Les états d’esprits du vendredi 24 février 2017

Ici Darwin aux commandes!

Salut les humains.

Ici Darwin. J’ai attendu tout ce temps pour de nouveau pirater le blog. (C’était beaucoup plus fréquent sur l’ancienne frégate.)
Bon, ici je le fais pour faire plaisir à l’humaine, qui m’a fait part qu’il fallait qu’elle revienne dans la partie de ces « États d’Esprits du Vendredi« . Mais là, elle s’est retrouvée coincée par le manque de temps, ses histoires d’oiseaux, ses articles qui demandent un peu de recherche, son ordinateur qui complote envers elle etc. etc. Même moi je ne la vois pas.

Bon, je n’aime pas les listes alors je vais vous narrer brièvement ses ou mes états d’esprits. Bon forcément comme c’est un piratage, il est fort probable que je raconte plus qu’il n’en faut.
Oups.

Vendredi matin, minuit et demi.

Pour son état de surmenage, autant vous dire que je ne comprends rien. Elle finit par s’endormir à pas d’heure, pour se réveiller un peu après car il y a des obligations humaines à faire. Moi je m’en fous, j’ai ma caisse et on y dort bien. Et le lit. Et l’armoire. Et l’appui de fenêtre.
Son humeur par contre, est plutôt tel un sismographe. Outrée par certaines actualités mais qui la confortent dans ses idées, il n’en est pas moins que ça fait montagne russe : entre les « OH LES CONS » et les « AUUUUX AAAARMES », au final c’est moi qui m’y perd.
Par contre, concernant l’estomac, je vais parler du mien car j’ai subit un outrage pas croyable. HUMAINE CAPTAIN LIS BIEN CA QUAND TU DÉCOUVRIRAS MON INTRUSION.
Le quatre de ce mois, j’ai fêté mes 5 ans. Alors certes elle m’a fait une fête, concocté des gaufres, m’a offert Andy la drôle de bête pleine de drogue qui sent bon et qui rend heureux, et une boîte de ma crasse préférée intersidérale. Comme celle que j’avais lorsque nous habitions à Bruxelles. Une jolie petite boîte. Pleine de crasses. Sauf que.
Je ne l’ai toujours pas mangée. CA FAIT VINGT JOURS que je suis en apnée.
Je vais finir par devoir faire une alliance avec un autre humain pour l’ouvrir. Bref, certes y’a l’excuse des 8 autres provinciaux et que « non mais tu comprends ce ne serait pas juste pour eux hein » et ses vagabondages intempestifs, mais ça n’excuse rien. AFFAIRE A SUIVRE !
Ma condition physique (oui finalement parlons de moi!), j’ai vomi mon thon!
Mon esprit est entièrement pris par cette histoire d’ouvre boîte que je ne sais utiliser. Et aussi comment faire une escarmouche à Yoda. Et Toutoune. Et Atia. Et manger Polpot (à défaut de crasse!)
Boulot, elle, elle court dans tous les sens, à hue et à dia, je vous dit, je ne comprend rien à sa semaine. Elle non plus vu que c’est un enchaînement de décisions qui demandent réactions. Sinon moi, je travaille intensément pour battre le record du monde de mon sport préféré : faire la crêpe.
Culture. On est un peu honteux tous les deux, car on vient seulement de prendre connaissance de l’histoire d’Alaa, qui tient le seul et unique refuge d’Alep « Il gattaro d’Aleppo« (les chats d’Alep). Il est ambulancier et il aide humains et non humains. D’ailleurs son refuge, il l’ouvre aux enfants pour qu’ils y trouvent un lieu serein auprès des non humains. Évidement beaucoup d’aides sont bloquées, mais un groupe d’italiens fait fonctionner une petite communauté de vingt mille personnes et où l’on peut faire des dons et voir des nouvelles de la « Maison d’Ernesto ». Il faut savoir qu’en novembre son sanctuaire a été bombardé, tuant beaucoup de rescapés. Les dons ont permis de se réapproprier un autre endroit, un terrain, et tout. Et quand on fait un don, on précise d’une façon ou d’une autre si on veut que l’argent aille aux chats, ou bien aux humains aussi. Nous on a dit « au plus urgent ». Et vous savez quoi? Alaa, si la guerre se termine, fera de son sanctuaire un lieu de soin inter espèces pour les enfants qui seront totalement chamboulés par les horreurs vécues. Les chats aideront les petits humains, et les petits humains aideront les chats.
Pour les choses à faire, hummmm, voyons. Commencer ma sieste de nuit dans ma caisse. Puis bouger sur un oreiller. Ronfler jusque 07H où l’humaine pense enfin à nos estomacs. Retourner dans ma caisse, puis la table, les croquettes, la caisse, ennuyer Lulu et Eugène, vomir, et retourner dormir.
Ah, un avis personnel? Au vu du chamboulement de l’humaine, je dirai, que rien n’est finit, tout ne fait que commencer, et qu’on peut les héberger.
Quant au message perso, cher humain, mets tes mains sur tes oreilles car c’est une gueulante perso : HUMAINE ; MAINS ; OUVRE BOITE ; CRASSE ; MIAM MIAM. (Amen)
Pour les autres de la tribu, disons que non, je parle de JE et limite de l’humaine. Donc non. Sauf peut-être Polpot qui a avalé de travers l’autre soir.
Mes amitiés? non mais non. Il y a trop de chats. Moi j’aime mieux les chiens. Dougy revient!
Divers, d’hiver, dit vert. VERT
Courses, elle est contente elle a eu deux de ses colis. Bon nous on a pas a se plaindre elle nous a racheté le thon. (mais j’attends ma crasse).
Sortie. A oui mais non, laisse moi dans ma caisse. Dehors ça sent mauvais la voiture.
Envie? MA CRASSE.

Pas de musique du jour mais une photo du jour; j’ai trouvé Gucci dans l’atelier clandestin, pris en flagrant délit de complotage :
wp-1487896795028.jpg

Il gattaro di Aleppo : Compte Twitter ; GROUPE FACEBOOK (ne pas hésiter à annuler votre demande et la refaire aussitôt pour qu’ils aient à nouveau la notification) ; Page Facebook

 

Pour rappel:

« Les états d’esprits du Vendredi » sont initiés par ZENOPIA  et The Postman.

C’est donc un petit rendez-vous hebdomadaire, où l’on répond aux mots clefs proposés dans l’ordre afin de partager son état d’esprit en fin de semaine. Deux petites règles, indiquer l’heure où l’on débute et termine le questionnaire et aller mettre un commentaire aussi bien chez Zenopia que The Postman pour prévenir de sa participation, et eux font une liste qui regroupe tous les participants. N’est-ce pas chouette de participer ainsi tous à la même chose? Moi j’aime bien!

Alors un petit lien existe également sur Youtube ainsi qu’un tableau Pinterest (où tu épingles toi-même ton image)!  Yep yep c’est pas de la rigolade!

Publicités

Troll les omnis#2 Attentat végétalien au Cheesecake un peu mauve de myrtilles ; trio de petites brioches blanc cul (au chocolat,speculoos et crème d’amande) et une salade curry.

Ahaha les mouss,

Je ris car je me suis complètement emmêlée les pinceaux dans les jours, et ait confondu deux week-end, du coup je me suis grouillée à faire des choses alors que j’avais tout mon temps.

Ah, et chui contente, j’ai trouvé comment j’allais vous partager ces recettes (2 plats + une pâtisserie dans les meilleures semaines) , il me suffit simplement de faire un article récap’ le lundi. Comme ça pas de prise de tête et milles articles cuisine!

Bon cette semaine-ci c’est l’inverse, deux pâtisseries versus un truc salé!

Un peu de blabla mais si jamais les recettes se retrouvent sans chichi en fin d’article!

Alors cette semaine, comment ais-je trollé mes omnis-carnistes?

Bon, mardi se sont elles qui m’ont eue nom d’un petit lustucru!
J’avais prévu un super truc, en mode réminiscence de nos jeunes années, mais je fus coupée net dans mon élan par un gyros traînant depuis plusieurs jours dans le frigo et que ma sœur devait absolument faire.
Je m’incline même si c’est de la viande, car le gaspillage non merci.
Ceci dit, cet évènement s’est déroulé mardi, nous somme jeudi et … le gyros meurt toujours de sa belle mort et a été rejoint par deux boudins.
Ouaip. Lamentable je sais.
Heureusement pour moi que les ingrédients que j’avais prévu pour elles, et que j’avais acheté … étaient entièrement consommables par Lulu et Eugène (et moi ) AKA les phytophages de la frégate. (sauf les champignons mais tu vas voir ils seront réaffectés!)

Bon, et du coup, me trompant dans les dates, j’avais décidé d’avancer la douceur à jeudi.

20170219_085817-01.jpeg
Je n’ai pas eu le temps de faire une photo avant qu’il ne reste plus que ça de la bête.

Donc sous tes yeux ébahis, nous allons comploter pour réaliser un cheesecake mi nature mi myrtilles, en utilisant LE BEURRE et le PHILADELPHIA Veg‘ de l’autre fois.
Je suis contente pouet pouet.
Car depuis très longtemps, j’avais envie de transformer un petit peu le « fauladelphia », avec le meilleur fruit intersidéral de notre galaxie, j’ai nommé, les biens jolies myrtilles.

 

Pour une petite review du beurre, qui est une grande première dans ma cuisine, et ben je fus plutôt enchantée quant à sa texture pour travailler. Honnêtement, il prend même la tête en ce qui concernent les « biscuits-croûtes » depuis que j’en fais.
Pour le goût, ça je ne sais le dire. (mais ma mère tombant à court de sa margarine habituelle, s’en est tartinée plein de tartines, il lui a tellement plu qu’il n’y en a plus ahaha!)

Bon et alors la recette, je ne sais pas si je peux dire que c’est de moi, toujours est-il que j’ai fait ça de tête avec toutes mes connaissances en cheesecake acquises au fil des ans.
RÉACTIONS DES OMNIS:
Celles de la maison :
Ooooh j’adooore la croûte!! (aka ma soeur)
oow c’est léger! (aka ma mère)
Une invitée surprise:
Oh il est beau dis donc! Et super bon!
Et 100% végétalien!
Maiiis naaaaon? Sérieux je ne l’aurai pas deviné, c’est trop bien dis!!

Oui elles sont très blanches, tu comprendras pourquoi.

Et alors, méga nuit blanche de vendredi à samedi … et qu’est ce qui me prends à 6h00 du matin? Tient et si je faisais des brioches pour leur dimanche matin!
Je devais partir toute la journée, ce qui aurait été l’équivalent de la nuit de pousse et comptais les cuire en revenant.
Manque de bol, je suis tombée dans un charmant « guet à pintes » comme on appelle ça donc je suis rentrée plus tard que prévu et suite à ma nuit blanche, je me suis dite, advienne que pourra, je ferai ça demain matin.
J’ai pas osé regarder à quel stade de levage en était la pâte et suis partie dormir du sommeil du juste pour une fois. Si j’entendais boum durant la nuit, c’est que la pâte avait atteint son point de fusion de pousse ….
Donc le lendemain matin, j’ouvre la petite porte de la petite armoire où m’attendais la  grosse pâte qui s’était complètement LIBÉRÉE DÉLIVRÉE tel un slime anticonformiste #AnarchyInTheKitchen.
Non je n’ai pris de photo de ce cauchemar inévitable, j’ai eu un peu les boules de ne pas rattraper le coup mais après tout, autant aller jusqu’au bout!
Armée de farine jusque dans les manches j’ai réussi à dompter la bête et ai donc décidé de la garnir de chocolat pour ma sœur, de speculoos car c’est THE biscuit de la frégate, et d’une pâte d’amande.
Je n’utilise pas souvent les amandes parce que ça coûte bonbon. Puis parfois j’en achète un paquet mais je n’ose pas l’utiliser pour les mêmes raisons. Mais bon, ici comme ça faisait belle lurette qu’elles étaient là et que je n’en faisais rien autant les utiliser.
Réaction de l’omni:
Méga coup de cœur pour celles aux amandes. Plus tard dans la journée « oh j’en reprendrai bien. Mais non il faut que j’en laisse à ta sœur quand même »
« Vois avec ta conscience mouahaha »


Et pour terminer la cuisine pour les omnis avec le côté salé,  j’ai réalisé des champignons à la grecque sans concentré de tomates mais une astuce magique et une salade de curry à tartiner, sans crasses comme on trouve dans les supermarchés et surtout, DIX FOIS MOINS CHÈRE (amis français je ne sais pas si ça existe chez vous ces fameuses «  »salades » » de « curry »).
La salade curry c’est sorti de mon cerveau sur base des réminiscences de ces salades (qui existent en version vegan mais qui coûtent très très chères!)
Réaction de l’omni:
« C’est génial quand même ces protéines de soja! Et c’est bien meilleur que celle du commerce dis! »

 

Parlons d’abord vite fait des champignons à la grecque.
Je n’ai JAMAIS goûté ça de ma vie. Petite je ne supportais pas les champignons, plus grande mes phobies alimentaires ont un peu proscrit ce genre de trucs même si je suis devenue la plus grande partisane des champignons.
Donc je n’ai pas goûté. Et même si je l’avais fait je n’aurai pas su te dire quoi vu que je n’avais pas d’éléments de comparaison.
L’idée des champignons à la grecque m’est venue car je sais que c’est quelque chose qu’elles aiment bien (et moi pour le moment je n’ai pas le « champignant« ) et comme c’est un truc qui se mange vite fait, soit comme ça hop dans un petit bol, soit dans une tartine je me suis dit que c’était parfait, car elles sont très fainéantes niveau cuisine (et que j’étais en suspend à cause du gyros).
J’ai pompeusement tiré la recette chez « Une France Végétalienne« , car quitte à faire une première fois une recette, je me suis dite « allons faire confiance à d’autres végépotes« .
La recette (clique ici) est très très simple et ne demande vraiment pas grand chose.
J’avais TOUS les ingrédients. Du moins je le pensais. Dans ma mémoire, il me restait les 3/4 d’une boîte de concentré de tomates au congélateur.
Après avoir mené sans succès des fouilles polaires, il s’avéra que non.
Je n’allais pas ouvrir une boîte de tomates pelées alors qu’il ne me fallait pas grand chose, et il ne me restait pas suffisamment de tomates fraîches que pour réaliser les champignons à la grecques ET en garder pour ma salade du soir. Mais trop tard j’étais lancée dans mon idée. Je ne voulais pas me rendre au magasin pour ça -je sortais de l’accouchement du cheesecake- et puis, bouger au supermarché pour ça … non merci!
Donc je me suis dite, IL DOIT IL Y AVOIR UNE SOLUTION.
Je suis sûre que nous sommes nombreuses/nombreux à nous retrouver dans ce cas. C’est vrai, qui a du concentré de tomate en stock? Du moins chez nous, c’est le truc qu’on utilise jamais, et si on en achète une toute petite boîte, on utilise même pas tout.
Je savais que je n’étais pas la seule.
Alors j’ai cherché. Forcément je suis tombée sur des astuces avec les tomates pelées, les tomates fraîches.
Et puis et puis, sorti de nulle part sur je ne sais quel forum (mea culpa j’ai pas noté!) qui parlait de Ketchup et de vinaigre.
Ola. Vinaigre c’est bon, Ketchup on en a aussi.
Le seul soucis c’est que les proportions n’étaient pas indiquées. Il fallait donc jouer à l’alchimiste, sans goûter, et surtout en évitant de le clamer haut et fort car je ne savais pas comment aurait-réagi l’omnimère en entendant parler de ketchup.
Donc, j’ai commencé par mêler les deux ingrédients à parts égales dans 1/2 cup.
Puis vers la fin de la recette, j’ai décidé de remettre la même 1/2cup.  Histoire que ce soit un peu plus rouge, plus liquide. Et dans mon désespoir de recherche de rouge, j’ai rajouté un tout petit petit chouilla de ketchup à la fin.
REMARQUE: je n’ai pas mis de sucre comme préconisé dans la recette, à cause du ketchup!

J’avais très peur d’avoir fait une bêtise et d’avoir foutu en l’air les champignons, et je ne pouvais pas goûter vu que le goût m’était inconnu.
Donc j’ai fait l’innocente et j’ai attendu l’omnimère pour lui faire goûter:
« Oh j’en ai jamais goûté d’aussi bon » (je vous jure que je retranscris à chaque fois la première réaction, et je promets que dès qu’un truc est dégueulasse/pas à leur goût ce sera mis aussi!)

Donc chers amis sans concentré de tomates, ENJOY!

A l’heure où je relis une dernière fois ces lignes, lundi matin, le gyros gît toujours cru dans le frigo, depuis plus d’une semaine.
Je les entarte?


Bon trêve de tergiversations, allons-y gaiement pour les recettes :

Il va de soi que lorsque que je parle de lait/beurre/yaourt/crème il s’agit des alternatives végétales.

LE CHEESECAKE DE LA MYRTILLE QUI TUE:

 

(mea culpa again, je compte à la fois en cup/tbsp/tsp et en gr. ) (ceci dit je te conseille vraiment d’investir dans un set de cup et tbsp/tsp, ça coûte une pacotille et c’est super pratique!)
(mea culpa again again, je sais que tous les bons blogs cuisine partagent le diamètre de leur moule. Je n’ai pas trente six mille moules, encore moins de moule à manqué, du coup je fais avec les moyens du bord. En l’occurrence ici une casserole qui passe au four, avec un petit diamètre car je sais que c’est un format qui plaît à mes deux omnis. Je ne peux donc que te conseiller d’utiliser ton moule préféré! )

Pour la pseudo crème fromagée:
-1 réalisation complète de Fauladelphia (1l de lait de soja,3 tbsp vinaigre blanc, 1 yaourt soja (ou crème culinaire soja), une pincée sel)
-1 cup de noix de cajou (préalablement trempées dans de l’eau chaude pendant 1-2h)
-1 cup de myrtilles (les miennes sont congelées et sorties à l’avance)
=>(ou un peu moins si tu ne veux pas d’un coulis de myrtilles ou de déco sur le dessus, alors dans ce cas là je miserai sur 3/4 de cup)
-Le jus d’un citron
-1 tbsp de fécule de maïs
-1 tbsp extrait de vanille
-1/2 cup de sirop d’érable
=>(je pense que le sirop d’agave fait parfaitement l’affaire, mais je n’en utilise pas donc je ne connais pas son pouvoir sucrant (ça doit être équivalent) donc pour être sûr, vas-y par petites doses en goûtant à chaque fois!)
Pour la « Biscuit-croûte »
-70gr de speculoos
=> bien vérifier la composition, car ils ont tendance à foutre du lait/oeufs dans tout -_- (la marque Lotus est SAFE ), si tu es français, ça peut le faire avec des « Petit Brun ».
-50g de beurre homemade
=> ou ta margarine habituelle (pour les proportions à voir au cas par cas aussi et attention à prendre une margarine qui supporte la cuisson)

Et voilà, c’est bon t’as fait ta petite liste? C’est parti mon cheesy-kiki!

=> Préchauffer le four à 18O°
=> Préparer le Fauladelphia : mettre dans une casserole un fond d’eau et le lait de soja. Porter à ébullition. Lorsque ça bout mettre deux trois cuillères à soupe de vinaigre blanc. Laisser cailler hors du feu pendant 20 minutes.
=> Pendant que ça caille, mettre les biscuits dans un sachet de congélation et les dézinguer en poudre avec ce que tu as sous la main (la bouteille de sirop d’érable pour ma part) (personnellement je récupère le sachet après et le réutilise à ça jusqu’à ce qu’il se troue!)
T’as 20 minutes donc tu peux y aller consciencieusement!
=>Recouvrir ta passoire d’une étamine (ou de bandes gaz) et faire égoutter le lait caillé.
=> Prendre le beurre et l’amalgamer avec la poudre de biscuits, avec les doigts, oui ça colle c’est dégueulasse mais c’est comme ça.
=>Recouvrir d’un papier cuisson ton moule (personnellement, le mien est une petite casserole d’une quinzaine de centimètres de diamètre qui passe au four! J’ai pris l’habitude de faire mes cheesecake là dedans, donc voilà!) et mettre la pâte obtenue dans le fond, bien appuyer avec les doigts/la paume. Enfourner pour une dizaine de minutes. Ensuite la sortir et la laisser à température ambiante le temps de terminer.
=>Abaisser la température à 160°
=> Revenir à la passoire et bien rincer, et re-égoutter en pressant avec les mains. Poser un objet lourd dessus si il le faut pendant quelque minutes.
=> Mettre le pavé obtenu dans un récipient adapté au mixeur plongeant (ou ton blender!) avec le yaourt et mixer jusqu’à que ça devienne crémeux.
=>Scinder cette préparation en deux parties égales.
=>Dans la première, mettre les myrtilles et les écraser à la fourchette tout en mélangeant (ou le mixer si tu préfères), sucrer en fonction des goûts.
=>Dans la deuxième, ajouter les noix de cajous égouttées et rincées, la fécule de maïs, l’extrait de vanille, le jus d’un demi citron (et son zeste si il est bio), le sirop d’érable/d’agave et mixer jusqu’à ce que le mélange épaississe, soit homogène et crémeux.
=> Mettre le mélange myrtille sur la « biscuit-croûte » et au dessus de celui-ci l’autre partie de la préparation. Lisser le dessus à l’aide d’une maryse, ou de tout autre moyen du bord, ou pas!
=> Enfourner pour 50 minutes.
=>Si comme moi tu as trop de préparation myrtilles, c’est le moment d’en faire un coulis, en le mixant tout simplement avec le jus d’un demi citron, et le placer au réfrigérateur.

Une fois que le Cheesecake est cuit, le sortir et le laisser refroidir à température ambiante pendant une heure. Ensuite le placer au réfrigérateur pour quelques heures. Le mieux étant de le préparer la veille et de le laisser toute une nuit.
Ne le démouler qu’au moment de servir!

Évidemment ça marche avec n’importe quel fruit <3
Et c’est tout à fait imaginable de faire tout l’appareil avec les noix de cajous etc. et de scinder à ce moment là pour mettre les myrtilles. Si tu veux un truc plus homogène qui tient du début à la fin, c’est le bon plan. Personnellement j’aime mieux les différentes texures.


LES BRIOCHES BOUCHÉES BLANC CUL :

Pour 8 brioches (ou un peu plus si tu en fais des plus petites comme ici)

Somme toute, une pâte à brioche habituelle sans truc chelou:
Pâte:
-250 gr farine
-1 tsp levure sèche
-3 tbsp sucre
-1 pincée de sel
-3 tbsp huile végétale
-15 cl lait végétal (ou crème végétale ou moitié moitié) (moi j’ai fait avec du lait d’amande)

Garniture :
BASE:
-1 tbsp margarine(*)/beurre homemade (travaillé en pommade) ou huile de coco désodorisée fondue (choisis ton camp camarade)
-2 tbsp sucre.
OPTION CHOCOLAT : pépites de chocolat noir (bien vérifier si les ingrédients ne contiennent pas de lait)
OPTION SPECULOOS : 4 -6 speculoos + un peu de café. OU de la pâte à tartiner speculoos LOTUS (vegan)
OPTION PÂTE D AMANDE: 25 gr amande (en poudre/mixées) + 25gr de margarine(*)/beurre+ 15gr sucre.

*attention à utiliser de la margarine qui supporte la cuisson, pour ma part il s’agit de la marque Provamel.

Pâte:
À réaliser la veille. (n’oublie pas d’enfariner tes mains)
=>Dans ton récipient préféré, mélanger la farine, la levure, le sucre et la pincée de sel.
=> Ajouter l’huile ainsi que le lait ou la crème végétale.
=> Bien pétrir la pâte afin qu’elle soit élastique.
=> Former une boule, couvrir d’un linge humide et laisser lever toute la nuit à température ambiante.
­­
Le lendemain:
Garnitures:
Prévoir un bol pour la BASE, un bol pour l’option speculoos, un autre pour l’option amande. Donc 3 bols.
POUR LA BASE:
=>Mélanger tous les ingrédients (pour rendre le beurre pommade, n’hésite pas à prendre un bol dans lequel tu mets de l’eau bouillante et en mode bain marie tu y mets un autre récipient qui contient le beurre qui va se ramollir un peu. Attention il ne doit pas être fondu!!)
OPTION SPECULOOS:
=>Mettre les speculoos dans le bol, et y mettre un peu de café (ou les tremper un à un dans le café). J’ai utilisé le café que l’on boit habituellement. Ceci servira juste à ramollir les biscuits et les rendre « étalables ».
OPTION PÂTE D’AMANDE:
=>Mélanger tous les ingrédients (même remarque concernant le beurre pommade). Si tu n’as pas d’amande en poudre, soit tu as un blender alors tant mieux pour toi, soit tu as de la chance comme moi d’avoir un moulin à café, soit il te reste l’option pilon (déjà fait, un peu chiant, résultat plus rustique mais ne pose pas de problème!)

REPRENDRE LA BOULE DE PÂTE
=>Enfariner le plan de travail. (et les mains)
=>Dégazer la pâte : pour ceux qui ne connaissent pas le jargon, il faut savoir que la pâte accumule du gaz carbonique à cause de la levure, ce qu’il faut faire, c’est prendre sa boule et la taper sur le plan de travail comme un ballon ou de taper dedans avec le poing. J’aime bien cette étape <3
=>Pétrir à nouveau la pâte.
=>L’étaler à l’aide d’un rouleau ou d’une bouteille en verre (enfariné peu importe l’option) et former un rectangle.
=> tapisser tout le rectangle de la base.
=> Diviser mentalement (oui oui ) le rectangle en trois, et déposer une garniture par partie.
=> Former un boudin et découper en lamelles de quelques cm plus ou moins grosses (en fonction si tu veux des plus ou moins grandes brioches) et en faisant attention aux différentes garnitures.
=> Laisser lever pendant une heure à une heure trente, les brioches devraient doubler. Ceci dit, j’ai abrégé le temps à une demi heure car je voulais qu’elles soient cuites avant que l’omnimère soit réveillée.
=> Préchauffer le four à 180°
=> Ne fais pas comme moi, des brioches BLANC CUL, mais badigeonne les d’un peu de lait, qu’elles dorent un petit peu.
=> Enfourner pour 20 minutes, ou plus pour que ce soit bien doré.

Moi je décolle tout de suite et je les mets sur une grille afin que ça aère bien!


LA SALADE CURRY DES OUISTITIS:

(J’ai fait ça au pif!)
Pour 190 gr de préparation.
-1 cup protéines de soja texturées réhydratées(*) (jles ai pesées pour vous, ça correspond à 20 gr)
-1/2 petit oignons émincé
-1 grosse lamelle de poivron (ou +/- selon les goûts, ou pas!) coupée en morceaux
-1 tbsp de fécule de maïs délayée dans de l’eau froide
-150 ml de crème végétale (ou moitié moitié avec yaourt)
-1 tsp moutarde
-2 tsp d’épices curry (le mien s’appelle « curry excellence », ce n’est donc pas la version « curry doux » donc à ajuster en fonction de tes goûts et de ton curry. Ça doit fonctionner avec de la pâte curry, mais là je ne peux t’aider pour les proportions)
-sel, poivre au goût.
(idée en plus : paprika, cumin, curcuma, UN PEU de garam massala, à toi de faire en fonction de tes goûts!)
(et si j’en avais eu, un peu d’ananas, ou un truc à l’ananas)
* Faire bouillir de l’eau dans la bouilloire, et recouvrir les protéines de soja de cette eau. Elles vont ainsi gonfler, les laisser dans l’eau une vingtaine de minutes.
Ici, avant de mettre l’eau j’ai mis un peu d’épices curry, pour que les protéines s’en imprègnent un peu!

=>Pendant que les protéines gonflent, faire fondre l’oignon dans un peu d’huile, ils doivent être tendre mais ne pas brunir.
=>Ajouter le poivron et faire cuire à feu doux.
=>Mettre la moitié de la crème végétale ainsi que le curry et laisser mijoter 5 minutes.
=>Verser les protéines de soja, ainsi que le restant de crème et la fécule diluée et bien mélanger jusqu’à ce que la sauce épaississe. Rajouter la cuillère de moutarde, ainsi que le sel, le poivre et les éventuelles autres épices.

Hop transvaser dans un pot, laisser refroidir à température ambiante avant de le mettre au frigo!
(ASTUCE TROLL, si tu as en ta possession une barquette industrielle de cette «  »salade » », fais toi plaisir, mets ta mixture dedans et va troller un omni!)

RÉSULTAT DE L’ATTENTAT RÉPERTORIÉ #2 : SUCCESS!

A très vite les moussaillons, pour des histoires de Morphée et marchand de sable!

L’activisme du petit colibri. (PARTIE 1)

Yooo les camarades moussaillons en manque d’action!

Maintenant que je suis reviendue, je ne voulais pas trop tarder pour vous parler d’activisme.
Je ne pense pas qu’un seul article pourra englober toutes les choses à dire dessus, donc ça va se faire par série.

Aujourd’hui, je vais vous faire ma petite anamnèse dans tout ça, et après quelques réflexions sur ma façon de voir les choses.
Les autres articles seront peut-être un peu plus pratico-pratique comme je vous l’avais annoncé, mais je trouve important de d’abord émettre quelques réflexions (qui seront approfondies en fonction des sujets dans d’autres articles).

C’est rigolo parce qu’à l’heure où j’écris ces lignes, je nage au milieu de pochoirs, de peinture, d’affiches faites maison car je suis assaillie par des actions, dont deux imprévues (merci chers dirigeants politique!), et je me demande si j’arriverai à bouclerl’article en temps et en heure avant la fin de la semaine. (et je dois trouver des viscères pour samedi) (comme ça tu sais tout aha)

Piquet de grève

Bon je vais essayer de ne pas vous saouler avec mon JteRaconteMaLife donc je vais tenter d’être brève.
J’ai débuté lors de ma terminale – oups c’était il y a 8 ans – . Avec une manif anti-nucléaire. Une bonne ambiance, des gens sympa. Ça y est j’avais mordu « à la rue ».
Par après l’université. Lors de ma première année, j’ai beaucoup marché, pour diverses causes : toujours contre le nucléaire, avec les Indignés, contre les violences policières, pour des actions au sein de mon université etc.
J’étais animée par un besoin de justice. J’aimais bouger *littéralement*. Ça me donnait une certaine ivresse de faire des choses bien. Peut-être que ça n’aboutissait pas, mais au moins, j’avais cette satisfaction, qu’au moins je faisais partie de ceux qui essayent de faire avancer les choses.
L’année d’après, alors que j’aimais mon statut d’électron libre –non affiliée à une quelconque mouvance politique réelle-, j’ai décidé de m’inscrire à un cercle politique de mon Alma mater. On peut dire qu’il y en a pas mal. Mais mon choix c’est porté avant tout sur le fond politique (quand même), mais aussi sur la réflexion et les actions. Ce que j’aimais chez eux, c’est qu’ils ne fonçaient pas dans le lard comme certains, mais se posaient 5 minutes avant de bouger. Car je ne voyais pas l’utilité de se précipiter tête baissée pour bloquer un C.A par exemple et s’y retrouver sans avoir une revendication claire et nette à avancer. Ce qui arrive plus souvent qu’on ne le pense.
Comme j’avais un peu d’expérience, on m’a proposé la place de coresponsable du groupe auquel j’avais été intégrée.
Ce fut plutôt salvateur.
J’ai appris à aiguiser mon regard critique sur l’actualité: de l’unif, de la Belgique mais aussi du monde. J’ai fais mes premiers tractages, envahi/bloqué, été en soutien aux piquets de grève et puis toujours les manifs. Le rôle de coresponsable m’a permit de voir comment ça fonctionnait de l’intérieur, à préparer des actions du début à la fin, quel message veut on faire passer? De quelle manière? Imaginer tous les scénarios possibles et inimaginables pour une campagne.
Dans le même élan, je suis devenue déléguée de filière, puis facultaire. Afin d’être sûre qu’il y ait un pont entre les autorités de l’université et les étudiants, qui malheureusement sont rarement tenu au courant de décisions odieuses prises dans leur dos.

dscn1015-01.jpeg
Allez, cours!

Tracter, coller, peindre, parler, expliquer. Toujours dans le respect de l’autre.
Rien que pour ça je ne regrette pas d’avoir fait un petit bout avec eux.
Après, mes revendications d’électron libre ont repris le dessus et j’en ai eu ras le bol de la hiérarchisation de ce groupe.
Donc j’ai repris mes bonnes vieilles habitudes. Dès qu’une cause/action me touchait, j’y allais, seule (on ne le reste jamais bien longtemps) ou bien avec des potes.
Je me suis faite arrêtée. Eu les poignets lacérés par les colsons que les flics avaient trop serré et refusaient d’enlever. J’ai eu des lacrymo dans la tronche. Plusieurs fois j’ai réussi à courir pour éviter d’autres arrestations.  Ah et j’ai planté des patates aussi. Comme quoi, parfois, on ne peut imaginer ce à quoi peut ressembler l’activisme.
J’ai aussi passé une semaine de workshop à la montagne avec des militants, où j’ai appris énormément de choses sur l’altermondialisme, la non-violence, le fauchage d’ogm, comment utiliser des matériaux pour l’activisme etc etc. Le tout saupoudré d’entraînements aux techniques de blocages et d’une ambiance bon enfant où tout le monde s’échange ses bons conseils et les succulentes anecdotes que l’on peut amasser avec ce genre d’activités.
Puis les hôpitaux sont arrivés, j’ai un peu suspendu tout ça, essayant de rattraper le retard de l’unif une fois sortie, ou alors juste complétement « plus à tout ça » à cause du retour un peu forcé chez ma mère.

manif-01.jpeg
coucou je me cache sur cette photo

Un point important pour moi c’est la différence entre le militantisme et l’activisme. Je ne suis pas Larousse ou Robert mais, voici ma différenciation :
Militer c’est faire le « stricte minimum ». Marcher en groupe, scander quelques slogans, s’enrager un peu et puis rentrer chez soi. L’activisme est un cran au dessus en terme d’engagement. C’est presque un mode de vie, une fois qu’on est dedans on n’en sort pas et quoi que l’on fasse on agit souvent pour les causes défendues dès que l’on sort de chez soi : ça peut se percevoir par le discours que l’on tient, mais aussi par les actions faites, plus nombreuses et peut-être plus ciblées que lorsqu’on est militant.
Ceci étant dit, je n’ai rien contre le militantisme au sens où je l’entend. Je l’ai moi même été, et si on débute c’est normal de passer par là et même si je trouve que l‘activisme est quelque chose d’essentiel de nos jours, je ne jetterai pas la pierre à quelqu’un qui ne veut se jeter corps et âme dans les actions, risquer de lourdes peines pour des causes. Chacun fais ses choix, j’ai personnellement décidé d’aller au bout des choses et d’allier ma pensée et mes actes h24 et non pas mettre ma casquette en manif et l’enlever une fois qu’elle est finie. Nope.

Je reviendrai dans un article sur la désobéissance civile, l’historique et tout parce que c’est important et intéressant, mais c’est un trop gros morceau que pour le cerner complètement ici.
De nouveau pour moi, la désobéissance civile est un moyen qu’ont les citoyens de faire valoir leurs droits, leur voix, de manière peut-être illégale, mais c’est le dernier recours lorsqu’on a tenté autrement (ou le premier lorsque l’on sait que le chemin légal n’amènera à rien). Ce sont donc pour moi  des actes légitimes.
Je ne suis pas d’accord avec ceux qui disent que l’on ne peut parler de désobéissance civile en démocratie. Certes, ce n’est pas la même chose que les résistants des dictatures, mais c’est kiff kiff pareil. Il n’y a pas de gradation dans l’injustice. Il y a abus dans les décisions des politicards et la désobéissance civile n’en est que la réponse. Ce sont en général des actions pacifistes, prônant la réflexion des concitoyens. Par tel ou tel geste, on espère simplement que ça en réveillera plus d’un.
C’est là que les choix des messages sont importants.
Ce sont donc aussi bien souvent des actions illégales.
Mais pas que. Vous savez ce que j’englobe dans la désobéissance civile? Faire son potager par exemple! Qui a t’il de plus merveilleux que de niquer l’état en détournant ses pièges de consommation? Car ça s’applique aussi à ceux qui font tout eux même, qui choisissent des alternatives, etc. et qui ainsi ne vont pas nourrir les poches de ceux qui tentent de nous empoisonner (et nous piquer du fric).

Voilà pour la désobéissance civile se sera tout, sinon je risque de ne pas m’arrêter! (c’est horrible j’ai tellement de choses à dire)

Centre fermé

Puis viens la notion de colibrisme.
Moussaillon, enfile ton plus beau plumage, il est temps de devenir un petit colibri.
Le colibrisme est initié par Pierre Rabhi.
On pourrait dire, que ce mouvement tire sa base, où du moins son concept, d’une vieille légende amérindienne:

Un feu de forêt décime une colonie d’animaux. Évidement ceux-ci s’échappent et contemplent de loin le désastre. Tous, sauf le petit colibri qui s’esquinte à faire des allers-retours entre la rivière et la forêt, prenant avec lui quelques gouttes d’eau à chaque fois.
A un moment donné, les autres animaux ne purent s’empêcher de se moquer de lui, et des ses quelques gouttes qui n’allaient jamais éteindre le feu. Ce à quoi notre valeureux oiseau répondit : « Peut-être, mais je fais ma part« .

Ce mouvement jouit depuis quelques temps d’une certaine notoriété et tant mieux.
Je trouve que c’est un principe à appliquer dans sa vie de tous les jours.
Dans mon activisme, c’est la base même de mes pensées. Surtout lorsque j’agis seule et que j’apparais comme un Don Quichotte pour les autres qui n’hésitent pas à me le faire remarquer.
Combien de fois je n’entends pas « ça ne sert à rien« , « faut voir plus grand » , « faut faire ci, faut faire ça ». Tout ça venant la plupart du temps de personnes, confortablement installées dans leur petit divan et pestant envers et contre tout, que ce soit les problèmes de la société mais aussi contre ceux qui essayent de changer les choses. Ce ne sont pas eux qui iront dans la rue, qui iront à la rencontre des gens pour essayer de leur ouvrir les yeux.
Ces gens là, honnêtement m’énerve, me sorte par tous les trous, m’exaspère.
Heureusement, l’écrivain Frisch, nous a pondu une phrase merveilleuse :
« Pire que le bruit des bottes, le silence des pantoufles ». Pan dans tes dents.

Bon, ce n’est pas le sujet ici, revenons-en à nos oiseaux. Tout ça pour dire, qu’il n’y a pas de petites actions. Ni une cause plus grande qu’une autre. Et même si on ne touche qu’une personne, alors on a gagné. Car cette personne à son tour en parlera, conscientisera, touchera à son tour une autre personne et hop l’éveil s’agrandit.
Alors oui on peut faire des petites actions tout seul. Que ce soit coller quelques affiches, écrire une petite phrase sur un mur, coller des stickers, laisser des mots dans les magasins. Évidemment avec ce type d’action on a pas de réel retour. Bien que bien que … c’est toujours gratifiant de voir son travail relayer par la « presse » locale :)
Dans un prochain article je vous donnerai quelques filons pour vous lancer seul, de façon à ne pas vous cramer directement les ailes.
Mais donc retenez vraiment ceci : il n’y a pas de petites actions, aucune cause n’est perdue d’avance : il suffit d’un grain de sable pour enrayer une grosse machine.

dsc0242-01.jpeg

La violence.
Quand j’avais bien commencé l’ébauche de cet article, je suis tombée sur un article du blog Tribulations d’une quinqua, relatant des appels à la haine concernant l’affaire Théo. Qu’on réclame justice, oui. Qu’on se rassemble pour dénoncer les violences policières, mille fois oui. Mais appeler au « foutre le boxon« , non.
Il ne va pas s’en dire que je condamne ce genre d’actes. De un car je suis quelqu’un de foncièrement pacifiste. Même si je participe à des actions qui sont plus « chocs », avec un côté visuel « violent » ou quoi, ça reste de l’action directe non violente.
Bien souvent nos manifestations sont assaillies de membres des « black block » et consorts qui ne cherchent qu’une chose : foutre la merde, cramer des bagnoles, péter du flic,etc.
Ça a le malheur de décrédibiliser la manifestation et son message, ça nous fait mal voir de la population qui ne peut scinder les différents groupes et met tout le monde dans le même paquet.
Alors certes il y en a qui font ça d’eux mêmes. Ayant bossé dans une maison de jeunes, je sais que certaines personnes aiment tout simplement casser la gueule à d’autres, choisies … au hasard.
Après, faut pas se leurrer non plus. Je ne fais pas partie de complotistes, mais, il y a énormément de politique là derrière. Faut pas croire, certains partis (en général des bons gros nationalistes), aidés par nos bons et braves flics, envoient leurs cohortes foutre le boxon dans le seul but de décrédibiliser, que les gens aient peur, et finissent par voter l’innommable.
A prendre ou à laisser, ce n’est que mon avis.

media_xll_5284106-01.jpeg
Photo de famille. (et alors, honnêtement, cette « tortue » ne sers à rien, on est bien trop nombreux ahaha). (crédit photo: agence Belga)

Et quid de maintenant pour ma part?
J’ai décidé de me consacrer essentiellement à une cause et arrêter de m’éparpiller et courir dans tous les sens à toutes les actions. Déjà rien qu’avec une, on est pas mal occupé.
Même si je reste proche de certaines causes qui me feront encore bouger (antifa, contre les violences policières, le ttip/ceta, les squats et le droit au logement pour tous, l’écologie de manière générale, l’alimentaire, la réappropriation des espaces publics, l’artivisme, anti prison/centre fermé, les zad, l’abolition des frontières,etc.)
Alors pourquoi une? Tout simplement car, je ne suis pas une encyclopédie sur pattes. Je ne peux me spécialiser dans tout. Or, je trouve important que lorsqu’on manifeste, on ait de la suite dans les idées, ne pas faire le mouton (car y’en a dans ce genre de milieu hein!) et ne pas savoir pourquoi on est là. C’est essentiel, il faut se parer à toutes les questions possibles et inimaginables, et même si on est pas omniscient, ça la fout mal quand même de ne pas savoir répondre concrètement à l’une ou l’autre question. Donc oui, il faut potasser. Bien ingérer le sujet pour mieux le rendre accessible. Devenir spécialiste, pour mieux le vulgariser. Car bien souvent, ça concerne aussi des causes aux jargons et enjeux alambiqués, où beaucoup de gens décident de ne pas donner suite, car c’est compliqué.
Et puis, comment rallier les gens à notre cause si on ne sait pas l’expliquer de manière claire et concise? Il faut de l’assurance (et pas la feindre par pitié), et pour l’avoir, c’est simple, il faut simplement connaître.
Et donc ma cause à moi, c’est tout simplement l’antispécisme. J’y suis venue naturellement, d’abord car ça a toujours été une cause qui me tenait particulièrement à cœur, mais aussi car je me suis fortement éloignée de la politique pendant un an et demi. Et quand j’ai voulu revenir dans le jeu de quilles, j’ai eu envie d’avancer, de changer aussi d’entourage et de m’entourer de gens qui pensent comme moi (aka le véganisme et compagnie, car c’est pas toujours évident de vivre avec des omni-carnistes) et qui surtout ont le même sens de justice et d’égalité que moi. Qui a t’il de plus noble que d’entrer en guerre pour ceux qui ne peuvent malheureusement se défendre seuls, car la société les a tout simplement réduits au statut d’esclaves, de choses inférieures et juste bonnes à n’être que de la marchandise?
Et puis derrière le côté « gnangan » que beaucoup ont comme vision de l’antispécisme (« coucou je défends les zanimo cro mignon kikooloool« ) (ce qui n’est absolument pas le cas) c’est finalement aussi la cause qui englobe pas mal de choses, d’un point de vue écologie, mais aussi avancées sociales.
Bref, ceci aussi mérite un article à part entière.

Bon, je pense avoir fait le tour pour ce qui est du préambule! Eh ouais, je reviens vous expliquer tout ça en profondeur dans les semaines à venir!

Piège à flics en garde à vue. Astuce numéro 1 : TOUJOURS AVOIR DES BANANES!


N’hésitez pas à me faire part de tel ou tel sujet que vous voudriez voir développés, car forcément je ne pense pas à tout non plus, certaines choses vont me paraître évidentes et sont donc peut-être passées à la trappe!

Au programme pour la suite de cette série:
Agir seul (colibrisme) ou en groupe(« l’union fait la force ») ?
Quelques idées pour faire le colibri
Actions directes non violentes
Désobéissance, incivilité?
L’abolitionnisme

Camarade Moussaillon, je te laisse, j’ai des affiches à coller (et un cheesecake à préparer).
Ceci dit, je serai ravie de lire tes expériences sur le sujet!!
Salutation Moussaillon!

Vue depuis l’intérieur d’un cachot.

 

(hourra j’ai réussi à tout concilier!)

TROLL LES OMNIS#1 Attentat végétalien pour du beurre, une sauce champi-moutarde avec protéines de soja et du philadelphia végétalien.

Oyez oyez chers amis de tous bords!

On se prépare pour un attentat végétalien.
On enfile sa tenue d’extrémiste et on y va.

Extrémiste végétale.

 

J’ai décidé de reprendre une bonne vieille tradition : faire des dimanches cuisine pour les deux omnis.
Normalement le dimanche c’est pâtisserie, mais cette semaine est un peu chamboulée car elles ont déjà eu un Kouign Amann végétalien (et on ne crie pas à l’hérésie!) et au vu du succès, il sera refait avec photos/vidéos à la clef.
Pour les plats, ils seront fait en semaine les jours où elles finissent tard après une longue journée et où elles méritent donc un bon repas sans devoir le préparer.

D’un coup de cuillère à pot, on inaugure la rubrique de la mort qui tue
TROLL LES OMNIS ; ATTENTAT VÉGÉTALIEN.
Ehehe.

Le but de cette rubrique :

Prouver à deux omnis-carnistes cobayes, qui sont très très traditionnelles d’un point de vue culinaire, que l’on peut tout végétaliser, de manière SIMPLE et pas chère.
Pas question ici d’avoir des ingrédients farfelus qui coûtent deux reins et/ou que l’on ne trouve pas facilement.
Pour les prochaines versions je m’efforcerai de conserver les éventuels tickets de caisse afin que vous ayez un prix approximatif. Ici … ahoum … je ne les ai pas retrouvé …
J’essayerai au maximum d’utiliser des produits que l’on trouve dans des supermarchés traditionnels mais c’est vrai que certaines choses proviennent de mon magasin bio de VILLAGE (donc assez petit et pas du tout axé sur le végétalisme), je pense que ce genre de magasin fait pléthore un peu partout et donc j’estime que ce ne soit pas « trop » compliqué de se procurer les quelques rares produits que j’achète là bas. (Et je t’encourage vivement d’aller au marché pour tes fruits et légumes, et si t’as la chance d’avoir un magasin en vrac près de chez toi, ben fonce Alphonse ça te reviendra encore moins cher!)
L’une des remarques de ma mère, qui frôle le végétarisme, c’est que ce genre de cuisine demande beaucoup de temps (et de l’argent).
Ce qui est une idée totalement préconçue.
C’est peut-être vrai que l’on passe un tout petit peu plus de temps derrière ses fourneaux, mais pas tant que ça, et puis c’est quand même pour un mieux d’un point de vue santé.

Donc on récapitule:
-Végétalisme.
-Plats traditionnels franco-belge et des petites incursions en Méditerrannée.
-Simplicité.
-Pas très cher.

Donc tout simplement une cuisine accessible et totalement démystifiée.
Voilà et comme ça, ça me permettra d’assouvir mon besoin de cuisiner un petit peu (mon bol alimentaire personnel étant fort réduit – non représentatif du végétalisme, ne me donne pas vraiment l’occasion de mitonner des petits plats).

Pour ce premier attentat,trois recettes pour le prix d’une (ce qui fera un article un peu plus long, j’énumère le contexte mais si vous êtes pressé, les trois recettes se trouvent sans chihi en fin d’article!):

-Du philadelphia végétal
-Un beurre (à base d’huile de coco)
-Spaghetti aux champignons-épinards, protéines de soja, sauce crème moutarde

Suite à un commentaire de Maud, je vais vous livrer la recette magique, comme elle dit (et elle a raison), du PHILADELPHIA VÉGÉTAL.
Le truc qui sauve la vie. Sérieusement. De tous les similis fromage fait maison, ce fut de loin celui qui a le plus ravi mon petit déjeuner.
Frais, léger, même texture que son confrère du supermarché, il est parfait à tartiner et, même si je n’ai pas encore eu l’occasion de le tester (mais je pense que ce sera le prochain attentat) il doit exceller en pâtisserie, genre cheesecake! Ou pour ajouter de l’onctuosité à une sauce!
Les images viendront cette fois là, car ici, n’en ayant pas besoin tout de suite je n’allais pas en faire inutilement.
Cette recette, je ne la sort pas de ma tête, mais je n’ai plus le lien d’où elle provient. Je vais essayer de retrouver ça, car à tout seigneur tout honneur.

Réaction de l’omni : « ooooooh *.* et ça t’as pris si peu de temps? »

Le beurre végétalien.
Une margarine végétale sans huile de palme!
Faite maison et qui revient pas très chère.
Personnellement je n’en utilise que rarement (de la margarine).
Du moins pour mes trucs perso, après c’est vrai qu’en pâtisserie c’est un peu incontournable. Celle-ci offre l’avantage par rapport à plein de margarine du commerce, qu’on peut la tartiner mais aussi l’utiliser en cuisson!
Car je ne vous apprend rien, en général soit c’est « à tartiner » soit « cuire et rôtir » (exception je pense pour les versions beurre de coco du commerce que je n’ai jamais essayées).
La seule margarine végétale qui permet la tartinade et la cuisson, que je trouve par ici, c’est le beurre de soja de la marque Provamel, qui m’a permit de réaliser plein de choses, notamment mes curds végétaliens!

Pour l’huile de coco désodorisée, n’en achetant jamais (youhou c’est une première pour moi!!) j’ai opté pour celle de chez Action, Bio Wise,  pas trop chère.
Avec un label pseudo-bio européen.
(je dis pseudo CAR, ce fameux label européen de la petite feuille, ainsi que beaucoup d’autres pour le bio, ne le sont pas réellement, ouais, dans le troll de l’année celui-ci est plutôt grand.
Pourquoi ce n’est pas « bio »? Tout simplement car ce genre de label autorise soit pour une même exploitation soit pour une exploitation voisine des cultures non bio traitées par pesticides et autres chimie dégueulasse … c’est notamment le cas pour le label « AB » et la petite feuille européenne donc … oui ceux là même qu’on trouve le plus facilement en supermarché! PROMIS JE RETROUVE MA SOURCE.)

La recette provient du super site « La France Végétalienne« . C’est aussi ce site qui m’a permis de réaliser le rêve de mon omni de soeur : le fameux Kouing Amann (hashtag l’attentat calorique breton par excellence).
Sauf que j’ai pas tout à fait, fait comme eux (que ce soit le kouing ou la margarine) donc je vous propose ma version LÉGÈREMENT modifiée.
Dans les faits se sont les mêmes ingrédients (pour la margarine) (le kouing on y reviendra).
Disons que le site est la théorie et que moi … la pratique!

Beaucoup de personne se sentent perdues sans blender pour ce genre de recette, ma version à moi est tout simplement l’adaptation avec mixeur plongeant.
Celui que j’utilise est à ma mère, je ne sais ABSOLUMENT pas si, lorsqu’on en achète un il est fourni avec un récipient adapté pour éviter les catastrophes explosives (ce qui serait pratique).
Toujours est-il que je n’en ai pas, donc j’ai dû faire quelques tests d’essai erreur, pour éviter de refaire la décoration murale de la cuisine. C’est essentiel que tu trouves le récipient adéquat pour mixer les noix sans que ça deviennent un véritable attentat sur votre plan de travail. (ce qui arrive très vite!)
Je ne peux t’aider concrètement jeune padawan(ahaha oui oui fais tes petits tests) mais le seul conseil que je peux te donner, c’est que j’ai eu de graaandes satisfactions avec un bocal qui est très large dans le fond et dont le dessus est plus resserré, pile assez grand pour passer la tête du mixeur et du fait que c’est plus étroit, ça évite aux noix de valdinguer dans tous les sens pour finir éjectées partout sur les murs et le plan de travail.
Ici j’utilise la casserole dans laquelle j’ai fais fondre l’huile. (depuis le temps que je n’ai plus mixé de cajou je ne sais où est mon bocal magique)
=> La recette initiale préconise de mixer au blender les noix et après rajouter huiles et sel mais j’ai fait à l’envers (ahaha), en rajoutant les noix à l’huile et à mixer seulement après.
Ce qui je pense, ne change pas grand chose.

Réaction de l’omni : On sent quand même le goût des noix, mais ce n’est pas dérangeant. A voir à l’utilisation.
(oui il est tout frais à l’heure où j’écris ces lignes, le petit n’a pas vraiment encore eu l’occasion de faire ses preuves!)
Moi j’ai pas goûté, l’huile me fait franchement bader.

Spaghetti champignons-épinards, protéines de soja et sauce crème-moutarde.
On en vient à la recette de plat principal du jour.
Cette recette c’était pour introduire les protéines de soja à ma mère.
Ici pas de réel troll car elle était bien au courant que ce serait une « mixiture » végétalienne (puis bon maintenant je suis quand même vachement spotted elles ont bien compris que ce serait toujours du cruelty free, maiiis j’ai d’autres cobayes dans la poche!).
Il faut savoir que toutes les deux m’ont fait la guerre au tofu. Malgré les marinades et compagnie, non, la texture ne passait vraiment pas. Je ne peux blâmer, on ne peut pas tout aimer.
Donc je n’ai pas insisté avec le tofu. (mais je prépare une attaque)
Le seitan hâché par contre fut relativement bien apprécié dans une sauce tomate.

J’aimerai à terme qu’elle arrête d’acheter des substituts carnés qui coûtent méga cher et que l’on peut reproduire facilement sans passer une nuit derrière les fourneaux (contrairement à ce qu’elle croit) !
Et donc ici, attaque protéines de soja (ou protéines de soja texturées ou PST).
J’ai pris celles de la marque Vajra, la seule version que propose mon magasin bio du coin, de facture fine.
A toi de voir, si tu as la version gros morceaux ça passe aussi!
Donc ici c’est le seul ingrédient que l’on ne trouve pas dans les commerces traditionnels et donc il te faudra pousser la porte d’une enseigne bio (prend de la levure maltée au passage!)

La recette de base provient du site Veganisez-vous, que j’ai un peu modifiée avec ce que j’avais dans le frigo, c’est-à-dire que j’ai incorporé des épinards frais et une tartinade 4 poivres (achetée en magasin bio, de la marque Streich et totalement OPTIONNELLE)
Et honnêtement j’y verrais bien des tomates cerises!

=> Réaction de l’omni :
Enchantée de la découverte des protéines de soja. Texture agréable qu’elle imagine très bien dans une future sauce tomate.
*J’espère que ta soeur ne va pas rentrer tout de suite comme ça elle n’en mangera pas mouahaha*
Quant à moi, en fait tout ce qui de près ou de loin ressemble à la viande ne m’intéresse pas. Ceci dit je préfère ceci aux similis carnés qui ressemblent à de la vraie viande. C’est une question de goût et de vue, mais je vis très bien sans tout ça.

 

Allez en rang d’oignons les trois recettes!

Philadelphia végétalien :

-1 L de lait de soja non sucré*
-Un yaourt de soja (ou de la crème culinaire soja)
-Un peu de sel.
-Du vinaigre blanc (ou jus de citron). (une ou deux cuillères à soupe)
-Un peu d’eau.
-Une pincée de sel
-Une étamine.
-Blender/mixeur plongeant
=> personnalisable à 100%, n’hésite pas à y rajouter épices et autres herbes, pour une version ail et fines herbes, au poivre, etc.

*Alors il faut obligatoirement du lait de soja, car c’est le seul qui caille parmi les laits végétaux.

=> Mettre un fond d’eau dans une casserole avec le lait de soja (l’eau pour éviter que le fond ne crâme!) et porter à ébullition en étant attentif car, tout comme le lait animal, si on ne surveille pas c’est la cata.
=>Lorsque, ça y est ça bout, on rajoute le vinaigre. C’est celui-ci qui va permettre au lait de cailler.
N’aie crainte du goût, de toute façon se sera rincé, et si tu vois que ça a du mal à cailler n’hésite pas à en rajouter un peu et peut-être reporter à ébullition.
=> On laisse reposer un petit quart d’heure hors du feu. (ça peut être raccourci si tu es pressé, mais t’en auras moins!)

Pendant que ça caille, on prépare la suite des évènements:
On prend sa plus belle passoire que l’on recouvre d’une étamine et à défaut de bandes gaz.
On verse le contenu de la casserole dans la passoire-étamine et on passe sous l’eau pour enlever tout goût de vinaigre.
Attention, si tu veux aider à évacuer l’eau en pressant, prend garde à ne pas te brûler car c’est hyper chaud!
*A ce moment là, si on laisse plus ou moins égoutter en fonction des goûts (en le suspendant au dessus de l’évier par exemple) on obtient une ricotta végétale ou tout bêtement du tofu! (ricotta pas toujours appréciée des omnis pour l’expérience que j’en ai eue!)

=>Une fois que c’est bien rincé, on met le petit pavé obtenu dans son blender ou un récipient pour le mixeur plongeant. On rajoute le yaourt le sel (et les épices si on ne veut pas faire la version nature) et on mixe jusqu’à l’obtention d’une crème onctueuse!

Pour celles et ceux qui ont choisi l’option crème culinaire (ou tofu soyeux, je pense que ça peut bien fonctionner avec), à toi de voir pour les proportions. => Verser une lampée, mixer et rajouter jusqu’à la consistance souhaitée.

Et voilà! On transvase dans un petit bocal en verre (par expérience c’est ce qui conserve le mieux) et on le met au frigo.
Se conserve facilement une semaine (voir plus sérieusement) au frigo!

Beurre végétal :

Margarine cruelty free

Pour +/- 280g de beurre:
-100g de noix de cajou nature (que l’on fait préalablement tremper quelques heures, voir une nuit si on en a la possibilité)
-100g d’huile de coco DÉSODORISÉE (sinon ça aura le goût de coco!)
-1 cuillère à soupe d’huile d’olive
-1/4 de cuillère à café de sel.
-Blender / mixeur plongeant.
-Un pot en verre

Selon leur site, beurre parfait pour tartiner, cuisiner mais qui ne supporte pas bien la friture.

=> On jette l’eau de trempage des noix, et on les rince un chouilla pour la forme.
=>On fait fondre son huile de coco.
=> Une fois que ça a fondu, on retire du feu,  on rajoute ses noix, la cuillère d’huile d’olive et de sel.
=> On prend son mixeur, on prie pour que les noix n’explosent pas partout et on mixe.
Par à coups pour ne pas dézinguer le mixeur, donc ça prend un peu plus de temps qu’avec le blender.
On mixe jusqu’à ce que se soit homogène.

On transvase dans le bocal et on met au frigo pour 4h!
Enjoyyy!

Spaghetti champi-épinards, protéines de soja, sauce crème moutarde :

Pour 2-3 portions
-Les pâtes préférées de votre omni
-300 ml d’eau.
-60g de protéines de soja
-10 champignons de Paris, nettoyés et coupés en lamelles.
-Trois belles poignées d’épinards frais biens rincés.
-150 ml de crème culinaire soja
-1 à 2 cuillères à soupe de moutarde, au goût
-Une bonne cuillère à soupe de tartinade 4 poivres Streich (optionnelle)
-Sel, poivre, noix de muscade, ail en poudre, au goût.
-Margarine (ou beurre de coco home made ;) ) pour la cuisson des champignons si tu le souhaites.
-Levure maltée (qui fera office de parmesan)

=> Réhydrater les protéines de soja: les plonger dans l’eau bouillante, laisser cuire un peu puis les laisser gonfler quinze minute hors du feu et les égoutter.
=> Cuire les champipi. Personnellement, question phobie alimentaire, je les cuits dans un fond d’eau. Mais libre à toi de les cuire à l’huile ou à la margarine. J’y rajoute un peu d’ail en poudre, parce que des champignons cuits sans ail c’est un peu triste.
=>Mettre l’eau à bouillir pour vos pâtes et fais comme tu as l’habitude avec, je ne suis pas là pour te faire changer de religion!
=> Pendant que les champis réduisent dans leur jus, préparer la sauce : mélanger la crème de soja avec une cuillère à soupe de moutarde, du poivre (pas trop si tu utilises la tartinade poivrée), un peu de sel, et de la noix de muscade. Bien mélanger pour que ça émulsionne. Personnellement j’ai pris un peu de la sauce pour en mettre un petit peu dans les protéines afin que ça marine et s’imprègne un peu du goût.
=> Une fois que les champignons sont cuits, un peu réduits, en fonction de tes goûts (forcément) mettre la sauce et les protéines de soja tout en mélangeant correctement et rajouter progressivement les épinards (qui vont réduire aussi, de fait).
=> Faire mijoter un petit peu et rajouter au besoin les épices et peut-être une cuillère de moutarde.

Servir avec un peu de levure maltée sur le dessus pour imiter le parmesan! ;)

 

Résultat du « premier » attentat végétalien : SUCCESS!

Promis, pour la prochaine j’arrête de faire ma tête de nœud honteuse de ma tronche et j’utiliserai les vidéos faites (car oui TOUT CECI fut filmé, dont les réactions de l’omni). Mais bon, je suis en plein moment de rétention d’eau depuis une semaine et l’effet poisson lune est relativement badant (si quelqu’un a une astuce, outre boire plus que de raison ce que je fais déjà, je suis preneuse! C’est arrivé en même temps qu’une grippe de ouf et la fièvre qui allait avec. J’ai rien compris)

Z’appétit and see you soon les mouss pour un autre style d’attentat !

 

 

ohééé ohééé capitaaaaine (qui a) abandooonnééé (ok elle est facile celle là!)

Congeliture
Congeliture nature

Ceci n’est pas une bonne résolution.
(même si ça en a l’air vu que nous sommes début janvier)
(mais je n’aime pas les résolutions)
(comme tout le monde)
(bon ok, le temps à passé nous sommes presque mi février)
(mais faisons comme si 6 mois ne s’étaient pas déroulés)

Oy Oy la frégate!

Quelle étrange sensation d’enfin pouvoir revenir ici.
Avec délectation c’est certain.

Ouais ouais arrête de nous bassiner, t’étais où?

A la campagne. Encore et toujours.
En fait il s’est passé quelque chose d’étrange, une force contre laquelle je n’ai pu résister, c’est celle de profiter du temps.

De l’automne.

Je vous l’avais annoncé, c’est ma saison préférée, et pour la première fois j’étais LIBRE alors j’étais tout simplement dehors.
Mais vraiment hein.

Et petit à petit j’ai lâché l’ordi.

Pourtant la capsule du vlog était prête à être mise en ligne, elle ne nécessitait qu’une parenthèse à tourner (ça m’apprendra à tourner des vlogs à 06h30 du matin, on oublie des choses ahaha!)

Donc dehors.

A vagabonder dans les champs. A essayer de me battre contre mon hyperactivité, à vomir la haine de la frégate qui est devenue un véritable chaos bipèdement parlant.

Je vous ai abandonné avec le décès de mon amie.
Je pense que ça a joué aussi.
Ce n’est pas évident d’accepter un suicide d’une compagne de route, de maladie.
Ca aurait put être moi. Ou une autre.
Toujours est-il que je ne réalise toujours pas.

J’étais dehors.

Mes cours de guide nature ont commencé. Une raison de plus d’être à l’extérieur. Mettre en pratique ce que j’apprends.

Puis il y a eu Georgios.

Georgios l'extra-terrestre.

Vous savez, cet extra terrestre grec que j’ai rencontré lors de ma dernière hospitalisation.

Aujourd’hui Georges n’est plus.

Mais il y eu Georgios.

Il faut que je vous raconte quand même un peu.

(je pensais vous en avoir parlé un peu maiiis après avoir parcouru les articles depuis août, rien mis à part cette photo et une autre du Mabon lors d’Une vie de Moussaillon :o effroi effroi. Mais je me rappelle que je voulais faire un article spécial août sous forme de capsule rémusé rigolo mais manque de temps, de place sur le disque dur, l’ordi qui peine avec adobe première -_- )

Ma dernière hospitalisation, était dans une unité de psychiatrie générale, d’un gigantesque hôpital bruxeleer.
J’étais dans une unité de cinglés. Des gens gentils, adorables, le mot cinglé n’est pas péjoratif puisque j’en fais(ai) partie.
Mais je souffrais réellement de ne pas pouvoir avoir de réelle discussion.
Sous médicaments (moi pas), la mémoire vacillante … en faite, avec eux c’était systématiquement la MÊME conversation en fonction de l’individu.
Dory qui oubliait ses clopes, Yvan qui me parlait de ses peintures et de son métier de publicitaire dans les années 70 (COEUR COEUR COEUR), Franco qui voulait littéralement s’arracher les yeux et qu’il fallait rassurer, Mimi la vieille bourgeoise qui ne parlait que d’elle, refusait de s’hydrater et finissait par ressembler à un hareng séché près de la fenêtre grillagée, Pierre un peu moins à l’ouest mais fort depressif et qui racontait les mêmes anecdotes bref honnêtement ne me restait que Mr. JB le Belge (assistant psychiatre avec qui on parlait art et littérature aha), Anne et Cédric des infis, Kevin le psychologue (qui m’a fait une séance très rigolote en mode péripatéticien quand je me suis faite éjectée par «  » » »mon » » » psychiatre qui revenait de vacances et d’un coup ne voulait pas me suivre) Marie l’art thérapeute, bref que des membres du personnel.

Puis il y a eu Georgios.

Il avait 75 ans, moi 26.
On devait lui enlever la vessie et moi manger.

See u pirate
No more buddy

On s’est rencontré sur un banc, dehors, là où on fume.

On a parlé. J’étais avec « Dory », qui perdait toujours son matos à cigarette, ressassait les mêmes paroles.

Alors pour la première, après quelques jours, j’ai eu une vraie discussion.

Avec ce sacré Georgios.

« Mais tu viens d’où? »
« De la Haut » en pointant le ciel du doigt.
« Ahaha, de Mars »
« Exactement, je suis un extra terrestre »
« Ca me va, bon allez désolée je dois y aller, ils nous surveillent on en obligé d’être présent à l’heure des repas. Au revoir ».

A ce moment je ne savais si ce serait une rencontre ponctuelle, ou si comme Cougar l’ancien Scout, j’allais le recroiser.

De fait.

Le même banc, un autre jour.
Georgios était là.
On a causé.
De tout, de rien.
Du pognon grand roi de la société.

De ma maladie qu’il essayait de comprendre, lui.
« Mais tu vas voir, on va sortir, tu viendras, je vais te faire manger, tout doucement, ce que tu veux, t’es sûre que tu ne manges pas de poisson? »
« Non Georgios c’est de la viande »
« ouais, bon, ce que tu veux et tu verras, ce sera progressif »
« ça marche!! ».

A la fin nos discussions se terminaient ainsi
« Et une bouchée pour Georgios hein!! »
« ouais promis! »

Et bizarrement, il y avait la bouchée pour Georgios, le test de tel aliment pour Georgios, comme si j’avais enfin quelqu’un à qui me raccrocher, qui m’aidait (ceci exclu ma très chère amie S. qui est présente depuis le début à mes côtés)

Mais bref.

Puis y’a eu son opération.
Il s’en est sorti, je lui ai rendu visite, j’ai rencontré sa soeur, Natasa, et son frère, qui eux habitent toujours en Grèce.
De son lit, ce jour là, quatre jours après son opération, voilà que mon extra terrestre me parle de Théodora et l’empereur Justinien.
C’est ça que j’aimais chez Georgios, sa culture, autodidacte.
Il en avait dans le crâne, et ça moi j’aime bien. Ce jour là, on a parlé pirates et dinosaures aussi.
Ses connaissances il a continué à m’en faire part.

Il s’est rétablit et est sorti avant moi de l’hôpital.
Et on a gardé contact.

Je fais partie de ceux qui pensent que l’amitié n’a pas de frontière, ni d’âge, ni de sexe, ni d’opinion, ni de quoi que soit.

Il y a rencontre.

Un peu après sa mort je suis tombée sur cette phrase de Coelho:

Il n’y a pas de hasard dans les rencontres….elles ont lieu quand nous atteignons une limite, quand nous avons besoin de mourir pour renaître, les rencontres nous attendent mais parfois nous les empêchons d avoir lieu…si nous sommes désespérés et si nous n’avons plus rien à perdre, ou au contraire enthousiasmés par la vie, l’inconnu se manifeste et notre univers change.
Les rencontres les plus importantes ont été préparée par les âmes bien avant que les corps ne se voient..

C’est tout à fait ça.

Le repos en maraude
En maraude!

Et donc un beau jour, alors que j’étais partie en maraude dans les champs, un appel de Georgios, qui m’invite chez lui.

Ni une ni deux, c’est le Mabon allons-y.
Sa soeur Natasa était là.
Il faisait bon, c’était gai.

Je l’ai revu une autre fois chez lui.

A me raconter ses petites histoires d’antiquaire qu’il était.
Il se projetait plus dans l’avenir que moi
« tu viendras avec moi aux ventes aux enchères »

A ce moment là il recommença à avoir mal.
Il a du être réhospitalisé.
Des métastases étaient revenues.
Ca y est on parlait chimio.
Fin octobre, retour à St Luc régulièrement pour rendre visite à mon extra terrestre radioactif.

Au début il gardait son moral d’acier et continuait à me parler de son magasin et toutes ces choses qu’il ferait quand il serait sortit.
On a continué à ses chamailler sur des sujets politiques ou ridicules.
A lâcher des phrases cultisimes dont je reste l’unique témoin, du genre « Mais, si on va à la mer, même les requins ne voudront pas de nous tellement on est maigre! »

Puis il a lâché prise.
Il a perdu son indépendance. Il ne pouvait plus bouger. Même aller fumer son chtar était devenu impossible.
Alité. Langé
Il ne lui restait rien.
Mes visites ont décuplé, je ne pouvais pas le laisser comme ça.
J’ai cru qu’il allait reprendre du poil de la bête, que c’était l’un des effets de la chimio, d’être un peu abattu et dépressif.
Affaiblit ça s’est sûr.

Il y avait un monde entre le Georgios d’août et celui de novembre.

Même chose pour moi, j’ai continué mes tests.
J’ai repris du poids. Avec un certain côté machiavélique comme je vous l’avais dit. Je m’étais donné plus ou moins une saison pour reprendre un bmi plus ou moins normal pour qu’on arrête de me faire chier avec ça, pour après reprendre mes schémas alimentaires.
Oui c’est bas, non je ne suis pas guérie, et la date limite étant passée je reviens à d’anciens schémas alimentaire.

Mais bref.

Georgios m’aura appris beaucoup de choses, et je suis plutôt contente qu’il ne me revoit pas remaigrir. Il était content de me voir me remplumer, et c’était le seul qui trouvait les mots justes pour me le dire sans que ça ne blesse de trop. Ce fut aussi le seul à me connaître du haut de mes 39 kilos et a m’accepter telle que j’étais, à me considérer comme individu à part entière avec ses facultés et non comme une chose inapte à être et qui perd de ses droits.

Mais il a abandonné. Il a décidé d’arrêter son traitement et de laisser la vie s’en aller.

Je l’ai traité de con, de laisser une chance à la chimio, que si lui arrêtait alors d’office j’allais lâcher prise, j’aurai plus mon copain de guérison.

Mais cette tête de mule avait pris sa décision. Et au vu de ce qu’il endurait, jamais je ne pourrai lui en vouloir.

Et s’en est suivi une semaine intense de veillée.
Avec sa soeur revenue d’urgence de Grèce.
Et un samedi de décembre, le dix,  alors qu’on discutait de ses frasques de jeunesse, il a commencé à suffoquer et s’en est allé.

Un quart d’heure atroce, à se demander si ce sursaut était le dernier.

Il arriva.
C’était finit.
Je venais de voir mon ami mourir.

Mon copain de guérison.

Il l’avait prédit.
Le mercredi, il était encore un peu conscient, il me demanda la date et le jour. Il compta.
« Ah se sera samedi ».
J’ai pas compris sur le coup, car après il a parlé bateau et je lui ai mis le son de la mer.
« Avec les bateaux? »
« Oui avec les bateaux »

Ce fut le dernier échange conscient que j’ai eu avec mon ami.

Après ce fut coma, quelques serrage de mains, de yeux ouverts, mais plus de mots.
Ou en grec.
Grand con, je  ne parle pas grec moi!

Trois jours plus tard il mourrait.

Sacré Georgios, il m’en aura appris des trucs.

Dont voir la mort emporter un être aimé, de visu j’entend.
De voir la carnation virer jaune avant de devenir blanche.
De sentir peu à peu le froid, la rigidité.
Et cette odeur. De mort …

Ce matin là, du 10 décembre, je ne sais pas, mais sans raison aucune j’avais pris mon nécessaire de toilette avec.
Une connexion étrange, car, après avoir vidé sa chambre, j’ai accompagné sa soeur Natasa chez lui, pour y passer une dernière nuit avant qu’elle ne soit hébergée chez quelqu’un d’autre.

Ce fut un honneur pour moi, quand elle m’a demandé de l’accompagner.
C’est vrai, au final, je ne le connaissais que depuis août, uniquement de l’hôpital, mais c’est à moi qu’elle a demandé.

J’y suis donc allée.
Dans son petit chez lui plein de bric à brac d’antiquités qu’il envoyait en Grèce.
J’ai ri de voir qu’il avait la même manie que moi, de garder les bocaux pour les utiliser à autre chose.

On s’est rencontré trop tard. C’est dommage.

Je n’ai quasiment pas de regret.

wp-1486777559865.jpgCar lors de son coma, je lui ai parlé (en plus de lui lire mes enroules sur Schliemann qu’il connaissait -ce qui est très rare hors milieu archéo que quelqu’un mentionne Schliemann- alors je lui lisais sa vie qui avait des similitudes avec la sienne
; je lui ai lu Océan Mer que je lui avait offert
; je l’ai remercié de tout ce qu’il m’avait appris
; même si j’ai aucun statut je lui ai pardonné car il culpabilisais énormément , pensais que tout ce qui lui arrivait était de sa faute, à cause de sa vie de petit voyou, mais non, c’est juste que la vie est une Pute Georgios,
il était dans le coma mais il entendait. Il serrait la main, ou fronçait les sourcils  si je disais une connerie (j’ai testé, je vous jure qu’il comprenait!).
Je lui ai dit au revoir ainsi, avant qu’il parte
; j’ai quand même essayé de le convaincre de revenir sur sa décision que rien n’était joué.

Le seul regret que j’ai, c’est que la dernière fois que je l’ai vu, en dehors de l’hôpital, je lui avais promis de manger avec lui (chose que je ne fais avec personne, même pas ma mère ou ma soeur),
« Quand tu seras revenu de ta semaine en Grèce! »
Mouais. De la Grèce, il est directement parti à l’hôpital pour ne jamais en sortir.
Donc ouais, si j’avais su, je lui aurait organisé un picnique à l’hôpital, je n’avais pas prévu tout ça, du moins comme ça.

Enfin bon.

Je lui ai demandé un signe quand il serait arrivé.

Et depuis son petit appartement, assise sur son divan, UN feu d’artifice, UN seul, vert (ma couleur préférée).
Ca va, mon pirate était bien arrivé.

Bref. Puis la crémation, les au revoir avec Natasa avec qui j’ai toujours des contacts.

Cette fin 2016 fut donc pénible.

A rajouter l’ambiance chaotique de la maison.
En plus de perdre mon ami, je perdais une raison de sortir et de me changer les idées.
Mon corps et sa transformation me bousille le cerveau.
C’est limite si j’ose encore me montrer.
Puis j’ai droits aux conneries, « ah mais ça va mieux maintenant »
‘oui oui’ …

Bref.

Quoi d’autres?

J’ai décidé de me relancer dans l’activisme.
Car au final ça m’a toujours fait me sentir en vie.
Les manifs, les blocages et consorts.
Je pense que je n’en ai jamais parlé, mais ça fait des années que je milite. Certe un peu moins avec les hospitalisations.

Mais au lieu de me disperser dans plusieurs causes sociales j’ai décidé de me concentrer sur une.

L’antispécisme. L’abolitionisme. Avec bien évidemment de la désobéissance civile.

Le droit des animaux de ne pas être exploité, torturé, par les êtres humains.
Ceci fera le sujet d’un article à part entière.

Mais c’est parce que s’est opéré un changement radical:

Je vous avais déjà fait part, que pour mon bien être mental, je ne pouvais pas devenir végétalienne stricte. Que les restrictions qu’elles quelle soient ne font pas bon ménage avec quelqu’un qui souffre de troubles alimentaires.
Même si mon choix est purement éthique. Depuis longtemps.

Mais bien que je tendais à un végétalisme très proche, il restait ma fameuse tranche de gouda du matin.
Puis aussi, question d’argent, comme j’avais réintroduit certain produit laitier, j’avais décidé de m’acheter du lait écrémé de vache et du yaourt car les bonnes alternatives végétales sont plus cher et je n’ai pas de blender puissant que pour faire mes propres mixtures.

Puis j’ai eu un élan d’effroi, d’horreur.

J’étais un monstre.

Ni une ni deux bye bye le gouda, bye bye le lait de vache de toute façon donneur de crasse.

Et tant pis si ce n’est pas bon pour mes tca.
Même si au final, en y réfléchissant, je suis dans la même panique que si l’on me propose, par exemple, un cookie végétélien ou non veggie. Donc kifkif pareil hein. Je reste handicapée de l’assiette.

Et quel sentiment de libération d’être en adéquation avec mes valeurs.

Alors tant pis si c’est plus cher, suffit d’en consommer moins, et il reste des alternatives vraiment peu cher aux substituts de fromage (celui aux cajous notamment qui tient longtemps; puis un philadelphia végétal qui coûte 80 centimes et une demi heure dans la cuisine)

Bref on y reviendra, mais je ne vais pas tourner ce blog en tribunal des accusations, je ne me sens pas en position que pour, car comme on me l’a déjà dit, vu ma façon de m’alimenter, « ce serait l’hôpital qui se fout de la charité ».

Donc pas d’images chocs ici, des petites conscientisations mais c’est tout.

FOURRURE TORTURE. Action collage.

Le vrai combat je le garde dans la vie de tout les jours (ou plutôt nuit aha), avec mes potes de la PA, ou bien seule (car oui on peut faire de l’activisme seule! ARTICLE ARTICLE!!) (SPOIL : il n’y a pas de petites actions mes chers moussaillons)

Bref je suis contente de me recréer un réseau de militants qui pensent comme moi et qui sont à milles lieues des bipèdes de la frégate dont une ne cesse de faire la girouette ce qui a tendance à m’exaspérer au plus haut point.

Un nouveau réseau d’amis humains.

(Une page Facebook est en cours de cogitation pour tout ça – mes actions -. On verra bien.)

Bizarrement Facebook a été le premier réseau avec lequel j’ai renoué. Pourtant je l’exècre. Mais ça reste un bon moyen de voir ce que les copains font.
J’ai déserté instagram aussi, question de manque de place pour des photos.
Mais mais, je reviens.

Me restait ici.
Ma petite frégate.

Léon la grande évasion.

Et puis et puis.

Arrivée de deux nouveaux amis récemment, Lulu(stucru) et Eugène(Polpot), deux cochons d’inde.

Là j’ai été prise à l’envers de mes convictions. (attention, vous pouvez appelez la police vegan!)

Moi qui hurlait à ma soeur d’arrêter d’acheter des rats en animalerie, de plutôt se tourner vers des particuliers, des refuges, car toute cette machinerie fonctionne à l’offre et la demande et c’est de l’exploitation pure et simple car les éleveurs fournissant lesdites animaleries font de l’élevage intensif et ne laisse pas de repos aux femelles.

Et puis … pour ceux qui restent « trop longtemps », plusieurs sorts sont possible, soit donné à becqueter aux reptiles de l’animalerie, soit, explosé contre un mur par un employé sans vergogne.

Mais bref, c’était peu de jours après la mort de Georgios, et j’étais partie acheter le cadeau de Noël des chats, des rats et du lapin.
Et j’ai vu ces deux machins.
Dans leur plexiglas au ras du sol.
Forcément ça a fait coeur coeur dans la poitrine, mais je n’étais pas là pour ça.
Puis une employée était là, j’entame la discussion, en lui disant « avec cette période de Noël, ça doit vite partir non? «  (Pour rappel un animal n’est pas un jouet à offrir -_- mais malheureusement c’est encore trop souvent le cas) mais bref ce à quoi elle me répond, « oui, mais ces deux là ça fait longtemps qu’ils sont là ».

Bref, l’image du mur explosé et boum ça va, je les prends.

Tant pis, j’essaye de me donner bonne conscience en me disant qu’ils sont sauvés mais je m’en veux quand même.
Cet horrible dilemme.

Mais bref Lulu et Eugène sont là, dans leur parc (pas question de cage à la frégate) ouvert en journée pour qu’il puisse circuler librement, d’abord dans « ma » chambre et quand ils auront grandis un peu, un plus grand champ d’exploration.
Et j’ai dû revoir totalement l’organisation de ma chambre et devoir abandonner la disposition des meubles, afin de leur offrir un terrain sécurisé. Aucun regret, que du bonheur d’entendre ces deux là vagabonder à leur aise dans notre pièce.

Ca me rappel qu’au début du blog je voulais faire des capsule sur la tribe, j’en avais faite une de présentation générale, mais ma mère n’a pas voulu que je montre « l’appartement dans cet état », pourtant elle était rigolote, mais ça a pourri mon groove comme dirait Kuzco.

Mais elles sont bien au futur programme.

Donc voilà reprendre les vlogs (lentement pour la Crapule, car ça retourne énormément le cervelet en faite, je m’en suis rendue compte après avoir tourné la deuxième) et les copains poilus qui méritent une plus grande place ici car le meilleur soutien c’est quand même de leur part à la maison.

Bon et sinon, non je ne reprendrai pas le retard pris, tant pis, je ne saurai pas toutes vous lire de A à Z, je ne suis revenue qu’une fois sur HC depuis que j’avais quitté, et d’ailleurs j’ai vu avec plaisir que notre cacahuète cosmique était revenue (et a fait un super article sur les violences policières!!!), yuppie,  et que Gladwood, ben, elle milite aussi! Et puis les autres, je vais quand même aller vous relire un peu hein, Betta, Zenopia, Maud, Ophelie, etc etc (m’en voulez pas de ne pas mettre de lien, ce fut pénible pour les deux du dessus mon ordi commence à perdre pieds et celles que j’aurai oubliée m’en voulez pas non plus il est tard et de nouveau, ouvrir HC maintenant hors de question) *pas tappeeeeey*

Et qu’aussi apparement la plate-forme avait changé (j’étais sur mon téléphone donc l’appli n’a pas montré vraiment les changements) donc ça je verrais bien.
J’espère juste que ça n’a pas changé comme Instagram et Facebook.

Saluuuuuut!

Donc voilà.
Nous y sommes un article qui ne sert à rien pour ne pas changer mais qui a son importance histoire de dépoussiérer un petit peu le navire.

Allez, on met son gilet de sauvetage, on va essayer de swinguer un peu!

Reprendre les pinceaux

Pas de pression sinon ça va partir en cacahuète, mais :

Avant de pouvoir me remettre au vlog (hashtag problème technique disque dur) ainsi qu’au ‘une vie de moussaillon’, le poétartek multimédia, nous allons faire au mieux pour:

(warning édit. fin de journée du 11 février, je me suis rachetée une carte sd ahaha!)

Partager les découvertes Spotify (jvous ai parlé de mon amour pour Spotify??)

Parler copains quadrupèdes.

Parler colibrisme avec en option des partages de ressources pour s’activer dans son coin (autant que les productions que je fais pour mes groupes ou moi même servent à d’autres)

Un soupçon de cuisine (hashtag MonDieuLePorridge SPOIL SPOIL SPOIL).
En fait, comme moi mon alimentation est toujours un chantier chernobylien pas du tout représentatif du végétalisme, je ne peux donc pas proposer mes propres plats (à part pour le petit-dèj’, maaaais je vais systématiquement faire un compte rendu de « Troll les omnis » (hahaha ça va faire un bon titre de rubrique ça), c’est à dire partager les expériences culinaires végétaLiennes (ou limite végétariennes) à mes deux omis-carni d’humaines qui cohabitent avec moi.
Je veux juste leur montrer par des plats simples, traditionnels aussi, que le végétal ça tue. Bref que du bonheur et déjà des réussites avec un brownie, un Kouign amann, des pancakes, des tortillas, et encore plein de choses que je ne me souviens plus. Théoriquement pour la cadence, ce sera du deux fois par semaine pour les plats et le dimanche des pâtisseries. Maintenant je ne sais pas si tout nécessitera des articles mouahaha.
INFO IMPORTANTE : le but du jeu ce n’est pas de faire des trucs de oufs avec des ingrédients qui coûtent deux reins et qu’on ne trouve pas facilement, bien au contraire je voudrais axer tout ça sur la simplicité et … vu mes banqueroutes de portefeuille : cheap friendly! De plus, sachez, que je n’ai pas de blender, ni de robot, ni de déshydrateur, ni de machine à pain, ou quoi que ce soit JUSTE un mixer plongeant et quelques systèmes D!

Ah oui je me suis inscrite à un cours de philo en ligne, ça peut être rigolo.

Puis je me suis remise tout doucement à lire, yuppie.

Trouver d’autres moyens pour le poétartek, mettre un peu plus de poésie et merveilleux nondidju.

Et … yolo trololo.

See you soon lil’pirates!

Aller photos bonus!

Jouer aux fléchettes la première fois de sa vie. (et réussir des trucs improbables!)
Nouveau grigri.
Les courses de la honte. (on ne change pas une équipe qui gagne) Mes Docs ont rendu l’âme, et tomber par hasard sur des shoes vegan pas trop chères!

Une vie de moussaillon d’eau douce #4

OwOwOw Ptit Mouss’!

Bon j’ai eu quelques semaines de retard avec ce truc, et rassure toi, je ne vais pas le rattraper. J’ai repris à partir de lundi et on va continuer ainsi.
Maintenant, au moment où tu t’y attendras le moins, attend toi à un flashback spécial été (genre quand il fera bien froid) (ou même avant) (faut juste que je me botte le cul pour le montage), car ce mois d’août fut particulièrement riche en bons souvenirs (spoil alert!).

Voilà, sinon, pour les news, la capsule deux dEl Crapulos est tournée, j’ai juste pas encore eu le temps de la mettre en ligne et de rajouter deux trois parenthèses mais  ce matin c’est rendez-vous futur job donc tout ça attendra demain.
Et puis les deux Poétartek aussi. Rolala, du boulot du boulot! Mais je vais être honnête avec toi, c’est juste que mon ciboulot ne tourne pas très réglo en ce moment et je n’arrive de nouveau plus à me poser plus de cinq minutes.

Bon pour ce qui est de cette semaine, car j’ai envie d’en toucher un mot, mais juste un, M I E R D A.
Je mise beaucoup sur cette semaine pour rattraper le coup.

Bon allez, voyons ça.


Une vie de moussaillon d’eau douce #4

Lundi dix-neuf septembre deux mille seize:
Marcher, marcher. Pour oublier. Ne plus y penser. C’est raté.
Redécouvrir les joies d’une certaine liberté mise en sursis depuis deux ans.

Une vie de moussaillon d'eau douce
Lundi dix neuf septembre deux mille seize -sombreffe

Mardi vingt septembre deux mille seize :
The Bell is ringing.
The birds are singing.
And i’m waiting.
Je me demande à chaque fois, quand est-ce que l’on se rend compte que c’est finit. A quel moment le cerveau opère t’il la transition entre les deux.
Avec le temps comme dirait Ferré.

Une vie de Moussaillon d'eau douce
Mardi 20 septembre deux mille seize – Buzet

Mercredi vingt et un septembre deux mille seize:
The big Lemming.

Une vie de moussaillon d'eau douce
Mercredi vingt et un septembre – sombreffe/Montréal

Jeudi vingt deux septembre deux mille seize:
Mabon. J’avais tout tapé sur ce 22.
In fine, tout est semblable.
Mais bon, c’est le Mabon (avec l’extra-terrestre grec), l’heure de gloire des pommes. Le retour de l’obscurité synonyme d’éclaircie rassurante, on rejoue la même pièce. Le train train. En boitant certes, mais mieux vaut une jambe de bois que rien du tout.

Une vie de Moussaillon d'eau douce
Jeudi vingt deux septembre deux mille seize -Bruxelles

Vendredi vingt trois septembre deux mille seize:
Marcher. Réveiller la fissure. Découvrir. Tomber sur un os. Pisser dans un champ de maïs. C’est beau la campagne.

Une vie de moussaillon d'eau douce
Vendredi vingt trois septembre deux mille seize – ligny

Samedi vingt quatre septembre deux mille seize:
On a réparé Gaston le papillon. Qui l’eut cru? Lustucru.
A. ne servait pas chez Nurgul ce matin, ça m’a rendue un peu triste. Les pommes sont plus fades.
A bégé. Décidément. On peut le dire. Cyclique.

Une vie de Moussaillon d'eau douce
Samedi vingt quatre septembre deux mille seize – sombreffe

Dimanche vingt cinq septembre deux mille seize:
Courage, fuyons.
S’enfuir ou s’enfouir. Là est la question.

Une vie de moussaillon d'eau douce
Dimanche vingt cinq septembre deux mille seize – sombreffe

 

Bon début de semaine magiiiique!!!!