Les états d’esprits du vendredi 24 février 2017

Ici Darwin aux commandes!

Salut les humains.

Ici Darwin. J’ai attendu tout ce temps pour de nouveau pirater le blog. (C’était beaucoup plus fréquent sur l’ancienne frégate.)
Bon, ici je le fais pour faire plaisir à l’humaine, qui m’a fait part qu’il fallait qu’elle revienne dans la partie de ces « États d’Esprits du Vendredi« . Mais là, elle s’est retrouvée coincée par le manque de temps, ses histoires d’oiseaux, ses articles qui demandent un peu de recherche, son ordinateur qui complote envers elle etc. etc. Même moi je ne la vois pas.

Bon, je n’aime pas les listes alors je vais vous narrer brièvement ses ou mes états d’esprits. Bon forcément comme c’est un piratage, il est fort probable que je raconte plus qu’il n’en faut.
Oups.

Vendredi matin, minuit et demi.

Pour son état de surmenage, autant vous dire que je ne comprends rien. Elle finit par s’endormir à pas d’heure, pour se réveiller un peu après car il y a des obligations humaines à faire. Moi je m’en fous, j’ai ma caisse et on y dort bien. Et le lit. Et l’armoire. Et l’appui de fenêtre.
Son humeur par contre, est plutôt tel un sismographe. Outrée par certaines actualités mais qui la confortent dans ses idées, il n’en est pas moins que ça fait montagne russe : entre les « OH LES CONS » et les « AUUUUX AAAARMES », au final c’est moi qui m’y perd.
Par contre, concernant l’estomac, je vais parler du mien car j’ai subit un outrage pas croyable. HUMAINE CAPTAIN LIS BIEN CA QUAND TU DÉCOUVRIRAS MON INTRUSION.
Le quatre de ce mois, j’ai fêté mes 5 ans. Alors certes elle m’a fait une fête, concocté des gaufres, m’a offert Andy la drôle de bête pleine de drogue qui sent bon et qui rend heureux, et une boîte de ma crasse préférée intersidérale. Comme celle que j’avais lorsque nous habitions à Bruxelles. Une jolie petite boîte. Pleine de crasses. Sauf que.
Je ne l’ai toujours pas mangée. CA FAIT VINGT JOURS que je suis en apnée.
Je vais finir par devoir faire une alliance avec un autre humain pour l’ouvrir. Bref, certes y’a l’excuse des 8 autres provinciaux et que « non mais tu comprends ce ne serait pas juste pour eux hein » et ses vagabondages intempestifs, mais ça n’excuse rien. AFFAIRE A SUIVRE !
Ma condition physique (oui finalement parlons de moi!), j’ai vomi mon thon!
Mon esprit est entièrement pris par cette histoire d’ouvre boîte que je ne sais utiliser. Et aussi comment faire une escarmouche à Yoda. Et Toutoune. Et Atia. Et manger Polpot (à défaut de crasse!)
Boulot, elle, elle court dans tous les sens, à hue et à dia, je vous dit, je ne comprend rien à sa semaine. Elle non plus vu que c’est un enchaînement de décisions qui demandent réactions. Sinon moi, je travaille intensément pour battre le record du monde de mon sport préféré : faire la crêpe.
Culture. On est un peu honteux tous les deux, car on vient seulement de prendre connaissance de l’histoire d’Alaa, qui tient le seul et unique refuge d’Alep « Il gattaro d’Aleppo« (les chats d’Alep). Il est ambulancier et il aide humains et non humains. D’ailleurs son refuge, il l’ouvre aux enfants pour qu’ils y trouvent un lieu serein auprès des non humains. Évidement beaucoup d’aides sont bloquées, mais un groupe d’italiens fait fonctionner une petite communauté de vingt mille personnes et où l’on peut faire des dons et voir des nouvelles de la « Maison d’Ernesto ». Il faut savoir qu’en novembre son sanctuaire a été bombardé, tuant beaucoup de rescapés. Les dons ont permis de se réapproprier un autre endroit, un terrain, et tout. Et quand on fait un don, on précise d’une façon ou d’une autre si on veut que l’argent aille aux chats, ou bien aux humains aussi. Nous on a dit « au plus urgent ». Et vous savez quoi? Alaa, si la guerre se termine, fera de son sanctuaire un lieu de soin inter espèces pour les enfants qui seront totalement chamboulés par les horreurs vécues. Les chats aideront les petits humains, et les petits humains aideront les chats.
Pour les choses à faire, hummmm, voyons. Commencer ma sieste de nuit dans ma caisse. Puis bouger sur un oreiller. Ronfler jusque 07H où l’humaine pense enfin à nos estomacs. Retourner dans ma caisse, puis la table, les croquettes, la caisse, ennuyer Lulu et Eugène, vomir, et retourner dormir.
Ah, un avis personnel? Au vu du chamboulement de l’humaine, je dirai, que rien n’est finit, tout ne fait que commencer, et qu’on peut les héberger.
Quant au message perso, cher humain, mets tes mains sur tes oreilles car c’est une gueulante perso : HUMAINE ; MAINS ; OUVRE BOITE ; CRASSE ; MIAM MIAM. (Amen)
Pour les autres de la tribu, disons que non, je parle de JE et limite de l’humaine. Donc non. Sauf peut-être Polpot qui a avalé de travers l’autre soir.
Mes amitiés? non mais non. Il y a trop de chats. Moi j’aime mieux les chiens. Dougy revient!
Divers, d’hiver, dit vert. VERT
Courses, elle est contente elle a eu deux de ses colis. Bon nous on a pas a se plaindre elle nous a racheté le thon. (mais j’attends ma crasse).
Sortie. A oui mais non, laisse moi dans ma caisse. Dehors ça sent mauvais la voiture.
Envie? MA CRASSE.

Pas de musique du jour mais une photo du jour; j’ai trouvé Gucci dans l’atelier clandestin, pris en flagrant délit de complotage :
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Il gattaro di Aleppo : Compte Twitter ; GROUPE FACEBOOK (ne pas hésiter à annuler votre demande et la refaire aussitôt pour qu’ils aient à nouveau la notification) ; Page Facebook

 

Pour rappel:

« Les états d’esprits du Vendredi » sont initiés par ZENOPIA  et The Postman.

C’est donc un petit rendez-vous hebdomadaire, où l’on répond aux mots clefs proposés dans l’ordre afin de partager son état d’esprit en fin de semaine. Deux petites règles, indiquer l’heure où l’on débute et termine le questionnaire et aller mettre un commentaire aussi bien chez Zenopia que The Postman pour prévenir de sa participation, et eux font une liste qui regroupe tous les participants. N’est-ce pas chouette de participer ainsi tous à la même chose? Moi j’aime bien!

Alors un petit lien existe également sur Youtube ainsi qu’un tableau Pinterest (où tu épingles toi-même ton image)!  Yep yep c’est pas de la rigolade!

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ohééé ohééé capitaaaaine (qui a) abandooonnééé (ok elle est facile celle là!)

Congeliture
Congeliture nature

Ceci n’est pas une bonne résolution.
(même si ça en a l’air vu que nous sommes début janvier)
(mais je n’aime pas les résolutions)
(comme tout le monde)
(bon ok, le temps à passé nous sommes presque mi février)
(mais faisons comme si 6 mois ne s’étaient pas déroulés)

Oy Oy la frégate!

Quelle étrange sensation d’enfin pouvoir revenir ici.
Avec délectation c’est certain.

Ouais ouais arrête de nous bassiner, t’étais où?

A la campagne. Encore et toujours.
En fait il s’est passé quelque chose d’étrange, une force contre laquelle je n’ai pu résister, c’est celle de profiter du temps.

De l’automne.

Je vous l’avais annoncé, c’est ma saison préférée, et pour la première fois j’étais LIBRE alors j’étais tout simplement dehors.
Mais vraiment hein.

Et petit à petit j’ai lâché l’ordi.

Pourtant la capsule du vlog était prête à être mise en ligne, elle ne nécessitait qu’une parenthèse à tourner (ça m’apprendra à tourner des vlogs à 06h30 du matin, on oublie des choses ahaha!)

Donc dehors.

A vagabonder dans les champs. A essayer de me battre contre mon hyperactivité, à vomir la haine de la frégate qui est devenue un véritable chaos bipèdement parlant.

Je vous ai abandonné avec le décès de mon amie.
Je pense que ça a joué aussi.
Ce n’est pas évident d’accepter un suicide d’une compagne de route, de maladie.
Ca aurait put être moi. Ou une autre.
Toujours est-il que je ne réalise toujours pas.

J’étais dehors.

Mes cours de guide nature ont commencé. Une raison de plus d’être à l’extérieur. Mettre en pratique ce que j’apprends.

Puis il y a eu Georgios.

Georgios l'extra-terrestre.

Vous savez, cet extra terrestre grec que j’ai rencontré lors de ma dernière hospitalisation.

Aujourd’hui Georges n’est plus.

Mais il y eu Georgios.

Il faut que je vous raconte quand même un peu.

(je pensais vous en avoir parlé un peu maiiis après avoir parcouru les articles depuis août, rien mis à part cette photo et une autre du Mabon lors d’Une vie de Moussaillon :o effroi effroi. Mais je me rappelle que je voulais faire un article spécial août sous forme de capsule rémusé rigolo mais manque de temps, de place sur le disque dur, l’ordi qui peine avec adobe première -_- )

Ma dernière hospitalisation, était dans une unité de psychiatrie générale, d’un gigantesque hôpital bruxeleer.
J’étais dans une unité de cinglés. Des gens gentils, adorables, le mot cinglé n’est pas péjoratif puisque j’en fais(ai) partie.
Mais je souffrais réellement de ne pas pouvoir avoir de réelle discussion.
Sous médicaments (moi pas), la mémoire vacillante … en faite, avec eux c’était systématiquement la MÊME conversation en fonction de l’individu.
Dory qui oubliait ses clopes, Yvan qui me parlait de ses peintures et de son métier de publicitaire dans les années 70 (COEUR COEUR COEUR), Franco qui voulait littéralement s’arracher les yeux et qu’il fallait rassurer, Mimi la vieille bourgeoise qui ne parlait que d’elle, refusait de s’hydrater et finissait par ressembler à un hareng séché près de la fenêtre grillagée, Pierre un peu moins à l’ouest mais fort depressif et qui racontait les mêmes anecdotes bref honnêtement ne me restait que Mr. JB le Belge (assistant psychiatre avec qui on parlait art et littérature aha), Anne et Cédric des infis, Kevin le psychologue (qui m’a fait une séance très rigolote en mode péripatéticien quand je me suis faite éjectée par «  » » »mon » » » psychiatre qui revenait de vacances et d’un coup ne voulait pas me suivre) Marie l’art thérapeute, bref que des membres du personnel.

Puis il y a eu Georgios.

Il avait 75 ans, moi 26.
On devait lui enlever la vessie et moi manger.

See u pirate
No more buddy

On s’est rencontré sur un banc, dehors, là où on fume.

On a parlé. J’étais avec « Dory », qui perdait toujours son matos à cigarette, ressassait les mêmes paroles.

Alors pour la première, après quelques jours, j’ai eu une vraie discussion.

Avec ce sacré Georgios.

« Mais tu viens d’où? »
« De la Haut » en pointant le ciel du doigt.
« Ahaha, de Mars »
« Exactement, je suis un extra terrestre »
« Ca me va, bon allez désolée je dois y aller, ils nous surveillent on en obligé d’être présent à l’heure des repas. Au revoir ».

A ce moment je ne savais si ce serait une rencontre ponctuelle, ou si comme Cougar l’ancien Scout, j’allais le recroiser.

De fait.

Le même banc, un autre jour.
Georgios était là.
On a causé.
De tout, de rien.
Du pognon grand roi de la société.

De ma maladie qu’il essayait de comprendre, lui.
« Mais tu vas voir, on va sortir, tu viendras, je vais te faire manger, tout doucement, ce que tu veux, t’es sûre que tu ne manges pas de poisson? »
« Non Georgios c’est de la viande »
« ouais, bon, ce que tu veux et tu verras, ce sera progressif »
« ça marche!! ».

A la fin nos discussions se terminaient ainsi
« Et une bouchée pour Georgios hein!! »
« ouais promis! »

Et bizarrement, il y avait la bouchée pour Georgios, le test de tel aliment pour Georgios, comme si j’avais enfin quelqu’un à qui me raccrocher, qui m’aidait (ceci exclu ma très chère amie S. qui est présente depuis le début à mes côtés)

Mais bref.

Puis y’a eu son opération.
Il s’en est sorti, je lui ai rendu visite, j’ai rencontré sa soeur, Natasa, et son frère, qui eux habitent toujours en Grèce.
De son lit, ce jour là, quatre jours après son opération, voilà que mon extra terrestre me parle de Théodora et l’empereur Justinien.
C’est ça que j’aimais chez Georgios, sa culture, autodidacte.
Il en avait dans le crâne, et ça moi j’aime bien. Ce jour là, on a parlé pirates et dinosaures aussi.
Ses connaissances il a continué à m’en faire part.

Il s’est rétablit et est sorti avant moi de l’hôpital.
Et on a gardé contact.

Je fais partie de ceux qui pensent que l’amitié n’a pas de frontière, ni d’âge, ni de sexe, ni d’opinion, ni de quoi que soit.

Il y a rencontre.

Un peu après sa mort je suis tombée sur cette phrase de Coelho:

Il n’y a pas de hasard dans les rencontres….elles ont lieu quand nous atteignons une limite, quand nous avons besoin de mourir pour renaître, les rencontres nous attendent mais parfois nous les empêchons d avoir lieu…si nous sommes désespérés et si nous n’avons plus rien à perdre, ou au contraire enthousiasmés par la vie, l’inconnu se manifeste et notre univers change.
Les rencontres les plus importantes ont été préparée par les âmes bien avant que les corps ne se voient..

C’est tout à fait ça.

Le repos en maraude
En maraude!

Et donc un beau jour, alors que j’étais partie en maraude dans les champs, un appel de Georgios, qui m’invite chez lui.

Ni une ni deux, c’est le Mabon allons-y.
Sa soeur Natasa était là.
Il faisait bon, c’était gai.

Je l’ai revu une autre fois chez lui.

A me raconter ses petites histoires d’antiquaire qu’il était.
Il se projetait plus dans l’avenir que moi
« tu viendras avec moi aux ventes aux enchères »

A ce moment là il recommença à avoir mal.
Il a du être réhospitalisé.
Des métastases étaient revenues.
Ca y est on parlait chimio.
Fin octobre, retour à St Luc régulièrement pour rendre visite à mon extra terrestre radioactif.

Au début il gardait son moral d’acier et continuait à me parler de son magasin et toutes ces choses qu’il ferait quand il serait sortit.
On a continué à ses chamailler sur des sujets politiques ou ridicules.
A lâcher des phrases cultisimes dont je reste l’unique témoin, du genre « Mais, si on va à la mer, même les requins ne voudront pas de nous tellement on est maigre! »

Puis il a lâché prise.
Il a perdu son indépendance. Il ne pouvait plus bouger. Même aller fumer son chtar était devenu impossible.
Alité. Langé
Il ne lui restait rien.
Mes visites ont décuplé, je ne pouvais pas le laisser comme ça.
J’ai cru qu’il allait reprendre du poil de la bête, que c’était l’un des effets de la chimio, d’être un peu abattu et dépressif.
Affaiblit ça s’est sûr.

Il y avait un monde entre le Georgios d’août et celui de novembre.

Même chose pour moi, j’ai continué mes tests.
J’ai repris du poids. Avec un certain côté machiavélique comme je vous l’avais dit. Je m’étais donné plus ou moins une saison pour reprendre un bmi plus ou moins normal pour qu’on arrête de me faire chier avec ça, pour après reprendre mes schémas alimentaires.
Oui c’est bas, non je ne suis pas guérie, et la date limite étant passée je reviens à d’anciens schémas alimentaire.

Mais bref.

Georgios m’aura appris beaucoup de choses, et je suis plutôt contente qu’il ne me revoit pas remaigrir. Il était content de me voir me remplumer, et c’était le seul qui trouvait les mots justes pour me le dire sans que ça ne blesse de trop. Ce fut aussi le seul à me connaître du haut de mes 39 kilos et a m’accepter telle que j’étais, à me considérer comme individu à part entière avec ses facultés et non comme une chose inapte à être et qui perd de ses droits.

Mais il a abandonné. Il a décidé d’arrêter son traitement et de laisser la vie s’en aller.

Je l’ai traité de con, de laisser une chance à la chimio, que si lui arrêtait alors d’office j’allais lâcher prise, j’aurai plus mon copain de guérison.

Mais cette tête de mule avait pris sa décision. Et au vu de ce qu’il endurait, jamais je ne pourrai lui en vouloir.

Et s’en est suivi une semaine intense de veillée.
Avec sa soeur revenue d’urgence de Grèce.
Et un samedi de décembre, le dix,  alors qu’on discutait de ses frasques de jeunesse, il a commencé à suffoquer et s’en est allé.

Un quart d’heure atroce, à se demander si ce sursaut était le dernier.

Il arriva.
C’était finit.
Je venais de voir mon ami mourir.

Mon copain de guérison.

Il l’avait prédit.
Le mercredi, il était encore un peu conscient, il me demanda la date et le jour. Il compta.
« Ah se sera samedi ».
J’ai pas compris sur le coup, car après il a parlé bateau et je lui ai mis le son de la mer.
« Avec les bateaux? »
« Oui avec les bateaux »

Ce fut le dernier échange conscient que j’ai eu avec mon ami.

Après ce fut coma, quelques serrage de mains, de yeux ouverts, mais plus de mots.
Ou en grec.
Grand con, je  ne parle pas grec moi!

Trois jours plus tard il mourrait.

Sacré Georgios, il m’en aura appris des trucs.

Dont voir la mort emporter un être aimé, de visu j’entend.
De voir la carnation virer jaune avant de devenir blanche.
De sentir peu à peu le froid, la rigidité.
Et cette odeur. De mort …

Ce matin là, du 10 décembre, je ne sais pas, mais sans raison aucune j’avais pris mon nécessaire de toilette avec.
Une connexion étrange, car, après avoir vidé sa chambre, j’ai accompagné sa soeur Natasa chez lui, pour y passer une dernière nuit avant qu’elle ne soit hébergée chez quelqu’un d’autre.

Ce fut un honneur pour moi, quand elle m’a demandé de l’accompagner.
C’est vrai, au final, je ne le connaissais que depuis août, uniquement de l’hôpital, mais c’est à moi qu’elle a demandé.

J’y suis donc allée.
Dans son petit chez lui plein de bric à brac d’antiquités qu’il envoyait en Grèce.
J’ai ri de voir qu’il avait la même manie que moi, de garder les bocaux pour les utiliser à autre chose.

On s’est rencontré trop tard. C’est dommage.

Je n’ai quasiment pas de regret.

wp-1486777559865.jpgCar lors de son coma, je lui ai parlé (en plus de lui lire mes enroules sur Schliemann qu’il connaissait -ce qui est très rare hors milieu archéo que quelqu’un mentionne Schliemann- alors je lui lisais sa vie qui avait des similitudes avec la sienne
; je lui ai lu Océan Mer que je lui avait offert
; je l’ai remercié de tout ce qu’il m’avait appris
; même si j’ai aucun statut je lui ai pardonné car il culpabilisais énormément , pensais que tout ce qui lui arrivait était de sa faute, à cause de sa vie de petit voyou, mais non, c’est juste que la vie est une Pute Georgios,
il était dans le coma mais il entendait. Il serrait la main, ou fronçait les sourcils  si je disais une connerie (j’ai testé, je vous jure qu’il comprenait!).
Je lui ai dit au revoir ainsi, avant qu’il parte
; j’ai quand même essayé de le convaincre de revenir sur sa décision que rien n’était joué.

Le seul regret que j’ai, c’est que la dernière fois que je l’ai vu, en dehors de l’hôpital, je lui avais promis de manger avec lui (chose que je ne fais avec personne, même pas ma mère ou ma soeur),
« Quand tu seras revenu de ta semaine en Grèce! »
Mouais. De la Grèce, il est directement parti à l’hôpital pour ne jamais en sortir.
Donc ouais, si j’avais su, je lui aurait organisé un picnique à l’hôpital, je n’avais pas prévu tout ça, du moins comme ça.

Enfin bon.

Je lui ai demandé un signe quand il serait arrivé.

Et depuis son petit appartement, assise sur son divan, UN feu d’artifice, UN seul, vert (ma couleur préférée).
Ca va, mon pirate était bien arrivé.

Bref. Puis la crémation, les au revoir avec Natasa avec qui j’ai toujours des contacts.

Cette fin 2016 fut donc pénible.

A rajouter l’ambiance chaotique de la maison.
En plus de perdre mon ami, je perdais une raison de sortir et de me changer les idées.
Mon corps et sa transformation me bousille le cerveau.
C’est limite si j’ose encore me montrer.
Puis j’ai droits aux conneries, « ah mais ça va mieux maintenant »
‘oui oui’ …

Bref.

Quoi d’autres?

J’ai décidé de me relancer dans l’activisme.
Car au final ça m’a toujours fait me sentir en vie.
Les manifs, les blocages et consorts.
Je pense que je n’en ai jamais parlé, mais ça fait des années que je milite. Certe un peu moins avec les hospitalisations.

Mais au lieu de me disperser dans plusieurs causes sociales j’ai décidé de me concentrer sur une.

L’antispécisme. L’abolitionisme. Avec bien évidemment de la désobéissance civile.

Le droit des animaux de ne pas être exploité, torturé, par les êtres humains.
Ceci fera le sujet d’un article à part entière.

Mais c’est parce que s’est opéré un changement radical:

Je vous avais déjà fait part, que pour mon bien être mental, je ne pouvais pas devenir végétalienne stricte. Que les restrictions qu’elles quelle soient ne font pas bon ménage avec quelqu’un qui souffre de troubles alimentaires.
Même si mon choix est purement éthique. Depuis longtemps.

Mais bien que je tendais à un végétalisme très proche, il restait ma fameuse tranche de gouda du matin.
Puis aussi, question d’argent, comme j’avais réintroduit certain produit laitier, j’avais décidé de m’acheter du lait écrémé de vache et du yaourt car les bonnes alternatives végétales sont plus cher et je n’ai pas de blender puissant que pour faire mes propres mixtures.

Puis j’ai eu un élan d’effroi, d’horreur.

J’étais un monstre.

Ni une ni deux bye bye le gouda, bye bye le lait de vache de toute façon donneur de crasse.

Et tant pis si ce n’est pas bon pour mes tca.
Même si au final, en y réfléchissant, je suis dans la même panique que si l’on me propose, par exemple, un cookie végétélien ou non veggie. Donc kifkif pareil hein. Je reste handicapée de l’assiette.

Et quel sentiment de libération d’être en adéquation avec mes valeurs.

Alors tant pis si c’est plus cher, suffit d’en consommer moins, et il reste des alternatives vraiment peu cher aux substituts de fromage (celui aux cajous notamment qui tient longtemps; puis un philadelphia végétal qui coûte 80 centimes et une demi heure dans la cuisine)

Bref on y reviendra, mais je ne vais pas tourner ce blog en tribunal des accusations, je ne me sens pas en position que pour, car comme on me l’a déjà dit, vu ma façon de m’alimenter, « ce serait l’hôpital qui se fout de la charité ».

Donc pas d’images chocs ici, des petites conscientisations mais c’est tout.

FOURRURE TORTURE. Action collage.

Le vrai combat je le garde dans la vie de tout les jours (ou plutôt nuit aha), avec mes potes de la PA, ou bien seule (car oui on peut faire de l’activisme seule! ARTICLE ARTICLE!!) (SPOIL : il n’y a pas de petites actions mes chers moussaillons)

Bref je suis contente de me recréer un réseau de militants qui pensent comme moi et qui sont à milles lieues des bipèdes de la frégate dont une ne cesse de faire la girouette ce qui a tendance à m’exaspérer au plus haut point.

Un nouveau réseau d’amis humains.

(Une page Facebook est en cours de cogitation pour tout ça – mes actions -. On verra bien.)

Bizarrement Facebook a été le premier réseau avec lequel j’ai renoué. Pourtant je l’exècre. Mais ça reste un bon moyen de voir ce que les copains font.
J’ai déserté instagram aussi, question de manque de place pour des photos.
Mais mais, je reviens.

Me restait ici.
Ma petite frégate.

Léon la grande évasion.

Et puis et puis.

Arrivée de deux nouveaux amis récemment, Lulu(stucru) et Eugène(Polpot), deux cochons d’inde.

Là j’ai été prise à l’envers de mes convictions. (attention, vous pouvez appelez la police vegan!)

Moi qui hurlait à ma soeur d’arrêter d’acheter des rats en animalerie, de plutôt se tourner vers des particuliers, des refuges, car toute cette machinerie fonctionne à l’offre et la demande et c’est de l’exploitation pure et simple car les éleveurs fournissant lesdites animaleries font de l’élevage intensif et ne laisse pas de repos aux femelles.

Et puis … pour ceux qui restent « trop longtemps », plusieurs sorts sont possible, soit donné à becqueter aux reptiles de l’animalerie, soit, explosé contre un mur par un employé sans vergogne.

Mais bref, c’était peu de jours après la mort de Georgios, et j’étais partie acheter le cadeau de Noël des chats, des rats et du lapin.
Et j’ai vu ces deux machins.
Dans leur plexiglas au ras du sol.
Forcément ça a fait coeur coeur dans la poitrine, mais je n’étais pas là pour ça.
Puis une employée était là, j’entame la discussion, en lui disant « avec cette période de Noël, ça doit vite partir non? «  (Pour rappel un animal n’est pas un jouet à offrir -_- mais malheureusement c’est encore trop souvent le cas) mais bref ce à quoi elle me répond, « oui, mais ces deux là ça fait longtemps qu’ils sont là ».

Bref, l’image du mur explosé et boum ça va, je les prends.

Tant pis, j’essaye de me donner bonne conscience en me disant qu’ils sont sauvés mais je m’en veux quand même.
Cet horrible dilemme.

Mais bref Lulu et Eugène sont là, dans leur parc (pas question de cage à la frégate) ouvert en journée pour qu’il puisse circuler librement, d’abord dans « ma » chambre et quand ils auront grandis un peu, un plus grand champ d’exploration.
Et j’ai dû revoir totalement l’organisation de ma chambre et devoir abandonner la disposition des meubles, afin de leur offrir un terrain sécurisé. Aucun regret, que du bonheur d’entendre ces deux là vagabonder à leur aise dans notre pièce.

Ca me rappel qu’au début du blog je voulais faire des capsule sur la tribe, j’en avais faite une de présentation générale, mais ma mère n’a pas voulu que je montre « l’appartement dans cet état », pourtant elle était rigolote, mais ça a pourri mon groove comme dirait Kuzco.

Mais elles sont bien au futur programme.

Donc voilà reprendre les vlogs (lentement pour la Crapule, car ça retourne énormément le cervelet en faite, je m’en suis rendue compte après avoir tourné la deuxième) et les copains poilus qui méritent une plus grande place ici car le meilleur soutien c’est quand même de leur part à la maison.

Bon et sinon, non je ne reprendrai pas le retard pris, tant pis, je ne saurai pas toutes vous lire de A à Z, je ne suis revenue qu’une fois sur HC depuis que j’avais quitté, et d’ailleurs j’ai vu avec plaisir que notre cacahuète cosmique était revenue (et a fait un super article sur les violences policières!!!), yuppie,  et que Gladwood, ben, elle milite aussi! Et puis les autres, je vais quand même aller vous relire un peu hein, Betta, Zenopia, Maud, Ophelie, etc etc (m’en voulez pas de ne pas mettre de lien, ce fut pénible pour les deux du dessus mon ordi commence à perdre pieds et celles que j’aurai oubliée m’en voulez pas non plus il est tard et de nouveau, ouvrir HC maintenant hors de question) *pas tappeeeeey*

Et qu’aussi apparement la plate-forme avait changé (j’étais sur mon téléphone donc l’appli n’a pas montré vraiment les changements) donc ça je verrais bien.
J’espère juste que ça n’a pas changé comme Instagram et Facebook.

Saluuuuuut!

Donc voilà.
Nous y sommes un article qui ne sert à rien pour ne pas changer mais qui a son importance histoire de dépoussiérer un petit peu le navire.

Allez, on met son gilet de sauvetage, on va essayer de swinguer un peu!

Reprendre les pinceaux

Pas de pression sinon ça va partir en cacahuète, mais :

Avant de pouvoir me remettre au vlog (hashtag problème technique disque dur) ainsi qu’au ‘une vie de moussaillon’, le poétartek multimédia, nous allons faire au mieux pour:

(warning édit. fin de journée du 11 février, je me suis rachetée une carte sd ahaha!)

Partager les découvertes Spotify (jvous ai parlé de mon amour pour Spotify??)

Parler copains quadrupèdes.

Parler colibrisme avec en option des partages de ressources pour s’activer dans son coin (autant que les productions que je fais pour mes groupes ou moi même servent à d’autres)

Un soupçon de cuisine (hashtag MonDieuLePorridge SPOIL SPOIL SPOIL).
En fait, comme moi mon alimentation est toujours un chantier chernobylien pas du tout représentatif du végétalisme, je ne peux donc pas proposer mes propres plats (à part pour le petit-dèj’, maaaais je vais systématiquement faire un compte rendu de « Troll les omnis » (hahaha ça va faire un bon titre de rubrique ça), c’est à dire partager les expériences culinaires végétaLiennes (ou limite végétariennes) à mes deux omis-carni d’humaines qui cohabitent avec moi.
Je veux juste leur montrer par des plats simples, traditionnels aussi, que le végétal ça tue. Bref que du bonheur et déjà des réussites avec un brownie, un Kouign amann, des pancakes, des tortillas, et encore plein de choses que je ne me souviens plus. Théoriquement pour la cadence, ce sera du deux fois par semaine pour les plats et le dimanche des pâtisseries. Maintenant je ne sais pas si tout nécessitera des articles mouahaha.
INFO IMPORTANTE : le but du jeu ce n’est pas de faire des trucs de oufs avec des ingrédients qui coûtent deux reins et qu’on ne trouve pas facilement, bien au contraire je voudrais axer tout ça sur la simplicité et … vu mes banqueroutes de portefeuille : cheap friendly! De plus, sachez, que je n’ai pas de blender, ni de robot, ni de déshydrateur, ni de machine à pain, ou quoi que ce soit JUSTE un mixer plongeant et quelques systèmes D!

Ah oui je me suis inscrite à un cours de philo en ligne, ça peut être rigolo.

Puis je me suis remise tout doucement à lire, yuppie.

Trouver d’autres moyens pour le poétartek, mettre un peu plus de poésie et merveilleux nondidju.

Et … yolo trololo.

See you soon lil’pirates!

Aller photos bonus!

Jouer aux fléchettes la première fois de sa vie. (et réussir des trucs improbables!)
Nouveau grigri.
Les courses de la honte. (on ne change pas une équipe qui gagne) Mes Docs ont rendu l’âme, et tomber par hasard sur des shoes vegan pas trop chères!

La Bohème

 (Vendredi – 06h30 * édit. Dimanche – lundi (oui escargot rachitique encore et toujours!) )

Aya le selfie!
Position selfie assumée et non cachée, la mèche ébouriffée, pas de doute CAPTAIN à l’arrache IS BAAAACK

Yoho Moussaillon

(je viens d’allumer ma cigarette à l’envers, coucou j’essaye d’être discrète à la frégate (car il est encore tôt) et voilà que je vais intoxiquer leurs narines)
(il est 6h30 et le jour se lève à peine, c’est quoi ce délire? comment en un mois ça peut changer autant? :o )

 

Aouhm…

ALOHA!

Euh Ptain Captain y’a moyen de redébarquer comme ça, comme si de rien n’était?
Ben vi, mais t’as vu j’ai dit Yoho et puis Aloha! deubel‘ politesse!

Ouais mais t’étais où? Toujours en hospit? Ils t’ont fait des électrochocs ou quoi? Pourquoi que y’a rien qui est paru alors qu’à l’hôpital y’a que ça à faire?
C’est la rentrée t’as un plan d’attaque bloguesque?

Jahaha toujours en hospit!
Certains vont au club med chaque année, moi chui abonnée hôpital!
Et ici donc, durant trois semaines, du 17 au 07 si tu veux toutes les précisions petit curieux.
Et si t’as pas suivi, avant j’étais une semaine en Bretagne et en Dordogne. (Mais j’avoue que je n’ai pas vraiment eu le temps de vous en parler vu que j’étais admise le lendemain du retour!)
Alors bien que j’ai appris que justement une des unités spécialisées en TCA à Bruxelles (où je ne compte pas foutre les pieds) utilise justement les électrochocs, naaaon je n’en ai pas eu.
Du moins pas des vrais.
Des de la vie ça oui (comme le redoutable, l’affreux jojo qui fout les jetons « syndrome de renutrition » mais qui aurait tendance à te repousser en arrière. …)
Ou des petits déclics (j’ai enfin mes dates de formation et je compte bien avoir un cerveau on the top pour y aller), appelle ça comme tu veux.

Là je suis de retour à la Frégate, après un mois d’absence, et c’est chaud de se sentir chez soi.
Les deux humaines ont avancés, moi dans un autre sens, c’est un peu tendu, oui j’ai peur de perdre le peu de progrès que j’ai fais en restant ici, mais tout va bien madame la marquise, la coque est juste trouée.
(Edit. au bout du 4ème jour : mouais ou pas. ..     il va falloir que je trouve ma frégate à moi de moi pour sauver ma peau et mes os!)

Et alors, pas d’articles, ni finalement de vlog, car
→ 1° La carte SD de mon portable est « frelatée  » beaucoup des images prisent sont inutilisables car à moitié bouffées par un cadre gris ou des couleurs bizarres sur une moitié et je n’avais qu’elle sur place malheureusement ;

→ 2° J’ai profité d’être de nouveau à la Capitale pour La voir, voir les potes, faire des tours car j’avais sortie illimitée tant que je prévenais et donc j’en ai profité, après mille ans sans y être restée vraiment.
Bien que j’aime ma campagne hein mais ça m’a fait du bien de reprendre le tromé et ce genre d’enroules.

→ 3° Chose merveilleuse, je me suis remise à la création avec mes dix petits doigts, alors que l’ancien hôpital (le vilain traumatisant) m’avais complètement coupé net tout idée/envie de création.
Donc encore une fois,  j’en ai profité pour bricoler un petit peu, avec les moyens du bord. C’était drôle (j’ai piqué pas mal de truc, genre je peux me faire un déguisement complet de médecin maintenant! Ou de fou! Merveilleux!)
Et donc, il me restait peu de temps à passer derrière mon écran, et puis, je n’en ai pas eu envie, l’idée de la coupure de tout est venue toute seule et m’a fait du bien.
Vraiment.

Parce que la blogo, même si elle a des côtés géniaux, des gens géniaux (d’ailleurs cassedédi à Aileza qui s’envole vers d’autres aventures! Et les autres mouss que j’aime et qui restent!) (tient faudrait que je fasse une blogroll comme qu’on appelle ça) et tout et tout, y’a un côté un peu casse bonbons.
(dans l’original j’ai mis roubignoles)
Toujours les mêmes sujets, qui reviennent chaque mois, chaque saison, et zyva les freebies et autres planners printables (coucou je déforeste!), alors que le plaisir est de prendre sa latte et de la faire soi même (- « Oui mais j’ai pas le temps », « puis ces ananas c’est trop booooow » et oooh le beau flamand rose-)
Le temps ça se prend.
En lâchant son écran, en arrêtant de poser ses lunettes à côté d’un bord de ton macbook pro pour faire une photo P A R F A I T E, sur ton article parfait, sur les 10 trucs pour réussir le titre de son blog, ACHTUNG au SEO (oui j’ai appris un nouveau mot), et puis puis « look un peu mon Bujo, tient t’as vu j’ai un leuchteusérummachin avec une couleur P A R F A I T E » , « viiiiite mes washiiii tapeeeeee, faut que je note mes matins miracles » (ouais pour une fois j’ai pas gardé l’anglais, question de péjoratif tu vois), et attention c’est la rentréééée! « 10 astuces pour être au top à la rentrée après les vacances! »

(coucou je redécouvre la blogosphère, l’année dernière je n’avais pas internet à cette saison-ci)

( 1. Va te coucher tôt, 2. N’achète rien tu as déjà tout, 3.Non tu n’as pas besoin d’un nouveau outfit, ton armoire déborde, cesse donc ces haul (c’est comme ça qu’on dit hein?) , 4. Pas la peine de préparer des bonnes résolutions (faut arrêter de taper ça à chaque saison), 5. Pareil pour les challenges, 6. Naaaaon on parle pas d’organisation, 7. Pas la peine de nous dire que le blog n’est plus en vacances et qu’il reprend son rythme effréné où tu vas patiemment rédiger et PLANIFIER dix milles articles, 8. CA va on a compris que juillet et août sont passés, 9. Une remâchée que je te laisse imaginer, 10. Ma bucket liste pour l’automne.)etc etc.

(coucou je redécouvre la blogosphère, l’année dernière je n’avais pas internet à cette saison-ci)

Car oui, une fois les premiers jours de septembre passés, on pourri littéralement mon groove avec l’automne.
J’entends par là que c’est ma saison préférée, mais qu’en général c’est toujours avec effroi que je vois les fils d’actus et autres trucsmunch pinterest où c’est la folie avec les feuilles mortes et de nouveau les latte pumpkinisé et autres HEALTHY MACHIN BROLE ADAPTE A LA SAISON, de nouveau des buckets machins avec on the top « sauter dans un tas de feuilles ».

Du coup je suis emmerdée. Je peux pas parler de ma saison. Enfin si je le ferai quand même. Car en 2016, jlai tagué dans mon cerveau « l’automne du renouveau » (cf. Crapuleros) et chui genre archi prête pour faire la fiesta à l’équinoxe le 22, youhouuu.
Si quelqu’un veut venir festoyer avec moi, vous êtes tous les bienvenus dans ma frégate.

Captain tu craques là, ça va?
Mea culpa.Parfois faut que ça sorte.
Et je jette pas de pierres hein, si jamais quelqu’un s’y reconnait ou écrit parfois/souvent des articles du genre, à chacun sa vision du blogging, de son blog, qui reste un endroit où l’on doit se sentir bien dans ses baskets, pardon, dans ses stan smiths.
C’est juste que parfois …  trop c’est trop. Et oui, on craque.

Donc, concernant le plan d’attaque spécial rentrée c’est naaaaon.

Je viens de rouvrir HC, (wé j’ai même pas lu de blog pendant un mois quasiment) mais je viens de vite voir que la blogo tournait folle avec la rentrée. Comme elle tourne folle avec : chaque nouvelle saison, noël, le début de l’année, les grandes vacances, puis que chaque événement à droit à son nouveau planning, to do obligatoire, les mêmes questions existentielles qui reviennent chez tout le monde. Chaque mois voit sa ribambelle de mêmes articles revus et rerevus.
J’ai déjà annulé des brouillons car en un coup y’avait un milliard d’articles sur un sujet. Mais comme je suis du genre à prendre mille ans pour en écrire un, ben j’ai pas envie que ce soit noyé dans la masse.
Et oui moi aussi j’ai des rendez-vous sur le blog, que je loupe une fois sur 4, que ces derniers temps je me rends compte qu’à part les états d’esprits du vendredi ou parler crapule, ça n’a pas vraiment été très varié. Je m’en excuse d’ailleurs.
Mais je me voyais mal te parler de la monotonie de la frégate. Même si j’adore la cat’s tribe, pour le reste c’est très ronron.
Mais cette année ça change, avec ma formation, un job en vue, un atelier multidisciplinaire artistique, mes propres projets qui ont repris, etc etc.
FINIT L ENFERMEMENT DANS L APPARTEMENT.
Bref jvais avoir à causer et à montrer (et non je n’irai pas lire l’article de Tuxedo (? j’ai pas été vérifier son nom sorry) sur « comment bien faire un tuto » taratata.

Puis ouvrir de temps en temps une gueulante pas méchante. Ca fait toujours du bien.
Mais pas sur l’actu, ça c’est toujours hors de ma portée, je m’en éloigne comme de la peste et je vis très bien en mode youkou déconnecté.
Je choisis les contenus que je veux voir et le reste, Khallas comme on dit.
Je n’ai appris que très très récemment, les mots Burkinis, Pokemon Go et consorts.
Oui oui, ma petite planète est un lieu merveilleux préservé de toutes ces conneries et débats stériles.
Ouf.

Alors naon.
Pas de plan.
Pas de prise de tête et je ne pense pas que je saurai rattraper ce mois de retard sur les blogs que j’aime (MILLE FOIS DESOLEE POUR CA) mais reprendre encore une fois à partir de maintenant.
Donc on continue en mode yolo HASHTAG OULA LE VILAIN MOT HASBEEN.

Bon et sinon l’hospit, t’as grossis ouistiti?
Ah zyva, c’est moi qui dit ouistiti.
Et t’as cru lustucru? (je voulais mettre lustucru pardon)
Oui j’ai G R O S S I S.
Je me suis gavée comme un petit cochon afin d’avoir des résultats VISIBLES pour qu’on me foute la paix le temps que je trouve enfin le vrai rythme que je cherche depuis ces trois semaines.

Hein?
Je me suis mise en mode petit robot, je sais pas comment j’ai réussi à le refaire, mais il le fallait pour que le Caporal Maman me foute la paix à mon retour (ÉCHEC ELLE ME PREND LE CHOU QUAND MÊME), donc je risque de reperdre UN PEU, car mes « meal plan » sont vu et revu chaque semaine, adaptés, et encore maintenant je suis en pleine phase de laboratoire.
Mais pour être honnête, je suis passée des portions de moineau, à celle d’un merle (bon si maintenant tu me dis que le merle est vorace, trouve moi un autre volatile).
Bref on dit bravo!
Mais je suis heureuse ceci dit.
La semaine viking et l’hospit successive, m’ont permis de casser des rituels à la con, d’arrêter mes monomanies alimentaires,et d’être un peu plus yolo spontannée sur le miam-miam.
Ce qui, à terme, et qui commence déjà plus ou moins, va me permettre d’être en totale adéquation avec mon éthique profonde, comme manger de saison (hors justement mes monomanies en général me faisaient manger hors saison et énormément culpabiliser, parce que ça vient de loin, que coucou mon empreinte écologique pourtant réduite en prenait un fameux coup avec tout ça. Etc, etc.

Donc on creuse encore un peu, moins, disons qu’on se cherche. On se fait des frayeurs. Mais on y va piano piano car rien ne sert de courir, mieux vaut prendre son temps et installer une base solide que de gonfler en un coup, bader et rechuter encore pire.

Et bref, comme je n’avais que trois semaines en institution, j’ai égoïstement pensé à moi avant tout le reste.
J’ai pas fait les micro capsules (mais ça c’est surtout à cause de cette stupide carte sd :( ) et puis et puis, y’avait du monde partout, aucun endroit où être seule et papoter sans honte devant un selfischtik‘.
Même dans la chambre (où j’étais très peu à part pour le dodo).
Mais maintenant que je suis de retour et que j’ai encore trois semaines libres, je vais pouvoir reprendre tout ça et de manière correcte car le vlog fait à l’hôpital est, je le répète beaucoup trop long!

Et donc, pas d’excuses? C’est pas très blogprosympa tout ça!
Ben non, car c’est mon lieu de plaisir.
L’extension de ma frégate et de mon cerveau et voilà.
Je pense que je ne serai jamais une assidue du post.
Que non je n’ai pas de jour prévu pour publier, que non je n’en programme pas toute une chiée à l’avance.
Je préfère ma casser la binette à écrire pendant trois jours UN article et le publier ou non à ce moment là. Comme celui-ci, commencé vendredi et on est lundi.
Mollo biscotto.
Je devrais rajouter dans l’en tête du blog la phrase leitmotiv de l’état d’esprit de la frégate :

breathe smile and go slowly

Je vis au jour le jour, encore plus maintenant vu que j’ai un peu de lâcher prise alimentaire. Donc certaines choses secondaires et non vitales vont sûrement passer au second plan.Mais ce n’est pas contre toi cher Moussaillon Lecteur, j’ai beaucoup de respect pour toi, merci de lire mes âneries et t’inquiète que j’ai des choses à raconter pour les prochains jours/semaines etc.

Mais je ne t’infligerai pas les posts en retard, peut-être juste à la fin de celui-ci les trucs sympa du mois d’août, car pour la première fois depuis 3 ans le début de ce mois fut passé hors hôpital!
Et alors je te laisse un melting-pot de photo de l’hôpital, celles que ma carte à bien voulu me laisser safe.

Mais pour le reste, ON VA DE L AVANT, PAS LA PEINE DE REVENIR EN ARRIERE.

J’emmerde hier, je dis coucou à l’Heure H et à tout de suite demain. C’est tout.

Et euh, je flash ou tu as changé la mise en page comme ça avant de republier?
Bé oué. J’aime bien changer au rythme de mes propres changements. C’est ainsi.

Un mot pour la fin?
Jvous aime.
Merci du soutien.
Et …

WELCOME BACK IN THE FRIIIIGAAAAAAATE.

 

Bon aller, la carte sd m’a laissé quelques photos non bouffées par des des trucs chelous. Pour les explications, se référer aux légendes. Aya la fégnéasse!

A bientôt pour la capsule vlog crapule et une autre surprise mouahaha.

Tu sais que tu es sensée poser une question afin de faire interagir tes lecteurs?
La petite voix, cesse donc.
Je sais.
Tout comme je devrais référencer et tout.
Mais t’as pas compris qu’ici, on s’en fout un petit peu de tout ça, de pas être le blog in le plus lu de tout les temps?
Au moins pas de pression!
Mais en un sens tu as raison.

COMMENT VAS TU MOUSSAILLON DEPUIS UN MOIS? Dis nous touuuut.

Magie et merveilleux sur toi, et à bientôt petit matelot!

Vlog « petit bilan et un matin magique  » suivi d’une drôle de surprise.

Magical morning

Ola Moussaillon!

Comment ça va dans ta frégate?

Bon le titre est assez clair, je me suis encore amusée à filmer n’importe comment avec n’importe quoi pour faire un petit bilan de cette semaine, du moins ce qui en ressort pour le moment (je t’avoue que je dois encore pas mal décanter, j’ai pas vraiment eu l’occasion de le faire car j’ai eu énormément de rendez-vous, justement avec tous mes médecins et psys et compagnie, donc rééxpliquer plusieurs fois l’aventure et là je suis juste sur les rotules).

Et après le bilan si t’as le courage de me suivre dans mes délires, t’as droit à un truc VIP auquel personne n’a jamais assisté dans ma ptite vie de marin d’eau douce!

 

Et alors maintenant, en grande pompe, je te présente le réveil fracassant auquel j’ai eu droit.

Je me suis juste levée puis j’ai entendu une chose horrible :

 

Genre en version diurne ça donne ça

Ouais une vrai CATastrophe.

wp-1469906814389.jpg

Merci Gucci, c’était tout à fait prévu dans mon programme.

wp-1469906854946.jpgM’en fou tu n’m’auras plus turlututu!

Et pendant c’temps là Darwin fait pote pote avec le chou rouge!

 

Darwin le pro de la crêpe
Sa passion numéro une? Les boîtes en cartons. Le chou ça c’est nouveau

 

Bref, après mon petit tour chez mon psy et puis Nurgul pour mes fruits, j’ai donc du m’atteler au rangement de tout ce « joyeux bordel ».
Non mais en plus c’est rigolo, c’est comme si il avait eu une connexion avec Zenopia qui publie justement un article aujourd’hui sur Faire le tri dans son dressing. Synchronicité booonjouuuur!
Ben oui tant que j’y étais, j’y suis allée à fond, tout est remis à neuf, trier ranger et on est content pouet pouet!

Au final, ce merci n’est pas si sarcastique!

Allez, au pieu maintenant!

 

Une semaine en psychosomatique : ou comment faire une étude sociologique tout en approffondissant l’introspection!

Hospitalisation
1 semaine d’hospit’ en « psychosomatique » mouais, comme semaine de vacances on a vu mieux, mais d’un point de vue analyse sociologique on va peut-être pouvoir en faire quelque chose! :D

Bon voilà les mouss,

Les dates sont tombées je serais en hospit’ de lundi à lundi!

Lire la suite de « Une semaine en psychosomatique : ou comment faire une étude sociologique tout en approffondissant l’introspection! »

Une semaine + surprises. (article inutile t’es prévenu lustucru!)

Captain et l'hôpital

BREAKING NEWS

  1. Voilà la sentence est tombée, je vais aller passer une semaine dans un hôpital.
    J’attends le coup de fil.
    Mais apparemment, c’est un endroit plutôt cool avec accès à internet donc je pourrai vous faire les tribulations d’un marin d’eau douce en institution psychosomatique (rien que le mot me fait PEUR).
    Je bad à mort mais une semaine c’est tenable. Ce serait juste en mode « petite retraite entourée d’une équipe médicale« . Avec portable et wifi, donc rien à voir avec l’ancien hôpital où j’étais. *essaye de faire de l’auto-persuasion*
    Lire la suite de « Une semaine + surprises. (article inutile t’es prévenu lustucru!) »