Troll les omnis#2 Attentat végétalien au Cheesecake un peu mauve de myrtilles ; trio de petites brioches blanc cul (au chocolat,speculoos et crème d’amande) et une salade curry.

Ahaha les mouss,

Je ris car je me suis complètement emmêlée les pinceaux dans les jours, et ait confondu deux week-end, du coup je me suis grouillée à faire des choses alors que j’avais tout mon temps.

Ah, et chui contente, j’ai trouvé comment j’allais vous partager ces recettes (2 plats + une pâtisserie dans les meilleures semaines) , il me suffit simplement de faire un article récap’ le lundi. Comme ça pas de prise de tête et milles articles cuisine!

Bon cette semaine-ci c’est l’inverse, deux pâtisseries versus un truc salé!

Un peu de blabla mais si jamais les recettes se retrouvent sans chichi en fin d’article!

Alors cette semaine, comment ais-je trollé mes omnis-carnistes?

Bon, mardi se sont elles qui m’ont eue nom d’un petit lustucru!
J’avais prévu un super truc, en mode réminiscence de nos jeunes années, mais je fus coupée net dans mon élan par un gyros traînant depuis plusieurs jours dans le frigo et que ma sœur devait absolument faire.
Je m’incline même si c’est de la viande, car le gaspillage non merci.
Ceci dit, cet évènement s’est déroulé mardi, nous somme jeudi et … le gyros meurt toujours de sa belle mort et a été rejoint par deux boudins.
Ouaip. Lamentable je sais.
Heureusement pour moi que les ingrédients que j’avais prévu pour elles, et que j’avais acheté … étaient entièrement consommables par Lulu et Eugène (et moi ) AKA les phytophages de la frégate. (sauf les champignons mais tu vas voir ils seront réaffectés!)

Bon, et du coup, me trompant dans les dates, j’avais décidé d’avancer la douceur à jeudi.

20170219_085817-01.jpeg
Je n’ai pas eu le temps de faire une photo avant qu’il ne reste plus que ça de la bête.

Donc sous tes yeux ébahis, nous allons comploter pour réaliser un cheesecake mi nature mi myrtilles, en utilisant LE BEURRE et le PHILADELPHIA Veg‘ de l’autre fois.
Je suis contente pouet pouet.
Car depuis très longtemps, j’avais envie de transformer un petit peu le « fauladelphia », avec le meilleur fruit intersidéral de notre galaxie, j’ai nommé, les biens jolies myrtilles.

 

Pour une petite review du beurre, qui est une grande première dans ma cuisine, et ben je fus plutôt enchantée quant à sa texture pour travailler. Honnêtement, il prend même la tête en ce qui concernent les « biscuits-croûtes » depuis que j’en fais.
Pour le goût, ça je ne sais le dire. (mais ma mère tombant à court de sa margarine habituelle, s’en est tartinée plein de tartines, il lui a tellement plu qu’il n’y en a plus ahaha!)

Bon et alors la recette, je ne sais pas si je peux dire que c’est de moi, toujours est-il que j’ai fait ça de tête avec toutes mes connaissances en cheesecake acquises au fil des ans.
RÉACTIONS DES OMNIS:
Celles de la maison :
Ooooh j’adooore la croûte!! (aka ma soeur)
oow c’est léger! (aka ma mère)
Une invitée surprise:
Oh il est beau dis donc! Et super bon!
Et 100% végétalien!
Maiiis naaaaon? Sérieux je ne l’aurai pas deviné, c’est trop bien dis!!

Oui elles sont très blanches, tu comprendras pourquoi.

Et alors, méga nuit blanche de vendredi à samedi … et qu’est ce qui me prends à 6h00 du matin? Tient et si je faisais des brioches pour leur dimanche matin!
Je devais partir toute la journée, ce qui aurait été l’équivalent de la nuit de pousse et comptais les cuire en revenant.
Manque de bol, je suis tombée dans un charmant « guet à pintes » comme on appelle ça donc je suis rentrée plus tard que prévu et suite à ma nuit blanche, je me suis dite, advienne que pourra, je ferai ça demain matin.
J’ai pas osé regarder à quel stade de levage en était la pâte et suis partie dormir du sommeil du juste pour une fois. Si j’entendais boum durant la nuit, c’est que la pâte avait atteint son point de fusion de pousse ….
Donc le lendemain matin, j’ouvre la petite porte de la petite armoire où m’attendais la  grosse pâte qui s’était complètement LIBÉRÉE DÉLIVRÉE tel un slime anticonformiste #AnarchyInTheKitchen.
Non je n’ai pris de photo de ce cauchemar inévitable, j’ai eu un peu les boules de ne pas rattraper le coup mais après tout, autant aller jusqu’au bout!
Armée de farine jusque dans les manches j’ai réussi à dompter la bête et ai donc décidé de la garnir de chocolat pour ma sœur, de speculoos car c’est THE biscuit de la frégate, et d’une pâte d’amande.
Je n’utilise pas souvent les amandes parce que ça coûte bonbon. Puis parfois j’en achète un paquet mais je n’ose pas l’utiliser pour les mêmes raisons. Mais bon, ici comme ça faisait belle lurette qu’elles étaient là et que je n’en faisais rien autant les utiliser.
Réaction de l’omni:
Méga coup de cœur pour celles aux amandes. Plus tard dans la journée « oh j’en reprendrai bien. Mais non il faut que j’en laisse à ta sœur quand même »
« Vois avec ta conscience mouahaha »


Et pour terminer la cuisine pour les omnis avec le côté salé,  j’ai réalisé des champignons à la grecque sans concentré de tomates mais une astuce magique et une salade de curry à tartiner, sans crasses comme on trouve dans les supermarchés et surtout, DIX FOIS MOINS CHÈRE (amis français je ne sais pas si ça existe chez vous ces fameuses «  »salades » » de « curry »).
La salade curry c’est sorti de mon cerveau sur base des réminiscences de ces salades (qui existent en version vegan mais qui coûtent très très chères!)
Réaction de l’omni:
« C’est génial quand même ces protéines de soja! Et c’est bien meilleur que celle du commerce dis! »

 

Parlons d’abord vite fait des champignons à la grecque.
Je n’ai JAMAIS goûté ça de ma vie. Petite je ne supportais pas les champignons, plus grande mes phobies alimentaires ont un peu proscrit ce genre de trucs même si je suis devenue la plus grande partisane des champignons.
Donc je n’ai pas goûté. Et même si je l’avais fait je n’aurai pas su te dire quoi vu que je n’avais pas d’éléments de comparaison.
L’idée des champignons à la grecque m’est venue car je sais que c’est quelque chose qu’elles aiment bien (et moi pour le moment je n’ai pas le « champignant« ) et comme c’est un truc qui se mange vite fait, soit comme ça hop dans un petit bol, soit dans une tartine je me suis dit que c’était parfait, car elles sont très fainéantes niveau cuisine (et que j’étais en suspend à cause du gyros).
J’ai pompeusement tiré la recette chez « Une France Végétalienne« , car quitte à faire une première fois une recette, je me suis dite « allons faire confiance à d’autres végépotes« .
La recette (clique ici) est très très simple et ne demande vraiment pas grand chose.
J’avais TOUS les ingrédients. Du moins je le pensais. Dans ma mémoire, il me restait les 3/4 d’une boîte de concentré de tomates au congélateur.
Après avoir mené sans succès des fouilles polaires, il s’avéra que non.
Je n’allais pas ouvrir une boîte de tomates pelées alors qu’il ne me fallait pas grand chose, et il ne me restait pas suffisamment de tomates fraîches que pour réaliser les champignons à la grecques ET en garder pour ma salade du soir. Mais trop tard j’étais lancée dans mon idée. Je ne voulais pas me rendre au magasin pour ça -je sortais de l’accouchement du cheesecake- et puis, bouger au supermarché pour ça … non merci!
Donc je me suis dite, IL DOIT IL Y AVOIR UNE SOLUTION.
Je suis sûre que nous sommes nombreuses/nombreux à nous retrouver dans ce cas. C’est vrai, qui a du concentré de tomate en stock? Du moins chez nous, c’est le truc qu’on utilise jamais, et si on en achète une toute petite boîte, on utilise même pas tout.
Je savais que je n’étais pas la seule.
Alors j’ai cherché. Forcément je suis tombée sur des astuces avec les tomates pelées, les tomates fraîches.
Et puis et puis, sorti de nulle part sur je ne sais quel forum (mea culpa j’ai pas noté!) qui parlait de Ketchup et de vinaigre.
Ola. Vinaigre c’est bon, Ketchup on en a aussi.
Le seul soucis c’est que les proportions n’étaient pas indiquées. Il fallait donc jouer à l’alchimiste, sans goûter, et surtout en évitant de le clamer haut et fort car je ne savais pas comment aurait-réagi l’omnimère en entendant parler de ketchup.
Donc, j’ai commencé par mêler les deux ingrédients à parts égales dans 1/2 cup.
Puis vers la fin de la recette, j’ai décidé de remettre la même 1/2cup.  Histoire que ce soit un peu plus rouge, plus liquide. Et dans mon désespoir de recherche de rouge, j’ai rajouté un tout petit petit chouilla de ketchup à la fin.
REMARQUE: je n’ai pas mis de sucre comme préconisé dans la recette, à cause du ketchup!

J’avais très peur d’avoir fait une bêtise et d’avoir foutu en l’air les champignons, et je ne pouvais pas goûter vu que le goût m’était inconnu.
Donc j’ai fait l’innocente et j’ai attendu l’omnimère pour lui faire goûter:
« Oh j’en ai jamais goûté d’aussi bon » (je vous jure que je retranscris à chaque fois la première réaction, et je promets que dès qu’un truc est dégueulasse/pas à leur goût ce sera mis aussi!)

Donc chers amis sans concentré de tomates, ENJOY!

A l’heure où je relis une dernière fois ces lignes, lundi matin, le gyros gît toujours cru dans le frigo, depuis plus d’une semaine.
Je les entarte?


Bon trêve de tergiversations, allons-y gaiement pour les recettes :

Il va de soi que lorsque que je parle de lait/beurre/yaourt/crème il s’agit des alternatives végétales.

LE CHEESECAKE DE LA MYRTILLE QUI TUE:

 

(mea culpa again, je compte à la fois en cup/tbsp/tsp et en gr. ) (ceci dit je te conseille vraiment d’investir dans un set de cup et tbsp/tsp, ça coûte une pacotille et c’est super pratique!)
(mea culpa again again, je sais que tous les bons blogs cuisine partagent le diamètre de leur moule. Je n’ai pas trente six mille moules, encore moins de moule à manqué, du coup je fais avec les moyens du bord. En l’occurrence ici une casserole qui passe au four, avec un petit diamètre car je sais que c’est un format qui plaît à mes deux omnis. Je ne peux donc que te conseiller d’utiliser ton moule préféré! )

Pour la pseudo crème fromagée:
-1 réalisation complète de Fauladelphia (1l de lait de soja,3 tbsp vinaigre blanc, 1 yaourt soja (ou crème culinaire soja), une pincée sel)
-1 cup de noix de cajou (préalablement trempées dans de l’eau chaude pendant 1-2h)
-1 cup de myrtilles (les miennes sont congelées et sorties à l’avance)
=>(ou un peu moins si tu ne veux pas d’un coulis de myrtilles ou de déco sur le dessus, alors dans ce cas là je miserai sur 3/4 de cup)
-Le jus d’un citron
-1 tbsp de fécule de maïs
-1 tbsp extrait de vanille
-1/2 cup de sirop d’érable
=>(je pense que le sirop d’agave fait parfaitement l’affaire, mais je n’en utilise pas donc je ne connais pas son pouvoir sucrant (ça doit être équivalent) donc pour être sûr, vas-y par petites doses en goûtant à chaque fois!)
Pour la « Biscuit-croûte »
-70gr de speculoos
=> bien vérifier la composition, car ils ont tendance à foutre du lait/oeufs dans tout -_- (la marque Lotus est SAFE ), si tu es français, ça peut le faire avec des « Petit Brun ».
-50g de beurre homemade
=> ou ta margarine habituelle (pour les proportions à voir au cas par cas aussi et attention à prendre une margarine qui supporte la cuisson)

Et voilà, c’est bon t’as fait ta petite liste? C’est parti mon cheesy-kiki!

=> Préchauffer le four à 18O°
=> Préparer le Fauladelphia : mettre dans une casserole un fond d’eau et le lait de soja. Porter à ébullition. Lorsque ça bout mettre deux trois cuillères à soupe de vinaigre blanc. Laisser cailler hors du feu pendant 20 minutes.
=> Pendant que ça caille, mettre les biscuits dans un sachet de congélation et les dézinguer en poudre avec ce que tu as sous la main (la bouteille de sirop d’érable pour ma part) (personnellement je récupère le sachet après et le réutilise à ça jusqu’à ce qu’il se troue!)
T’as 20 minutes donc tu peux y aller consciencieusement!
=>Recouvrir ta passoire d’une étamine (ou de bandes gaz) et faire égoutter le lait caillé.
=> Prendre le beurre et l’amalgamer avec la poudre de biscuits, avec les doigts, oui ça colle c’est dégueulasse mais c’est comme ça.
=>Recouvrir d’un papier cuisson ton moule (personnellement, le mien est une petite casserole d’une quinzaine de centimètres de diamètre qui passe au four! J’ai pris l’habitude de faire mes cheesecake là dedans, donc voilà!) et mettre la pâte obtenue dans le fond, bien appuyer avec les doigts/la paume. Enfourner pour une dizaine de minutes. Ensuite la sortir et la laisser à température ambiante le temps de terminer.
=>Abaisser la température à 160°
=> Revenir à la passoire et bien rincer, et re-égoutter en pressant avec les mains. Poser un objet lourd dessus si il le faut pendant quelque minutes.
=> Mettre le pavé obtenu dans un récipient adapté au mixeur plongeant (ou ton blender!) avec le yaourt et mixer jusqu’à que ça devienne crémeux.
=>Scinder cette préparation en deux parties égales.
=>Dans la première, mettre les myrtilles et les écraser à la fourchette tout en mélangeant (ou le mixer si tu préfères), sucrer en fonction des goûts.
=>Dans la deuxième, ajouter les noix de cajous égouttées et rincées, la fécule de maïs, l’extrait de vanille, le jus d’un demi citron (et son zeste si il est bio), le sirop d’érable/d’agave et mixer jusqu’à ce que le mélange épaississe, soit homogène et crémeux.
=> Mettre le mélange myrtille sur la « biscuit-croûte » et au dessus de celui-ci l’autre partie de la préparation. Lisser le dessus à l’aide d’une maryse, ou de tout autre moyen du bord, ou pas!
=> Enfourner pour 50 minutes.
=>Si comme moi tu as trop de préparation myrtilles, c’est le moment d’en faire un coulis, en le mixant tout simplement avec le jus d’un demi citron, et le placer au réfrigérateur.

Une fois que le Cheesecake est cuit, le sortir et le laisser refroidir à température ambiante pendant une heure. Ensuite le placer au réfrigérateur pour quelques heures. Le mieux étant de le préparer la veille et de le laisser toute une nuit.
Ne le démouler qu’au moment de servir!

Évidemment ça marche avec n’importe quel fruit <3
Et c’est tout à fait imaginable de faire tout l’appareil avec les noix de cajous etc. et de scinder à ce moment là pour mettre les myrtilles. Si tu veux un truc plus homogène qui tient du début à la fin, c’est le bon plan. Personnellement j’aime mieux les différentes texures.


LES BRIOCHES BOUCHÉES BLANC CUL :

Pour 8 brioches (ou un peu plus si tu en fais des plus petites comme ici)

Somme toute, une pâte à brioche habituelle sans truc chelou:
Pâte:
-250 gr farine
-1 tsp levure sèche
-3 tbsp sucre
-1 pincée de sel
-3 tbsp huile végétale
-15 cl lait végétal (ou crème végétale ou moitié moitié) (moi j’ai fait avec du lait d’amande)

Garniture :
BASE:
-1 tbsp margarine(*)/beurre homemade (travaillé en pommade) ou huile de coco désodorisée fondue (choisis ton camp camarade)
-2 tbsp sucre.
OPTION CHOCOLAT : pépites de chocolat noir (bien vérifier si les ingrédients ne contiennent pas de lait)
OPTION SPECULOOS : 4 -6 speculoos + un peu de café. OU de la pâte à tartiner speculoos LOTUS (vegan)
OPTION PÂTE D AMANDE: 25 gr amande (en poudre/mixées) + 25gr de margarine(*)/beurre+ 15gr sucre.

*attention à utiliser de la margarine qui supporte la cuisson, pour ma part il s’agit de la marque Provamel.

Pâte:
À réaliser la veille. (n’oublie pas d’enfariner tes mains)
=>Dans ton récipient préféré, mélanger la farine, la levure, le sucre et la pincée de sel.
=> Ajouter l’huile ainsi que le lait ou la crème végétale.
=> Bien pétrir la pâte afin qu’elle soit élastique.
=> Former une boule, couvrir d’un linge humide et laisser lever toute la nuit à température ambiante.
­­
Le lendemain:
Garnitures:
Prévoir un bol pour la BASE, un bol pour l’option speculoos, un autre pour l’option amande. Donc 3 bols.
POUR LA BASE:
=>Mélanger tous les ingrédients (pour rendre le beurre pommade, n’hésite pas à prendre un bol dans lequel tu mets de l’eau bouillante et en mode bain marie tu y mets un autre récipient qui contient le beurre qui va se ramollir un peu. Attention il ne doit pas être fondu!!)
OPTION SPECULOOS:
=>Mettre les speculoos dans le bol, et y mettre un peu de café (ou les tremper un à un dans le café). J’ai utilisé le café que l’on boit habituellement. Ceci servira juste à ramollir les biscuits et les rendre « étalables ».
OPTION PÂTE D’AMANDE:
=>Mélanger tous les ingrédients (même remarque concernant le beurre pommade). Si tu n’as pas d’amande en poudre, soit tu as un blender alors tant mieux pour toi, soit tu as de la chance comme moi d’avoir un moulin à café, soit il te reste l’option pilon (déjà fait, un peu chiant, résultat plus rustique mais ne pose pas de problème!)

REPRENDRE LA BOULE DE PÂTE
=>Enfariner le plan de travail. (et les mains)
=>Dégazer la pâte : pour ceux qui ne connaissent pas le jargon, il faut savoir que la pâte accumule du gaz carbonique à cause de la levure, ce qu’il faut faire, c’est prendre sa boule et la taper sur le plan de travail comme un ballon ou de taper dedans avec le poing. J’aime bien cette étape <3
=>Pétrir à nouveau la pâte.
=>L’étaler à l’aide d’un rouleau ou d’une bouteille en verre (enfariné peu importe l’option) et former un rectangle.
=> tapisser tout le rectangle de la base.
=> Diviser mentalement (oui oui ) le rectangle en trois, et déposer une garniture par partie.
=> Former un boudin et découper en lamelles de quelques cm plus ou moins grosses (en fonction si tu veux des plus ou moins grandes brioches) et en faisant attention aux différentes garnitures.
=> Laisser lever pendant une heure à une heure trente, les brioches devraient doubler. Ceci dit, j’ai abrégé le temps à une demi heure car je voulais qu’elles soient cuites avant que l’omnimère soit réveillée.
=> Préchauffer le four à 180°
=> Ne fais pas comme moi, des brioches BLANC CUL, mais badigeonne les d’un peu de lait, qu’elles dorent un petit peu.
=> Enfourner pour 20 minutes, ou plus pour que ce soit bien doré.

Moi je décolle tout de suite et je les mets sur une grille afin que ça aère bien!


LA SALADE CURRY DES OUISTITIS:

(J’ai fait ça au pif!)
Pour 190 gr de préparation.
-1 cup protéines de soja texturées réhydratées(*) (jles ai pesées pour vous, ça correspond à 20 gr)
-1/2 petit oignons émincé
-1 grosse lamelle de poivron (ou +/- selon les goûts, ou pas!) coupée en morceaux
-1 tbsp de fécule de maïs délayée dans de l’eau froide
-150 ml de crème végétale (ou moitié moitié avec yaourt)
-1 tsp moutarde
-2 tsp d’épices curry (le mien s’appelle « curry excellence », ce n’est donc pas la version « curry doux » donc à ajuster en fonction de tes goûts et de ton curry. Ça doit fonctionner avec de la pâte curry, mais là je ne peux t’aider pour les proportions)
-sel, poivre au goût.
(idée en plus : paprika, cumin, curcuma, UN PEU de garam massala, à toi de faire en fonction de tes goûts!)
(et si j’en avais eu, un peu d’ananas, ou un truc à l’ananas)
* Faire bouillir de l’eau dans la bouilloire, et recouvrir les protéines de soja de cette eau. Elles vont ainsi gonfler, les laisser dans l’eau une vingtaine de minutes.
Ici, avant de mettre l’eau j’ai mis un peu d’épices curry, pour que les protéines s’en imprègnent un peu!

=>Pendant que les protéines gonflent, faire fondre l’oignon dans un peu d’huile, ils doivent être tendre mais ne pas brunir.
=>Ajouter le poivron et faire cuire à feu doux.
=>Mettre la moitié de la crème végétale ainsi que le curry et laisser mijoter 5 minutes.
=>Verser les protéines de soja, ainsi que le restant de crème et la fécule diluée et bien mélanger jusqu’à ce que la sauce épaississe. Rajouter la cuillère de moutarde, ainsi que le sel, le poivre et les éventuelles autres épices.

Hop transvaser dans un pot, laisser refroidir à température ambiante avant de le mettre au frigo!
(ASTUCE TROLL, si tu as en ta possession une barquette industrielle de cette «  »salade » », fais toi plaisir, mets ta mixture dedans et va troller un omni!)

RÉSULTAT DE L’ATTENTAT RÉPERTORIÉ #2 : SUCCESS!

A très vite les moussaillons, pour des histoires de Morphée et marchand de sable!

L’activisme du petit colibri. (PARTIE 1)

Yooo les camarades moussaillons en manque d’action!

Maintenant que je suis reviendue, je ne voulais pas trop tarder pour vous parler d’activisme.
Je ne pense pas qu’un seul article pourra englober toutes les choses à dire dessus, donc ça va se faire par série.

Aujourd’hui, je vais vous faire ma petite anamnèse dans tout ça, et après quelques réflexions sur ma façon de voir les choses.
Les autres articles seront peut-être un peu plus pratico-pratique comme je vous l’avais annoncé, mais je trouve important de d’abord émettre quelques réflexions (qui seront approfondies en fonction des sujets dans d’autres articles).

C’est rigolo parce qu’à l’heure où j’écris ces lignes, je nage au milieu de pochoirs, de peinture, d’affiches faites maison car je suis assaillie par des actions, dont deux imprévues (merci chers dirigeants politique!), et je me demande si j’arriverai à bouclerl’article en temps et en heure avant la fin de la semaine. (et je dois trouver des viscères pour samedi) (comme ça tu sais tout aha)

Piquet de grève

Bon je vais essayer de ne pas vous saouler avec mon JteRaconteMaLife donc je vais tenter d’être brève.
J’ai débuté lors de ma terminale – oups c’était il y a 8 ans – . Avec une manif anti-nucléaire. Une bonne ambiance, des gens sympa. Ça y est j’avais mordu « à la rue ».
Par après l’université. Lors de ma première année, j’ai beaucoup marché, pour diverses causes : toujours contre le nucléaire, avec les Indignés, contre les violences policières, pour des actions au sein de mon université etc.
J’étais animée par un besoin de justice. J’aimais bouger *littéralement*. Ça me donnait une certaine ivresse de faire des choses bien. Peut-être que ça n’aboutissait pas, mais au moins, j’avais cette satisfaction, qu’au moins je faisais partie de ceux qui essayent de faire avancer les choses.
L’année d’après, alors que j’aimais mon statut d’électron libre –non affiliée à une quelconque mouvance politique réelle-, j’ai décidé de m’inscrire à un cercle politique de mon Alma mater. On peut dire qu’il y en a pas mal. Mais mon choix c’est porté avant tout sur le fond politique (quand même), mais aussi sur la réflexion et les actions. Ce que j’aimais chez eux, c’est qu’ils ne fonçaient pas dans le lard comme certains, mais se posaient 5 minutes avant de bouger. Car je ne voyais pas l’utilité de se précipiter tête baissée pour bloquer un C.A par exemple et s’y retrouver sans avoir une revendication claire et nette à avancer. Ce qui arrive plus souvent qu’on ne le pense.
Comme j’avais un peu d’expérience, on m’a proposé la place de coresponsable du groupe auquel j’avais été intégrée.
Ce fut plutôt salvateur.
J’ai appris à aiguiser mon regard critique sur l’actualité: de l’unif, de la Belgique mais aussi du monde. J’ai fais mes premiers tractages, envahi/bloqué, été en soutien aux piquets de grève et puis toujours les manifs. Le rôle de coresponsable m’a permit de voir comment ça fonctionnait de l’intérieur, à préparer des actions du début à la fin, quel message veut on faire passer? De quelle manière? Imaginer tous les scénarios possibles et inimaginables pour une campagne.
Dans le même élan, je suis devenue déléguée de filière, puis facultaire. Afin d’être sûre qu’il y ait un pont entre les autorités de l’université et les étudiants, qui malheureusement sont rarement tenu au courant de décisions odieuses prises dans leur dos.

dscn1015-01.jpeg
Allez, cours!

Tracter, coller, peindre, parler, expliquer. Toujours dans le respect de l’autre.
Rien que pour ça je ne regrette pas d’avoir fait un petit bout avec eux.
Après, mes revendications d’électron libre ont repris le dessus et j’en ai eu ras le bol de la hiérarchisation de ce groupe.
Donc j’ai repris mes bonnes vieilles habitudes. Dès qu’une cause/action me touchait, j’y allais, seule (on ne le reste jamais bien longtemps) ou bien avec des potes.
Je me suis faite arrêtée. Eu les poignets lacérés par les colsons que les flics avaient trop serré et refusaient d’enlever. J’ai eu des lacrymo dans la tronche. Plusieurs fois j’ai réussi à courir pour éviter d’autres arrestations.  Ah et j’ai planté des patates aussi. Comme quoi, parfois, on ne peut imaginer ce à quoi peut ressembler l’activisme.
J’ai aussi passé une semaine de workshop à la montagne avec des militants, où j’ai appris énormément de choses sur l’altermondialisme, la non-violence, le fauchage d’ogm, comment utiliser des matériaux pour l’activisme etc etc. Le tout saupoudré d’entraînements aux techniques de blocages et d’une ambiance bon enfant où tout le monde s’échange ses bons conseils et les succulentes anecdotes que l’on peut amasser avec ce genre d’activités.
Puis les hôpitaux sont arrivés, j’ai un peu suspendu tout ça, essayant de rattraper le retard de l’unif une fois sortie, ou alors juste complétement « plus à tout ça » à cause du retour un peu forcé chez ma mère.

manif-01.jpeg
coucou je me cache sur cette photo

Un point important pour moi c’est la différence entre le militantisme et l’activisme. Je ne suis pas Larousse ou Robert mais, voici ma différenciation :
Militer c’est faire le « stricte minimum ». Marcher en groupe, scander quelques slogans, s’enrager un peu et puis rentrer chez soi. L’activisme est un cran au dessus en terme d’engagement. C’est presque un mode de vie, une fois qu’on est dedans on n’en sort pas et quoi que l’on fasse on agit souvent pour les causes défendues dès que l’on sort de chez soi : ça peut se percevoir par le discours que l’on tient, mais aussi par les actions faites, plus nombreuses et peut-être plus ciblées que lorsqu’on est militant.
Ceci étant dit, je n’ai rien contre le militantisme au sens où je l’entend. Je l’ai moi même été, et si on débute c’est normal de passer par là et même si je trouve que l‘activisme est quelque chose d’essentiel de nos jours, je ne jetterai pas la pierre à quelqu’un qui ne veut se jeter corps et âme dans les actions, risquer de lourdes peines pour des causes. Chacun fais ses choix, j’ai personnellement décidé d’aller au bout des choses et d’allier ma pensée et mes actes h24 et non pas mettre ma casquette en manif et l’enlever une fois qu’elle est finie. Nope.

Je reviendrai dans un article sur la désobéissance civile, l’historique et tout parce que c’est important et intéressant, mais c’est un trop gros morceau que pour le cerner complètement ici.
De nouveau pour moi, la désobéissance civile est un moyen qu’ont les citoyens de faire valoir leurs droits, leur voix, de manière peut-être illégale, mais c’est le dernier recours lorsqu’on a tenté autrement (ou le premier lorsque l’on sait que le chemin légal n’amènera à rien). Ce sont donc pour moi  des actes légitimes.
Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que l’on ne peut parler de désobéissance civile en démocratie. Certes, ce n’est pas la même chose que les résistants des dictatures, mais c’est kiff kiff pareil. Il n’y a pas de gradation dans l’injustice. Il y a abus dans les décisions des politicards et la désobéissance civile n’en est que la réponse. Ce sont en général des actions pacifistes, prônant la réflexion des concitoyens. Par tel ou tel geste, on espère simplement que ça en réveillera plus d’un.
C’est là que les choix des messages sont importants.
Ce sont donc aussi bien souvent des actions illégales.
Mais pas que. Vous savez ce que j’englobe dans la désobéissance civile? Faire son potager par exemple! Qui a t’il de plus merveilleux que de niquer l’état en détournant ses pièges de consommation? Car ça s’applique aussi à ceux qui font tout eux même, qui choisissent des alternatives, etc. et qui ainsi ne vont pas nourrir les poches de ceux qui tentent de nous empoisonner (et nous piquer du fric).

Voilà pour la désobéissance civile se sera tout, sinon je risque de ne pas m’arrêter! (c’est horrible j’ai tellement de choses à dire)

Centre fermé

Puis viens la notion de colibrisme.
Moussaillon, enfile ton plus beau plumage, il est temps de devenir un petit colibri.
Le colibrisme est initié par Pierre Rabhi.
On pourrait dire, que ce mouvement tire sa base, où du moins son concept, d’une vieille légende amérindienne:

Un feu de forêt décime une colonie d’animaux. Évidement ceux-ci s’échappent et contemplent de loin le désastre. Tous, sauf le petit colibri qui s’esquinte à faire des allers-retours entre la rivière et la forêt, prenant avec lui quelques gouttes d’eau à chaque fois.
A un moment donné, les autres animaux ne purent s’empêcher de se moquer de lui, et des ses quelques gouttes qui n’allaient jamais éteindre le feu. Ce à quoi notre valeureux oiseau répondit : « Peut-être, mais je fais ma part« .

Ce mouvement jouit depuis quelques temps d’une certaine notoriété et tant mieux.
Je trouve que c’est un principe à appliquer dans sa vie de tous les jours.
Dans mon activisme, c’est la base même de mes pensées. Surtout lorsque j’agis seule et que j’apparais comme un Don Quichotte pour les autres qui n’hésitent pas à me le faire remarquer.
Combien de fois je n’entends pas « ça ne sert à rien« , « faut voir plus grand » , « faut faire ci, faut faire ça ». Tout ça venant la plupart du temps de personnes, confortablement installées dans leur petit divan et pestant envers et contre tout, que ce soit les problèmes de la société mais aussi contre ceux qui essayent de changer les choses. Ce ne sont pas eux qui iront dans la rue, qui iront à la rencontre des gens pour essayer de leur ouvrir les yeux.
Ces gens là, honnêtement m’énerve, me sorte par tous les trous, m’exaspère.
Heureusement, l’écrivain Frisch, nous a pondu une phrase merveilleuse :
« Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles ». Pan dans tes dents.

Bon, ce n’est pas le sujet ici, revenons-en à nos oiseaux. Tout ça pour dire, qu’il n’y a pas de petites actions. Ni une cause plus grande qu’une autre. Et même si on ne touche qu’une personne, alors on a gagné. Car cette personne à son tour en parlera, conscientisera, touchera à son tour une autre personne et hop l’éveil s’agrandit.
Alors oui on peut faire des petites actions tout seul. Que ce soit coller quelques affiches, écrire une petite phrase sur un mur, coller des stickers, laisser des mots dans les magasins. Évidemment avec ce type d’action on a pas de réel retour. Bien que bien que … c’est toujours gratifiant de voir son travail relayer par la « presse » locale :)
Dans un prochain article je vous donnerai quelques filons pour vous lancer seul, de façon à ne pas vous cramer directement les ailes.
Mais donc retenez vraiment ceci : il n’y a pas de petites actions, aucune cause n’est perdue d’avance : il suffit d’un grain de sable pour enrayer une grosse machine.

dsc0242-01.jpeg

La violence.
Quand j’avais bien commencé l’ébauche de cet article, je suis tombée sur un article du blog Tribulations d’une quinqua, relatant des appels à la haine concernant l’affaire Théo. Qu’on réclame justice, oui. Qu’on se rassemble pour dénoncer les violences policières, mille fois oui. Mais appeler au « foutre le boxon« , non.
Il ne va pas s’en dire que je condamne ce genre d’actes. De un car je suis quelqu’un de foncièrement pacifiste. Même si je participe à des actions qui sont plus « chocs », avec un côté visuel « violent » ou quoi, ça reste de l’action directe non violente.
Bien souvent nos manifestations sont assaillies de membres des « black block » et consorts qui ne cherchent qu’une chose : foutre la merde, cramer des bagnoles, péter du flic,etc.
Ça a le malheur de décrédibiliser la manifestation et son message, ça nous fait mal voir de la population qui ne peut scinder les différents groupes et met tout le monde dans le même paquet.
Alors certes il y en a qui font ça d’eux mêmes. Ayant bossé dans une maison de jeunes, je sais que certaines personnes aiment tout simplement casser la gueule à d’autres, choisies … au hasard.
Après, faut pas se leurrer non plus. Je ne fais pas partie de complotistes, mais, il y a énormément de politique là derrière. Faut pas croire, certains partis (en général des bons gros nationalistes), aidés par nos bons et braves flics, envoient leurs cohortes foutre le boxon dans le seul but de décrédibiliser, que les gens aient peur, et finissent par voter l’innommable.
A prendre ou à laisser, ce n’est que mon avis.

media_xll_5284106-01.jpeg
Photo de famille. (et alors, honnêtement, cette « tortue » ne sers à rien, on est bien trop nombreux ahaha). (crédit photo: agence Belga)

Et quid de maintenant pour ma part?
J’ai décidé de me consacrer essentiellement à une cause et arrêter de m’éparpiller et courir dans tous les sens à toutes les actions. Déjà rien qu’avec une, on est pas mal occupé.
Même si je reste proche de certaines causes qui me feront encore bouger (antifa, contre les violences policières, le ttip/ceta, les squats et le droit au logement pour tous, l’écologie de manière générale, l’alimentaire, la réappropriation des espaces publics, l’artivisme, anti prison/centre fermé, les zad, l’abolition des frontières,etc.)
Alors pourquoi une? Tout simplement car, je ne suis pas une encyclopédie sur pattes. Je ne peux me spécialiser dans tout. Or, je trouve important que lorsqu’on manifeste, on ait de la suite dans les idées, ne pas faire le mouton (car y’en a dans ce genre de milieu hein!) et ne pas savoir pourquoi on est là. C’est essentiel, il faut se parer à toutes les questions possibles et inimaginables, et même si on est pas omniscient, ça la fout mal quand même de ne pas savoir répondre concrètement à l’une ou l’autre question. Donc oui, il faut potasser. Bien ingérer le sujet pour mieux le rendre accessible. Devenir spécialiste, pour mieux le vulgariser. Car bien souvent, ça concerne aussi des causes aux jargons et enjeux alambiqués, où beaucoup de gens décident de ne pas donner suite, car c’est compliqué.
Et puis, comment rallier les gens à notre cause si on ne sait pas l’expliquer de manière claire et concise? Il faut de l’assurance (et pas la feindre par pitié), et pour l’avoir, c’est simple, il faut simplement connaître.
Et donc ma cause à moi, c’est tout simplement l’antispécisme. J’y suis venue naturellement, d’abord car ça a toujours été une cause qui me tenait particulièrement à cœur, mais aussi car je me suis fortement éloignée de la politique pendant un an et demi. Et quand j’ai voulu revenir dans le jeu de quilles, j’ai eu envie d’avancer, de changer aussi d’entourage et de m’entourer de gens qui pensent comme moi (aka le véganisme et compagnie, car c’est pas toujours évident de vivre avec des omni-carnistes) et qui surtout ont le même sens de justice et d’égalité que moi. Qui a t’il de plus noble que d’entrer en guerre pour ceux qui ne peuvent malheureusement se défendre seuls, car la société les a tout simplement réduits au statut d’esclaves, de choses inférieures et juste bonnes à n’être que de la marchandise?
Et puis derrière le côté « gnangan » que beaucoup ont comme vision de l’antispécisme (« coucou je défends les zanimo cro mignon kikooloool« ) (ce qui n’est absolument pas le cas) c’est finalement aussi la cause qui englobe pas mal de choses, d’un point de vue écologie, mais aussi avancées sociales.
Bref, ceci aussi mérite un article à part entière.

Bon, je pense avoir fait le tour pour ce qui est du préambule! Eh ouais, je reviens vous expliquer tout ça en profondeur dans les semaines à venir!

Piège à flics en garde à vue. Astuce numéro 1 : TOUJOURS AVOIR DES BANANES!


N’hésitez pas à me faire part de tel ou tel sujet que vous voudriez voir développés, car forcément je ne pense pas à tout non plus, certaines choses vont me paraître évidentes et sont donc peut-être passées à la trappe!

Au programme pour la suite de cette série:
Agir seul (colibrisme) ou en groupe(« l’union fait la force ») ?
Quelques idées pour faire le colibri
Actions directes non violentes
Désobéissance, incivilité?
L’abolitionnisme

Camarade Moussaillon, je te laisse, j’ai des affiches à coller (et un cheesecake à préparer).
Ceci dit, je serai ravie de lire tes expériences sur le sujet!!
Salutation Moussaillon!

Vue depuis l’intérieur d’un cachot.

 

(hourra j’ai réussi à tout concilier!)

TROLL LES OMNIS#1 Attentat végétalien pour du beurre, une sauce champi-moutarde avec protéines de soja et du philadelphia végétalien.

Oyez oyez chers amis de tous bords!

On se prépare pour un attentat végétalien.
On enfile sa tenue d’extrémiste et on y va.

Extrémiste végétale.

 

J’ai décidé de reprendre une bonne vieille tradition : faire des dimanches cuisine pour les deux omnis.
Normalement le dimanche c’est pâtisserie, mais cette semaine est un peu chamboulée car elles ont déjà eu un Kouign Amann végétalien (et on ne crie pas à l’hérésie!) et au vu du succès, il sera refait avec photos/vidéos à la clef.
Pour les plats, ils seront fait en semaine les jours où elles finissent tard après une longue journée et où elles méritent donc un bon repas sans devoir le préparer.

D’un coup de cuillère à pot, on inaugure la rubrique de la mort qui tue
TROLL LES OMNIS ; ATTENTAT VÉGÉTALIEN.
Ehehe.

Le but de cette rubrique :

Prouver à deux omnis-carnistes cobayes, qui sont très très traditionnelles d’un point de vue culinaire, que l’on peut tout végétaliser, de manière SIMPLE et pas chère.
Pas question ici d’avoir des ingrédients farfelus qui coûtent deux reins et/ou que l’on ne trouve pas facilement.
Pour les prochaines versions je m’efforcerai de conserver les éventuels tickets de caisse afin que vous ayez un prix approximatif. Ici … ahoum … je ne les ai pas retrouvé …
J’essayerai au maximum d’utiliser des produits que l’on trouve dans des supermarchés traditionnels mais c’est vrai que certaines choses proviennent de mon magasin bio de VILLAGE (donc assez petit et pas du tout axé sur le végétalisme), je pense que ce genre de magasin fait pléthore un peu partout et donc j’estime que ce ne soit pas « trop » compliqué de se procurer les quelques rares produits que j’achète là bas. (Et je t’encourage vivement d’aller au marché pour tes fruits et légumes, et si t’as la chance d’avoir un magasin en vrac près de chez toi, ben fonce Alphonse ça te reviendra encore moins cher!)
L’une des remarques de ma mère, qui frôle le végétarisme, c’est que ce genre de cuisine demande beaucoup de temps (et de l’argent).
Ce qui est une idée totalement préconçue.
C’est peut-être vrai que l’on passe un tout petit peu plus de temps derrière ses fourneaux, mais pas tant que ça, et puis c’est quand même pour un mieux d’un point de vue santé.

Donc on récapitule:
-Végétalisme.
-Plats traditionnels franco-belge et des petites incursions en Méditerrannée.
-Simplicité.
-Pas très cher.

Donc tout simplement une cuisine accessible et totalement démystifiée.
Voilà et comme ça, ça me permettra d’assouvir mon besoin de cuisiner un petit peu (mon bol alimentaire personnel étant fort réduit – non représentatif du végétalisme, ne me donne pas vraiment l’occasion de mitonner des petits plats).

Pour ce premier attentat,trois recettes pour le prix d’une (ce qui fera un article un peu plus long, j’énumère le contexte mais si vous êtes pressé, les trois recettes se trouvent sans chihi en fin d’article!):

-Du philadelphia végétal
-Un beurre (à base d’huile de coco)
-Spaghetti aux champignons-épinards, protéines de soja, sauce crème moutarde

Suite à un commentaire de Maud, je vais vous livrer la recette magique, comme elle dit (et elle a raison), du PHILADELPHIA VÉGÉTAL.
Le truc qui sauve la vie. Sérieusement. De tous les similis fromage fait maison, ce fut de loin celui qui a le plus ravi mon petit déjeuner.
Frais, léger, même texture que son confrère du supermarché, il est parfait à tartiner et, même si je n’ai pas encore eu l’occasion de le tester (mais je pense que ce sera le prochain attentat) il doit exceller en pâtisserie, genre cheesecake! Ou pour ajouter de l’onctuosité à une sauce!
Les images viendront cette fois là, car ici, n’en ayant pas besoin tout de suite je n’allais pas en faire inutilement.
Cette recette, je ne la sort pas de ma tête, mais je n’ai plus le lien d’où elle provient. Je vais essayer de retrouver ça, car à tout seigneur tout honneur.

Réaction de l’omni : « ooooooh *.* et ça t’as pris si peu de temps? »

Le beurre végétalien.
Une margarine végétale sans huile de palme!
Faite maison et qui revient pas très chère.
Personnellement je n’en utilise que rarement (de la margarine).
Du moins pour mes trucs perso, après c’est vrai qu’en pâtisserie c’est un peu incontournable. Celle-ci offre l’avantage par rapport à plein de margarine du commerce, qu’on peut la tartiner mais aussi l’utiliser en cuisson!
Car je ne vous apprend rien, en général soit c’est « à tartiner » soit « cuire et rôtir » (exception je pense pour les versions beurre de coco du commerce que je n’ai jamais essayées).
La seule margarine végétale qui permet la tartinade et la cuisson, que je trouve par ici, c’est le beurre de soja de la marque Provamel, qui m’a permit de réaliser plein de choses, notamment mes curds végétaliens!

Pour l’huile de coco désodorisée, n’en achetant jamais (youhou c’est une première pour moi!!) j’ai opté pour celle de chez Action, Bio Wise,  pas trop chère.
Avec un label pseudo-bio européen.
(je dis pseudo CAR, ce fameux label européen de la petite feuille, ainsi que beaucoup d’autres pour le bio, ne le sont pas réellement, ouais, dans le troll de l’année celui-ci est plutôt grand.
Pourquoi ce n’est pas « bio »? Tout simplement car ce genre de label autorise soit pour une même exploitation soit pour une exploitation voisine des cultures non bio traitées par pesticides et autres chimie dégueulasse … c’est notamment le cas pour le label « AB » et la petite feuille européenne donc … oui ceux là même qu’on trouve le plus facilement en supermarché! PROMIS JE RETROUVE MA SOURCE.)

La recette provient du super site « La France Végétalienne« . C’est aussi ce site qui m’a permis de réaliser le rêve de mon omni de soeur : le fameux Kouing Amann (hashtag l’attentat calorique breton par excellence).
Sauf que j’ai pas tout à fait, fait comme eux (que ce soit le kouing ou la margarine) donc je vous propose ma version LÉGÈREMENT modifiée.
Dans les faits se sont les mêmes ingrédients (pour la margarine) (le kouing on y reviendra).
Disons que le site est la théorie et que moi … la pratique!

Beaucoup de personne se sentent perdues sans blender pour ce genre de recette, ma version à moi est tout simplement l’adaptation avec mixeur plongeant.
Celui que j’utilise est à ma mère, je ne sais ABSOLUMENT pas si, lorsqu’on en achète un il est fourni avec un récipient adapté pour éviter les catastrophes explosives (ce qui serait pratique).
Toujours est-il que je n’en ai pas, donc j’ai dû faire quelques tests d’essai erreur, pour éviter de refaire la décoration murale de la cuisine. C’est essentiel que tu trouves le récipient adéquat pour mixer les noix sans que ça deviennent un véritable attentat sur votre plan de travail. (ce qui arrive très vite!)
Je ne peux t’aider concrètement jeune padawan(ahaha oui oui fais tes petits tests) mais le seul conseil que je peux te donner, c’est que j’ai eu de graaandes satisfactions avec un bocal qui est très large dans le fond et dont le dessus est plus resserré, pile assez grand pour passer la tête du mixeur et du fait que c’est plus étroit, ça évite aux noix de valdinguer dans tous les sens pour finir éjectées partout sur les murs et le plan de travail.
Ici j’utilise la casserole dans laquelle j’ai fais fondre l’huile. (depuis le temps que je n’ai plus mixé de cajou je ne sais où est mon bocal magique)
=> La recette initiale préconise de mixer au blender les noix et après rajouter huiles et sel mais j’ai fait à l’envers (ahaha), en rajoutant les noix à l’huile et à mixer seulement après.
Ce qui je pense, ne change pas grand chose.

Réaction de l’omni : On sent quand même le goût des noix, mais ce n’est pas dérangeant. A voir à l’utilisation.
(oui il est tout frais à l’heure où j’écris ces lignes, le petit n’a pas vraiment encore eu l’occasion de faire ses preuves!)
Moi j’ai pas goûté, l’huile me fait franchement bader.

Spaghetti champignons-épinards, protéines de soja et sauce crème-moutarde.
On en vient à la recette de plat principal du jour.
Cette recette c’était pour introduire les protéines de soja à ma mère.
Ici pas de réel troll car elle était bien au courant que ce serait une « mixiture » végétalienne (puis bon maintenant je suis quand même vachement spotted elles ont bien compris que ce serait toujours du cruelty free, maiiis j’ai d’autres cobayes dans la poche!).
Il faut savoir que toutes les deux m’ont fait la guerre au tofu. Malgré les marinades et compagnie, non, la texture ne passait vraiment pas. Je ne peux blâmer, on ne peut pas tout aimer.
Donc je n’ai pas insisté avec le tofu. (mais je prépare une attaque)
Le seitan hâché par contre fut relativement bien apprécié dans une sauce tomate.

J’aimerai à terme qu’elle arrête d’acheter des substituts carnés qui coûtent méga cher et que l’on peut reproduire facilement sans passer une nuit derrière les fourneaux (contrairement à ce qu’elle croit) !
Et donc ici, attaque protéines de soja (ou protéines de soja texturées ou PST).
J’ai pris celles de la marque Vajra, la seule version que propose mon magasin bio du coin, de facture fine.
A toi de voir, si tu as la version gros morceaux ça passe aussi!
Donc ici c’est le seul ingrédient que l’on ne trouve pas dans les commerces traditionnels et donc il te faudra pousser la porte d’une enseigne bio (prend de la levure maltée au passage!)

La recette de base provient du site Veganisez-vous, que j’ai un peu modifiée avec ce que j’avais dans le frigo, c’est-à-dire que j’ai incorporé des épinards frais et une tartinade 4 poivres (achetée en magasin bio, de la marque Streich et totalement OPTIONNELLE)
Et honnêtement j’y verrais bien des tomates cerises!

=> Réaction de l’omni :
Enchantée de la découverte des protéines de soja. Texture agréable qu’elle imagine très bien dans une future sauce tomate.
*J’espère que ta soeur ne va pas rentrer tout de suite comme ça elle n’en mangera pas mouahaha*
Quant à moi, en fait tout ce qui de près ou de loin ressemble à la viande ne m’intéresse pas. Ceci dit je préfère ceci aux similis carnés qui ressemblent à de la vraie viande. C’est une question de goût et de vue, mais je vis très bien sans tout ça.

 

Allez en rang d’oignons les trois recettes!

Philadelphia végétalien :

-1 L de lait de soja non sucré*
-Un yaourt de soja (ou de la crème culinaire soja)
-Un peu de sel.
-Du vinaigre blanc (ou jus de citron). (une ou deux cuillères à soupe)
-Un peu d’eau.
-Une pincée de sel
-Une étamine.
-Blender/mixeur plongeant
=> personnalisable à 100%, n’hésite pas à y rajouter épices et autres herbes, pour une version ail et fines herbes, au poivre, etc.

*Alors il faut obligatoirement du lait de soja, car c’est le seul qui caille parmi les laits végétaux.

=> Mettre un fond d’eau dans une casserole avec le lait de soja (l’eau pour éviter que le fond ne crâme!) et porter à ébullition en étant attentif car, tout comme le lait animal, si on ne surveille pas c’est la cata.
=>Lorsque, ça y est ça bout, on rajoute le vinaigre. C’est celui-ci qui va permettre au lait de cailler.
N’aie crainte du goût, de toute façon se sera rincé, et si tu vois que ça a du mal à cailler n’hésite pas à en rajouter un peu et peut-être reporter à ébullition.
=> On laisse reposer un petit quart d’heure hors du feu. (ça peut être raccourci si tu es pressé, mais t’en auras moins!)

Pendant que ça caille, on prépare la suite des évènements:
On prend sa plus belle passoire que l’on recouvre d’une étamine et à défaut de bandes gaz.
On verse le contenu de la casserole dans la passoire-étamine et on passe sous l’eau pour enlever tout goût de vinaigre.
Attention, si tu veux aider à évacuer l’eau en pressant, prend garde à ne pas te brûler car c’est hyper chaud!
*A ce moment là, si on laisse plus ou moins égoutter en fonction des goûts (en le suspendant au dessus de l’évier par exemple) on obtient une ricotta végétale ou tout bêtement du tofu! (ricotta pas toujours appréciée des omnis pour l’expérience que j’en ai eue!)

=>Une fois que c’est bien rincé, on met le petit pavé obtenu dans son blender ou un récipient pour le mixeur plongeant. On rajoute le yaourt le sel (et les épices si on ne veut pas faire la version nature) et on mixe jusqu’à l’obtention d’une crème onctueuse!

Pour celles et ceux qui ont choisi l’option crème culinaire (ou tofu soyeux, je pense que ça peut bien fonctionner avec), à toi de voir pour les proportions. => Verser une lampée, mixer et rajouter jusqu’à la consistance souhaitée.

Et voilà! On transvase dans un petit bocal en verre (par expérience c’est ce qui conserve le mieux) et on le met au frigo.
Se conserve facilement une semaine (voir plus sérieusement) au frigo!

Beurre végétal :

Margarine cruelty free

Pour +/- 280g de beurre:
-100g de noix de cajou nature (que l’on fait préalablement tremper quelques heures, voir une nuit si on en a la possibilité)
-100g d’huile de coco DÉSODORISÉE (sinon ça aura le goût de coco!)
-1 cuillère à soupe d’huile d’olive
-1/4 de cuillère à café de sel.
-Blender / mixeur plongeant.
-Un pot en verre

Selon leur site, beurre parfait pour tartiner, cuisiner mais qui ne supporte pas bien la friture.

=> On jette l’eau de trempage des noix, et on les rince un chouilla pour la forme.
=>On fait fondre son huile de coco.
=> Une fois que ça a fondu, on retire du feu,  on rajoute ses noix, la cuillère d’huile d’olive et de sel.
=> On prend son mixeur, on prie pour que les noix n’explosent pas partout et on mixe.
Par à coups pour ne pas dézinguer le mixeur, donc ça prend un peu plus de temps qu’avec le blender.
On mixe jusqu’à ce que se soit homogène.

On transvase dans le bocal et on met au frigo pour 4h!
Enjoyyy!

Spaghetti champi-épinards, protéines de soja, sauce crème moutarde :

Pour 2-3 portions
-Les pâtes préférées de votre omni
-300 ml d’eau.
-60g de protéines de soja
-10 champignons de Paris, nettoyés et coupés en lamelles.
-Trois belles poignées d’épinards frais biens rincés.
-150 ml de crème culinaire soja
-1 à 2 cuillères à soupe de moutarde, au goût
-Une bonne cuillère à soupe de tartinade 4 poivres Streich (optionnelle)
-Sel, poivre, noix de muscade, ail en poudre, au goût.
-Margarine (ou beurre de coco home made ;) ) pour la cuisson des champignons si tu le souhaites.
-Levure maltée (qui fera office de parmesan)

=> Réhydrater les protéines de soja: les plonger dans l’eau bouillante, laisser cuire un peu puis les laisser gonfler quinze minute hors du feu et les égoutter.
=> Cuire les champipi. Personnellement, question phobie alimentaire, je les cuits dans un fond d’eau. Mais libre à toi de les cuire à l’huile ou à la margarine. J’y rajoute un peu d’ail en poudre, parce que des champignons cuits sans ail c’est un peu triste.
=>Mettre l’eau à bouillir pour vos pâtes et fais comme tu as l’habitude avec, je ne suis pas là pour te faire changer de religion!
=> Pendant que les champis réduisent dans leur jus, préparer la sauce : mélanger la crème de soja avec une cuillère à soupe de moutarde, du poivre (pas trop si tu utilises la tartinade poivrée), un peu de sel, et de la noix de muscade. Bien mélanger pour que ça émulsionne. Personnellement j’ai pris un peu de la sauce pour en mettre un petit peu dans les protéines afin que ça marine et s’imprègne un peu du goût.
=> Une fois que les champignons sont cuits, un peu réduits, en fonction de tes goûts (forcément) mettre la sauce et les protéines de soja tout en mélangeant correctement et rajouter progressivement les épinards (qui vont réduire aussi, de fait).
=> Faire mijoter un petit peu et rajouter au besoin les épices et peut-être une cuillère de moutarde.

Servir avec un peu de levure maltée sur le dessus pour imiter le parmesan! ;)

 

Résultat du « premier » attentat végétalien : SUCCESS!

Promis, pour la prochaine j’arrête de faire ma tête de nœud honteuse de ma tronche et j’utiliserai les vidéos faites (car oui TOUT CECI fut filmé, dont les réactions de l’omni). Mais bon, je suis en plein moment de rétention d’eau depuis une semaine et l’effet poisson lune est relativement badant (si quelqu’un a une astuce, outre boire plus que de raison ce que je fais déjà, je suis preneuse! C’est arrivé en même temps qu’une grippe de ouf et la fièvre qui allait avec. J’ai rien compris)

Z’appétit and see you soon les mouss pour un autre style d’attentat !

 

 

SOS Pastèque : solution anti gaspi : Raw jam et « overnight oats ».

Yeaaah les mouss!

Avec un titre pareil, le SEO pour une fois, il sera content.
E si  t’as rien compris à certains mots du titre, t’inquiète moi non plus, mais à ce qu’il paraît, c’est comme ça qu’on dit.
Mais tenez-vous bien mes chers moussaillons, non allons surfer sur la méga grosse vague alimentaire tendance de la mort qui tue de toute la blogosphère.

WARNING : Que ceux qui mangent de saison ne me jettent pas de pommes sur la tronche en lisant le titre et la suite des ingrédients.
Merci.

REWARNING : les photos par contre, sont totalement médiocres, mais j’ai préféré me concentrer sur la préparation qui fut du freestyle complet, plutôt  que de commencer à chipoter les mises en scènes.
Wesh c’est du direct live les petits gars!

Alors.

(je me rends compte que ma première recette anti gaspi avec le tomato curd n’a pas été publiée totalement.
J’ai vraiment des trous dans la cervelle).



Qu’est ce que c’est que cette histoire de pastèque à sauver?

Bééééé, y’a quelques jours, on a subit une vague caniculaire, je pense que chez toi aussi.
Sur ce, une des bipèdes a décidé d’acheter une pastèque.
(en mon fort intérieur je la voyais déjà à la poubelle tellement elle était énorme)
Et de fait, son soit disant manque de goût les a faites reculer devant la bestiole.

J’ai fait du mieux que j’ai pu pour en grailler, mais mes portions de lilliputiens ne peuvent rivaliser avec une si grosse bête.
Surtout que bon, moi j’ai pas demandé à avoir une pastèque, j’ai pas le pastèquant pour le moment.

Toujours est-il, qu’il en restait un quart ce midi.
En train de mourir dans la moitié du frigo qu’elle occupait.
Je ne pouvais pas laisser une chose pareille se produire.
J’avais pas envie de me faire un smoothie machin, bien trop fastoche comme solution.

Et après un conciliabule avec moi-même, avec comme débat « curd végétalien ou crufiture »  (= confiture non cuite, les fameuses hypes « raw » quelque chose qu’on trouve P A R T O U T) (quand je te dis qu’on va faire dans le in), et étant un brin paresseuse à ce moment, j’ai finalement opté pour l’option fastoche de la crufit‘.

Toujours dans mon conciliabule inter-personnel – après cette première question primordiale réglée –  il ne me restait plus qu’à trouver avec quoi associer cette chose insipide.
J’ai vite refais le tour du frigo dans ma tête et j’ai opté pour le kiwi.
Et pour avoir des ptits morceaux qui croquent un peu – parce que si y’a pas de matière c’est nul – beeeen j’ai pris un quart de pomme qui était là et qui n’attendait qu’une chose, jouer les héros d’un jour.

Voilà pour la base, Pastèque – Kiwi – Pomme.
En photo et avec le reste des ingrédients, cela nous donne:

wp-1474215488943.jpg

Pour l’équipement:
Comme on est fainéant, on se la joue minimaliste avec le moins de vaisselle à faire.

-Deux bols (oui il en manque un sur la photo)
-Une fourchette-une cuillère à soupe-un couteau (à dire très vite)
-Une petite passoire qu’il manque aussi.
-Une planche pour découper éventuellement.
-Et deux (ou un) bocaux de récup’ vides, bien lavés à l’eau bouillante.

Et c’est tout.

Pour les ingrédients
(qui sont donc issu de mon fond de frigo, je pense qu’on pourrait aisément l’adapter à son propre frigidaire! Et je pense qu’avec la pastèque, la pêche ça peut le faire, et si tu aimes bien ça, de l’ananas!)

– Le fameux quart de pastèque en train de mourir
-Un demi kiwi
-Un quart de pomme (ici une Jonagold)
-Des graines de chia
-Un peu de jus de citron (au goût, et non il n’apparaît pas sur la photo, l’idée est venue par après).
-Un café dans une tasse BALEINE avec une petite cuillère BALEINE, pour le réconfort (ben oui, sauver une pastèque nécessite un tant soi peu de self care comme la blogo dit)


Par où qu’on commence?

wp-1474215380630.jpgTu découpes ta pastèque vulgairement en morceaux.
Tu mets ce joyeux petit troupeau dans ta petite passoire que tu auras judicieusement placée au dessus d’un bol.
Tu prends ta fourchette et tu y vas joyeusement comme un petit barbare pour sprotcheroups pardon – écraser les morceaux.

Petite parenthèse, si tu préfères les trucs plus gelées, tu peux les mixer aussi. Blender, mixeur plongeant, passe tout, tout est bon (pas comme dans le cochon)

Alors, personnellement je n’ai épépiné personne.
Je ne suis plus le gnome de 5 ans qui croit merveilleusement que si elle mange un pépin, une pastèque poussera dans son bidou.
Puis ça me fascinait le fait qu’on puisse manger les pépins d’un fruit, donc en honneur de ce souvenir, je les ai gardé.
Et puis maintenant, en général, les pépins je les mange aussi, c’est plein de bonnes choses (et à l’heure actuelle, si tu veux mon avis, le cœur d’un fruit, est sûrement la chose la plus safe qu’il existe dudit fruit! Sans entrer dans les détails des pesticides hein … ) (trop grande parenthèse?)

Dwp-1474215520526.jpgonc, comme on est dans l’anti gaspi, le jus, on le garde de côté pour après.

Alors, l’histoire de la passoire, c’est que je me suis dit qu’étant donné que la pastèque est fortement gorgée d’eau, autant en enlever un maximum. Comme ça tu sais tout.

 

 

 

wp-1474215380633.jpg

Vient le tour du demi kiwi.
Tu épluches, tu découpes de nouveau, et si tu est fainéant(e) comme moi, tu l’écrases à même la planche avant de le placer dans le bol où attend la pastèque écrasée.

 

 

 

 

wp-1474215535570.jpg

Le quart de pomme, que tu découpes, là non plus trop vulgairement, mais en essayant de faire une petite julienne. Mais sans te prendre le chou non plus.
Alors j’ai gardé la peau, histoire d’avoir vraiment toutes les vitamines qu’apportent justement les confitures non cuite.
Et outre, pour texturer ma petite crufiture, c’est également pour sa pectine que j’ai opté pour ce fruit.
Et tu te doutes de la suite, tu les mets dans le bol avec les autres.
Et c’est là que j’ai décidé de rajouter un peu de jus de citron.

Et horreur devant mon bol, j’ai eu un petit bug.

Ça faisait beaucoup de crufiture pour moi toute seule.
-Même si je suis un hobbit aimant d’amour les tartinades au petit dèj (justement LES tartinades, plein de confitures différentes youhou!),
-Que je ne peux pas compter sur les deux bipèdes qui sont plus en mode « choco », qui ont  en outre dédaigné cette pauvre pastèque et qui de toutes façons ne déjeunent pas trop et qu’en général les trips végétaliens, crudivores, en zo voort (= « etc » en néerlandais, pour faire la rime) elles ne sont pas fans,
-Et bon les crufitures ça ne se conservent pas très longtemps (quelques jours maximum), et impossible de congeler car notre congélo est au bord de l’implosion.
Comme mon cerveau à ce moment là, face à cette tonne de fruits écrasés.
Boum que faire?
L’idée c’est quand même de ne pas gaspiller, rappelons le!

On fait tourner rapidement ses méninges.
Qu’est ce qu’on peut faire avec des bouts de fruits autre qu’une crufiture?
Et surtout,  qu’on a pas peur de manger si on l’adapte point de vue proportion?
Des flocons d’avoine puddingués grâce aux graines de chia!
Yes yes, découverte de l’hôpital ça.

Pour l’histoire, je n’avais pas de graines de chia, mais j’appliquais le principe du « overnight oats« (dont je ne connaissais pas l’appellation à l’époque) dans du yaourt allégé dans lequel j’ajoutais des bouts de fruits et un soupçon d’avoine, et ainsi je pouvais picorer dedans le lendemain.
Hop une cuillère par-ci, une cuillère par là. Et zou une victoire sur la crapule HASHTAG Coucou Maud!
Et en rentrant j’ai voulu tester avec le chia, connaissant ses propriétés de « gélatiner les choses ».
Et bon, comme j’ai pas la science infuse j’ai un peau checké le vaste internet pour voir, et là boum je suis tombée sur la folie blogosphérique du « overnight oats« .
J’ai lu, j’ai adapté et je continue le principe du picorage en journée, ou bien un demi pot avant mon petit dèj, ça dépend des jours.

wp-1474215551071.jpg

Donc pour toi cher moussaillon, et si tu est toujours là, te voilà confronté à deux choix.
-Soit tu te fais une méga crufiture car tu n’as peur de rien (ou que tu as une smala derrière toi pour t’aider)
-Ou tu divises ta « mixiture » (néologisme de Johan un patient, que je préfère à mixture) de fruits.

Ici on va partir sur la deuxième option tu t’en doutes.

MAIS D’ABORD, terminons la crufiture, les fruits ils sont toujours en mode « on fait trempette ensemble, c’est quand que tu t’occupes de nous? »

Alors tu t’armes d’un bocal, tu le remplis de tes fruits et hop une cuillère et demi à soupe de graines de chia.
Tu washotes et hop direction le frigo pour que ça prenne.

wp-1474215559171.jpg
Oui je sais la photo est floue, mais je ne l’ai vu que bien après, mea culpa.

EASY PEASY.

Et oui c’est finit, maintenant il te suffit d’attendre quelques heures que le chia fasse son office et que tu puisses tartiner ta tartine, ton fond de tarte ou ta petite cuillère.

Les quantités de chia, sont à adapter en fonction des fruits et des proportions.
Ici j’ai tapé au pif, la pastèque étant quand même fort aqueuse, j’ai mis la dose.

Et voilà, si t’as envie de faire d’autres crufitures, ben le principe reste le même (écraser, mélanger, chiatiser, frigotiser) , à toi d’associer ce que tu aimes, ce que tu penses qu’il pourrait être judicieux d’associer,  il ne faut pas avoir peur d’oser!
Et puis, c’est que du bon, toutes les vitamines et nutriments répondent présents!
Et de ce fait, comme pas de cuisson ni de sucre, je me répète, ça se conserve quelques jours au frigo, mais il y a possibilité de congeler sinon.

Bon et maintenant, pour ceux qui ça intéresse, on va voir de plus près cet avoine au chia.
C’est donc très en vogue, en mode « breakfast mega HEALTHY » …  (non décidément, le hobbit que je suis ne peux se contenter de nourriture de poney pour le petit dèj.)
Pour ceux qui ne veulent pas prendre le temps de petit déjeuner, ils préparent ça la veille dans leur super mason jar, et hop ils n’ont qu’à l’emporter avec eux, pour le manger derrière leur bureau … (très healthy tout ça …)
(pourtant chui sûre qu’ils font les matins miracles)
(c’est peut-être pour ça qu’ils n’ont pas le temps de déjeuner)
(ah ah là est la question)
(arrête de dévier Captain)
Oui pardon, revenons-en à nos flocons.

Les ingrédients pour de l’avoine dans le vent :

wp-1474215580476.jpg

-Donc ici le restant de crufiture (mais pour les autres jours,  tu peux mettre ce que tu veux, si tu veux vraiment être dans le coup, beaucoup rajoutent de la banane (#fear food) et des myrtilles et autres trucs machin super fruits). (sinon l’association kiwi-pêche est très bonne pour quand se sera de nouveau la saison!)
-Des flocons d’avoine forcément. Huuuue on est des poneys.
-Du yaourt (ici au soja, mais peu importe, tu peux prendre des produits laitiers)
-Du lait (matérialisé sur la photo par le petit bouchon) (même chose, ici c’est une boisson végétale (soja, malheureusement ma brique d’amande n’était pas ouverte) mais tu peux de nouveau prendre un lait animal)
-Les graines de chia (optionnelles)
-Et pour le lendemain, si tu veux de nouveau être in, un truc croquant pour le « topping » (genre des bouts d’oléagineux ou d’autres graines, ou des petits bouts de chocolat si tu n’as peur de rien, ou d’autres fruits, ou des céréales pour que ça fasse vraiment croque croquebref c’est merveilleux tu mets ce que tu veux!
En fonction de ton envie du moment)
-En option, des arômes style vanille ou autre.
Je te dis, tu dois y aller à l’intuition en fonction de tes papilles.

Pour les proportions, de nouveau je te renvois à tes choix et besoin/envies à toi.
Personnellement j’utilise un petit bocal qu’il me faut trois jours pour terminer.
Étant encore flippée par les les flocons d’avoines je n’en mets pas trop.
Par contre le yaourt ça va je gère donc je peux en mettre un peu plus, etc. etc.

Mais là règle général qu’on trouve
(t’as vu je suis gentille j’ai quand même fais des recherches pour toi!) :
(le mieux étant de faire à l’œil et au goût).
Par part on peut prendre un pot de yaourt comme référence.
-Une part de flocons d’avoine (tu vois ça reste nébuleux, mais c’est en fonction de tes goûts mon petit biquet)
-Une demi part de liquide ou un petit peu moins. (tout dépend comment tu aimes ton avoine), et donc pour les liquides ça peut-être de l’eau, du lait, des boissons végétales etc.-Une demi part de yaourt
-Une cuillère à soupe de graines de chia (optionnel, c’est si tu veux le côté gélatineux)
-De quoi couvrir le lendemain, donc amande, noix, etc., miel, granola, fruits frais ou secs, beurre de cacahuète ou autre, cacao, cannelle, … TOUT CE QUE TU VEUX MON NEVEU!

Mais donc comme je te disais, je fais à à l’œil directement dans mon bocal:
wp-1474215380837.jpg
L’ordre, n’ayant, à mon sens aucune importance puisque tu mélanges le tout par après.
Mais ici, j’ai fais :
-avoine
-Yaourt
-Chia
-Le restant de pastèque kiwi pomme

Et il ne me reste qu’à rajouter le lait, de nouveau à l’œil et de washoter le bocal.

Ensuite ça file au frais toute la nuit ou quelques heures, perso j’ai un coin du frigo qui congèle et j’aime bien l’effet un peu congelé croquant.
Et alors je ne mets pas de topping vu que je le grignote sur trois jours!

wp-1474215380926.jpg

Et voilààààààà.
Te te retrouves avec deux bocaux anti-gaspi!

(Et une tête de noeud-noeud.)

 

 

 

 

 

 

Bon et le jus de pastèque qu’on a gardé alors?
wp-1474215380956.jpg
Ben tu le bois.
Tu prends une fausse mason jar avec paille ultra tendance (ben oui histoire de rester dans le coup), hop ton restant de jus et perso tant que j’y étais et histoire de faire du bien à mon ostéoporose, j’ai mis un chouilla de lait de soja.

Alors non je n’ai pas rempli le truc à ras bord, je pense que les photos qu’on trouve de ce genre de pot rempli sont juste un pur mensonge, car il faut il y aller pour arriver à boire tout ça!
A moins de se la jouer en mode Captain, on le laisse au frigo et de temps en temps on boit un schloups dedans.

 

gif

Et tu peux même faire des bulles! C’est même recommandé!

 

POUR LE RÉSULTAT GUSTATIF ET LES RECTIFICATIONS GUSTATIVES C’est demain matin les petits gars, ce matin, j’étais ailleurs, j »ai oublié la crufiture, et j’avais un autre avoine à terminer avant d’entamer le nouveau!

Bon, comme il paraît qu’il faut terminer sur une question…
T’aurais fait quoi avec ton restant de pastèque?

 

Tchuuuus les mouss!!!

 

Je ne peux pas garder ça pour moi. Le partage est plus fort que moi.

 

Dimanche 24 juillet 2016.
CHU – Dinant Godinne
Sur un banc.

 

24-07-16

Morning Pages : 06h50

Quel bonheur je suis dehors. Un oiseau pépille, l’air est doux, j’écoute la découverte du siècle J. Tillman, mon café, ma clope.
Putain je suis bien.Surtout que je suis dans un endroit magique.
On dirait vraiment Alice aux Pays des Merveilles.
Le titre « Lilac Hem » est merveilleux.

En fait, tout concorde là maintenant tout de suite.
Je suis en train de vivre une parfaite harmonie.

Respirer – fermer les yeux – écouter – être attentive.

Ça sent bon le petit matin, les arbres mouillés et le bois humide. Ce n’est que quiétude.
La perfection à son paroxysme vu l’endroit où je me trouve.
J’en oublie le mal de ventre du petit déjeuner (et le fait que A. se soit réveillée sur la fin pourrissant mon état de pleine conscience en allumant sa télévision, mais bon c’est la vie).

Là maintenant tout de suite je fais l’expérience d’une connexion totale avec ce qui m’entoure. C’est magique. Ça me rend bien.

Venez good vibes.

Yeux fermés et sourire béat. C’est ça le bonheur de l’instant présent.
Un peu de frisson de froid pour rappeler que le corps est là aussi.
En vie.

Dieu que j’aime les matins pour me sentir en vie.

24 juillet 2016 j’aime ton aurore.
Nous sommes ensemble depuis 03H30.

24 juillet 2016

Il y a un noisetier et des haies. On se sent protégé par cet amas de verdure.
J’aimerai que ce moment ne s’arrête jamais.

Il faut que je l’imprime de tout mon être, de chaque partie interne et externe me constituant, pour y puiser la force quand ça n’ira pas.

Fermer les yeux – respirer – ressentir – imprimer.

Pour ne pas oublier.
Cet instant de vie.
Cet instant d’harmonie.
Cet instant hors du temps.
Cet instant hors contexte.

Voilà le Merveilleux.
Nous y sommes.
C’est ça ma bulle magique. Dans laquelle je vis. C’est ce que mon psy dit. Que je vis dans une bulle magique et poétique.
Oui.
J’avoue.
Je plaide coupable.
De ce crime merveilleux.
N’importe qui voudrait porter ce cadavre là avec moi en ce 24 juillet 2016. Dans les alentours de 07h00.

MERCI POUR CE MOMENT.

Je suis bien.
Là maintenant.
Et c’est ce qui compte.
Comme quoi il en faut peu.
Pour vraiment être heureux.Un cahier.
Des pensées.
Un matin pas chagrin.
Une couverture verte protectrice.
Un café
Une clope
Un peu de conscience
Beaucoup de bienveillance.
Et de la reconnaissance.

Et la magie de l’harmonie opère.

J’aimerai que quiconque qui se sent mal, là maintenant tout de suite, puisse ressentir ça.
Alors je referme les yeux.
Et j’envoie tout ça. Toutes ces bonnes ondes à ce monde qui va mal.
Pour partager.
C’est trop précieux que pour le garder pour soi.

Fermer les yeux. Le diffuser.
En espérant que ça touche quelqu’un.
Mais ça fonctionnera. C’est ça la magie du Merveilleux.

Puissance éphémère de l’instant présent. Oublier pour un instant.

Je ne suis que gratitude.

Et tout doucement se préparer. – Respirer, fermer les yeux- Pour le reste.

Peut-être que les problèmes reviendront. Mais ce n’est pas grave. C’est imprimé.

J’espère que ça a marché. En tout cas c’est envoyé. L’attrape qui pourra.

Une clope-un café-un cahier-des pensées-une haie protectrice-un matin clément.

Merci la Vie pour ce cadeau. Qu’il est beau.

 

Minuit toute la Tribe est grise  

Il est minuit passé, je ne dors pas encore mais serais bientôt levée.

Et … les étoiles sont là.

C’est gai.

Bientôt l’aurore ♡

Savor life and … all it’s M A G I C