion, sachant tenir un discours avec vocabulaire adapté en fonction de la situation.

J’ai 26 ans. Je suis adulte. Je le sais et je le vis pleinement. Sans me plaindre des inconvénients que cela engendre car à côté il y a moult avantages : normalement, être prise en considération en tant qu’individu, avoir un certain libre arbitre, …

Malheureusement le monde n’est pas très beau. Il suffit de consulter n’importe quel média en ce moment.
Alors c’est vrai, que pour survivre dans ce monde hostile et gris où l’égoïsme et l’individualité règnent en maîtres, je me suis forgée une carapace.
Dit comme ça, ça fait très guerrier lourd de métal.
Mais ma carapace n’est pas une chape de plomb contrairement à la société.

Non, elle est toute légère, comme cette ritournelle, où le Merveilleux, la poésie et le magique se rencontre chaque jour.
Je me lève chaque matin en sachant que c’est un jour nouveau et tente de découvrir les choses comme si c’était la première fois.

Depuis que je suis rentrée ici fin janvier, j’ai décidé de vivre en parfaite transparence avec les deux bipèdes qui m’accompagnent. De leur ouvrir ma bulle, sans faux semblant, en espérant que cet air frais leur apporterai quelques petits bonheurs quotidien (sans prétention aucune ceci dit).
J’ai essayé tant que j’ai pu de rendre la routine festive pour que justement l’ordinaire devienne un peu extraordinaire.

Mais Boum.

Collapse.

La bulle a éclaté hier.

Ce petit monde magique n’est pas convenable pour mon âge.
Ce côté enfantin émerveillé pour un rien n’est pas adéquat et jugé comme maladif.

Il le serait si je n’en avais pas conscience. Mais autant pisser dans un violon que d’essayer de le faire comprendre. Que c’est juste une façon plus simple d’avancer et de me relever quand je trébuche, surtout en ce moment avec la crapule.
De toute façon, en tant que malade, ma capacité de jugement s’est nettement amoindrie à leurs yeux.
D’autant plus qu’on parle de maladie mentale.
Voilà le beau raccourci dans leur tête équivalent au truisme 1+1=2.

Tout à commencé le jour du coiffeur. Et la joute s’est terminée en beauté hier.
Collision à son paroxysme.

Boum Boum Chernobyl.

Allez, soyez sérieuse Mademoiselle. Présentable et Responsable.

Alors je leur ferme à quadruple tours ma bulle. Port du masque (de plomb ce coup-ci) obligatoire à la frégate. Redevenir comme avant. Une étrangère chez soi et se plier aux bonnes mœurs de la sororité.
Reporter ce masque qu’on avait été heureuse d’enlever.Et qu’on pensait ne jamais devoir remettre.

En route mouton pantin. Et souris.

14 juillet 2016.

Adieu magie
Adieu poésie
Adieu écoute des cinq sens
Adieu Ubu
Adieu clochettes et carillons
Adieu baleines et libellules
Adieu malice
Adieu morphée
Adieu étoiles filantes et pirates fous
Adieu technicolor
Adieu odeur fraises des bois
Adieu bateau de papier
Adieu collection de plumes et de cailloux
Adieu monde enchanté
Adieu égalité entre tous
Adieu musique perpétuelle
Adieu lait fraises
Adieu aventure au coin de la rue
Adieu va-nu-pied
Adieu spontanéité
Adieu joyeux désordre
Adieu lutin
Adieu dino
Adieu Rawr
Adieu Capucine
Adieu nuages et oiseaux

Il va falloir descendre l’escalier. Mais plus par la rampe. Par les marches.

Tout est parti d’une phrase banale.D’un stupide « quand je serai grande ⌊ … ⌋ » un peu trop souvent répété.
Une phrase.
Une conclusion.
Logique imparable des suivistes d’aujourd’hui.

Adieu forêt et manège. Océan et trésor de perles de bois.

Mais non Peter et vous mes Moussaillons. Rassurez-vous. Je reste là. Derrière le masque. Ma bulle reste ouverte à quiconque. Sauf à ces personnes, pour qui ça restera scellé.

Je garde mes plumes et ma liberté. Mon grand air et ma soif de vivre.
Il me reste ma tête, mon petit monde, il me reste ces pages.
Je n’ai pas besoin de ce troupeau.
Elles ne m’auront pas.

Mais je ferai semblant, pour la paix des peuples.
Et on me reprochera mon sérieux, mon sourire absent et le néant émotionnel.
Dans le stoïcisme je suis passée ceinture noire.
Pas de bol pour vous, petits oignons bien rangés

C’est triste quand même de devoir se cacher chez soi.

Ce matin se sera

« -Bonjour.
Il pleut. »

Mais dans ma tête résonnera le « il mouille c’est la fête à la grenouille« .

Mais aujourd’hui je grandis alors.
Double Je.

Ça va être drôle.

Mais rassure-toi, ici c’est toujours Moi.
Je ne lâche pas l’affaire comme ça. La musique et les lanternes sont toujours allumée. Regarde juste le fond de mes yeux et tend l’oreille.
Derrière cet hideux masque trop lourd les étoiles et les ritournelles sont toujours là.

 

 

Je ne peux pas garder ça pour moi. Le partage est plus fort que moi.

 

Dimanche 24 juillet 2016.
CHU – Dinant Godinne
Sur un banc.

 

24-07-16

Morning Pages : 06h50

Quel bonheur je suis dehors. Un oiseau pépille, l’air est doux, j’écoute la découverte du siècle J. Tillman, mon café, ma clope.
Putain je suis bien.Surtout que je suis dans un endroit magique.
On dirait vraiment Alice aux Pays des Merveilles.
Le titre « Lilac Hem » est merveilleux.

En fait, tout concorde là maintenant tout de suite.
Je suis en train de vivre une parfaite harmonie.

Respirer – fermer les yeux – écouter – être attentive.

Ça sent bon le petit matin, les arbres mouillés et le bois humide. Ce n’est que quiétude.
La perfection à son paroxysme vu l’endroit où je me trouve.
J’en oublie le mal de ventre du petit déjeuner (et le fait que A. se soit réveillée sur la fin pourrissant mon état de pleine conscience en allumant sa télévision, mais bon c’est la vie).

Là maintenant tout de suite je fais l’expérience d’une connexion totale avec ce qui m’entoure. C’est magique. Ça me rend bien.

Venez good vibes.

Yeux fermés et sourire béat. C’est ça le bonheur de l’instant présent.
Un peu de frisson de froid pour rappeler que le corps est là aussi.
En vie.

Dieu que j’aime les matins pour me sentir en vie.

24 juillet 2016 j’aime ton aurore.
Nous sommes ensemble depuis 03H30.

24 juillet 2016

Il y a un noisetier et des haies. On se sent protégé par cet amas de verdure.
J’aimerai que ce moment ne s’arrête jamais.

Il faut que je l’imprime de tout mon être, de chaque partie interne et externe me constituant, pour y puiser la force quand ça n’ira pas.

Fermer les yeux – respirer – ressentir – imprimer.

Pour ne pas oublier.
Cet instant de vie.
Cet instant d’harmonie.
Cet instant hors du temps.
Cet instant hors contexte.

Voilà le Merveilleux.
Nous y sommes.
C’est ça ma bulle magique. Dans laquelle je vis. C’est ce que mon psy dit. Que je vis dans une bulle magique et poétique.
Oui.
J’avoue.
Je plaide coupable.
De ce crime merveilleux.
N’importe qui voudrait porter ce cadavre là avec moi en ce 24 juillet 2016. Dans les alentours de 07h00.

MERCI POUR CE MOMENT.

Je suis bien.
Là maintenant.
Et c’est ce qui compte.
Comme quoi il en faut peu.
Pour vraiment être heureux.Un cahier.
Des pensées.
Un matin pas chagrin.
Une couverture verte protectrice.
Un café
Une clope
Un peu de conscience
Beaucoup de bienveillance.
Et de la reconnaissance.

Et la magie de l’harmonie opère.

J’aimerai que quiconque qui se sent mal, là maintenant tout de suite, puisse ressentir ça.
Alors je referme les yeux.
Et j’envoie tout ça. Toutes ces bonnes ondes à ce monde qui va mal.
Pour partager.
C’est trop précieux que pour le garder pour soi.

Fermer les yeux. Le diffuser.
En espérant que ça touche quelqu’un.
Mais ça fonctionnera. C’est ça la magie du Merveilleux.

Puissance éphémère de l’instant présent. Oublier pour un instant.

Je ne suis que gratitude.

Et tout doucement se préparer. – Respirer, fermer les yeux- Pour le reste.

Peut-être que les problèmes reviendront. Mais ce n’est pas grave. C’est imprimé.

J’espère que ça a marché. En tout cas c’est envoyé. L’attrape qui pourra.

Une clope-un café-un cahier-des pensées-une haie protectrice-un matin clément.

Merci la Vie pour ce cadeau. Qu’il est beau.