L’activisme du petit colibri. (PARTIE 1)

Yooo les camarades moussaillons en manque d’action!

Maintenant que je suis reviendue, je ne voulais pas trop tarder pour vous parler d’activisme.
Je ne pense pas qu’un seul article pourra englober toutes les choses à dire dessus, donc ça va se faire par série.

Aujourd’hui, je vais vous faire ma petite anamnèse dans tout ça, et après quelques réflexions sur ma façon de voir les choses.
Les autres articles seront peut-être un peu plus pratico-pratique comme je vous l’avais annoncé, mais je trouve important de d’abord émettre quelques réflexions (qui seront approfondies en fonction des sujets dans d’autres articles).

C’est rigolo parce qu’à l’heure où j’écris ces lignes, je nage au milieu de pochoirs, de peinture, d’affiches faites maison car je suis assaillie par des actions, dont deux imprévues (merci chers dirigeants politique!), et je me demande si j’arriverai à bouclerl’article en temps et en heure avant la fin de la semaine. (et je dois trouver des viscères pour samedi) (comme ça tu sais tout aha)

Piquet de grève

Bon je vais essayer de ne pas vous saouler avec mon JteRaconteMaLife donc je vais tenter d’être brève.
J’ai débuté lors de ma terminale – oups c’était il y a 8 ans – . Avec une manif anti-nucléaire. Une bonne ambiance, des gens sympa. Ça y est j’avais mordu « à la rue ».
Par après l’université. Lors de ma première année, j’ai beaucoup marché, pour diverses causes : toujours contre le nucléaire, avec les Indignés, contre les violences policières, pour des actions au sein de mon université etc.
J’étais animée par un besoin de justice. J’aimais bouger *littéralement*. Ça me donnait une certaine ivresse de faire des choses bien. Peut-être que ça n’aboutissait pas, mais au moins, j’avais cette satisfaction, qu’au moins je faisais partie de ceux qui essayent de faire avancer les choses.
L’année d’après, alors que j’aimais mon statut d’électron libre –non affiliée à une quelconque mouvance politique réelle-, j’ai décidé de m’inscrire à un cercle politique de mon Alma mater. On peut dire qu’il y en a pas mal. Mais mon choix c’est porté avant tout sur le fond politique (quand même), mais aussi sur la réflexion et les actions. Ce que j’aimais chez eux, c’est qu’ils ne fonçaient pas dans le lard comme certains, mais se posaient 5 minutes avant de bouger. Car je ne voyais pas l’utilité de se précipiter tête baissée pour bloquer un C.A par exemple et s’y retrouver sans avoir une revendication claire et nette à avancer. Ce qui arrive plus souvent qu’on ne le pense.
Comme j’avais un peu d’expérience, on m’a proposé la place de coresponsable du groupe auquel j’avais été intégrée.
Ce fut plutôt salvateur.
J’ai appris à aiguiser mon regard critique sur l’actualité: de l’unif, de la Belgique mais aussi du monde. J’ai fais mes premiers tractages, envahi/bloqué, été en soutien aux piquets de grève et puis toujours les manifs. Le rôle de coresponsable m’a permit de voir comment ça fonctionnait de l’intérieur, à préparer des actions du début à la fin, quel message veut on faire passer? De quelle manière? Imaginer tous les scénarios possibles et inimaginables pour une campagne.
Dans le même élan, je suis devenue déléguée de filière, puis facultaire. Afin d’être sûre qu’il y ait un pont entre les autorités de l’université et les étudiants, qui malheureusement sont rarement tenu au courant de décisions odieuses prises dans leur dos.

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Allez, cours!

Tracter, coller, peindre, parler, expliquer. Toujours dans le respect de l’autre.
Rien que pour ça je ne regrette pas d’avoir fait un petit bout avec eux.
Après, mes revendications d’électron libre ont repris le dessus et j’en ai eu ras le bol de la hiérarchisation de ce groupe.
Donc j’ai repris mes bonnes vieilles habitudes. Dès qu’une cause/action me touchait, j’y allais, seule (on ne le reste jamais bien longtemps) ou bien avec des potes.
Je me suis faite arrêtée. Eu les poignets lacérés par les colsons que les flics avaient trop serré et refusaient d’enlever. J’ai eu des lacrymo dans la tronche. Plusieurs fois j’ai réussi à courir pour éviter d’autres arrestations.  Ah et j’ai planté des patates aussi. Comme quoi, parfois, on ne peut imaginer ce à quoi peut ressembler l’activisme.
J’ai aussi passé une semaine de workshop à la montagne avec des militants, où j’ai appris énormément de choses sur l’altermondialisme, la non-violence, le fauchage d’ogm, comment utiliser des matériaux pour l’activisme etc etc. Le tout saupoudré d’entraînements aux techniques de blocages et d’une ambiance bon enfant où tout le monde s’échange ses bons conseils et les succulentes anecdotes que l’on peut amasser avec ce genre d’activités.
Puis les hôpitaux sont arrivés, j’ai un peu suspendu tout ça, essayant de rattraper le retard de l’unif une fois sortie, ou alors juste complétement « plus à tout ça » à cause du retour un peu forcé chez ma mère.

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coucou je me cache sur cette photo

Un point important pour moi c’est la différence entre le militantisme et l’activisme. Je ne suis pas Larousse ou Robert mais, voici ma différenciation :
Militer c’est faire le « stricte minimum ». Marcher en groupe, scander quelques slogans, s’enrager un peu et puis rentrer chez soi. L’activisme est un cran au dessus en terme d’engagement. C’est presque un mode de vie, une fois qu’on est dedans on n’en sort pas et quoi que l’on fasse on agit souvent pour les causes défendues dès que l’on sort de chez soi : ça peut se percevoir par le discours que l’on tient, mais aussi par les actions faites, plus nombreuses et peut-être plus ciblées que lorsqu’on est militant.
Ceci étant dit, je n’ai rien contre le militantisme au sens où je l’entend. Je l’ai moi même été, et si on débute c’est normal de passer par là et même si je trouve que l‘activisme est quelque chose d’essentiel de nos jours, je ne jetterai pas la pierre à quelqu’un qui ne veut se jeter corps et âme dans les actions, risquer de lourdes peines pour des causes. Chacun fais ses choix, j’ai personnellement décidé d’aller au bout des choses et d’allier ma pensée et mes actes h24 et non pas mettre ma casquette en manif et l’enlever une fois qu’elle est finie. Nope.

Je reviendrai dans un article sur la désobéissance civile, l’historique et tout parce que c’est important et intéressant, mais c’est un trop gros morceau que pour le cerner complètement ici.
De nouveau pour moi, la désobéissance civile est un moyen qu’ont les citoyens de faire valoir leurs droits, leur voix, de manière peut-être illégale, mais c’est le dernier recours lorsqu’on a tenté autrement (ou le premier lorsque l’on sait que le chemin légal n’amènera à rien). Ce sont donc pour moi  des actes légitimes.
Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que l’on ne peut parler de désobéissance civile en démocratie. Certes, ce n’est pas la même chose que les résistants des dictatures, mais c’est kiff kiff pareil. Il n’y a pas de gradation dans l’injustice. Il y a abus dans les décisions des politicards et la désobéissance civile n’en est que la réponse. Ce sont en général des actions pacifistes, prônant la réflexion des concitoyens. Par tel ou tel geste, on espère simplement que ça en réveillera plus d’un.
C’est là que les choix des messages sont importants.
Ce sont donc aussi bien souvent des actions illégales.
Mais pas que. Vous savez ce que j’englobe dans la désobéissance civile? Faire son potager par exemple! Qui a t’il de plus merveilleux que de niquer l’état en détournant ses pièges de consommation? Car ça s’applique aussi à ceux qui font tout eux même, qui choisissent des alternatives, etc. et qui ainsi ne vont pas nourrir les poches de ceux qui tentent de nous empoisonner (et nous piquer du fric).

Voilà pour la désobéissance civile se sera tout, sinon je risque de ne pas m’arrêter! (c’est horrible j’ai tellement de choses à dire)

Centre fermé

Puis viens la notion de colibrisme.
Moussaillon, enfile ton plus beau plumage, il est temps de devenir un petit colibri.
Le colibrisme est initié par Pierre Rabhi.
On pourrait dire, que ce mouvement tire sa base, où du moins son concept, d’une vieille légende amérindienne:

Un feu de forêt décime une colonie d’animaux. Évidement ceux-ci s’échappent et contemplent de loin le désastre. Tous, sauf le petit colibri qui s’esquinte à faire des allers-retours entre la rivière et la forêt, prenant avec lui quelques gouttes d’eau à chaque fois.
A un moment donné, les autres animaux ne purent s’empêcher de se moquer de lui, et des ses quelques gouttes qui n’allaient jamais éteindre le feu. Ce à quoi notre valeureux oiseau répondit : « Peut-être, mais je fais ma part« .

Ce mouvement jouit depuis quelques temps d’une certaine notoriété et tant mieux.
Je trouve que c’est un principe à appliquer dans sa vie de tous les jours.
Dans mon activisme, c’est la base même de mes pensées. Surtout lorsque j’agis seule et que j’apparais comme un Don Quichotte pour les autres qui n’hésitent pas à me le faire remarquer.
Combien de fois je n’entends pas « ça ne sert à rien« , « faut voir plus grand » , « faut faire ci, faut faire ça ». Tout ça venant la plupart du temps de personnes, confortablement installées dans leur petit divan et pestant envers et contre tout, que ce soit les problèmes de la société mais aussi contre ceux qui essayent de changer les choses. Ce ne sont pas eux qui iront dans la rue, qui iront à la rencontre des gens pour essayer de leur ouvrir les yeux.
Ces gens là, honnêtement m’énerve, me sorte par tous les trous, m’exaspère.
Heureusement, l’écrivain Frisch, nous a pondu une phrase merveilleuse :
« Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles ». Pan dans tes dents.

Bon, ce n’est pas le sujet ici, revenons-en à nos oiseaux. Tout ça pour dire, qu’il n’y a pas de petites actions. Ni une cause plus grande qu’une autre. Et même si on ne touche qu’une personne, alors on a gagné. Car cette personne à son tour en parlera, conscientisera, touchera à son tour une autre personne et hop l’éveil s’agrandit.
Alors oui on peut faire des petites actions tout seul. Que ce soit coller quelques affiches, écrire une petite phrase sur un mur, coller des stickers, laisser des mots dans les magasins. Évidemment avec ce type d’action on a pas de réel retour. Bien que bien que … c’est toujours gratifiant de voir son travail relayer par la « presse » locale :)
Dans un prochain article je vous donnerai quelques filons pour vous lancer seul, de façon à ne pas vous cramer directement les ailes.
Mais donc retenez vraiment ceci : il n’y a pas de petites actions, aucune cause n’est perdue d’avance : il suffit d’un grain de sable pour enrayer une grosse machine.

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La violence.
Quand j’avais bien commencé l’ébauche de cet article, je suis tombée sur un article du blog Tribulations d’une quinqua, relatant des appels à la haine concernant l’affaire Théo. Qu’on réclame justice, oui. Qu’on se rassemble pour dénoncer les violences policières, mille fois oui. Mais appeler au « foutre le boxon« , non.
Il ne va pas s’en dire que je condamne ce genre d’actes. De un car je suis quelqu’un de foncièrement pacifiste. Même si je participe à des actions qui sont plus « chocs », avec un côté visuel « violent » ou quoi, ça reste de l’action directe non violente.
Bien souvent nos manifestations sont assaillies de membres des « black block » et consorts qui ne cherchent qu’une chose : foutre la merde, cramer des bagnoles, péter du flic,etc.
Ça a le malheur de décrédibiliser la manifestation et son message, ça nous fait mal voir de la population qui ne peut scinder les différents groupes et met tout le monde dans le même paquet.
Alors certes il y en a qui font ça d’eux mêmes. Ayant bossé dans une maison de jeunes, je sais que certaines personnes aiment tout simplement casser la gueule à d’autres, choisies … au hasard.
Après, faut pas se leurrer non plus. Je ne fais pas partie de complotistes, mais, il y a énormément de politique là derrière. Faut pas croire, certains partis (en général des bons gros nationalistes), aidés par nos bons et braves flics, envoient leurs cohortes foutre le boxon dans le seul but de décrédibiliser, que les gens aient peur, et finissent par voter l’innommable.
A prendre ou à laisser, ce n’est que mon avis.

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Photo de famille. (et alors, honnêtement, cette « tortue » ne sers à rien, on est bien trop nombreux ahaha). (crédit photo: agence Belga)

Et quid de maintenant pour ma part?
J’ai décidé de me consacrer essentiellement à une cause et arrêter de m’éparpiller et courir dans tous les sens à toutes les actions. Déjà rien qu’avec une, on est pas mal occupé.
Même si je reste proche de certaines causes qui me feront encore bouger (antifa, contre les violences policières, le ttip/ceta, les squats et le droit au logement pour tous, l’écologie de manière générale, l’alimentaire, la réappropriation des espaces publics, l’artivisme, anti prison/centre fermé, les zad, l’abolition des frontières,etc.)
Alors pourquoi une? Tout simplement car, je ne suis pas une encyclopédie sur pattes. Je ne peux me spécialiser dans tout. Or, je trouve important que lorsqu’on manifeste, on ait de la suite dans les idées, ne pas faire le mouton (car y’en a dans ce genre de milieu hein!) et ne pas savoir pourquoi on est là. C’est essentiel, il faut se parer à toutes les questions possibles et inimaginables, et même si on est pas omniscient, ça la fout mal quand même de ne pas savoir répondre concrètement à l’une ou l’autre question. Donc oui, il faut potasser. Bien ingérer le sujet pour mieux le rendre accessible. Devenir spécialiste, pour mieux le vulgariser. Car bien souvent, ça concerne aussi des causes aux jargons et enjeux alambiqués, où beaucoup de gens décident de ne pas donner suite, car c’est compliqué.
Et puis, comment rallier les gens à notre cause si on ne sait pas l’expliquer de manière claire et concise? Il faut de l’assurance (et pas la feindre par pitié), et pour l’avoir, c’est simple, il faut simplement connaître.
Et donc ma cause à moi, c’est tout simplement l’antispécisme. J’y suis venue naturellement, d’abord car ça a toujours été une cause qui me tenait particulièrement à cœur, mais aussi car je me suis fortement éloignée de la politique pendant un an et demi. Et quand j’ai voulu revenir dans le jeu de quilles, j’ai eu envie d’avancer, de changer aussi d’entourage et de m’entourer de gens qui pensent comme moi (aka le véganisme et compagnie, car c’est pas toujours évident de vivre avec des omni-carnistes) et qui surtout ont le même sens de justice et d’égalité que moi. Qui a t’il de plus noble que d’entrer en guerre pour ceux qui ne peuvent malheureusement se défendre seuls, car la société les a tout simplement réduits au statut d’esclaves, de choses inférieures et juste bonnes à n’être que de la marchandise?
Et puis derrière le côté « gnangan » que beaucoup ont comme vision de l’antispécisme (« coucou je défends les zanimo cro mignon kikooloool« ) (ce qui n’est absolument pas le cas) c’est finalement aussi la cause qui englobe pas mal de choses, d’un point de vue écologie, mais aussi avancées sociales.
Bref, ceci aussi mérite un article à part entière.

Bon, je pense avoir fait le tour pour ce qui est du préambule! Eh ouais, je reviens vous expliquer tout ça en profondeur dans les semaines à venir!

Piège à flics en garde à vue. Astuce numéro 1 : TOUJOURS AVOIR DES BANANES!


N’hésitez pas à me faire part de tel ou tel sujet que vous voudriez voir développés, car forcément je ne pense pas à tout non plus, certaines choses vont me paraître évidentes et sont donc peut-être passées à la trappe!

Au programme pour la suite de cette série:
Agir seul (colibrisme) ou en groupe(« l’union fait la force ») ?
Quelques idées pour faire le colibri
Actions directes non violentes
Désobéissance, incivilité?
L’abolitionnisme

Camarade Moussaillon, je te laisse, j’ai des affiches à coller (et un cheesecake à préparer).
Ceci dit, je serai ravie de lire tes expériences sur le sujet!!
Salutation Moussaillon!

Vue depuis l’intérieur d’un cachot.

 

(hourra j’ai réussi à tout concilier!)

ohééé ohééé capitaaaaine (qui a) abandooonnééé (ok elle est facile celle là!)

Congeliture
Congeliture nature

Ceci n’est pas une bonne résolution.
(même si ça en a l’air vu que nous sommes début janvier)
(mais je n’aime pas les résolutions)
(comme tout le monde)
(bon ok, le temps à passé nous sommes presque mi février)
(mais faisons comme si 6 mois ne s’étaient pas déroulés)

Oy Oy la frégate!

Quelle étrange sensation d’enfin pouvoir revenir ici.
Avec délectation c’est certain.

Ouais ouais arrête de nous bassiner, t’étais où?

A la campagne. Encore et toujours.
En fait il s’est passé quelque chose d’étrange, une force contre laquelle je n’ai pu résister, c’est celle de profiter du temps.

De l’automne.

Je vous l’avais annoncé, c’est ma saison préférée, et pour la première fois j’étais LIBRE alors j’étais tout simplement dehors.
Mais vraiment hein.

Et petit à petit j’ai lâché l’ordi.

Pourtant la capsule du vlog était prête à être mise en ligne, elle ne nécessitait qu’une parenthèse à tourner (ça m’apprendra à tourner des vlogs à 06h30 du matin, on oublie des choses ahaha!)

Donc dehors.

A vagabonder dans les champs. A essayer de me battre contre mon hyperactivité, à vomir la haine de la frégate qui est devenue un véritable chaos bipèdement parlant.

Je vous ai abandonné avec le décès de mon amie.
Je pense que ça a joué aussi.
Ce n’est pas évident d’accepter un suicide d’une compagne de route, de maladie.
Ca aurait put être moi. Ou une autre.
Toujours est-il que je ne réalise toujours pas.

J’étais dehors.

Mes cours de guide nature ont commencé. Une raison de plus d’être à l’extérieur. Mettre en pratique ce que j’apprends.

Puis il y a eu Georgios.

Georgios l'extra-terrestre.

Vous savez, cet extra terrestre grec que j’ai rencontré lors de ma dernière hospitalisation.

Aujourd’hui Georges n’est plus.

Mais il y eu Georgios.

Il faut que je vous raconte quand même un peu.

(je pensais vous en avoir parlé un peu maiiis après avoir parcouru les articles depuis août, rien mis à part cette photo et une autre du Mabon lors d’Une vie de Moussaillon :o effroi effroi. Mais je me rappelle que je voulais faire un article spécial août sous forme de capsule rémusé rigolo mais manque de temps, de place sur le disque dur, l’ordi qui peine avec adobe première -_- )

Ma dernière hospitalisation, était dans une unité de psychiatrie générale, d’un gigantesque hôpital bruxeleer.
J’étais dans une unité de cinglés. Des gens gentils, adorables, le mot cinglé n’est pas péjoratif puisque j’en fais(ai) partie.
Mais je souffrais réellement de ne pas pouvoir avoir de réelle discussion.
Sous médicaments (moi pas), la mémoire vacillante … en faite, avec eux c’était systématiquement la MÊME conversation en fonction de l’individu.
Dory qui oubliait ses clopes, Yvan qui me parlait de ses peintures et de son métier de publicitaire dans les années 70 (COEUR COEUR COEUR), Franco qui voulait littéralement s’arracher les yeux et qu’il fallait rassurer, Mimi la vieille bourgeoise qui ne parlait que d’elle, refusait de s’hydrater et finissait par ressembler à un hareng séché près de la fenêtre grillagée, Pierre un peu moins à l’ouest mais fort depressif et qui racontait les mêmes anecdotes bref honnêtement ne me restait que Mr. JB le Belge (assistant psychiatre avec qui on parlait art et littérature aha), Anne et Cédric des infis, Kevin le psychologue (qui m’a fait une séance très rigolote en mode péripatéticien quand je me suis faite éjectée par «  » » »mon » » » psychiatre qui revenait de vacances et d’un coup ne voulait pas me suivre) Marie l’art thérapeute, bref que des membres du personnel.

Puis il y a eu Georgios.

Il avait 75 ans, moi 26.
On devait lui enlever la vessie et moi manger.

See u pirate
No more buddy

On s’est rencontré sur un banc, dehors, là où on fume.

On a parlé. J’étais avec « Dory », qui perdait toujours son matos à cigarette, ressassait les mêmes paroles.

Alors pour la première, après quelques jours, j’ai eu une vraie discussion.

Avec ce sacré Georgios.

« Mais tu viens d’où? »
« De la Haut » en pointant le ciel du doigt.
« Ahaha, de Mars »
« Exactement, je suis un extra terrestre »
« Ca me va, bon allez désolée je dois y aller, ils nous surveillent on en obligé d’être présent à l’heure des repas. Au revoir ».

A ce moment je ne savais si ce serait une rencontre ponctuelle, ou si comme Cougar l’ancien Scout, j’allais le recroiser.

De fait.

Le même banc, un autre jour.
Georgios était là.
On a causé.
De tout, de rien.
Du pognon grand roi de la société.

De ma maladie qu’il essayait de comprendre, lui.
« Mais tu vas voir, on va sortir, tu viendras, je vais te faire manger, tout doucement, ce que tu veux, t’es sûre que tu ne manges pas de poisson? »
« Non Georgios c’est de la viande »
« ouais, bon, ce que tu veux et tu verras, ce sera progressif »
« ça marche!! ».

A la fin nos discussions se terminaient ainsi
« Et une bouchée pour Georgios hein!! »
« ouais promis! »

Et bizarrement, il y avait la bouchée pour Georgios, le test de tel aliment pour Georgios, comme si j’avais enfin quelqu’un à qui me raccrocher, qui m’aidait (ceci exclu ma très chère amie S. qui est présente depuis le début à mes côtés)

Mais bref.

Puis y’a eu son opération.
Il s’en est sorti, je lui ai rendu visite, j’ai rencontré sa soeur, Natasa, et son frère, qui eux habitent toujours en Grèce.
De son lit, ce jour là, quatre jours après son opération, voilà que mon extra terrestre me parle de Théodora et l’empereur Justinien.
C’est ça que j’aimais chez Georgios, sa culture, autodidacte.
Il en avait dans le crâne, et ça moi j’aime bien. Ce jour là, on a parlé pirates et dinosaures aussi.
Ses connaissances il a continué à m’en faire part.

Il s’est rétablit et est sorti avant moi de l’hôpital.
Et on a gardé contact.

Je fais partie de ceux qui pensent que l’amitié n’a pas de frontière, ni d’âge, ni de sexe, ni d’opinion, ni de quoi que soit.

Il y a rencontre.

Un peu après sa mort je suis tombée sur cette phrase de Coelho:

Il n’y a pas de hasard dans les rencontres….elles ont lieu quand nous atteignons une limite, quand nous avons besoin de mourir pour renaître, les rencontres nous attendent mais parfois nous les empêchons d avoir lieu…si nous sommes désespérés et si nous n’avons plus rien à perdre, ou au contraire enthousiasmés par la vie, l’inconnu se manifeste et notre univers change.
Les rencontres les plus importantes ont été préparée par les âmes bien avant que les corps ne se voient..

C’est tout à fait ça.

Le repos en maraude
En maraude!

Et donc un beau jour, alors que j’étais partie en maraude dans les champs, un appel de Georgios, qui m’invite chez lui.

Ni une ni deux, c’est le Mabon allons-y.
Sa soeur Natasa était là.
Il faisait bon, c’était gai.

Je l’ai revu une autre fois chez lui.

A me raconter ses petites histoires d’antiquaire qu’il était.
Il se projetait plus dans l’avenir que moi
« tu viendras avec moi aux ventes aux enchères »

A ce moment là il recommença à avoir mal.
Il a du être réhospitalisé.
Des métastases étaient revenues.
Ca y est on parlait chimio.
Fin octobre, retour à St Luc régulièrement pour rendre visite à mon extra terrestre radioactif.

Au début il gardait son moral d’acier et continuait à me parler de son magasin et toutes ces choses qu’il ferait quand il serait sortit.
On a continué à ses chamailler sur des sujets politiques ou ridicules.
A lâcher des phrases cultisimes dont je reste l’unique témoin, du genre « Mais, si on va à la mer, même les requins ne voudront pas de nous tellement on est maigre! »

Puis il a lâché prise.
Il a perdu son indépendance. Il ne pouvait plus bouger. Même aller fumer son chtar était devenu impossible.
Alité. Langé
Il ne lui restait rien.
Mes visites ont décuplé, je ne pouvais pas le laisser comme ça.
J’ai cru qu’il allait reprendre du poil de la bête, que c’était l’un des effets de la chimio, d’être un peu abattu et dépressif.
Affaiblit ça s’est sûr.

Il y avait un monde entre le Georgios d’août et celui de novembre.

Même chose pour moi, j’ai continué mes tests.
J’ai repris du poids. Avec un certain côté machiavélique comme je vous l’avais dit. Je m’étais donné plus ou moins une saison pour reprendre un bmi plus ou moins normal pour qu’on arrête de me faire chier avec ça, pour après reprendre mes schémas alimentaires.
Oui c’est bas, non je ne suis pas guérie, et la date limite étant passée je reviens à d’anciens schémas alimentaire.

Mais bref.

Georgios m’aura appris beaucoup de choses, et je suis plutôt contente qu’il ne me revoit pas remaigrir. Il était content de me voir me remplumer, et c’était le seul qui trouvait les mots justes pour me le dire sans que ça ne blesse de trop. Ce fut aussi le seul à me connaître du haut de mes 39 kilos et a m’accepter telle que j’étais, à me considérer comme individu à part entière avec ses facultés et non comme une chose inapte à être et qui perd de ses droits.

Mais il a abandonné. Il a décidé d’arrêter son traitement et de laisser la vie s’en aller.

Je l’ai traité de con, de laisser une chance à la chimio, que si lui arrêtait alors d’office j’allais lâcher prise, j’aurai plus mon copain de guérison.

Mais cette tête de mule avait pris sa décision. Et au vu de ce qu’il endurait, jamais je ne pourrai lui en vouloir.

Et s’en est suivi une semaine intense de veillée.
Avec sa soeur revenue d’urgence de Grèce.
Et un samedi de décembre, le dix,  alors qu’on discutait de ses frasques de jeunesse, il a commencé à suffoquer et s’en est allé.

Un quart d’heure atroce, à se demander si ce sursaut était le dernier.

Il arriva.
C’était finit.
Je venais de voir mon ami mourir.

Mon copain de guérison.

Il l’avait prédit.
Le mercredi, il était encore un peu conscient, il me demanda la date et le jour. Il compta.
« Ah se sera samedi ».
J’ai pas compris sur le coup, car après il a parlé bateau et je lui ai mis le son de la mer.
« Avec les bateaux? »
« Oui avec les bateaux »

Ce fut le dernier échange conscient que j’ai eu avec mon ami.

Après ce fut coma, quelques serrage de mains, de yeux ouverts, mais plus de mots.
Ou en grec.
Grand con, je  ne parle pas grec moi!

Trois jours plus tard il mourrait.

Sacré Georgios, il m’en aura appris des trucs.

Dont voir la mort emporter un être aimé, de visu j’entend.
De voir la carnation virer jaune avant de devenir blanche.
De sentir peu à peu le froid, la rigidité.
Et cette odeur. De mort …

Ce matin là, du 10 décembre, je ne sais pas, mais sans raison aucune j’avais pris mon nécessaire de toilette avec.
Une connexion étrange, car, après avoir vidé sa chambre, j’ai accompagné sa soeur Natasa chez lui, pour y passer une dernière nuit avant qu’elle ne soit hébergée chez quelqu’un d’autre.

Ce fut un honneur pour moi, quand elle m’a demandé de l’accompagner.
C’est vrai, au final, je ne le connaissais que depuis août, uniquement de l’hôpital, mais c’est à moi qu’elle a demandé.

J’y suis donc allée.
Dans son petit chez lui plein de bric à brac d’antiquités qu’il envoyait en Grèce.
J’ai ri de voir qu’il avait la même manie que moi, de garder les bocaux pour les utiliser à autre chose.

On s’est rencontré trop tard. C’est dommage.

Je n’ai quasiment pas de regret.

wp-1486777559865.jpgCar lors de son coma, je lui ai parlé (en plus de lui lire mes enroules sur Schliemann qu’il connaissait -ce qui est très rare hors milieu archéo que quelqu’un mentionne Schliemann- alors je lui lisais sa vie qui avait des similitudes avec la sienne
; je lui ai lu Océan Mer que je lui avait offert
; je l’ai remercié de tout ce qu’il m’avait appris
; même si j’ai aucun statut je lui ai pardonné car il culpabilisais énormément , pensais que tout ce qui lui arrivait était de sa faute, à cause de sa vie de petit voyou, mais non, c’est juste que la vie est une Pute Georgios,
il était dans le coma mais il entendait. Il serrait la main, ou fronçait les sourcils  si je disais une connerie (j’ai testé, je vous jure qu’il comprenait!).
Je lui ai dit au revoir ainsi, avant qu’il parte
; j’ai quand même essayé de le convaincre de revenir sur sa décision que rien n’était joué.

Le seul regret que j’ai, c’est que la dernière fois que je l’ai vu, en dehors de l’hôpital, je lui avais promis de manger avec lui (chose que je ne fais avec personne, même pas ma mère ou ma soeur),
« Quand tu seras revenu de ta semaine en Grèce! »
Mouais. De la Grèce, il est directement parti à l’hôpital pour ne jamais en sortir.
Donc ouais, si j’avais su, je lui aurait organisé un picnique à l’hôpital, je n’avais pas prévu tout ça, du moins comme ça.

Enfin bon.

Je lui ai demandé un signe quand il serait arrivé.

Et depuis son petit appartement, assise sur son divan, UN feu d’artifice, UN seul, vert (ma couleur préférée).
Ca va, mon pirate était bien arrivé.

Bref. Puis la crémation, les au revoir avec Natasa avec qui j’ai toujours des contacts.

Cette fin 2016 fut donc pénible.

A rajouter l’ambiance chaotique de la maison.
En plus de perdre mon ami, je perdais une raison de sortir et de me changer les idées.
Mon corps et sa transformation me bousille le cerveau.
C’est limite si j’ose encore me montrer.
Puis j’ai droits aux conneries, « ah mais ça va mieux maintenant »
‘oui oui’ …

Bref.

Quoi d’autres?

J’ai décidé de me relancer dans l’activisme.
Car au final ça m’a toujours fait me sentir en vie.
Les manifs, les blocages et consorts.
Je pense que je n’en ai jamais parlé, mais ça fait des années que je milite. Certe un peu moins avec les hospitalisations.

Mais au lieu de me disperser dans plusieurs causes sociales j’ai décidé de me concentrer sur une.

L’antispécisme. L’abolitionisme. Avec bien évidemment de la désobéissance civile.

Le droit des animaux de ne pas être exploité, torturé, par les êtres humains.
Ceci fera le sujet d’un article à part entière.

Mais c’est parce que s’est opéré un changement radical:

Je vous avais déjà fait part, que pour mon bien être mental, je ne pouvais pas devenir végétalienne stricte. Que les restrictions qu’elles quelle soient ne font pas bon ménage avec quelqu’un qui souffre de troubles alimentaires.
Même si mon choix est purement éthique. Depuis longtemps.

Mais bien que je tendais à un végétalisme très proche, il restait ma fameuse tranche de gouda du matin.
Puis aussi, question d’argent, comme j’avais réintroduit certain produit laitier, j’avais décidé de m’acheter du lait écrémé de vache et du yaourt car les bonnes alternatives végétales sont plus cher et je n’ai pas de blender puissant que pour faire mes propres mixtures.

Puis j’ai eu un élan d’effroi, d’horreur.

J’étais un monstre.

Ni une ni deux bye bye le gouda, bye bye le lait de vache de toute façon donneur de crasse.

Et tant pis si ce n’est pas bon pour mes tca.
Même si au final, en y réfléchissant, je suis dans la même panique que si l’on me propose, par exemple, un cookie végétélien ou non veggie. Donc kifkif pareil hein. Je reste handicapée de l’assiette.

Et quel sentiment de libération d’être en adéquation avec mes valeurs.

Alors tant pis si c’est plus cher, suffit d’en consommer moins, et il reste des alternatives vraiment peu cher aux substituts de fromage (celui aux cajous notamment qui tient longtemps; puis un philadelphia végétal qui coûte 80 centimes et une demi heure dans la cuisine)

Bref on y reviendra, mais je ne vais pas tourner ce blog en tribunal des accusations, je ne me sens pas en position que pour, car comme on me l’a déjà dit, vu ma façon de m’alimenter, « ce serait l’hôpital qui se fout de la charité ».

Donc pas d’images chocs ici, des petites conscientisations mais c’est tout.

FOURRURE TORTURE. Action collage.

Le vrai combat je le garde dans la vie de tout les jours (ou plutôt nuit aha), avec mes potes de la PA, ou bien seule (car oui on peut faire de l’activisme seule! ARTICLE ARTICLE!!) (SPOIL : il n’y a pas de petites actions mes chers moussaillons)

Bref je suis contente de me recréer un réseau de militants qui pensent comme moi et qui sont à milles lieues des bipèdes de la frégate dont une ne cesse de faire la girouette ce qui a tendance à m’exaspérer au plus haut point.

Un nouveau réseau d’amis humains.

(Une page Facebook est en cours de cogitation pour tout ça – mes actions -. On verra bien.)

Bizarrement Facebook a été le premier réseau avec lequel j’ai renoué. Pourtant je l’exècre. Mais ça reste un bon moyen de voir ce que les copains font.
J’ai déserté instagram aussi, question de manque de place pour des photos.
Mais mais, je reviens.

Me restait ici.
Ma petite frégate.

Léon la grande évasion.

Et puis et puis.

Arrivée de deux nouveaux amis récemment, Lulu(stucru) et Eugène(Polpot), deux cochons d’inde.

Là j’ai été prise à l’envers de mes convictions. (attention, vous pouvez appelez la police vegan!)

Moi qui hurlait à ma soeur d’arrêter d’acheter des rats en animalerie, de plutôt se tourner vers des particuliers, des refuges, car toute cette machinerie fonctionne à l’offre et la demande et c’est de l’exploitation pure et simple car les éleveurs fournissant lesdites animaleries font de l’élevage intensif et ne laisse pas de repos aux femelles.

Et puis … pour ceux qui restent « trop longtemps », plusieurs sorts sont possible, soit donné à becqueter aux reptiles de l’animalerie, soit, explosé contre un mur par un employé sans vergogne.

Mais bref, c’était peu de jours après la mort de Georgios, et j’étais partie acheter le cadeau de Noël des chats, des rats et du lapin.
Et j’ai vu ces deux machins.
Dans leur plexiglas au ras du sol.
Forcément ça a fait coeur coeur dans la poitrine, mais je n’étais pas là pour ça.
Puis une employée était là, j’entame la discussion, en lui disant « avec cette période de Noël, ça doit vite partir non? «  (Pour rappel un animal n’est pas un jouet à offrir -_- mais malheureusement c’est encore trop souvent le cas) mais bref ce à quoi elle me répond, « oui, mais ces deux là ça fait longtemps qu’ils sont là ».

Bref, l’image du mur explosé et boum ça va, je les prends.

Tant pis, j’essaye de me donner bonne conscience en me disant qu’ils sont sauvés mais je m’en veux quand même.
Cet horrible dilemme.

Mais bref Lulu et Eugène sont là, dans leur parc (pas question de cage à la frégate) ouvert en journée pour qu’il puisse circuler librement, d’abord dans « ma » chambre et quand ils auront grandis un peu, un plus grand champ d’exploration.
Et j’ai dû revoir totalement l’organisation de ma chambre et devoir abandonner la disposition des meubles, afin de leur offrir un terrain sécurisé. Aucun regret, que du bonheur d’entendre ces deux là vagabonder à leur aise dans notre pièce.

Ca me rappel qu’au début du blog je voulais faire des capsule sur la tribe, j’en avais faite une de présentation générale, mais ma mère n’a pas voulu que je montre « l’appartement dans cet état », pourtant elle était rigolote, mais ça a pourri mon groove comme dirait Kuzco.

Mais elles sont bien au futur programme.

Donc voilà reprendre les vlogs (lentement pour la Crapule, car ça retourne énormément le cervelet en faite, je m’en suis rendue compte après avoir tourné la deuxième) et les copains poilus qui méritent une plus grande place ici car le meilleur soutien c’est quand même de leur part à la maison.

Bon et sinon, non je ne reprendrai pas le retard pris, tant pis, je ne saurai pas toutes vous lire de A à Z, je ne suis revenue qu’une fois sur HC depuis que j’avais quitté, et d’ailleurs j’ai vu avec plaisir que notre cacahuète cosmique était revenue (et a fait un super article sur les violences policières!!!), yuppie,  et que Gladwood, ben, elle milite aussi! Et puis les autres, je vais quand même aller vous relire un peu hein, Betta, Zenopia, Maud, Ophelie, etc etc (m’en voulez pas de ne pas mettre de lien, ce fut pénible pour les deux du dessus mon ordi commence à perdre pieds et celles que j’aurai oubliée m’en voulez pas non plus il est tard et de nouveau, ouvrir HC maintenant hors de question) *pas tappeeeeey*

Et qu’aussi apparement la plate-forme avait changé (j’étais sur mon téléphone donc l’appli n’a pas montré vraiment les changements) donc ça je verrais bien.
J’espère juste que ça n’a pas changé comme Instagram et Facebook.

Saluuuuuut!

Donc voilà.
Nous y sommes un article qui ne sert à rien pour ne pas changer mais qui a son importance histoire de dépoussiérer un petit peu le navire.

Allez, on met son gilet de sauvetage, on va essayer de swinguer un peu!

Reprendre les pinceaux

Pas de pression sinon ça va partir en cacahuète, mais :

Avant de pouvoir me remettre au vlog (hashtag problème technique disque dur) ainsi qu’au ‘une vie de moussaillon’, le poétartek multimédia, nous allons faire au mieux pour:

(warning édit. fin de journée du 11 février, je me suis rachetée une carte sd ahaha!)

Partager les découvertes Spotify (jvous ai parlé de mon amour pour Spotify??)

Parler copains quadrupèdes.

Parler colibrisme avec en option des partages de ressources pour s’activer dans son coin (autant que les productions que je fais pour mes groupes ou moi même servent à d’autres)

Un soupçon de cuisine (hashtag MonDieuLePorridge SPOIL SPOIL SPOIL).
En fait, comme moi mon alimentation est toujours un chantier chernobylien pas du tout représentatif du végétalisme, je ne peux donc pas proposer mes propres plats (à part pour le petit-dèj’, maaaais je vais systématiquement faire un compte rendu de « Troll les omnis » (hahaha ça va faire un bon titre de rubrique ça), c’est à dire partager les expériences culinaires végétaLiennes (ou limite végétariennes) à mes deux omis-carni d’humaines qui cohabitent avec moi.
Je veux juste leur montrer par des plats simples, traditionnels aussi, que le végétal ça tue. Bref que du bonheur et déjà des réussites avec un brownie, un Kouign amann, des pancakes, des tortillas, et encore plein de choses que je ne me souviens plus. Théoriquement pour la cadence, ce sera du deux fois par semaine pour les plats et le dimanche des pâtisseries. Maintenant je ne sais pas si tout nécessitera des articles mouahaha.
INFO IMPORTANTE : le but du jeu ce n’est pas de faire des trucs de oufs avec des ingrédients qui coûtent deux reins et qu’on ne trouve pas facilement, bien au contraire je voudrais axer tout ça sur la simplicité et … vu mes banqueroutes de portefeuille : cheap friendly! De plus, sachez, que je n’ai pas de blender, ni de robot, ni de déshydrateur, ni de machine à pain, ou quoi que ce soit JUSTE un mixer plongeant et quelques systèmes D!

Ah oui je me suis inscrite à un cours de philo en ligne, ça peut être rigolo.

Puis je me suis remise tout doucement à lire, yuppie.

Trouver d’autres moyens pour le poétartek, mettre un peu plus de poésie et merveilleux nondidju.

Et … yolo trololo.

See you soon lil’pirates!

Aller photos bonus!

Jouer aux fléchettes la première fois de sa vie. (et réussir des trucs improbables!)
Nouveau grigri.
Les courses de la honte. (on ne change pas une équipe qui gagne) Mes Docs ont rendu l’âme, et tomber par hasard sur des shoes vegan pas trop chères!

La mer, les pluies, le besoin, le désir, la lutte contre la mort, voilà ce qui nous réunit tous.

Discours de Suède (réception du prix Nobel 1957)
[ Albert Camus ]

Bonne nuit avec la Merveilleuse pluie!

 

 

.: Poétartek’ project :. (1)

Poétartek’ ?
T’es sérieuse là? On se met au néologisme maintenant? T’es sûre pour les électrochocs que t’en a pas eu?
Ah la petite voix, tu m’avais manquée tu sais, deux articles et te revoilà.
Alors oui Poétartek, c’est plus rigolo que poésie aléatoire.
Mouais t’essaye d’être dans le vent djeuns et tout quoi!
Ouais ben pour un moussaillon, même d’eau douce, le vent s’est important. Mais tu vois tu me fais m’égarer. Ouste.

Alors très cher moussaillon, je te présente le « Poétartek’ project »

le laboratoire poético artistique.

Oula rien que ça.
Oh ça va hein.

Laisse moi te raconter le principe,comment ça m’est venu, et rassure toi, pour une fois ce sera court.
Ben c’est tombé hier milieu d’après midi
journée un peu morne, enfermée à l’appart.
Je n’ai plus que deux trajets de bus -donc à garder précieusement-,
Je n’avais pas l’allant nécessaire que pour capsuler le vlog (ni le matos)
Mais une chose est sûre, il fallait que je trouve un petit truc, qui ne nécessite pas grand chose, juste de se laisser inspirer au fil du restant de la journée.
Mais aussi qui ne demande pas une assiduité constante, qui est là pour qu’en j’en ai envie ou besoin.
Ou les deux.

Je suis une friande de poésie. Miam-miam pour le cerveau.
J’ai une pile digne d’une barricade du XVIe rien qu’avec ça, chiné à gauche à droite et impossible de m’en défaire.
Puis je t’ai dit que j’me suis remise à la bricole alors boum une idée à germé milieu d’après midi.

Le principe? ‘Tention, on a pas inventé la poudre.
Prendre un livre de poésie, peu importe, choisi ou non au hasard et l’ouvrir comme ça bim et tomber sur un texte à illustrer de n’importe quelle manière possible et inimaginable.
Ça peut être un projet réalisé très vite (comme aujourd’hui) ou bien, selon l inspiration prendre un peu plus de temps.

Laboratoire ouvert à tout un chacun bien évidemment.
Si le coeur t’en dis!
(Mais je veux voir les productions, c’est trop génial le partage :D)

Et donc pour ce premier test, mes petites mains et mes yeux fermés ont pris ce bon vieux bouquin d’enfance Le temps et les saisons en poésie (J.O HERON, P. Marchand, Folio Junior,édition Gallimard, 1980), petite anthologie rassemblant de l’Aragon, du Cocteau en passant en autre par Prévert, Queneau etc.
Et le hasard m’a fait tomber sur ce bon vieux Paul et son cœur d’une langueur monotone.

Challenge accepté, faire ressortir l’automne en pleine journée caniculaire yuppie.

Pour le contexte, je devais aller faire des courses et ramasser des feuilles et des plumes pour la carte de Marie, alors j’me suis dit qu’on verrait en chemin si la divine providence et mes détours m’entrainent un peu plus loin que cet fin d’été qui ne finit pas.

Et pour le coup c’est la photo que j ai choisi. (ouais tu t’es pas foulée quoi)

Et hopla, au détour de la carrière un jeu d’ombres parfait.

Paul Verlaine.
Chanson d’Automne.

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon cœur
D’une langueur
Monotone

Tout est suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure;

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Poétartek - 1 - 12/09/16
Poétartek – 1 – 12/09/16. Paul VERLAINE – Chanson d’automne.

Pour la suite, je pense continuer avec le même bouquin, c’est plus rigolo de faire un bouquin à la fois, enfin je verrai ça, si je tient, si je n’ai pas envie de varier, mais j’ai déjà fait jouer le hasard pour la prochaine édition et se sera Le temps qui passe – Andrée HYVERNAUD

Des bisous, le jour se lève, bon mardi les ouistitis!

Et pour un réveil en douceur zou, cadeau :

La Bohème

 (Vendredi – 06h30 * édit. Dimanche – lundi (oui escargot rachitique encore et toujours!) )

Aya le selfie!
Position selfie assumée et non cachée, la mèche ébouriffée, pas de doute CAPTAIN à l’arrache IS BAAAACK

Yoho Moussaillon

(je viens d’allumer ma cigarette à l’envers, coucou j’essaye d’être discrète à la frégate (car il est encore tôt) et voilà que je vais intoxiquer leurs narines)
(il est 6h30 et le jour se lève à peine, c’est quoi ce délire? comment en un mois ça peut changer autant? :o )

 

Aouhm…

ALOHA!

Euh Ptain Captain y’a moyen de redébarquer comme ça, comme si de rien n’était?
Ben vi, mais t’as vu j’ai dit Yoho et puis Aloha! deubel‘ politesse!

Ouais mais t’étais où? Toujours en hospit? Ils t’ont fait des électrochocs ou quoi? Pourquoi que y’a rien qui est paru alors qu’à l’hôpital y’a que ça à faire?
C’est la rentrée t’as un plan d’attaque bloguesque?

Jahaha toujours en hospit!
Certains vont au club med chaque année, moi chui abonnée hôpital!
Et ici donc, durant trois semaines, du 17 au 07 si tu veux toutes les précisions petit curieux.
Et si t’as pas suivi, avant j’étais une semaine en Bretagne et en Dordogne. (Mais j’avoue que je n’ai pas vraiment eu le temps de vous en parler vu que j’étais admise le lendemain du retour!)
Alors bien que j’ai appris que justement une des unités spécialisées en TCA à Bruxelles (où je ne compte pas foutre les pieds) utilise justement les électrochocs, naaaon je n’en ai pas eu.
Du moins pas des vrais.
Des de la vie ça oui (comme le redoutable, l’affreux jojo qui fout les jetons « syndrome de renutrition » mais qui aurait tendance à te repousser en arrière. …)
Ou des petits déclics (j’ai enfin mes dates de formation et je compte bien avoir un cerveau on the top pour y aller), appelle ça comme tu veux.

Là je suis de retour à la Frégate, après un mois d’absence, et c’est chaud de se sentir chez soi.
Les deux humaines ont avancés, moi dans un autre sens, c’est un peu tendu, oui j’ai peur de perdre le peu de progrès que j’ai fais en restant ici, mais tout va bien madame la marquise, la coque est juste trouée.
(Edit. au bout du 4ème jour : mouais ou pas. ..     il va falloir que je trouve ma frégate à moi de moi pour sauver ma peau et mes os!)

Et alors, pas d’articles, ni finalement de vlog, car
→ 1° La carte SD de mon portable est « frelatée  » beaucoup des images prisent sont inutilisables car à moitié bouffées par un cadre gris ou des couleurs bizarres sur une moitié et je n’avais qu’elle sur place malheureusement ;

→ 2° J’ai profité d’être de nouveau à la Capitale pour La voir, voir les potes, faire des tours car j’avais sortie illimitée tant que je prévenais et donc j’en ai profité, après mille ans sans y être restée vraiment.
Bien que j’aime ma campagne hein mais ça m’a fait du bien de reprendre le tromé et ce genre d’enroules.

→ 3° Chose merveilleuse, je me suis remise à la création avec mes dix petits doigts, alors que l’ancien hôpital (le vilain traumatisant) m’avais complètement coupé net tout idée/envie de création.
Donc encore une fois,  j’en ai profité pour bricoler un petit peu, avec les moyens du bord. C’était drôle (j’ai piqué pas mal de truc, genre je peux me faire un déguisement complet de médecin maintenant! Ou de fou! Merveilleux!)
Et donc, il me restait peu de temps à passer derrière mon écran, et puis, je n’en ai pas eu envie, l’idée de la coupure de tout est venue toute seule et m’a fait du bien.
Vraiment.

Parce que la blogo, même si elle a des côtés géniaux, des gens géniaux (d’ailleurs cassedédi à Aileza qui s’envole vers d’autres aventures! Et les autres mouss que j’aime et qui restent!) (tient faudrait que je fasse une blogroll comme qu’on appelle ça) et tout et tout, y’a un côté un peu casse bonbons.
(dans l’original j’ai mis roubignoles)
Toujours les mêmes sujets, qui reviennent chaque mois, chaque saison, et zyva les freebies et autres planners printables (coucou je déforeste!), alors que le plaisir est de prendre sa latte et de la faire soi même (- « Oui mais j’ai pas le temps », « puis ces ananas c’est trop booooow » et oooh le beau flamand rose-)
Le temps ça se prend.
En lâchant son écran, en arrêtant de poser ses lunettes à côté d’un bord de ton macbook pro pour faire une photo P A R F A I T E, sur ton article parfait, sur les 10 trucs pour réussir le titre de son blog, ACHTUNG au SEO (oui j’ai appris un nouveau mot), et puis puis « look un peu mon Bujo, tient t’as vu j’ai un leuchteusérummachin avec une couleur P A R F A I T E » , « viiiiite mes washiiii tapeeeeee, faut que je note mes matins miracles » (ouais pour une fois j’ai pas gardé l’anglais, question de péjoratif tu vois), et attention c’est la rentréééée! « 10 astuces pour être au top à la rentrée après les vacances! »

(coucou je redécouvre la blogosphère, l’année dernière je n’avais pas internet à cette saison-ci)

( 1. Va te coucher tôt, 2. N’achète rien tu as déjà tout, 3.Non tu n’as pas besoin d’un nouveau outfit, ton armoire déborde, cesse donc ces haul (c’est comme ça qu’on dit hein?) , 4. Pas la peine de préparer des bonnes résolutions (faut arrêter de taper ça à chaque saison), 5. Pareil pour les challenges, 6. Naaaaon on parle pas d’organisation, 7. Pas la peine de nous dire que le blog n’est plus en vacances et qu’il reprend son rythme effréné où tu vas patiemment rédiger et PLANIFIER dix milles articles, 8. CA va on a compris que juillet et août sont passés, 9. Une remâchée que je te laisse imaginer, 10. Ma bucket liste pour l’automne.)etc etc.

(coucou je redécouvre la blogosphère, l’année dernière je n’avais pas internet à cette saison-ci)

Car oui, une fois les premiers jours de septembre passés, on pourri littéralement mon groove avec l’automne.
J’entends par là que c’est ma saison préférée, mais qu’en général c’est toujours avec effroi que je vois les fils d’actus et autres trucsmunch pinterest où c’est la folie avec les feuilles mortes et de nouveau les latte pumpkinisé et autres HEALTHY MACHIN BROLE ADAPTE A LA SAISON, de nouveau des buckets machins avec on the top « sauter dans un tas de feuilles ».

Du coup je suis emmerdée. Je peux pas parler de ma saison. Enfin si je le ferai quand même. Car en 2016, jlai tagué dans mon cerveau « l’automne du renouveau » (cf. Crapuleros) et chui genre archi prête pour faire la fiesta à l’équinoxe le 22, youhouuu.
Si quelqu’un veut venir festoyer avec moi, vous êtes tous les bienvenus dans ma frégate.

Captain tu craques là, ça va?
Mea culpa.Parfois faut que ça sorte.
Et je jette pas de pierres hein, si jamais quelqu’un s’y reconnait ou écrit parfois/souvent des articles du genre, à chacun sa vision du blogging, de son blog, qui reste un endroit où l’on doit se sentir bien dans ses baskets, pardon, dans ses stan smiths.
C’est juste que parfois …  trop c’est trop. Et oui, on craque.

Donc, concernant le plan d’attaque spécial rentrée c’est naaaaon.

Je viens de rouvrir HC, (wé j’ai même pas lu de blog pendant un mois quasiment) mais je viens de vite voir que la blogo tournait folle avec la rentrée. Comme elle tourne folle avec : chaque nouvelle saison, noël, le début de l’année, les grandes vacances, puis que chaque événement à droit à son nouveau planning, to do obligatoire, les mêmes questions existentielles qui reviennent chez tout le monde. Chaque mois voit sa ribambelle de mêmes articles revus et rerevus.
J’ai déjà annulé des brouillons car en un coup y’avait un milliard d’articles sur un sujet. Mais comme je suis du genre à prendre mille ans pour en écrire un, ben j’ai pas envie que ce soit noyé dans la masse.
Et oui moi aussi j’ai des rendez-vous sur le blog, que je loupe une fois sur 4, que ces derniers temps je me rends compte qu’à part les états d’esprits du vendredi ou parler crapule, ça n’a pas vraiment été très varié. Je m’en excuse d’ailleurs.
Mais je me voyais mal te parler de la monotonie de la frégate. Même si j’adore la cat’s tribe, pour le reste c’est très ronron.
Mais cette année ça change, avec ma formation, un job en vue, un atelier multidisciplinaire artistique, mes propres projets qui ont repris, etc etc.
FINIT L ENFERMEMENT DANS L APPARTEMENT.
Bref jvais avoir à causer et à montrer (et non je n’irai pas lire l’article de Tuxedo (? j’ai pas été vérifier son nom sorry) sur « comment bien faire un tuto » taratata.

Puis ouvrir de temps en temps une gueulante pas méchante. Ca fait toujours du bien.
Mais pas sur l’actu, ça c’est toujours hors de ma portée, je m’en éloigne comme de la peste et je vis très bien en mode youkou déconnecté.
Je choisis les contenus que je veux voir et le reste, Khallas comme on dit.
Je n’ai appris que très très récemment, les mots Burkinis, Pokemon Go et consorts.
Oui oui, ma petite planète est un lieu merveilleux préservé de toutes ces conneries et débats stériles.
Ouf.

Alors naon.
Pas de plan.
Pas de prise de tête et je ne pense pas que je saurai rattraper ce mois de retard sur les blogs que j’aime (MILLE FOIS DESOLEE POUR CA) mais reprendre encore une fois à partir de maintenant.
Donc on continue en mode yolo HASHTAG OULA LE VILAIN MOT HASBEEN.

Bon et sinon l’hospit, t’as grossis ouistiti?
Ah zyva, c’est moi qui dit ouistiti.
Et t’as cru lustucru? (je voulais mettre lustucru pardon)
Oui j’ai G R O S S I S.
Je me suis gavée comme un petit cochon afin d’avoir des résultats VISIBLES pour qu’on me foute la paix le temps que je trouve enfin le vrai rythme que je cherche depuis ces trois semaines.

Hein?
Je me suis mise en mode petit robot, je sais pas comment j’ai réussi à le refaire, mais il le fallait pour que le Caporal Maman me foute la paix à mon retour (ÉCHEC ELLE ME PREND LE CHOU QUAND MÊME), donc je risque de reperdre UN PEU, car mes « meal plan » sont vu et revu chaque semaine, adaptés, et encore maintenant je suis en pleine phase de laboratoire.
Mais pour être honnête, je suis passée des portions de moineau, à celle d’un merle (bon si maintenant tu me dis que le merle est vorace, trouve moi un autre volatile).
Bref on dit bravo!
Mais je suis heureuse ceci dit.
La semaine viking et l’hospit successive, m’ont permis de casser des rituels à la con, d’arrêter mes monomanies alimentaires,et d’être un peu plus yolo spontannée sur le miam-miam.
Ce qui, à terme, et qui commence déjà plus ou moins, va me permettre d’être en totale adéquation avec mon éthique profonde, comme manger de saison (hors justement mes monomanies en général me faisaient manger hors saison et énormément culpabiliser, parce que ça vient de loin, que coucou mon empreinte écologique pourtant réduite en prenait un fameux coup avec tout ça. Etc, etc.

Donc on creuse encore un peu, moins, disons qu’on se cherche. On se fait des frayeurs. Mais on y va piano piano car rien ne sert de courir, mieux vaut prendre son temps et installer une base solide que de gonfler en un coup, bader et rechuter encore pire.

Et bref, comme je n’avais que trois semaines en institution, j’ai égoïstement pensé à moi avant tout le reste.
J’ai pas fait les micro capsules (mais ça c’est surtout à cause de cette stupide carte sd :( ) et puis et puis, y’avait du monde partout, aucun endroit où être seule et papoter sans honte devant un selfischtik‘.
Même dans la chambre (où j’étais très peu à part pour le dodo).
Mais maintenant que je suis de retour et que j’ai encore trois semaines libres, je vais pouvoir reprendre tout ça et de manière correcte car le vlog fait à l’hôpital est, je le répète beaucoup trop long!

Et donc, pas d’excuses? C’est pas très blogprosympa tout ça!
Ben non, car c’est mon lieu de plaisir.
L’extension de ma frégate et de mon cerveau et voilà.
Je pense que je ne serai jamais une assidue du post.
Que non je n’ai pas de jour prévu pour publier, que non je n’en programme pas toute une chiée à l’avance.
Je préfère ma casser la binette à écrire pendant trois jours UN article et le publier ou non à ce moment là. Comme celui-ci, commencé vendredi et on est lundi.
Mollo biscotto.
Je devrais rajouter dans l’en tête du blog la phrase leitmotiv de l’état d’esprit de la frégate :

breathe smile and go slowly

Je vis au jour le jour, encore plus maintenant vu que j’ai un peu de lâcher prise alimentaire. Donc certaines choses secondaires et non vitales vont sûrement passer au second plan.Mais ce n’est pas contre toi cher Moussaillon Lecteur, j’ai beaucoup de respect pour toi, merci de lire mes âneries et t’inquiète que j’ai des choses à raconter pour les prochains jours/semaines etc.

Mais je ne t’infligerai pas les posts en retard, peut-être juste à la fin de celui-ci les trucs sympa du mois d’août, car pour la première fois depuis 3 ans le début de ce mois fut passé hors hôpital!
Et alors je te laisse un melting-pot de photo de l’hôpital, celles que ma carte à bien voulu me laisser safe.

Mais pour le reste, ON VA DE L AVANT, PAS LA PEINE DE REVENIR EN ARRIERE.

J’emmerde hier, je dis coucou à l’Heure H et à tout de suite demain. C’est tout.

Et euh, je flash ou tu as changé la mise en page comme ça avant de republier?
Bé oué. J’aime bien changer au rythme de mes propres changements. C’est ainsi.

Un mot pour la fin?
Jvous aime.
Merci du soutien.
Et …

WELCOME BACK IN THE FRIIIIGAAAAAAATE.

 

Bon aller, la carte sd m’a laissé quelques photos non bouffées par des des trucs chelous. Pour les explications, se référer aux légendes. Aya la fégnéasse!

A bientôt pour la capsule vlog crapule et une autre surprise mouahaha.

Tu sais que tu es sensée poser une question afin de faire interagir tes lecteurs?
La petite voix, cesse donc.
Je sais.
Tout comme je devrais référencer et tout.
Mais t’as pas compris qu’ici, on s’en fout un petit peu de tout ça, de pas être le blog in le plus lu de tout les temps?
Au moins pas de pression!
Mais en un sens tu as raison.

COMMENT VAS TU MOUSSAILLON DEPUIS UN MOIS? Dis nous touuuut.

Magie et merveilleux sur toi, et à bientôt petit matelot!

Une vie de moussaillon d’eau douce #2#3

Partager ici votre histoire me dit WordPress. ..

Allons y les mouss, toutes rames dehors!

Et comme j’ai été absente, c’est deux semaines pour le prix d’une!

Par contre, malgré que je sois à l’hôpital et que je n’ai « que » ça à faire, ben figurez vous que j’ai énormément de mal à ouvrir mon pc et blogger où autre. Même ma boîte mail subit des désagréments du styles vingt milliards de messages non lu.

Je pense que c’est dû à mon petit voyage bien loin de toutes ces technologies, avec en plus un retour en arrière dans le temps, donc difficile de revenir et de se reconnecter surtout quand on passe d’un endroit surréaliste (les camps vikings) à un autre (l’hôpital glauque), donc voilà voilà!

Ceci dit, j’ai fait le vlog sur la crapule hier, mais à force de me faire causer avec vos questions qui englobe pas mal la pathologie, ben la vidéo dure plus de 40 minutes, donc c’est inregardable, donc je vais recommencer en scindant et aérant, et faire plutôt alors des micros vlogs, ponctués d’une connerie ou l’autre pour alléger un peu ce truc. Bref, le travail est en route!


Une vie de Moussaillon d’eau douce. #2

Lundi huit août deux mille seize
État de fatigue incommensurable et ce dès le matin. Ma mère qui parle de mon teint pâle et d’un éventuel retour à l’ancien hôpital. Lieu de tous les cauchemars. Ouvrir une saison en enfer au hasard, tomber sur « adieu ». Quid de la semaine? Bretagne -Dordogne ou sonde dans la narine ? M’en fout j’ai fait péter la tente pour les étoiles. Ils ne m’ont pas eu cette année ! J ai gagné! Et attendre ce moment pour lire une lettre colis.

Rimbaud, une lettre colis, les bougies, quand le soir devient bonheur.

Mardi neuf août deux mille seize
Chill devant la tente avec Darwin et puis découvrir l’immense St Luc et ses recoins glauques. On va encore si amuser dans les couloirs. Sortir apaisée de là, « Pouet Pouet » est un super psychiatre, et bonne surprise je vais pouvoir combiner le voyage en France et l’ hôpital APRÈS. Ouf yes ýuppie youhouuuu !

Neuf août deux mille seize.
Yeah les sanitaires bien glauques!

Mercredi dix août deux mille seize
Dernier matin bivouac avant de partir. Entretien de famille qui tourne en Chernobyl, qui fout tout à mal à la frégate; je n’arrive même pas à faire mes valises avant deux heures du matin alors qu’on part à 6h00

Dix août deux mille seize
Jte présente Edgar ma peau de mouton!

Jeudi onze août deux mille seize.
L.I.B.E.R.T.É.   C’est le seul mot.
Liberté pré-enfermement (17 août).

Onze août deux mille seize.
Quel bonheur de s’endormir et de se réveiller dans cet univers si proche du mien!

Vendredi douze août deux mille seize.
SAINT MALO : LA CITE DES CORSAIRES  HELL YEAAAAH.

douze août deux mille seize
Oyé matelot rhino!

Samedi treize août deux mille seize.
Départ nostalgique de la Bretagne. Mais joie et bonheur de partir vers la Dordogne!
Voyage atroce sous la chaleur pour finir avec le début de mon immersion dans le monde viking.

treize août deux mille seize
Le micro ascenseur!

Dimanche quatorze août deux mille seize.
Mon pain a pourri, génial … et mes petits déjeuner restants alors? :( Nuit dans la voiture dans un parking perdu d’Issigeac. Même pas peur!

Quatorze août deux mille seize.
A Issigeac on ne rigole pas avec le jambon pour le banquet. Et ça a cuit dès le matin, jte jure, la journée dans les odeurs de bidoches je m’en souviendrai!

 


Une vie de Moussaillon d’eau douce #3

Lundi quinze août deux mille seize.
Éreintée de ce voyage dans le temps, mais forcément heureuse. L’hôpital commence à entrer dans mes pensées et je me demande comment je vais faire pour combiner le retour et l’admission et les valises à défaire et refaire pour trois semaines.

quinze août deux mille seize
Castrum les Pommiers qui voit débarquer une petite bande de joyeux vikings. (début des installations)

Mardi seize août deux mille seize.
Heureuse de cette escapade, mais là maintenant, tout de suite (12h01 dans la voiture du retour), je me sens comme un bibendum. Dommage que « ça » vienne gâcher tout.

Seize août deux mille seize
Et pour le dernier petit dèj, on fait péter le pique-nique devant le château, à la belle étoile comme d’habitude et lampe frontale!

Mercredi dix sept août deux mille seize.
Même pas le temps de profiter de la frégate, il faut refaire ses valoches pour trois semaines d’hospit’. Admission à 16h à St Luc à Bxhell, départ 15h de la frégate.
Endroit bien glauque.

dix sept août deux mille seize

Jeudi dix huit août deux mille seize.
J’espère vraiment que je vais m’habituer à cet endroit. Il est juste flippant quoi.

Dix huit août deux mille seize

Vendredi dix neuf août deux mille seize
J’ai perdu le chausson de Mimi en chemin entre deux examens rapprochés. La poche de ma ceinture ouverte … j’ai mis tout l’hôpital en branle, j’ai tout fouillé, et je n’ai retrouvé que le sachet avec le bon du magasin.
Ma mimi ..

dix neuf août deux mille seize

Samedi vingt août deux mille seize.
(#starseeds). Aujourd’hui je me sens bien, sereine, c’est chouette. Je déguste cet état là!

Vingt août deux mille seize

Dimanche vingt et un août deux mille seize.
Oh le bad. Alerte au gogole. Mais tout va bien. C’est pas un collapse qui ruine une vie. Ni une hospit, ni une semaine.

Vingt et un août deux mille seize

 

Et en cadeau bonus, si tu te demande à quoi ça ressemble un Captain en mode photographe qui doit suivre des vikings sous la chaleur:

Captain photo reporter!

 

Bon allez, je vous laisse mes petits mouss’, je m’en cogiter à comment vloguer la crapule de manière moins tradi et plus rigolote, car là les 43 minutes ne me conviennent pas!

Que penses-tu de « micros » capsules (ouais je mets des guillemets parce que bon, micro quand il s’agit de causer, tu sais bien que c’est en général pas micro du tout) qui associerait une question et un truc rigolo ou un aspect de l’hôpital? Parce que des trucs marrants ici y’en a, même si ça m’obligera à reprendre mon portable et compagnie (jtavoue que d’avoir fait de la photo de manière intensive pendant 6 jours, j’ai juste envie de faire une pause de ce côté là) => warning captain ne sait plus rien faaaaire.